- A gauche, quand on y regarde de près, il y a des majorités d'idées...
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- Pour un grand parti de gauche
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- Nous, GS, le disons tel quel : il faudrait en France un grand parti des travailleurs - comme au Brésil. Un parti de tous les salariés français : 88 % de la population active. Un PS. Un vrai. Pas hésitant face au libéralisme.
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- Honnêtement, ce n'est pas une question facile. Mais qu'est-ce qu'il reste du Congrès de Tours ? Rien. Même les jeunes ne s'en souviennent pas. Et quand les profs d'histoire parlent de "communisme", ils ne savent pas ou n'osent pas dire qu'il s'agit de "stalinisme". Quand ils parlent de "socialisme" ils ne savent même pas la genèse du parti qui porte ce nom.
- L'histoire du XX° siècle est occultée. (Dire qu'on a failli avoir un président qui avait été 25 ans trotskiste !). Que vaut le PCF aujourd'hui ? 3 %. Que valent Besancenot, Laguillier, Gluckstein ? 11 %. Et Lionel Jospin, a valu 16,36 %. Étonnant tableau qui n'a pas fini d'être médité par les historiens et les théoriciens. Quel tableau de la gauche française, pourtant, (sans chauvinisme) une des plus cultivées et combatives du monde !
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- Unité de toute la gauche :
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- L'union fait la force. C'est le refrain des unions américaines. Certains se souviennent peut-être, en ces temps de festival de Cannes 2002, de "Norma Rae", extraordinaire film de résistance sociale, qui eut les palmes d'or et qui ne passe pas, contrairement à d'autres, de façon récurrente sur nos écrans. (Ni "Harlan country USA", ni "Bertha Boxcar", ni "Adalen 31", tous de la même époque, avant Reagan).
- Solidarnosc, ou la CUT brésilienne datent un de ces moments historiques où le syndicalisme est un raz-de-marée unitaire.
- En France, il n'y eut jamais tant de syndiqués qu'en 1935 ou 1945 : quand il y avait unité syndicale, il y avait des millions d'adhérents ! Les grandes périodes de la gauche sont celles de son unité, même si le contenu et les modalités de cette unité n'étaient pas satisfaisants, loin de là (front populaire, front républicain, front national...).
Aujourd'hui où il y a 88 % de la population active salariée, pourquoi l'unité ne serait-elle pas au cœur de tous les problèmes de la gauche ?
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- Pas un parti "unique"
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- Evidemment les rancœurs, les réticences pratiques sont multiples et innommables. Mais théoriquement quels arguments s'opposent à ce que communistes d'aujourd'hui et socialistes soient dans un même parti ? Les débats internes sont les mêmes !
- Évidemment la condition est qu'il y ait une démocratie scrupuleuse respectant les débats, et les responsabilités. Aucune avancée ne se construit sur la délimitation, contrairement à tant d'idées erronées selon lesquelles "le clivage réformisme-révolution" est préalable ou fondamental à toute action de masse. Pour faire bouger une société, il ne faut pas en détacher le quarteron des plus convaincus : au contraire, il faut rassembler et entraîner la majorité. Être au cœur de la gauche !
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Un parti pluriel mais fort !
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- Les débats sont très souvent les mêmes dans tous les partis de gauche. Au lieu de chercher à s'exclure, à surenchérir, à différencier, toutes et tous devraient pouvoir discuter, agir dans un même cadre, à condition, évidemment, qu'il soit démocratique. Dès lors que l'expression de la base serait entendue, respectée...
- Certes, une telle condition est exorbitante alors que dans chacun des partis de
gauche existants, elle n'est pas respectée. Mais justement, seule une confrontation, des états généraux, une refondation peut parvenir à changer les mauvaises mœurs régnantes. C'est sous une poussée d'en bas, dans un cadre collectif qu'un programme nouvel anticapitaliste peut être conçu et mis en oeuvre.
- Comment parvenir à une telle symbiose, une fusion ? D'abord en commencent par en évoquer l'utilité, la nécessité, en réfléchissant aux transitions, en créant des comités de liaison à la base, partant du monde syndical, associatif. C'est peut-être un long travail, utopique, avec des chemins compliqués et imprévisibles mais pourquoi n'y parviendrions-nous pas ?
- La droite en face s'efforce de le faire, le patronat, lui, est uni, dans une même organisation.
La gauche, elle, a besoin d'unité aussi.
Profondément.
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- Un programme démocratiquement soumis à débat...
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- Pas de crainte que cela débouche sur un programme moins radical... au contraire. Élaboré démocratiquement, le programme d'un grand parti unifié des salariés, serait, n'en doutons pas, plus à gauche. Il y a des "majorités d'idées" : elles sont vraiment à gauche. Rien que dans le Parti socialiste aujourd'hui, si les militants avaient la liberté de voter, les propositions de la Gauche socialiste seraient majoritaires.
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À gauche, s'il n'y avait pas les divisions, le retour aux 37,5 annuités serait massivement acquis. De même pour la nationalisation de l'eau. De même pour de vraies 35 h. Pour de grands services publics. De même pour une Vie république démocratisée. Pour batailler pour une mondialisation régulée.
- À gauche, s'il y avait un grand parti démocratique, il y aurait des centaines de milliers d'adhérents : les militants ne manqueraient plus, les liens avec le monde associatif seraient considérables. On aurait une société mobilisée et un état volontaire...
- Nous savons combien est difficile une telle perspective, et combien il faudrait briser de réticences, d'intérêts, y compris bureaucratiques... mais il y a des circonstances exceptionnelles où parfois s'imposent de telles idées et elles forcent alors tous les barrages avec impétuosité.