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Le travail jetable se développe. La précarité gagne. Près d'un tiers des salariés pensent que leur emploi est menacé. Ils ont cette impression parce qu'autour d'eux se développent les contrats à durée déterminée (CDD), les intermittents, les temps partiels, les saisonniers, les atypiques de toutes sortes.
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Il y a eu en 1997, 750 000 CDD et I 285 000 intérimaires. Alors qu'il y avait pourtant eu une reprise économique, le patronat effectuait donc, à ce moment exceptionnellement favorable, 9 embauches sur 10 de façon précaire !
- En 1998, il y a plus de 40% d'intérims en plus : 470 000 équivalents temps pleins, 613 000 en juillet 98. On trouvait dans des chantiers, des entreprises avec un chef de travaux et 25 intérimaires, pas un seul ouvrier en pied ! De 90 à 97-98, en cette fin de siècle, on passe de I à 2 précaires sur 10 contrats.
- Ainsi la précarité s'inscrit dans la vie du salarié, on lui dénie le droit à un travail stable, à une vie planifiable. (Alors que les patrons eux, veulent planifier les modulations de la durée du travail sur l'année !)
- Avec ces contrats de "Chômage à Date différée" comment s'installer, trouver un appartement, payer un loyer, faire un emprunt ? N'est-il pas possible de dire "stop" ?
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La Gauche socialiste propose
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- le Code du travail devrait fixer un "quota" de 5 % de CDD et d'intérims par entreprise de plus de 20 salariés
- - sauf dérogation préalable motivée et contrôlée.
- -L'indemnité de précarité d'emploi qui est de 6 % pour les CDD et de 10 % pour l'intérim devrait, pour être rendue dissua-sive, portée respectivement à 10 et 15%.
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- LE TEMPS DE TRAVAIL ET LA SANTÉ
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- Les longues durées du travail doublées de "modulations" permanentes qui font varier le rythme de vie du tout au tout nuisent gravement à la santé.
- Des livres témoignages excellents ( Souffrances en France" de Christophe Desjours, "Carrefour de l'exploitation" de Grégoire Philonenko, "le Harcèlement moral" de M Hirigoyen, et... "Le travail jetable" de Gérard Filoche) sont là pour en témoigner.
- Des études également montrent l'accroissement de la pénibilité mentale et physique de travail, (cf DARES : travail et charge mentale, juillet 1999) : l'enquête montre l'accroissement des facteurs mentaux et psychologiques dans les préoccupations de santé au travail. Sentiment de responsabilité, urgence, bruit, attention soutenue, interruptions, moyens insuffisants, ou relations tendues. 60 % des salariés disent craindre des sanctions, particulièrement sur leur emploi, et cette crainte a très fortement augmenté depuis 7 ans.
- Les accidents du travail on ré-augmenté ces dernières années, les maladies professionnelles sont en dangereuse expansion et largement sous-estimées (dans leur évaluation, dans leur prévention et dans leur réparation).
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Comment pourrait-il en être autrement dés lors qu'une entreprise sur quatre fait travailler ses salariés plus de 10 h par jour ? (enquête de l'inspection du travail Ile de France, mai 1999).
- Le vieux slogan de dérision : "métro-boulot-dodo" devient subversif. En effet l'annualisation, c'est la variation élastique du temps de travail et la fin de l'équilibre nécessaire à l'activité humaine. La formule devient : "boulot, boulot, métro métro et petit dodo".
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Même avec 11 h de repos quotidien (circulaire européenne du 13 novembre 1993 entrée dans le droit français du travail grâce à la première loi Aubry du 13 juin 1997 - nous l'avions proposé), il reste 13 h de travail possibles. (Le temps de transport est inclus., dans le repos). Cela finit par une hausse des accidents et des maladies professionnelles.
Chacun croit qu'il peut résister : mais "la vie de fou" aboutit à ce que le cadre, à 55 ans, soit usé et victime de crise cardiaque. Alors on le jette comme un klee-nex, malgré trente ans de bons et loyaux services à 60 h par semaine : il a perdu sa vie à la gagner.
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- LES CADRES S'ORGANISENT
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• L UCC-CFDT, l'UCI-FO, I UGICA-CFTC, IUGICT-CGT ont fait une déclaration unitaire exceptionnelle : les quatre fédérations affirment que "tout temps de travail soit identifié, seul les moyens utilisés varient." Elles exient le respect des règles législatives et conventionnelles ( durées maxima, journalière, hebdomadaire, annuel, contingents supplémentaires...) pour permettre "à chacun au travers d'une charge raisonnable de travail, le maintien de sa santé et d'un équilibre de vie".
- • La CFE-CGC a tenu son congrès du 16 au 18 juin 1999
- II a été l'occasion d'une radicalisation, la CGC rejoint les 4 fédérations : pas de "période de transition", 35 h en l'an 2000, reconnaissance du temps de travail effectif, réduction du contingent annuel d'heures supp' à I 10 h, majoration à 25 % dés la 36 ° heure, à 50 % dés
la 39° heure, instauration d'un salaire minimum interprofesionnel plancher pour les cadres (à hauteur du plafond de la sécurité sociale) respect des durées maxima, référence de 1582 heures annuelles, soit 1692 h avec le contingent de I 10 h.
- • Des cadres de IBM (CFDT) de Matra transport (CGT) d'Aluminium pechney (CGC) de Schlumberger (CFDT) de Siemenx Nixdorf (FO) de Bull (CFDT) de Siemens SAS (CFDT) et d'OCE (CFDT) ont lancé un appel unitaire à signer pour le respect du statut actuel de "droit commun" des cadres.
- Pour l'obtenir et le signer : A. Martin 165 rue Gentil 69270 Fontaines St Martin tel 06 80 34 19 84 andré.martin4@wanadoo.fr
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