- C'est la question-clef car les salaires sont bas : depuis 10 ans les salaires ont reculé de 10% dans la part du revenu national, tandis que la part des profits a progressé de 10%.
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- L
'immense majorité des salariés n'ont I pas les moyens de perdre encore du pouvoir d'achat, même en "échange
de temps libre". Que faire de ses loisirs..
si on n'a pas un sou ?
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- 77 % des minima conventionnels sont en dessous du SMIC
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- On a parfois du mal à le croire : mais dans les négociations collectives, le patronat fait en sorte que les minima salariaux, dans 2 cas sur 3, demeurent en dessous du SMIC. (Il n'y a pas infraction, tant que primes diverses ou autres avantages permettent malgré tout aux salaires nominaux d'atteindre le SMIC).
- Sur 214 branches de plus de 10 000 salariés, 70 % d'entre elles avaient des minima en dessous du SMIC au 1er juin 1996. En 1997, 40 % de toutes ces branches ont réactualisé ces minima en fonction des hausses du SMIC. Mais rien n'a été réglé pour autant, la dégradation est redevenue chronique, compte tenu de la mauvaise volonté patronale, notamment dans les branches aux grilles salariales les plus détériorées : négoce de l'ameublement, industrie du caoutchouc, coopératives de consommation, industries des cuirs et peaux, des panneaux à base de bois, publicité, industrie textile, fabrication à la main du verre...
- "La rémunération mensuelle ne devrait plus poser problème", "le SMIC est devenu un problème excessivement marginal", affirme Martine Aubry ("Les Echos" du 25/11/98) alors que dans 90% des accords sur la loi du 13 juin, ne prévoient pas de baisse des salaires."
- En 1998, le patronat a pourtant pris prétexte de sa "guerre" déclarée contre les 35 h pour geler les salaires, ou refuser de les négocier.
Cela s'est aggravé lorsqu'il y a eu négociation du temps de travail pendant la mise en œuvre de la loi Aubry...
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- Salaire individuel de grés à grés ?
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- L'individualisation des salaires a progressé, selon les vœux du patronat, à marche forcée : le nombre d'entreprises n'ayant accordé que des augmentations générales diminue, passant de 66 % en 1986 à 46 % en 1995, soit 20 % de moins. Cela s'est accéléré puissamment à la fin des années 90.
- Même quand la négociation nationale a exceptionnellement abouti à une modeste augmentation de 0,5 ou 1 %, les employeurs ne la répercutent que sous la contrainte.
- Les primes d'ancienneté ne sont plus versées qu'à 4 salariés sur 10 et elles sont deux fois moins élevées que les primes de performance individuelle. (Le patronat de l'édition a dénoncé en 1998 la convention collective, entre autres, pour se débarrasser d'une prime d'ancienneté trop avantageuse pour les salariés). Ça fonctionne à l'anglo-saxonne : on divise les salariés, en concurrence, on les soumet aux désirs de la hiérarchie, on discute leurs primes et salaires au centime près, cas par cas.
- Ce système tue les négociations collectives centralisées au niveau des branches entre patronat et syndicats, et remet en cause toutes les grilles salariales, la reconnaissance des diplômes et des qualifications, CAR BER BTS, bac, ainsi que des "niveaux", "coefficients" et "échelons" qui en résultent.
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- Le projet de deuxième loi
Aubry permet tout sur les salaires...
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- Il est dit dans la présentation du projet de loi qu'il est "tenu compte des accords conclus depuis juin 1998". Mais 85 % de ces accords prévoient le maintien des salaires mensuels et le projet de loi ne reprend pas cette garantie, excepté pour le SMIC.
- Quel sera le taux horaire pour payer les temps partiels et les heures supplémentaires ? Le SMIC actuel (mensuel brut à 6881, 68 F pour 169 h) devra être payé pour 151, 66h. Mais quel sera le taux horaire retenu pour calculer les temps partiels et les heures supp.' ? L'actuel taux horaire (6881,68 : 169 = 40,72 F) ou le taux nouveau (6881,68 F : 151,66 soit 45,37 F) ?
- Un système opaque de revenu minimal mensuel horaire censé ajuster progressivement les deux taux est prévu par la deuxième loi.
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La règle de la proportionnalité et de l'égalité des salaires est abrogée. On aura donc dans une même entreprise un salarié à 7 000 F pour 35 h et un salarié à 6000 F pour 34 h.
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- La Gauche socialiste propose
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- II faut respecter nos promesses : 35 h sans perte de salaire !
- A travail égal, salaire égal. M faut rattraper le retard des salaires et redistribuer des richesses. L'économie est florissante, elle le permet.
- La loi doit prévoir d'aligner les minima conventionnels automatiquement sur le SMIC Ainsi on rendra justice aux plus bas salaires de ce pays.