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Cet article oublie un aspect central des déclarations du PS, à savoir leur rôle d’appui au double-discours.

Rucassie prétend que la phrase sur l’économie de marché et le reste du texte peut être interprété. C’est vrai mais un aspect essentiel est oublié (volontairement ?). Le PS doit pouvoir face à un public de patrons du MEDEF mettre en avant l’économie de marché, les intérêts des entreprises et face à des syndicats le caractère social, etc. Parfois des dirigeants tiennent les deux discours à des moments différents. Ce sont les principaux dirigeants, ceux qui dirigent le parti ou le gouvernement comme Hollande, Jospin, Royal, DSK, Fabius ou Lamy... Parfois ces deux discours sont tenus par des personnes différentes plus sincères dans leurs convictions et qui permettent à ce parti au double langage de ratisser plus large, d’un côté les membre de "démocratie et socialisme", de l’autre certains des partisans de Cambadélis. C’est bien commode et les dirigeants du PS sont ravis d’avoir ce type d’atout dans leur jeu, il est essentiel à leur prise de pouvoir.

Fait révélateur, Weber, bras droit de Fabius identifié à la gauche du parti, a indiqué dans la conférence de presse officielle du parti sur cette déclaration, je cite de mémoire : "si des journalistes nous interrogent encore sur notre adhésion à l’économie de marché, on sort la kalachnikov...." Il est parfaitement clair que l’essentiel est de mettre en avant le ralliement au capitalisme néolibéral (matiné de social et d’écologique). Mais l’ambiguité formelle du texte permet aux restes de la gauche du PS de prétendre que rien ne change vraiment et que tout peut être interprété. Evidemment c’est prévu pour... mais cela n’est pas l’important. Le tournant social-libéral politique du PS (et de la très grande majorité de se responsables) est confirmé et renforcé.

 Le PS reconnait nous avoir trompés 10 mai 2008, par Gilbert
Réponse à l'article : Forum général

Extrait d’un article de Michel Soudais, dans Politis :

1. Les dirigeants socialistes viennent de découvrir que Nicolas Sarkozy ne dispose pas de la majorité des 3/5 au Congrès. C’est ce qui ressort d’un article du Monde (23 avril) publié mardi. Je vous résume le propos : le PS veut bien discuter de la réforme des institutions, dont le projet de loi a été présenté aujourd’hui en conseil des ministres, mais il y met ses conditions. Prioritairement, les élus socialistes réclament une réforme du collège électoral du Sénat, et (accessoirement) le droit de vote des étrangers aux élections locales, l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale (10 % des députés), ainsi que la prise en compte des temps de parole du président de la République dans le décompte du CSA afin de garantir une certaine « égalité audiovisuelle ». C’est ainsi que le sénateur Robert Badinter, parlant du mode d’élection de la Haute assemblée, menace : « Il n’est pas concevable que nous entrions dans un processus de révision de la Constitution sans qu’il soit remédié à cette anomalie. Si ce préalable n’est pas accepté, la discussion s’arrête, s’il est accepté, elle commence. »

Afin de préciser la portée de cette menace, l’auteure de l’article précise : « Pour se faire entendre, les parlementaires socialistes disposent d’un levier : l’UMP et ses alliés n’ont pas, à eux seuls, la majorité des trois-cinquièmes requise pour l’adoption, par le Congrès, d’une révision de la Constitution. »

Cela, les lecteurs de Politis le savent bien puisque c’était précisément le levier qui aurait permis d’imposer un référendum sur le traité de Lisbonne, si tous les parlementaires socialistes avaient voté « non » au Congrès de Versailles, le 4 février. Les lecteurs du Monde, eux, l’ignoraient puisque leur quotidien n’avait jamais daigné les en informer. De leur côté, François Hollande, ses proches, les royalistes et les strauss-kahniens, les présidents des groupes socialistes au Sénat et à l’Assemblée nationale allaient même jusqu’à nier l’existence de ce rapport de force pour mieux justifier leur abstention.

Vous vous en rappelez sans doute. Ils étaient pour un référendum mais il était impossible de l’obtenir, assuraient-ils. Et voilà que pour modifier la seule composition du collège électoral du Sénat (sans toucher au mode de scrutin archaïque des élections sénatoriales) les mêmes montrent aujourd’hui les muscles dont ils disaient ne pas disposer il y a trois mois quand l’enjeu était autrement plus important. Car je doute que ma consœur du Monde se serait avancé à prétendre que Nicolas Sarkozy n’avait pas la majorité des 3/5 requise, si ses interlocuteurs, nombreux, n’avaient pas insisté sur ce point.

Voici un article écrit le 28 avril 2008 par un de vos Confrères Bonne lecture et bien à vous AL

Révélations sur la "caisse noire" de l’UIMM

Par Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme (www.mediapart.fr)

Le mur du silence érigé à l’automne 2007 par les protagonistes de l’affaire de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) commence à se fissurer. Le juge Roger Le Loire, qui cherche à lever le voile sur les bénéficiaires de la « caisse noire » de l’organisation patronale la plus puissante de France, dispose aujourd’hui de plusieurs témoignages qui orientent de fait l’enquête vers un financement occulte politique et syndical.

Le plus précis de ces témoignages, resté inédit jusqu’ici, date du 21 février dernier. Ce jour-là, le magistrat a recueilli dans son bureau les confidences d’Annick Le Page, une ancienne chargée de mission à la Fédération des industries mécaniques (FIM) – adhérente à l’UIMM – qui lui avait spontanément écrit le 7 janvier, indiquant avoir des révélations à apporter sur le scandale qui ébranle le patronat français depuis six mois.

La déposition de Mme Lepage, dont Mediapart publie en intégralité la retranscription (voir "Lire aussi"), ouvre la voie à de nouvelles pistes d’investigation pour les enquêteurs, qu’il s’agisse du juge Le Loire ou des policiers de la brigade financière.

Tous s’étaient heurtés jusque-là à l’omerta qui semble de règle chez les principaux acteurs du dossier. En premier lieu, Denis Gautier-Sauvagnac, dit « DGS », l’ancien président de l’UIMM sous l’autorité duquel 19 millions d’euros ont été retirés en espèces entre 2000 et 2007 de l’Epim, une caisse de secours mutuel censée soutenir les entreprises de la métallurgie ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. La fameuse « caisse noire » de l’UIMM serait aujourd’hui créditée de quelque 600 millions d’euros...

Interrogée par le juge sur les destinataires de ces sommes occultes, Annick Le Page a résumé d’un trait ses présomptions : « Il était dit dans le milieu dans lequel j’évoluais que cet argent servait à "arroser" les syndicats, les politiques, les journalistes, ceux qui en savent trop, la maîtresse des uns et des autres, etc. »

Spécialiste des questions de formation et d’apprentissage, Mme Le Page a tenté d’étayer ses dires par deux exemples qui mettent en cause la classe politique. A gauche comme à droite.

Le premier date du début des années 1990. Mme Le Page a ainsi relaté la teneur d’une conversation téléphonique que son patron à la FIM, Patrice Vareine, aurait eu le 25 juillet 2001 avec l’ancienne chef du service juridique de l’UIMM, Yolande Sellier. « M. Vareine (...) avait mis le haut-parleur, ce qu’il faisait fréquemment lorsqu’il abordait les problèmes de formation avec son interlocuteur », a expliqué Mme Le Page, qui a conservé des notes de l’époque rédigées par ses soins – aujourd’hui entre les mains du juge.

Lors de sa déposition, elle a évoqué un certain « M. de Navacelle », qu’elle a présenté comme « un ancien de Matignon, cabinet Bérégovoy-Cresson ». Lors de cet entretien téléphonique, « il a été dit que M. de Navacelle était le coursier avec enveloppe, c’est-à-dire qu’il allait chercher des enveloppes, d’argent je présume, avant d’être ensuite embauché à l’UIMM », a révélé Mme Le Page.

« Il fallait “acheter” ceux qui participaient à cette loi »

L’homme en question, c’est Henri de Navacelle. Un ancien ingénieur de l’Ecole navale, qui fut aide de camp au cabinet militaire du Premier ministre Edith Cresson (PS), puis de son successeur Pierre Bérégovoy (PS, aussi), entre 1991 et 1993. En 1995, cet ancien officier de marine a accédé au poste clé de directeur de la Formation et des Ressources humaines de l’UIMM, un an après que DGS en fut devenu le directeur général.

Interrogée par le juge Le Loire sur ces déclarations, l’ancienne chef du service juridique de l’UIMM a nié catégoriquement avoir « jamais tenu de tels propos » concernant M. de Navacelle. « En aucune façon, je n’ai dit qu’il avait pu être le transporteur de valises entre Matignon et l’UIMM. Ces propos sont mensongers, voire diffamatoires », a ainsi vivement réagi devant le magistrat Yolande Sellier.

Le deuxième exemple donné par Annick Le Page concerne le lobbying actif mené par l’UIMM à l’Assemblée nationale quand, en 1995, une vaste réforme des modes de financement de l’apprentissage, qui constitue une manne financière considérable pour la métallurgie, menaça d’amputer de 45,7 millions d’euros les caisses des entreprises du secteur. L’UIMM était montée en première ligne pour contester les modalités de cette réforme, pourtant approuvée par le CNPF (l’ancêtre du MEDEF). Avec succès.

Un amendement parlementaire, déposé à la dernière minute par la députée (RPR) de Maine-et-Loire, Roselyne Bachelot, aujourd’hui ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, permit d’extraire une dizaine de fédérations patronales du champ de la réforme. Dont l’UIMM. Sans jamais citer le nom de l’actuel membre du gouvernement ni d’aucun autre responsable politique, Annick Le Page a toutefois déclaré au juge : « Il fallait "acheter" ceux qui participaient à cette loi de 1995. »

Mme Le Page a par ailleurs assuré, avec un luxe de détails, que la formation professionnelle constituait l’une des principales sources de financement de la caisse noire de l’UIMM. « Il était de notoriété publique au sein de nos institutions (...) que le "jeune en contrat de qualif’ était la pompe à fric de la caisse noire de l’UIMM" », a-t-elle déclaré.

Le mécanisme frauduleux mis en place était enfantin. Selon cette ancienne salariée de la FIM, des faux contrats d’apprentissage étaient signés par des organismes proches de l’UIMM afin « d’obtenir les subventions prévues par la loi ».

Mme Le Page a aussi affirmé avoir été « l’objet de pressions et de menaces » quand elle a révélé ces « dysfonctionnements » au responsable d’un organisme de formation avec lequel elle travaillait. Ce dernier lui aurait rétorqué que ces pratiques avaient « toujours » eu lieu, au Groupement des industries métallurgiques (GIM), à l’UIMM, et « dans tous les centres de formations dans la France entière ».

Mme Le Page a ajouté que la plupart des archives comptables des entreprises mises en cause avaient brûlé en août 1997 dans l’incendie criminel de trois hangars du port du Havre où elles étaient entreposées avec celles du Crédit lyonnais, alors secoué par l’affaire Ibsa-CDR.

« Tous les syndicats bénéficiaient de ces aides »

Mais ce n’est pas tout. Le juge Le Loire dispose d’un autre témoignage, certes plus flou, qui confirme la thèse d’un financement occulte par l’UIMM des grandes organisations syndicales. C’est ce qui ressort en substance des déclarations de Jacques Gagliardi, salarié de l’UIMM jusqu’en 1999.

Proche de Pierre Guillen, le directeur général de l’union patronale qui a précédé DGS, M. Gagliardi a confié au juge, il y a quelques semaines : « Pierre Guillen ne m’a jamais précisé les montants qu’il remettait directement ou indirectement aux syndicats de salariés de la métallurgie, ni comment, ni à qui et selon quelle régularité. Je suppose que tous les syndicats bénéficiaient de ces aides, y compris la CGT, je ne l’exclus pas (...). Il s’agissait d’une politique générale qui n’était pas nouvelle et qui consistait à financer leurs activités : payer leurs permanents, tenir un congrès à Paris, loger et nourrir les délégués syndicaux quand ils venaient à Paris... Je ne pense pas que l’UIMM payait les factures ou les salaires de ces permanents, j’en suis même convaincu. »

A travers de son témoignage, on comprend en tout cas que le financement syndical occulte est désormais tenu pour acquis par le juge, qui a notamment posé la question suivante : « Connaissez-vous l’origine des fonds qui étaient remis aux syndicats ? »

Ce à quoi M. Gagliardi a répondu, un brin nostalgique : « A la belle époque, dans les années 1970, l’UIMM avait 15.000 adhérents. Se délester de quelques millions de francs par an ne devait pas poser de problème, je pense. Mais j’en ignore la provenance d’un point de vue comptable. »

Invité par le juge à réagir à ces révélations lors de sa première audition sur le fond du dossier, le 16 avril dernier, DGS a eu une réponse sibylline. Il n’a pas démenti, mais a simplement lâché : « Je laisse à M. Gagliardi la responsabilité de ses déclarations. » Le magistrat a alors reformulé sa question à propos des bénéficiaires des fonds : « S’agissait-il de gens médiatiquement connus ? » DGS a encore esquivé : « Je ne peux pas répondre à cette question. » Nouvelle tentative du juge : « Existe-t-il un problème de financement des organisations syndicales en France ? » La réponse de DGS, empreinte de malice et d’insolence, a fusé : « Ah, sûrement ! »

DGS, entre ellipses et silences

Mis en examen pour « abus de confiance », « recel d’abus de confiance » et « travail dissimulé », l’ancien patron de la métallurgie – dont l’avocat Me Jean-Yves Le Borgne n’a pas donné suite à nos nombreux messages – n’entend visiblement pas en dire plus, conservant ainsi la stratégie de défense mise en place à l’automne 2007, lors de la révélation publique de l’affaire. Plusieurs de ses dépositions attestent cette tactique, oscillant entre ellipses et silences.

Entendu par la brigade financière le 3 octobre 2007, au tout début de l’enquête, DGS avait par exemple répondu aux policiers qui le questionnaient sur l’usage fait des retraits en espèces de la caisse noire de l’UIMM : « Je les attribuais dans le cadre de [la] régulation de la vie économique et sociale. » Ajoutant : « J’ai toujours remis les fonds, l’intégralité des fonds, à des personnes physiques, des individus. »

Il avait été aussi peu loquace, multipliant les circonlocutions au point d’agacer les policiers, au cours de sa garde à vue entre le 27 et le 29 novembre 2007 (ainsi que l’atteste le compte rendu publié par Le Pointle 20 décembre 2007).

Depuis le premier jour, DGS se retranche derrière une forme de « raison d’Etat » pour ne pas révéler les principaux bénéficiaires des fonds en liquide – à l’exception notable d’une ancienne figure du patronat français, François Ceyrac, comme l’a révélé Mediapart le 21 avril. « Cela relève d’une conception de l’intérêt général et du respect que j’ai pour les destinataires qui, quelles que soient leurs opinions, étaient attachés à leur cause », a tenté de faire comprendre au juge, le 16 avril, M. Gautier-Sauvagnac.

« Dès octobre 2007, j’ai indiqué que je ne dirai rien », a encore prévenu DGS. « J’ajoute qu’à de multiples reprises depuis le 26 septembre, les instances de l’UIMM, informées du système des retraits en espèces, m’[ont] manifesté leur confiance. » Ainsi, il veut voir dans la confortable indemnité de départ qu’il a obtenue un « prolongement de [cette] confiance ».

Une seule fois, au cours de son interrogatoire, DGS a laissé percer une certaine amertume à l’idée de servir de bouc émissaire. « En ce qui concerne ma solitude, je la trouve bien excessive si l’on considère que – sauf à entrer dans les détails – il s’agit d’un secret de polichinelle pour des pratiques qui existaient depuis des décennies et auxquelles j’étais en train moi-même de mettre fin. Je suis le premier à reconnaître que ces pratiques datent (...) Distribuer des billets même pour la bonne cause n’était pas ma ligne de conduite. »

« Nous détruisons les pièces comptables tous les ans »

C’est donc à pas de loup qu’avancent les investigations. Si l’identité des bénéficiaires tarde à se manifester, en revanche, l’enquête a d’ores et déjà pu reconstituer avec précision le système de retraits des espèces. Ils étaient réalisés à la demande de DGS par la comptable de l’UIMM, Dominique Renaud – également mise en examen –, qui remisait ensuite les billets dans le coffre de l’organisation patronale, au deuxième étage de ses locaux parisiens, rue de Wagram.

Le montant retiré d’un compte de la BNP était toujours le même : « 200.000 euros », a assuré Mme Renaud aux enquêteurs. « Je reçois mes instructions de M. Gautier-Sauvagnac, a-t-elle raconté. Il me dit qu’il a besoin de liquide. Je fais en sorte que cela soit fait dans les jours qui suivent (...). Je rédige le chèque, je le signe et le porte à la signature » de DGS.

Où allait ensuite l’argent ? C’est la lancinante question à laquelle les enquêteurs espèrent pouvoir désormais répondre. Dominique Renaud ne leur a pas été d’une grande aide, elle qui a assuré qu’il n’y avait « pas d’enregistrement comptable de ces opérations ». De toute façon, a-t-elle précisé, si de manière générale l’UIMM tenait « une comptabilité dans les règles », « nous détruisons les pièces comptables tous les ans à l’issue de l’AG d’approbation des comptes ».

Dès le mois d’octobre 1995, M. Gautier-Sauvagnac avait affirmé à un banquier de la BNP, entendu récemment par le juge Le Loire, que les versements en espèces étaient destinés à des « vieux serviteurs de la métallurgie » et à des « organismes ayant pour finalité de servir l’intérêt général ». Grâce aux derniers témoignages engrangés, le magistrat espère identifier ces fameux « serviteurs » qui, visiblement, ont été à leur tour bien servis.

Fabrice Arfi Médiapart (service Enquêtes)

Vu comment "nos syndicats dits représentatifs" freinent des 4 fers pour engager un mouvement interpro, au moment précis ou les lignes de défense de notre nabot national, s’effondrent comme un chateau de cartes, faut pas sortir de ST-Cyr pour ne pas faire le lien entre l’IUMM et des mecs comme Thibault, Mailly et Chérèque. Ils sont corrompus jusqu’à la moelle et accompagnent, complices, ce que J.Marseille appelle de ses voeux :l’entrée de la France, enfin, dans ce monde libre de toutes entraves. Le syndicalisme de lutte fait désormais place à un syndicalisme d’acompagnement de mesures les plus tordues.Pas de danger que les salariés demain se foutent en greve, Les confédérations vérouillent tous mouvements de contestations unitaire, l’IUMM est passée par là, faudrait pas sortir au grand jour le linge sale. Faut que cela reste en famille.

La Via Campesina

Et comme si "protéger" était un mal...

(Djakarta, le 2 Mai 2008) Alors que des émeutes de la faim éclatent à travers le monde, des dirigeants internationaux tels que Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon mettent en garde contre les dangers du protectionnisme. Selon M. Ban, "Davantage de commerce, et non pas moins, nous sortira de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons." (1)

Au cours de la dernière décennie, l’alimentation est devenue une marchandise sur les marchés mondiaux au même titre que n’importe quel autre bien, tels que des motos ou des t-shirts de coton.

Bien que les aliments aient toujours été échangés sur les marchés internationaux, les règles du jeu ont profondément changé en 1995 lorsque l’accord sur l’agriculture de l’OMC (AoA) est entré en vigueur. De nombreux pays qui jusque-là produisaient suffisamment d’aliments pour se nourrir ont dû ouvrir leurs marchés aux produits agricoles en provenance de l’étranger. Le Mexique a commencé à importer du maïs, l’Indonésie du riz et l’Europe importe du soja pour nourrire du bétail. En même temps, la plupart des systèmes de régulations publiques concernant les stocks alimentaires, les prix, la production et le contrôle des importations et exportations on été peu à peu démantelés. En conséquence, les petites exploitations agricoles à travers le monde, laissées sans protection sur les marchés mondiaux, se sont effondrées. En Europe, une ferme disparaît toutes les minutes. Dans les pays en développement, travailler la terre n’est pas considéré comme un emploi ; c’est un état de pauvreté.

Protéger l’alimentation est devenu un crime contre les règles de libre-échange. Le protectionnisme est devenu un mal.

Les pays sont ainsi devenus accros aux importations alimentaires bon marché, et maintenant que les prix connaissent une hausse vertigineuse, le spectre de la faim se manifeste.

Le 30 avril, l’ancien Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan a déclaré que l’Afrique pouvait se nourrir elle-même. "L’Afrique ne peut pas continuer de vivre de nourriture importée ou de subsides alimentaires", a t-il dit à la BBC. La Via Campesina est d’accord. Ce mouvement paysan international rassemble des centaines de millions de membres en Afrique et à travers le monde. La Via Campesina est convaincue que les pays peuvent et doivent se nourrir eux-mêmes. Depuis 1996, ce mouvement défend l’idée de "souveraineté alimentaire", fermement convaincu que les marchés locaux et les petites exploitations agricoles durables permettent de produire de la nourriture de la manière la plus juste et la plus efficace.

Protéger la production nationale est le droit de tout pays de protéger ses habitants contre la faim et de permettre à ses agriculteurs et ses agricultrices de vivre dignement. Le commerce est bien-sûr très utile lorsqu’il permet la satisfaction des besoins des femmes, des hommes et des enfants. Mais il doit être régulé lorsque la logique du profit devient destructrice. Par exemple, lorsqu’il devient plus rentable d’utiliser du maïs et du soja pour produire des combustibles plutôt que de nourrir des humains.

Au vu des conséquences dramatiques de la dépendance vis-à vis des importations alimentaires, il est évident que l’aide alimentaire ne résoudra pas la crise actuelle. Elle ne fera qu ’accroître la dépendance. Les OGM et l’agriculture industrielle ne seront pas non plus la "solution miracle" souvent annoncée car ils consomment de grandes quantités d’énergie fossile, détruisent l’environnement et entraînent la disparition de la paysannerie.

Afin de faire face au défi actuel de nourrir le monde, le temps est venu pour les gouvernements de garantir aux petits producteurs l’accès à la terre, aux semences et à l’eau, de protéger les marchés alimentaires domestiques, et de soutenir une agriculture familiale durable. Ces politiques pratiques permettront à des millions de familles paysannes de vivre décemment et dignement et contribueront à guérir les blessures environnementales de la terre. Et elles nourriront le monde.

Protéger n’est pas un mal, c’est un acte magnifique.

Henry Saragih, Coordinateur international de La Via Campesina

***

Communiqué de Presse - Coordination Paysanne Européenne - Coordinadora de Organizaciones de Agricultores y Ganaderos

Crise alimentaire : on ne peut jouer au casino avec l’alimentation !

(Bruxelles, le 7 mai 2008) Si les émeutes de la faim dans 40 pays ont attiré l’attention de l’opinion, la crise alimentaire ne date pas d’aujourd’hui.

Apres des décennies de dérégulation du marché international et européen, sous les auspices très idéologiques de l’OMC et de l’UE, le bilan est sévère et dramatique.

La crise actuelle montre qu’on ne peut jouer avec l’alimentation et que la régulation des marchés au niveau international comme au niveau européen est indispensable à la sécurité alimentaire des populations.

C’est donc dans un contexte de forte baisse des stocks alimentaires que les agrocarburants industriels se sont développés dans le monde ces 2 dernières années, aggravant la pression sur les marchés.

La décision politique très interventionniste de l’UE de financer leur développement et d’obliger le marché à les incorporer, a accentué la perspective de concurrence avec les productions alimentaires.

Apres les sécheresses à répétition en Australie qui ont pesé sur les cours, c’est la spéculation financière internationale, à partir de l’été 2007, qui a provoqué une nouvelle et brutale augmentation de certains prix agricoles. Dans de nombreux pays, la privatisation des stocks alimentaires favorise la spéculation locale.

La planète, qui d’après la FAO peut nourrir 12 milliards d’habitants, ne manque pas globalement d’alimentation ; d’ailleurs la récolte de blé n’a jamais été aussi bonne qu’en 2007 et celle de riz a été très bonne. Le problème est l’accès des populations pauvres à cette alimentation et la dépendance de nombreux pays vis à vis des importations, favorisée par les institutions internationales.Rappelons que les prix alimentaires ont augmenté bien davantage que ne le justifie l’augmentation de certains prix agricoles. L’agro-industrie et la grande distribution portent une lourde responsabilité.

Quelles réponses apporter à la situation actuelle ?

- Nous avons besoin de politique publique en agriculture, pour gérer les marchés et les stocks, nécessaires à la sécurité alimentaire.

La régulation des marchés est sans doute plus devant nous que derrière et la Commission Européenne, le nez dans le guidon d’un bilan de santé sans bilan, devrait voir plus loin.

- C’est l’agriculture paysanne, vivrière et sociale qui sera la garante de la sécurité alimentaire des populations. Elle peut nourrir toute la population du monde.

- Cette agriculture paysanne, associée à une volonté politique de relocaliser les productions et de donner la priorité au commerce local et régional, peut aussi contribuer à refroidir la planète, à protéger la fertilité des sols et la biodiversité.

- La souverainete alimentaire est un enjeu incontournable au Nord comme au Sud.

Contacts : René Louail (CPE) : +33672848792 Rafael Hernández (COAG) : +34616436556— International Operational Secretariat


La Via Campesina - International Secretariat : Jln. Mampang Prapatan XIV No. 5 Jakarta Selatan, Jakarta 12790 Indonesia Phone : ë21-7991890, Fax : ë21-7993426 E-mail : viacampesina@viacampesina.org

Website : http://www.viacampesina.org

Les sujets qui fâchent sont nos factures d’E.D.F., de gaz, de téléphone, nos loyers, le prix des aliments, les salaires, le recul des droits salariaux, les facilités de nous mettre à la porte !

Il n’y a pas que la L.C.R. qui critique l’absence de vécu social des grands ténors du P.S., qui vivent sinon dans le luxe mais disons ne connaissent pas de fins de mois difficiles, soit dit en passant (des revenus souvent mérités que je ne compare pas aux millions extorqués par les traiders, ni aux salaires des P.D.G.).

Pas besoin d’être à la L.C.R. pour comprendre cela.

dixit mme royale

« En outre, le RSA doit "prendre la forme d’un crédit d’impôt (...)" car il s’adresse à "des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale - et non des allocataires de revenus d’assistance". Mme Royal reproche au gouvernement de n’apporter "aucune réponse" d’ensemble à la question des travailleurs pauvres. »

vous avez bien lu ! mme royal propose d’alléger l’impôt des soumis au RSA ! une sorte de bouclier fiscal pour les "bénéficiaires" du RMI ...

on croit rêver ....

Bonjour,

Si tu veux la gauche au gouvernement, celà passe par le PS. Sans le PS pas de gauche au gouvernement. A nous, la gauche de ce parti, de faire passer nos revendications dans ce parti comme en 97 nous avons pu faire passer les 35 h par la loi et sans perte de salaire.

Nous préparons un texte sur ce sujet.

Sur les propositions immédiates du PS sur le pouvoir d’achat tu as :

 le retrait du paquet fiscal
 le retrait des franchises médicales
 le retrait de la réforme des allocations familiales
 la TIPP flotante
 la baisse de la TVA sur les produits de 1ere necessité
 la conférence salariale et la hausse du Smic et des petites retraites
 le doublement de la prime pour l’emploi
 l’élargissement du prêt à taux 0 et la relance du logement social

Autrement dit rien à voir avec la droite. Voilà pourquoi 7 millions d’électeurs votent pour le PS

Nous ferons des propositions immédiates et de moyen terme allant plus loin, pour une autre répartition des richesses entre travail et capital : Code du travail, démocratie sociale, réforme fiscale, traité social européen mais aussi 6eme république, laïcité...

La majorité actuelle du Ps fera aussi ces propositions sur le long terme et nous en débattrons lors du congré.

Quant à la LCR, elle est née en 65 (JCR). Quel bilan ?

François

tout ça c’est du pipo ... il suffit de clamer haut et fortt que les lois scélérates qui défilent sous sarkozy seront immédiatement abrogées si la gauche passe et que voit-on ? les députes et les sénateurs s’abstiennent lors des votes sur le nouveau code du travail, pour ne pas avoir a revenir dessus quand il auront retrouvé la bonne place !

moi le ps au pouvoir je m’en moque, c’est la gauche que je veux et le ps n’est pas de gauche !

Le probleme c’est de savoir de quelle gauche vous parlez. Aujourd’hui elle est inaudible quand il s’agit du PS. Ce parti me fait penser à un G’is qui administre une dose de morphine dans la jambe broyée d’un soldat blessé, pour le soulager.Prochainement amputé, mais soulagé sur le moment. Grand invalide de guerre économique en quelque sorte....
Toutes ces petites querelles ne mènent à rien. Ce qu’il faut avoir en tête c’est l’état présent du mouvement ouvrier, social si vous voulez, au niveau européen et la trajectoire actuelle de la gauche social-démocrate ou social-libérale. Prétendre qu’il y a un possible redressement à gauche de ces partis est aberrant. C’est pourquoi il faut reconstruire une autre force indépendante à gauche, malheureusement dans des conditions très difficiles et avant qu’il ne soit trop tard. Après on peut discuter comment et avec qui. Le projet de la LCR est une hypothèse. Je ne nie pas qu’il n’y en a pas d’autres même si j’ai du mal à les discerner. Tout ce que je constate c’est que ce qui reste des comités antilibéraux piétinent aujourd’hui, ne souhaitant qu’une seule chose, consolider leur courant, sans perspective d’alliance à moyen terme, alliance qu’il refuse à la LCR. Mais avec qui pourront-ils travailler ? La gauche du PS ? La gauche du PC ? C’est le paradoxe de la situation : la LCR propose un parti anticapitaliste large et les courants qui pourraient en faire partie refuse cette proposition et préfèrent attendre que la situation se décante. Mais on sait bien dans quel sens va aller cette décantation. La France prend le chemin du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne. Après il sera trop tard pour pleurer.

Tu es vraiment naïf, Gilles. La LCR ne propose rien à tout ce qui est organisé. Elle verrouille son processus d’élargissement en montant des comités un peu partout sous l’égide, la plupart du temps, de militants de la LCR. Je te fais le pari que cette nouvelle organisation sera complètement verrouillée par l’ex LCR. Franchement, si la LCR était vraiment révolutionnaire, tu crois que Besancenot serait le chouchou des médias comme il l’est actuellement ?

Pour une fois, je trouve que Marianne a vu juste.

Acrimed a eu l’occasion d’évaluer les propositions de la LCR sur la question des médias. Entre nous, c’est aussi médiocre que pour le PS.

Comme si on pouvait envisager de changer l’ordre des choses sans remettre en question la possession des médias dominants par les groupes financiers ou industiels !

 Mais qui a-t-il à verrouiller ? 11 mai 2008, par Gilles
Mais qui a-t-il à verrouiller ? Ce serait plutôt l’inverse. J’y suis dans le "processus constituant", je sais très bien de quoi je parle. Notre premier souci c’est précisément d’ouvrir le plus largement possible car beaucoup des nouveaux arrivants viennent d’abord à la LCR. Or notre objectif n’est pas de renforcer l’organisation actuelle mais bien de construire autre chose. Est-ce si difficile à comprendre ?
 Mais qui a-t-il à verrouiller ? 11 mai 2008, par Gilbert
Cet "autre chose", c’est simplement une LCR élargie. Contrôlée par ceux qui contrôle l’actuelle LCR. Est-ce si difficile à comprendre. Si vraiment la LCR voulairt se dissoudre dans quelque chose de plus large, d’ouvert, elle n’aurait pas été la première à saboter la tentative d’une candidature unitaire. Les médias dominants ne s’y trompent pas en mettant en avant le facteur qui ne fait absolument pas peur aux bourgeois. Ce n’est pas un hasard si la LCR ne remet absolument pas en cause l’ordre médiatique qui, pourtant, fait énormément de dégâts par la façon dont sont traités les mouvements sociaux. Jamais vous n’entendrez Besancenot s’en prendre à Lagardère ou à Bolloré, par exemple lorsqu’il est invité par les médias que ces capitaines d’industrie possèdent.
 Contre le libéralisme du PS : la tactique imparable de la dissuasion 8 mai 2008, par New Gauche Dream
Réponse à l'article : Forum général

Rappelez vous l’époque de la guerre froide : lancer la bombe c’était être anéanti, ne pas en avoir c’était être vaincu !

A chaque fois que Valls abandonne le socialisme, laissons planer un doute ou au dernier moment choisissons ne nous abstenir ou de voter PS au deuxième tour

Ainsi statistiquement les socialos savent que chaque pas qui les rapprochent du libéralisme se paie en termes de voie, et vous vous avez la conscience tranquille de ne pas faire systématiquement le jeu de Sarko.

 Pierre Lambert (1920-2008) 8 mai 2008, par
Réponse à l'article : Pierre Lambert (1920-2008)
pour cela monsieur Timsit il n’y a nul besoin de calomnier... cracher sur des socialistes (oui car les trotskystes sont des socialistes !)pour construire un authentique parti socialiste ? drôle conception de la construction camarade
A force de "dissider" on ne sait plus qui suit la démarche du début. Quelqu’un pourrait-il éclairer notre lanterne ?
Pour voir le contenu de chacun des articles du nouveau code j’ai trouvé un site où ils proposent le code du travail gratuitement : Code du travail
Cela fait plaisir qu’il reste encore la couverture et la page de garde !
 Nouveau code du travail gratuit 7 mai 2008, par
Réponse à l'article : La casse du code du travail
Ca y’est c’est fait.... J’ai pu consulter le nouveau code du travail(Gratuit ici) et il n’aide pas à y voir plus clair. Enfin, voila je vous laisse l’adresse, si comme moi vous voulez voir "la casse".

Ca y’est le nouveau code du tarvail est applicable...

Hier, j’ai pu me balader dessus (gratuit ici) et j’ai pu constater qu’on ne retrouve plus un certain nombre d’articles.

En-plus, j’ai lu que des secteurs ont été sorties du code du travail "normal" pour être réintégrés dans des codes "spécifiques".

J’ai trouvé aussi sur ce site une table de concordance permettant de voir le redecoupage des articles...

  parlons de principe et oui encore ! 7 mai 2008, par socialistedegauche
Réponse à l'article : Forum général

parlons de principe et oui encore ! S’il arrive à certains camarades de lire Jaurès ou même Blum, ils ne doivent pas penser appartenir à la même famille politique. Ceux-ci parlaient de rupture avec le capitalisme, de lutte des classes…

Etre socialiste, c’est être partisan d’une société socialiste et pour cela de lutter contre la société capitaliste , de rompre avec celle-ci et d’instaurer un système différent par la suppression de la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Vouloir maintenir le système en place en refusant de modifier les rapports de production et d’échange, c’est être partisan d’un tel système. Celui qui est pour le libéralisme économique est un libéral et il n’y a rien de péjoratif à cela. Ainsi les socialistes ont balayé l’idéal révolutionnaire pour devenir des réformistes. La notion de classe sociale a été supprimée également. C’est un toilettage supplémentaire orchestré de fort belle manière par Hollande et ses proches. Certes, il n’y a pas de grands chamboulements en apparence. Toutes les références historiques ne sont pas occultées, mais l’essentiel a été balayé. les suppressions des notions de lutte des classes et révolution peuvent paraître bien anodines pour les non initiés ! Cest un débat capital.

Réforme et révolution

Réformes et Révolution ont toujours été opposées, c’est une erreur. Il faut les conjuguer en fait ! N’est ce pas Jaurès qui affirmait que les réformes non de sens que dans « une perspective révolutionnaire ». Le contraire de réforme n’est pas révolution, c’est contre-réforme. Comme le contraire de révolution est la contre-révolution. Mettre « le réformisme au service des espérances révolutionnaires », voilà un bel équilibre qui a été rompu. Quant au concept de réforme il a été vidé de son sens : le Gouvernement actuel mène des réformes, Thatcher a mené des réformes. il faut donc remettre un sens à ce terme. la Réforme socialiste n’est pas le réformisme de gauche cher à François Hollande. Si le mot Révolution fait bondir de nombreux penseurs, il y a cependant des révolutions acceptables. La « Révolution orange » soutenue par les occidentaux. a porté un gouvernement libéral et corrompu contre un gouvernement libéral, pro-russe et corrompu. La Révolution française devient même une horrible boucherie. L’historiographie actuelle ne se borne plus qu’à vanter la révolution américaine contre la Révolution française. mais c’est un autre débat . La Révolution serait-elle un simple bain de sang ? Ce concept au sens socialiste se veut un changement de l’ordre établi, nous y reviendrons ultérieurement .

Républicanisme, doctrine sociale de l’Eglise et néolibéralisme.

Pour les socialistes, l’essentiel y est : « laïcité », « républicain » , « progressiste », « économie mixte »….. On n’a beau se cacher derrière ce paravent, il n’y a ici que la reprise des principes républicains traditionnels auxquels les socialistes sont attachés. La déclaration de principe est à la fois imprégnée d’un vocabulaire libéral et teintée de doctrine sociale de l’Eglise. Tout un vocabulaire appartient à l’arsenal de « rerum novarum » et des tenants du catholicisme social : « l’espérance pour une vie meilleure » par exemple, le mot valeur remplace le mot principe , le PS est pour « une rémunération juste »… Jacques Julliard se félicite même de cette sémantique religieuse dans sa dernière chronique 1 . Enfin, l’ouverture libérale se fait par le biais de "l’économie sociale et écologique de marché". Cette référence est du Bad Godesberg bien repompé. Ne nous leurrons pas, il ne s’agit pas « une économie mixte », ni d’une économie sociale. Serge Le Quéau. D’ATTAC en parle bien mieux que moi :

« L’économie sociale de marché » (en allemand Soziale Marktwirtschaft) est un faux ami comme on dit en lexicologie, c’est une étiquette trompeuse. Il est remarquable que pas un exégète du traité n’ait expliqué la signification de cette locution pourtant omniprésente. S’ils l’ignorent, c’est presque pire... « L’économie sociale de marché » ne renvoie pas du tout à un mixte entre économie sociale et économie de marché. Il s’agit d’un courant de pensée né dans l’Allemagne fédérale d’après-guerre et rassemblant des économistes conservateurs autour de la revue ORDO (d’où l’autre nom de ce courant, l’« ordolibéralisme »). Ses fondateurs, les économistes Walter Eucken, Wilhelm Röpke et Alfred Müller-Armack ont très largement influencé la politique économique des chanceliers allemands, conservateurs (CDU) mais aussi sociaux-démocrates (SPD), ce qui les a auréolé de la paternité intellectuelle du « miracle économique ouest-allemand »2

parlons d’Europe

Cette économie sociale de marché a été l’un des points capitaux pour faire approuver le TCE en 2005. l’Europe fait son apparition : Le PS revendique « le choix historique de l’Union européenne ». Tout le monde est pour l’Europe : mais pas de l’Europe technocratique et libérale mise en place depuis l’acte unique de 87 ! L’UE ne permet pas la réalisation d’une société alternative. La concurrence doit être "libre et non faussée". Tant que les socialistes accepteront le compromis néolibéral de l’UE, rien ne pourra évoluer. Sans une réorientation du droit européen, nous serons les prisonniers de ce carcan juridique. Ainsi, toutes les belles intentions ne sont que des intentions de papier. Le PS peut prétendre ce qu’il veut, en n’affirmant pas une rupture avec cette construction européenne actuelle, il. ne reste qu’un simple aménageur à la marge du modèle néolibéral... Malgré de nombreux commentaires contraires, le PS n’a pas fait son Bad Godesberg avec cette nouvelle Déclaration de principe. Ce Bad Godesberg à la française reste encore un processus rampant et inavoué. L’aile droite a encore besoin de son aile militante, de l’apport de l’autre gauche pour obtenir ses reports de voies en 2012. A moins que des réformes institutionnelles ne favorisent la bipolarisation de la vie politique. Il semble que le PS et l’UMP puisse s’entendre sur le dos de tout le monde

  parlons de principe et oui encore ! 7 mai 2008, par Charlotte O’Freze
mais non ! aujourd’hui être socialiste c’est être féministe !
  parlons de principe et oui encore ! 7 mai 2008, par Damien Bicheron

Moi j’ai beau être à la fois socialiste et féministe, je n’en suis pas pour autant convaincu par cette nouvelle déclaration de principe (et ce, malgré le fameux article 14 !!).

Et,comme d’habitude,je suis tout-à-fait d’accord avec Socialistedegauche.

  parlons de principe et oui encore ! 8 mai 2008, par socialistedegauche
cette déclaration contente tout le monde, dans les faits. je le maintiens la notion de classe sociale est essentielle . sans un reniement de l’organisation de l’europe actuelle nous aurions pu même rétablir notre projet de société de 1905 nous ne pourrions le conduire à cause du carcan juridique européen. mon site http://socialistedegauche65.over-blog.com/
  parlons de principe et oui encore ! 10 mai 2008, par bataille_socialiste
Oui socialistedegauche65.over-blog.com. La position de D&S avec l’article de Pierre Ruscassie est très décevante. Seul Dolez semble résister.
 Thatcher et Merkel socialistes ? 8 mai 2008, par New Gauche Dream
En suivant ton raisonnement, on aboutit à cette conclusion puisque leurs mecs tremblent à la maison !
 Thatcher et Merkel socialistes ? 8 mai 2008, par Damien Bicheron
Tu sais,on peut être féministe sans pour autant prendre comme modèles Thatcher ou Merkel (heureusement d’ailleurs !!)
Toi,apparemment t’as un problème avec les femmes et les homos ? Non ?!
 Je me méfie du mot "Révolution" 8 mai 2008, par New Gauche Dream

Dans une révolution, on lâche le pouvoir en place, or celui-ci contenait une petite dose de démocratie.

On sait ce qu’on a mais on ne sait pas ce qu’on va avoir, comment être sûr que le pouvoir ne va pas tomber entre les mains d’une clique qui sous prétexte d’être l’avant garde du prolétariat vont très vite se transformer en dictateurs.

Robespierre et Lénine (qui volent plus haut que Staline) se sont retrouvés malgrés eux dans cette situation.

De nos jours Lénine comparaîtrait pour séquestration, violence, meurtre et actes de barbarie sur la personne du tsarovitch par exemple.

Ca c’est pour les bons, alors que dire de ceux qui parmi les révolutionnaires, comme Staline sont déjà des salauds d’entrée de jeu ?

Donc pas de révolution, en tout cas par par des professionnels de la politique, qui sont pour moi avant tout des incompétents professionnels car pour moi la seule valeur d’un homme, si on veut lui en donner une, parfois cela n’a pas lieu d’être, est la compétence professionnelle dans la production le changement d’abord doit se jouer sur le seul terrain valable où les choses se passent : l’économie et non la politique.

Là où un mec est compétent et qu’il produit de la valeur (d’usage) il doit empêcher qu’on lui prenne une partie de sa plus value, mais le fric qu’il récupère il doit le mettre dans sa poche, pas le donner au Parti-soit disant avant-garde du prolétariat- qui autant en France (les permanents) qu’en U.R.S.S. ont toujours vécu en parasites sur le dos du peuple (comme en France maintenant les PDG, fonds de pensions et autres actionnaires).

 Je me méfie du mot "Révolution" 9 mai 2008, par socialistedegauche
le sens de révolution n’est pas simplement une prise du pouvoir dans la violence . au sens socialiste : elle se veut un changement profond es structures économiques, politiques et sociales ...
Salut à tous. Juste pour vous dire que j’ai trouvé une adresse (ici)sur laquelle on peut consulter gratuitement le nouveau code du travail. Ca m’a permis de mettre à jour mes affichages...

A l’attention de : Syndicats de salariés du secteur public et privé

Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.

1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d’euros" ( année 2005). Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d’euros.

2/ Sur les dettes de l"Etat :

- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d’euros, qu’il a cumulées à l’égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

3/ Sur les recettes de privatisations :

- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.

A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d’euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :

- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d’euro, au détriment des bénéfices du travail.

Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d’égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l’aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.

A savoir :

1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.

2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d’une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s’emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.

Signez, divulguez et faites tourner cet appel SVP. N’oubliez pas de valider votre signature dans le mail qui vous sera envoyé aussitot.

http://www.mesopinions.com/ ====> Appel aux organisations syndicales sur la “réforme” des retraites

Lien direct :

Les socialistes idéalistes, jaurassiens, bovétistes, veulent aller au NPA sans devenir marxistes, mais on vous laisse la possibilité d’exposer vos arguments ! Travailler avec des non-marxistes, c’est nouveau pour vous, cela peut être un choc culturel. Mais on veut bien écouter vos arguments !
 Où va le PS ? 5 mai 2008, par Dominique Babouot
Réponse à l'article : Où va le PS ?

Bravo Gérard Filoche pour cet article, il est une fine analyse de la réalité des rapports de force au sein du ps.

Je pense meme que l’analyse ne va pas assez loin. Parmi les vingt cinq pour cent de militants qui votent dans les congrès pour les motions présentées par l’aile gauche du ps, il y en a sans doute une bonne moitié qui ne sont pas convaincus des thèses présentées mais qui émettent un vote protestataire destiné à "contrer" l’évolution droitière du parti, ils raisonnent comme des syndicalistes qui demandent beaucoup plus pour obtenir le tout juste nécessaire.

De meme parmi les vingt cinq pour cent qui votent pour les motions présentées par l’aile droite, il y en a aussi une bonne moitié qui pensent qu’il n’est pas possible dans l’environnement ambiant d’obtenir autre chose. Et quoi qu’en disent tous les militants anti-libéraux qu’ils soient en dehors ou à l’intérieur du ps, ils n’ont pas tort !

Quelle expérience révolutionnaire a permis de faire reculer le pouvoir du capitalisme depuis qu’il existe ? Aucune !

Le sort des salariés a été amélioré, le capitalisme est toujours tout puissant, plus le temps passe et plus le manque de démonstration satisfaisante, fait apparaitre cette possibilité comme une chimère aux yeux d’un nombre de plus en plus importants de citoyens !

Donc ce qu’il faut si on croit encore aux idées révolutionnaires, c’est montrer le plus rapidement possibles qu’elles ne sont pas utopiques, elles ne supporteront pas d’attendre encore des dizaines d’années, si des expériences réussites ne sont pas tentées, elles disparaitront. Certe le capitalisme continuera à se débattre dans des contradictions insurmontables, qui rendront la vie sur notre planète de plus en plus difficile, voir impossible, mais ce n’est pas celà qui provoquera la victoire de nos idées.

Quoi qu’en disent une certaine opinion libertaire et intellectuelle, ce n’est pas en affamant le peuple qu’on le rend révolutionnaire, la politique du pire mène dans une impasse !

 Où va le PS ? 5 mai 2008, par Ali Siah

http://www.la-sociale.net/article.php3 ?id_article=419

Sur la nouvelle déclaration de principes du PS

 Où va le PS ? 5 mai 2008, par Steph

Immédiates et nettes réaction et position de Marc Dolez, le 22 avril, sur ce problème actuellement crucial au sein du PS.

Qu’en est-il pour D§S, dans le silence à la fois feutré et assourdissant qui s’éternise , sur cette question fondamentale ?

 Où va le PS ? 5 mai 2008, par Stephane

La déclaration de Marc DOLEZ

Communiqué de Marc DOLEZ,

député P.S du Nord et animateur de Forces Militantes,

Avec sa nouvelle déclaration de principes, le Parti Socialiste décide en fait de s’aligner définitivement sur une social-démocratie européenne qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et dont la fragilité résulte de son ralliement au libéralisme économique et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale.

En affirmant l’objectif « d’une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d’échange, et donc à un autre mode d’organisation sociale.

Les socialistes fidèles à Jaurès ne sauraient ni accepter ce calamiteux renoncement, synonyme d’abandon des valeurs fondamentales du Socialisme ni cautionner, sous couvert de modernisation, l’officialisation de la dérive sociale-libérale.

Pour eux le capitalisme n’est pas un horizon indépassable et le Socialisme reste cette idée neuve pour l’égalité, l’émancipation sociale et la libération des peuples.

Le monde a certes beaucoup changé mais pas l’exploitation de l’homme et, devant les désastres engendrés par le capitalisme international et financier, rien n’est plus urgent aujourd’hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une nouvelle voie.

C’est assurément la conviction de nombreux militants qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parti Socialiste, considèrent que la construction d’une véritable alternative exige d’abord de retrouver l’authenticité socialiste.

Le 22 Avril 2008

 Où va le PS ? 5 mai 2008, par Gilbert

Dolez, c’est qu’un gauchiste !

pcc GF

 Un petit coucou aux électeurs de sarko (s’il en reste) 5 mai 2008, par Par Doux
Réponse à l'article : Forum général

Nous aurons la vengeance modeste, étant donné que la plupart d’entre vous ont compris, que sarko les a niqués. Moi je le juge comme il a dit lui-m^me de le faire aux résultats et non pas au blabla : électricité et gaz qui appartiennent à véolia et donc ont doublé, nourriture chère, essence n’en parlons pas ! Heureusement qu’il devait être le PRESIDENT DU POUVOIR D’ACHAT !

Moi je veux bien faire l’effort, que j’ai du apprendre à faire dans mon job, de voir pendant un moment la vie de l’oeil de l’autre, de votre oeil 1° la majeur partie d’entre vous ont compris que l’argent c’était la sécurité notamment pour ces vieux jours, la possibilité de faire ce qu’on veut alors et la moitié d’entre vous qui ont ce courage vous vous lancez dans des entreprises ou dans une carrière et en tout cas quand vous êtes jeune vous révez d’une grande expension de votre entreprise ou de votre carrière. vous êtes fondateurs de PME, petits artisans et commerçants ou paysans.

Mais les gars l’UMP ce n’est pas la droite de gand-papa. :

Il y a eu à un moment donné une droite qui vous correspondait. La loi Royer par exemple (prologée par Rafffarin) protégeait le petit commerce. la droite de ce temps là Chirac, protégeait l’agriculteur français.

Mais comprenez le bien SARKO CE N’EST PLUS CA, c’est la droite de la grande finance , des multinationales,de VEOLIA qui possède tout à marseille et à Toulon, m^me les transports et les poubéliers ! ; des mecs qui ont décidé de vous exploiter au m^me titre que nous !

Alors même si votre coeur est à droite que vous révez d’une grande carrière pour vous ou pour votre entreprise comprenez le. SARKO et l’UMP moderne ne représente plus vos intérets.

Alors je sais c’est durs faîtes taire un peu vos idéaux : (le yatch à Antibes, la villa de Brad Pitt) mais Eliminez sarko. Quitte à nous mettre sur la gueule après ! **** A une certaine époque vous avez eu une droite qui vous correspondait :

2) il y a une autre partie d’entre vous qui vote sarko parqu’ils en ont marre des assistés . Mais croyez vous que nous les aimons plus que vous ! la seule égalité que nous voulons c’est celle ci : tu travaille beaucoup t’as beaucoup, tu fous rien t’as rien (sauf handicapés). Avec nous les assistés seraient bien moins biens traités qu’avec l’UMP, qui leur lance des boules de pains pour qu’ils ne se révoltent pas (PANEM ET TF1EM)et qui s’en sert contre nous.

Alors c’est convaicu, aux prochaines élections vous éliminez l’UMP et sarko ?

boujour je suis un simple salarié,pour moi il faut mettre tous les contrats de travails aux trente cinq heures et faire payer toutes les heures supplémentaires,une obligation de payer les heures supplémentaires tous les mois et limités les heures supplémentaire à 44 heures pour obliger les patrons à embaucher, pour les patrons escros :il faut les faire payer une grosse amende basée sur leur finance privée et faire partager l’amende de trois quart au salarié qui se fait voler par leurs patrons.
 À G.C. de Sainte-Affrique 4 mai 2008, par le webmestre
Réponse à l'article : Forum général

Peux-tu nous fournir des coordonnées où nous pourrions te joindre afin de donner suite à ton message de contact ?

Merci.

Cordialement,

Benoît, webmestre du site de D&S

médias :

Dans le Figaro, Françoise Lemoine et Delphine Moreau titraient leur article en 2002 par "Spirale Infernale dans le Nord pas de Calais : pédophilie, inceste, crimes sexuels, viols...".

Les préjugés concernant le NPDC ne sont t-ils pas le fruit d’un traitement médiatique qui flirte avec le sensationel ? (Et cela ne concerne pas seulement cette région).

Préjugés ?

A la différence de la banderole du PSG, Danny Boon crée une mise en abîme de ses stigmates en mettant en scène le ridicule des idées reçu. On a déjà vu des comédies moins fines, non ? Je concède qu’il y a une surexploitation des comiques de situation lié à l’accent ça choque au début (je suis nordiste et l’accent existe mais il est plus fin ) mais il fabrique plus une identité qu’il ne discrimine.

Apparences

« ils sont laids et obèses » écris-tu. C’est plutôt à l’écran que les personnages sont toujours des canons de beauté. Au contraire, le physique des personnages c’est l’irruption du réel dans le cinéma. Un réel caricaturé pour être plus vrai, comme au théâtre. (Les guignols de l’info ne transcendent t-ils pas les JT en rendant les hommes/femmes politiques plus vrai qu’étouffé par un nœud de cravate de la réalité d’un parti ? )

C’est d’ailleurs une vrai problématique. On parle peu de la dictature du canon beauté, abstraite et si peu en phase avec la réalité. On met si peu en valeur la diversité des physiques corporels que tu rechigne à accepter comme lorsqu’elle s’invite à l’écran. Pourtant, elle fait violence à des millier de citoyens au jour le jour (surtout des femmes, de plus en plus d’homme). La minceur, le look "conforme" sont des critères de discriminations face à l’emploi, ils alimentent les amalgames sociaux et culturels, ils biaisent les débats politiques (combien de fois un militant a du désamorcé une réflexions sur le forme d’un propos politique avant d’en arriver au fait : François Hollande parait mollasson : ses idées le sont-elles ? Marie-Georges Buffet parait dépassée : se idées le sont-elles ? ). Le plus dangereux, c’est que ces idées ne se résolvent que par l’achat ( de garde robe, de produits de beauté, de régimes minceur... ). Bref, je fais mon marxiste : ils sont une arme du riche (consciente, inconscient, peu importe) pour se valoriser face au pauvre.

financement

Quand la mer monte de Yolande Moreau traite du même sujet : cet impression de vertige ressenti par les nouveaux arrivants dans le NPDC environs quelques mois après leur installation dans la région. Le climat social est déclencheur du malaise de l’expatrié. Dès lors, les problématiques cinématographiques apparaissent comment le faire ressentir ? Par la farce (Danny Boon) par une mise en scène intimiste ? (Yolande Moreau) le travail est le même, un film marche, l’autre - plus difficile d’accès - ne se projette que dans le réseau d’art et essais.

Revenons à la politique : Si le film était financé par l’office de tourisme, le débat serait tout autre, mais une subvention n’est pas un investissement : c’est une aide à l’auteur. Les 900.000 € ( 300.000 de la CRAVV + 600.000 du conseil général ) ont servit et à la communication du film. Il n’ont en rien aidé l’auteur dont le projet était déjà financé. Yolande Moreau a, quant à elle, obtenu 104.000 € pas la CRRAV. Son projet était pourtant tout aussi ambitieux que celui du comique Armentiérois. Il semble ici que la subvention soit versé en prévision de sa rentabilité ( répercussion touristique et économique ? ). Pourtant, de nombreux réalisateur aurait peut-être eu d’avantage besoin de ces milliers d’euro.

 Où va le PS ? 2 mai 2008, par JIHEM
Réponse à l'article : Où va le PS ?
honnêtement tu ne crois pas que nous atteignons le fond ? qu’y a-t-il encore à espérer de cette majorité des socialistes,de ces élus qui pensent d’avantage à eux,à leurs parcours dérisoires mais pas sans intérêts particuliers,qu’au socialisme. que pouvons nous espérer de la gauche morcelée du PS qui n’a jamais su opposer une vraie alternative à ces dirigeants englués dans leurs querelles personnelles ? qui s’est désunie au momment (le non au referendum )où elle aurait pu parler haut et fort nous (la gauche du ps) sommes décidemment un groupuscule comme les autres et c’est bien triste ! Les temps sont vraiment difficiles, comme le chantait Ferré.

- Les représentants de Trait d’Union, Jean Luc Mélenchon et Pascale le Néouannic, entérinent le fait, comme Gérard Filoche, Emmanuelli, Benoit Hamon... que les militants seront amenés à avaler une nouvelle déclaration de principes du parti lors d’une simple convention et non d’un congrès souverain. Avec en plus une modification des statuts portant sur la représentation des courants minoritaires au sein des instances locales, fédérales et nationales : on peut observer qu’il n’est nullement question de cette affaire ni dans cette circulaire PRS, ni dans la circulaire 14 de Trait d’Union d’avril 2008. On est en train de nous garrotter, nous les militants du non à l’Europe libérale, de nous dessaisir des futures décisions de congrès et les représentants officiels de la gauche du parti, sauf Marc Dolez et Forces Militantes, tranquillement sont complices de cette violation intolérable de la démocratie.