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Ségolène Royal et Georges Frêche

mercredi 19 novembre 2008 par Jean-Jacques Chavigné

 
En 2006, Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon avait été suspendu pendant deux ans des instances nationales du Parti Socialiste avoir affirmé le 11 février 2006 à Montpellier « …Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la fin des temps (…) Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur ».

En 2007, Frêche avait été exclu du PS pour avoir jugé « anormal » qu’il y ait « neuf blacks sur onze » dans l’équipe de France de football.

Le dimanche 9 novembre, devant les caméras de Canal+, Georges Frêche déclarait : "Ici, dans cette région, vous savez, il y en a qui lui amène quelques voix, mais celui qui amène le paquet de voix, c’est moi ! C’est clair. (...) Si Ségolène Royal gagne, je serai réintégré, si c’est Jospin et ses amis qui gagnent, je ne serai pas réintégré".

Il est vrai que Frêche, malgré son exclusion, était et reste l’ « homme fort » de la fédération du PS de l’Hérault.

Suite à ces propos, la journaliste de Canal + avait demandé à Ségolène Royal si elle comptait effectivement réintégrer Georges Frêche. Elle avait botté en touche et refusé de répondre clairement à la question qui lui était posée.

Sur France inter, ce matin, mardi 18 novembre à 8 h 50, Ségolène Royal n’a pas hésité à affirmé à propos de Georges Frêche : « …c’est un nomme cultivé, c’est un homme intelligent… certes, il a fait beaucoup de maladresses mais s’il fallait exclure du Parti socialiste tous ceux qui ont fait des maladresses… ».

La commission des conflits du PS avait déclaré, lors de l’exclusion (décidée à l’unanimité) de Frêche que les propos incriminés n’étaient pas « compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du PS… »

Mais pour Ségolène Royal, ces propos de Georges Frêche ne sont que des « maladresses ».

Voilà comment Ségolène Royal défend la « diversité » dans notre parti.

Voilà l’une des facettes de ce « renouvellement des pratiques politiques » dont elle se revendique constamment.

Voilà, sans doute aussi, sa conception du « code de l’honneur ».

Jean-Jacques Chavigné

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