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Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !Combattons le sarkozysme qui détruit tous nos droits sociaux
lundi 24 novembre 2008 par Gérard Filoche
Assez de division, Manuel Valls et Ségolène Royal : les voilà qui appellent à une manifestation devant Solferino quasiment, tout en se victimisant et en donnant des leçons de « code d’honneur » à ceux qui ne s’inclinent pas devant leur forcing. Ségolène Royal veut revoter et Valls prétend que c’est « la Floride ».
N’ont-ils pas, pour élargir artificiellement les voix de Ségolène Royal, les voix bloquées des Bouches du Rhône de Jean-Noël Guérini et de l’Hérault de Georges Frêche ? Comment osent-ils attaquer les voix du Nord, sans balayer devant leur propre porte au sud ? Ségolène Royal ne propose t elle pas de réintégrer Georges Frêche pour assurer ses marges alors qu’elle demande de « revoter » une troisième fois appuyée par tous les médias aux ordres. Oui, il y a de la triche et c’est intolérable : en Hérault les observateurs envoyés par le bureau national ont été chassés des bureaux de vote par les partisans de Ségolène Royal ! Il faut stopper cette triche, oui, il faut bannir la fraude dans un parti démocratique, mais pourquoi choisissent-ils de le faire parce que c’est eux qui perdent de peu de voix ? Ils n’ont rien dit quand le « non » était battu le 1er décembre 2004 alors qu’il était manifestement majoritaire en interne, le vote des électeurs socialistes l’ayant confirmé en externe le 29 mai 2005 ? Qui peut croire aux appels soudains à la transparence de ceux qui trichent eux-mêmes ? Assez de fausse morale, assez de pression médiatique extérieure, assez de division ! Assez de forcing pour s’emparer du PS par tous moyens, vendre son siége, balayer son programme social, l’ancrer au Blairisme et à Bayrou. Valls qui veut changer le nom du PS, est trois fois sur quatre en accord avec Sarkozy, il se déchaîne sur tous les écrans contre Martine Aubry ¬ sans oublier de dire au passage qu’il est pour qu’on travaille tous le dimanche. Valls porte-parole de Ségolène Royal exprime par ses excès, l’impatience de casser le parti socialiste, d’empêcher que les idées de gauche qui ont progressé avec la motion C de Benoît Hamon n’y deviennent, sous la poussée du mouvement social, prochainement dominantes. Les enjeux sont très politiques ; orientation droitière vers la droite-Modem, ou orientation vers l’unité de toute la gauche. Contrairement aux présentations qu’en font la droite et les grands médias, ce n’est pas une bataille de personnes, c’est une des plus grandes batailles d’idées qu’ait connu ce parti dans la grande tradition socialiste. Même si ces idées s’expriment de façon déformée, elle sont là, éclatantes : un choix entre un cours à gauche, ou un cours droitier. D’où la lutte vivante au coude à coude, à rebondissement : une mue ne se fait pas sans souffrance. La motion autour de Royal est contre les 35 h, contre la retraite à 60 ans, contre le contrôle des licenciements, contre la hausse du Smic à 1500 euros et, de façon générale, ils ne parlent jamais de hausse massive des salaires, de code du travail, ni de Sécu pour tous, ni de redistribution des richesses. On comprend pourquoi elle a les faveurs des grands médias aux ordres : ils nous ont déjà fait le coup pour la désignation de la candidate en 2006. Le vote le plus important n’est pas celui sur les personnes, c’est celui sur les motions. À la lumière de ce qui se passe, il faut conserver le vote à la proportionnelle, et supprimer le vote majoritaire présidentialisé, personnalisé sur le premier secrétaire. Le premier secrétaire doit être désigné au sien des instances et les refléter. Ca ne peut pas être une question de personne puisque Ségolène Royal a elle aussi participé à toutes les directions, toutes les majorités, conseillère, ministre, membre du BN, depuis 1983, elle a cautionné, voté, mis en œuvre, elle est liée à tout ce qui s’est fait jusqu’à Dijon, Le Mans, Reims. Il faut rendre sa noblesse au débat socialiste actuel : oui au débat pour savoir comment nous faisons face à la crise du capitalisme, non aux querelles pour ou contre unetelle ! Oui, au débat de motion, au choix d’orientation pour trancher s’il faut d’abord redistribuer les richesses pour relancer la croissance ou si pour relancer la croissance, il faut poursuivre la rigueur. Un vrai débat, le même, existe à propos du choix entre l’alliance avec la droite-modem ou l’alliance avec toute la gauche. 70 % du congrès a tranché pour une alliance de toute la gauche contre toute la droite, avec, en l’occurrence, Martine Aubry. Mais Manuel Valls et Ségolène Royal essaient de noyer cela comme si nous n’avions pas voté et tranché à 70 % des voix. Ce n’est pas une question de personne ce qui arrive, c’est une question politique de fond : s’orienter vers Bayrou, ou rassembler, reconstruire, raviver la gauche, c’est un vrai choix. Il faut rétablir l’unité du parti socialiste pour demain construire l’unité de toute la gauche ! Nous comprenons l’impatience de tous ceux qui veulent une issue alors que les grèves se développent, à Air France, à la SNCF, à La Poste, dans des centaines d’entreprises du privé pour l’emploi et les salaires. Le monde de Sarkozy, ses amis banquiers et banqueroutiers, s’effondre, il trouve des centaines de milliards à leur donner, alors qu’en face des besoins des services publics, des hôpitaux, des écoles, des équipements collectifs dans nos banlieues, de hausse des salaires, il avait prétendu que « les caisses étaient vides ». L’effroyable crise du capitalisme qui ne fait que commencer est l’aubaine pour les profiteurs, spéculateurs, les actionnaires, le CAC 40, les 500 premières familles qui continuent de pressurer les salaires, de supprimer les emplois, de millions et de millions de salariés qui produisent les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent ! La France d’en haut n’a jamais été aussi riche, florissante et la France d’en bas aussi maltraitée, spoliée, pillée. Le parti socialiste doit retrouver le ton de combat, de mobilisation, de participation aux luttes sociales, d’opposition au sarkozysme qu’il n’aurait jamais dû quitter. C’est ce que cherchent intuitivement les militants par-delà les questions de personne : à Reims ils applaudissaient tout ce que tous les orateurs des différentes motions disaient de plus gauche ! Ils faisaient une ovation à toutes celles et tous ceux qui proposaient l’unité. Il n’y a pas d’exclusive de personnes ! Ah que Ségolène Royal aurait pu faire l’affaire si elle ne provoquait pas le reste du parti et ne se proposait de le droitiser et de le casser. Ce n’est pas sa personne qui crispe, ce sont ses positions droitières à contre courant de la majorité de la gauche. Ah qu’elle aurait pu faire l’affaire si elle défendait un vrai programme social capable de gagner, si elle savait battre le « travailler plus pour gagner plus de Sarkozy », au lieu de le laisser sans réponse. De 2004 à 2008 nous avons gagné toutes les élections sauf la présidentielle ! Nous avons eu 20 régions sur 22 les 21 et 28 mars 2004 dans la foulée du grand mouvement de 2003 qui rejetait la loi Fillon contre les retraites ! Nous avons eu 30 % des voix en juin 2004 en défendant l’Europe des 35 h et du Smic européen. Nous avons gagné 2 villes sur 3 en mars 2008 et 61 départements sur 100 confirmant, en dépit de mai 2007, que la France était à gauche ! Pour gagner tous ces scrutins, nous n’avons pas eu besoin d’appoint de la droite Modem. Mais pour gagner une présidentielle, il faut tenir un vrai discours de rupture, de transformation sociale, avec des mesures sociales phares, ce que n’a pas fait et ce que ne veut pas faire Ségolène Royal. Tous les problèmes de fond viennent de là : or elle s’acharne alors qu’elle s’était prétendument « mise au frigidaire », à s’imposer en tant que « personne », jouant de démagogie, sans être capable de rassembler les 70 % de militants qui n’ont pas voté pour la motion de Gérard Collomb. Gérard Filoche Forum
Vive le Parti de Gauche !
4 décembre 2008, par LoveRTCR
Il est incompréhensible de tenir un discours d’apparatchik tel que "défense du parti socialiste", "unité du parti socialiste", patati et patata... Cela me fait penser à Emmanuelli qui défendait Laurent Gbagbo en disant qu’il était un socialiste africain, qu’il faisait parti de la Maison socialiste... avant de comprendre que le sinistre individu n’avait de socialiste que l’étiquette... Ce sont nos convictions que nous devons suivre, pas des attachements partidaires qui tiennent davantage de l’amour fusionnel enfantin que du raisonnement politique. Filoche au Parti de Gauche ! Vive le Parti de Gauche !
4 décembre 2008, par
Et en plus ça rime. :=)) En regardant au niveau européen, il me semble plus clair que la mue n’est pas dans le sens attendu par Gérard Filoche. http://www.pour-politis.org/spip.php ?article656 http://debatsocialiste.blogspirit.com/archive/2008/12/02/le-pse-ne-presente-aucun-candidat-a-la-presidence-de-la-comm.html Vive le Parti de Gauche !
5 décembre 2008, par
D3gl1nG0
Oui, et avec tous les autres vrais socialistes... Un nouvel adhérent au PG (qui n’a jamais adhéré ailleurs mais qui estime que, maintenant,..."Cà suffit comme çà !") Vive le Parti de Gauche !
5 décembre 2008, par
Théau Sistien
Et dit PéDéGé Pas besoin de voter Y’a un PDG Où sont les statuts ? Et le grand congrès pour vous constituer ? Pourras t’on voté des orientations ? a égalité ?Ou Mutualité par acclamations du bon PDG Au sein du parti la petite écurie ne s’est pas privée d’casser la GS Au congrès du Mans elle a fait synthèse Au congrès de Reims elle nous casse les reins Et voilà en plus qu’elle fait la leçon Dites moi c’est quand la prochaine scission ? Théau Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Sudiste
Quand on appelle clairement à voter pour Aubry et ses amis socio-libéraux (DSK, Delanoë, Cambadélis, Moscovici, Rocard, etc.), le moins que l’on puisse faire est de ne pas dénigrer ceux qui, comme Mélenchon, se refusent toujours à trahir leur idéal...
Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Théau
Mais Mélenchon a fait synthèse au Mans avec tous ceux là !cassant ainsi la dynamique créé par NPS et nouveau monde, Filoche non !
Un peu de mémoire camarade !
Théau
Rectificatif !
5 décembre 2008, par
LoveRTCR
Mélenchon a fait synthèse au Mans, ce qui était une connerie on est d’accord, mais là tu fais du révisionnisme historique. Ce sont Emmanuelli et les arrivistes de NPS qui refusaient l’appel de Mélenchon à l’unité de la gauche du parti. A l’époque l’apparatchik Emmanuelli expliquait sa théorie "du rateau" (sic), selon laquelle il vaut mieux partir en différents petits groupes "pour ratisser large". On connaît le résultat que cette brillante théorie a donné...
Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Théau
Ah ! très bien ! tu reconnais que JLM "a fait une connerie " mais si c’était là seule ! Mais ne prétend pas qu’il est pour l’unité de la gauche du parti car j’étais à l’université de la Gauche socialiste à Nantes lorsqu’il est parti sans principe, en expliquant que la seule voie était de rejoindre Emmanuelli et Nouveau monde ; pour finalement terminer honteusement dans la synthèse du Mans. Et en plus, en quoi Henri qui était un héros incontournable il y a 10 ans est devenu un apparatchik ? Et ne fais tu pas tienne "la théorie du rateau" que tu attibues bien vite aux autres ! Ne serait ce une logique du rateau que de créer PDG ? Ne serait ce une politique du rateau que de se la jouer solo pendant toute la préparation du congrès et de rallier la motion HAMON au tout dernier moment de crainte de prendre un bouillon en présentant sa motion seul. Puis de se barrer en pleine campagne au risque de laisser élire Ségolène ! si c’est çà "unifier la gauche du parti" très peu pour moi ! Et pour avaler votre stratégie du rateau, il faut vraiment être con à manger du foin. Adhérents à PDG ! attention aux coups de rateau ! J’ai déjà donné ! Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Oscar Zy
ce sont les gens de droite qui utilisent PDG pour le Parti de Gauche ... j’ai l’impression que les rabatteurs de voix de gauche au profit de la bourgeoisie qui pilote le ps depuis toujours, commencent àmesurer l’étendu de leur bévue et de leur échec Rectificatif !
5 décembre 2008, par
LoveRTCR
absolument d’accord avec toi Oscar, donc je n’ajouterai rien. Sinon que : La gauche du PS est la plus grande avaleuse de couleuvres de tous les temps, et les Filoche, Emmanuelli et autres (qui sont sincères je pense, pas comme le rocardien Hamon), sont les idiots utiles (comme aurait dit Lénine) de la bourgeoisie notable-compassionnelle des Hollande, Aubry et consorts. Je suis très optimiste pour le PG car comme tu le dis les rabatteurs du PS sont sur la défensive et sentent que leur discours "entrer au PS pour le changer" ne convainc plus personne. Ca ferait presque rigoler même. Quelle naïveté ! Moi je suggère de faire de l’entrisme à l’UMP pour qu’il ne se déporte pas trop vers la droite... Hahaha ! Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Désolé de te décevoir. Depuis le Congrès de Reims, 5 nouveaux adhérents à la section Toulouse XII (Mirail ...) pour renforcer la gauche. Si on fait le boulot c’est + 20 d’ici fin Janvier. Mais cela ne te convaincra pas puisque nous sommes les larbins des sociaux libéraux .... Rectificatif !
5 décembre 2008, par
LoveRTCR
Je ne vois pas comment je pourrais être "déçu" sachant que pour le PG c’est en centaines que se comptent les adhésions chaque jour.
Mais je ne veux pas entrer dans ce type d’arguments boutiquiers, cela n’a pas de sens.
Le résultat des européennes dira qui a tort et qui a raison.
Rectificatif !
5 décembre 2008, par
SF
Synthèse du Mans par Mélenchon : une connerie ! Facile à justifier comme ça camarade ! Que non, pas une connerie, Mélenchon vaut mieux que cette pirouette. Allez pour être désagréable plutôt une manœuvre pour rester en course. Filoche, en toute connaissance des conséquences, a fait de la politique au Mans, il a refusé la synthèse pour rester en phase avec son courant. Pas manœuvrier pour un sou Filoche. Démocratique avant tout. Mélenchon, lui, a applaudi la synthèse comme il avait applaudi l’intervention de Julien Dray à la veille de la casse de la GS à Nantes. Alors rejoindre le PdG non merci ! Rectificatif !
5 décembre 2008, par
LoveRTCR
Je ne suis pas du tout pour les fans clubs donc je me moque du personnage Mélenchon en tant que tel. Je ne l’ai pas attendu pour quitter le PS et militer ailleurs. C’est sa démarche politique qui m’intéresse et le programme (embryonnaire, certes) du PG. Je ne me fais aucune illusion sur les hommes politiques, Mélenchon ou d’autres. Rectificatif !
5 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Avec qui Mélenchon va-t-il constituer une liste pour les européennes ? Avec le PC ? Bien Mais pour que la liste ait quelques chances de perser il ne faut pas que vous ayez une liste NPA/LO dans les pattes ! Alors négocier pour faire liste commune avec NPA et LO, vous n’etes pas sortis de l’auberge et je doute que vous en sortiez ! Oh en théorie ils sont d’accord (cf Annie), mais dans la pratique..... Bon Courage ! Rectificatif !
6 décembre 2008, par
Théau
Les "oscarzy" et "loveRTCR" n’y vont pas avec le dos de la cuiller pour valoriser leur PDG. Lisons les formules : Filoche serait "l’idiot utile de la beourgeoisie notable compassionnelle !" et "un rabatteur de voix de gauche au profit de la beourgoisie ! " Ni plus ni moins ! Vos propos ne sont pas sérieux et ne peuvent convaincre personne et rappelle trop les propos sectaro lambertoïdes qu’on vous connaît depuis 30 ans ! et que vous pépétez haineusement à chaque fois pour justifier des scinnionites qui n’intéressent personne Continuez comme çà en resassant que tous ceux qui ne sont pas derrière PSG ! pardon PDG ! ne sont que des suppots de la bourgeoisie ! Qui est en difficulté dans le débat sinon ceux qui ont du mal à justifier le positionnement de Mélenchon depuis 20 ans dans le PS et sa manie de casser tout se qu’on a tenté de construire à gauche dans ce parti ! Rectificatif !
6 décembre 2008, par
Darius
Tu as raison Théau ! Et Mélenchon lui même et heureusement n’utilise pas ce verbiage éculé, ravageur et d’un autre temps Rectificatif !
6 décembre 2008, par
LoveRTCR
Se faire reprocher d’avoir des "propos sectaro lambertoïdes"... par des partisans de Gérard Filoche est plutôt amusant. Amusant aussi de dire que nos propos ne sont "pas sérieux". J’ai hâte de voir le "sérieux" que vous mettrez à mener la campagne des européennes en juin prochain aux côté d’Aubry, Zapatero et Gordon Brown... Nous verrons bien qui ne peut "convaincre personne", et de quel côté se trouve la cohérence idéologique. En tout cas aucune haine dans mes propos, juste une sidération absolue devant la capacité des filochards à continuer vaille que vaille à vénérer un parti qui leur crache dessus depuis toujours. Un écrivain dont j’ai oublié le nom avait passé 25 ans dans un goulag d’URSS, et quand il a enfin été libéré, il avait déclaré que malgré tout, il n’en voulait pas à Staline et se revendiquait d’ailleurs toujours comme "stalinien". Que dire devant une telle manifestation du syndrome de Stockholm ? Mais votre amour fusionnel pour un parti qui vous déteste me fait penser à ça. Bref. Et pour finir, "PSG", "PDG", ces petites mesquineries, c’est vrai que c’est très sérieux ça... Rectificatif !
6 décembre 2008, par
theau
OK sur "PSG" c’est pas sérieux ! Sur l’essentiel : tu t’étonnes que les "filochards" restent au PS, mais ce qui est bien plus étonnant c’est le virage de JLM et sa manière de cliver les choses ! Car le PS ne change pas vraiment de nature et d’orientation au moment et parce que JlM le quitte ! Et certes il y a des divergences profondes sur l’Europe au sein du ps. Elles se sont fortement exprimées lors du non au TCE, et c’est sans doute l’appui du "non socialiste" qui a permis celà !!! Quant aux élections européennes, JLM rêve d’une liste PS qui serait peu marquée à gauche, comme il a rêvé la victoire de Ségolène ; mais rien n’est tranché d’avance !! Ce type de pari est pernicieux car espérer qu’une parti de la gauche se droitise pour se faire une place, c’est pas éducatif, çà relève du calcul opportuniste et c’est aller à l’inverse d’un principe qu’il faut défendre : l’unité de la gauche Clivez clivez ! il en restera toujours quelquechose ! Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
6 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Je ne sais qui se cache derrière ce pseudo ésothérique. Vu tes propos, il est sûr que nous nous connaissons. Nous (DS) ne sommes pas au Parti Socialiste par amour ou pour être aimé. Nous avons eu un long cheminement politique et théorique. Notre programme, nos idées n’ont guère changé sur le fond : nous défendons les intérêts des salariés, des exploités, des opprimés, nous luttons contre le système capitaliste et pour un socialisme démocratique, pour la République Sociale chère à Jaures. Sur la question du Parti, nous avons évolué. Partisans pendant des décennies du Parti programmatique, d’un parti sur la base du programme de la révolution socialiste,(conception dite léniniste) nous avons rejoins la conception de Marx telle qu’il l’expose dans le Manifeste du Parti Communiste : "Les communistes ne forment pas un parti séparé contre les autres partis ouvriers .... ils en sont l’aile la plus avancée " Nous luttons pour que nos idées soient majoritaires à gauche. Quand on prend la gauche politique en france, il s’agit de 200 000 à 300 000 militants, dont 130 000 sont organisés au Parti Socialiste. C’est ce Parti qui est dominant. Sans lui rien ne peut se faire à gauche. Voilà, l’initiative de Jean Luc ne changera rien qualitativement à cela. Pour moi, il peut regrouper des militants fatigués de la lutte interne au PS, des militants hors PS qui y trouveront un abri, mais d’une certaine manière il s’agit d’une désertion du combat central au sein du PS, à l’heure où celui ci vit un réel séisme et ou la bipolarisation droite gauche va s’accentuer jour après jour. Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
6 décembre 2008, par
Gilbert
Intéressants, les chiffres que tu donnes. 200 à 300 000 militants organisés à gauche, dont 130 000 au parti "socialiste". Tu enlèves la moitié de Ségolénistes (c’est bien vous qui aviez dit que c’était la droite). Il reste donc 65 000 "socialistes". Et si on enlève les clients de DSK et les arrivistes sans conviction, les Valls et Cie, ceux qu’ont pas encore cédé aux sirènes sarkozystes, il reste plus grand monde pour permettre d’affirmer que le PS constitue le combat central de la gauche.
Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Gilbert, tu continue à t’amuser, à embrouiller et à ne rien amener à la discussion. Au Parti Socialiste, on débat sur des textes, on vote des textes, ça s’apelle des motions. Il y a eu aussi un vote sur les personnes dont médias et people ont fait leurs choux gras. Je comprends bien que toi aussi qui ne cherche pas à comprendre, mais à embrouiller avec quelques petites piques, des fois se voulant amusantes, des fois fieleuse, tu t’interesse au vote sur les personnes. Le 6 Novembre il y a donc eu un vote sur les Motions La Motion E, dont le texte était le plus à droite des motions a obtenu 29% La Motion A (regroupant Hollande/Delanoé/Moscovici a obtenu 25 % sur une orientation de "continuité" La Motion D (Aubry, Fabius, Montebourg, Cambadelis) a obtenu 24 ;5 sur un texte faisant un pas à gauche La Motion C sur un texte clairement de gauche a obtenu 19 % Ca c’est la photographie au 6 Novembre. Depuis la clarification se poursuit. La Motion A a éclaté entre une droite (Hollande, Sapin) et un "centre" Jospin/Delanoé" La Motion D est composite Je ne saurai exactement chiffrer, c’est de l’ordre 6/8 DSK, 6/8 Fabius, 4/6 Montebourg, 4/6 Aubry En comptant les militants ancrés à gauche mais pourtant dispersé dans la E et la A (pour préférence présidentielle surtout) plus les éléments de gauche de la D (la plupart des fabiusien et une partie de Montebourg), la gauche potentienlle est aux alentour de 30/35% La droite ségoleniste 25/30 la droite hollandaise 5/10 la droite DSK 5/10 les centres 15 à 35 Connaissant les pesanteurs d’appareils et les reclassements potentiels dans un sens légitimiste Nous aurons dans le pati une minorité Ségo à 20/25 % (les barons marseillais, lyonnais sauront composer avec qui de droit) Une composante intermédiare à 5/10 % (les Hollandais Et une majorité d’environ 70% autour d’Aubry.(dont près de 30 % issus de sensibilités de gauche) On peut se moquer de tous ces calculs. Le PS est en pleine recomposition, les clarifications vont se poursuivre. La Gauche du Parti n’a jamais été en meilleure position pour influer et combattre depuis 1983 .... Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
MA
« Le PS est en pleine décomposition, les scarifications vont se poursuivre. » c’est clair Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Gilbert, malheureusement, refusera toujours de se plonger dans cette analyse en profondeur de la réalité idéologique des militants socialistes, il préfèrera toujours mettre en avant les 50 pour cent qui ont voté SR le 21 sur des données bonapartistes et irrationneles ou les 80 pour cent qui n’ont pas voté Hamon le 6 et encore si Hamon faisait 40 ou 50 pour cent Gilbert dirait bien sur c’est parceque Hamon est de droite ! Par contre les vrais éléments droitiers de l’appareil qui ont poussé les derniers jours pour gonfler les voix d’une Ségolène dont ils avaient toujours repoussé la candidature auparavant, Gilbert n’en tient aucun compte et pour cause il ne l’a pas vécu, il n’était pas dans les sections du ps ! Cet acharnement de certains à empecher Aubry de gagner le 21 est plus que suspect, il prouve bien une seule obcession de leur part, faire tout pour que la Gauche qui pointe son nez retourne dans une ultra-minorité et si possible à ses divisions, leur acharnement à peine visible ne pouvait se justifier, justement parce que le vote Aubry du 21 avait bien un sens très net pour eux et cela démontre nos thèses. Quel intéret auraient-il eu ces droitiers à tout faire pour que Martine aubry ne soit pas élue, si ce vote n’avait aucune signification quant à l’orientation du parti comme le prétend Gilbert. Le rejet des deux amendements ségolénistes sur l’alliance avec le Modem et la conception de parti de supporter (cotisations fixes et à bas prix quelquesoit le niveau de ressources), ne fait qu’amplifier cette impression, le congrès de Reims est bien une victoire de la Gauche et un coup d’arret donné à la droitisation du parti, n’en déplaise aux impatients qui revent de la société sans classes pour après-demain ! Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
LoveRTCR
Face à si peu convaincante démonstration, on ne peut s’empêcher de penser au dicton "il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir". "La Gauche du Parti n’a jamais été en meilleure position pour influer et combattre depuis 1983 ...." !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Alors là bravo ! Il fallait oser ! A l’heure des 60% de militants pour le TCE, des adhérents à 20€, de la désignation de Royal ("la vacuité idéologique au pouvoir"), de la déclaration de principe dont tous les dirigeants socialistes ont dit qu’elle inaugurait le Bad-Godersberg français (= reniement du combat contre le capitalisme), des 80% de votes pour le centre-gauche, d’un score de la gauche du parti divisé par 2 (et ce avant le départ de Dolez et Mélenchon, rappelons-le), de l’alignement d’Aubry sur les positions droitières du PSE.. pontifier que "la Gauche du Parti n’a jamais été en meilleure position pour influer et combattre depuis 1983 ...." est tout simplement malhonnête intellectuellement, il n’y a pas d’autres mots. Mais qui donc croyez-vous convaincre ????? La plupart des citoyens vous riront aux nez face à pareilles fumisteries. On dirait un argumentaire développé par Julien Dray-Béria. Consternant. Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Quelle suffisance pour des groupuscules si sectaires qu’ils ne sont pas capables de s’entendre et qui n’atteignent chacun meme pas 5 pour cent des voix !
Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
Gilbert
Tu as raison, LoveRTCR, et ça confirme de plus en plus que nous avons affaire à un phénomène du genre sectaire. Suffirait que le gourou leur dise qu’il fait 30 ° dehors et tu les verrais se rouler nus dans la neige.
Ils disent qu’on ne veut pas voir ce qui agit leur parti souterrainement. Mais eux, quand on leur montre ce qui agite la société au grand jour, comme la manifestation des chômeurs et précaires, ils se bouchent les yeux et les oreilles. En plus, il font comme si Aubry, la meilleure amie des grands patrons, qui leur doit tout, venait de naitre.
Une ligne stratégique : le parti ouvrier organique
7 décembre 2008, par
LoveRTCR
"Ils disent qu’on ne veut pas voir ce qui agit leur parti souterrainement. Mais eux,quand on leur montre ce qui agite la société au grand jour, comme la manifestation des chômeurs et précaires, ils se bouchent les yeux et les oreilles". C’est exactement ça. Mais c’est logique, l’amour est exclusif. Quand on se passionne autant pour son parti, on ne peut que délaisser le reste, en l’occurrence la société française. Ignorer l’ébullition dans l’autre gauche pour se concentrer sur les soi-disant frémissements dans les profondeurs du PS (combien de fois a-t-on entendu ces salades par les rabatteurs ?) est tout simplement de l’aveuglement. Problème des gens qui ont passé leur (longue) vie à militer au sein d’une organisation. Ils y sont attachés comme la bernique à son rocher, et leur raisonnement intellectuel est tributaire de leur attachement affectif. Ce qui est parfaitement illustré par le message stupéfiant de Pierre Timsit, pour qui "La Gauche du Parti n’a jamais été en meilleure position pour influer et combattre depuis 1983 ...." (désolé de ressasser mais je ne m’en remets toujours pas...). L’analyse de la social-démocratie dans le monde et principalement en Europe montre à quel point le discours des filochards est totalement à côté de la plaque. Chantez, chantez tant que vous voudrez !
7 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Mais qu’est ce que vous en connaissez du ps, vous les donneurs de lecons, les critiques à la petite semaine ! Vous en connaissez ce que les médias sarkozystes déblatèrent à longueur de journées et ce que les dirigeants des groupuscules minoritaires en disent ! Comment pouvez vous porter des jugements sur ce parti, alors que vous refusez d’etre dedans ne serait-ce qu’un temps pour y porter des jugements de valeur. Quelques illuminés qui ont participé par le passé à toutes les magouilles le quittent et racontent tout le mal qu’ils en pensent et bien sur vous reproduisez comme des pérroquets ce qu’ils disent sans jamais chercher à vérifier par vous memes ! En 2005 quand j’ai appris par la presse que les socialistes débattaient très vivement sur leur forums, suite au NON au référendum, je m’y suis rendu à mon tour, ce fut mon premier contact avec les militants de ce parti. Moi aussi, je faisais naturellement comme vous Gilbert et Cie, je critiquais, je critiquais.... On m’a dit mais qui es-tu toi qui critiques une organisation que tu ne connais pas, dont tu ne fais meme pas partie ! Quand j’en ai eu assez d’entendre cela Eh oui j’ai adhéré pour pouvoir dire maintenant je connais, dans ma section ou ma fédé cela se passe comme ceci ou comme cela et effectivement maintenant je peux porter des jugements de valeur puisque je suis témoin des faits. Mais, moi j’ai compris peut-etre au bout de trois mois, les zozos qui fréquentent ce site, eux sont soit bornés, soit payés par la droite pour diffuser des fausses infos et décourager les vrais lecteurs honnetes de venir voir ce qui s’y passe d’un peu plus pret dans ce parti socialiste que les médias au service de Sarkozy trainent dans la boue tous les jours ! Chantez, chantez tant que vous voudrez !
7 décembre 2008, par
LoveRTCR
Eh bien on ne peut pas dire que nous avons la même expérience du PS car pour y avoir été 3 ans (j’étais à Nouveau Monde et moi aussi j’ai cru au discours des rabatteurs me faisant croire que ce parti pouvait être changé de l’intérieur) je ne peux pas dire que j’en tire les mêmes conclusions que toi. Et taxer ses contradicteurs d’émissaire "payé par la droite" est ridicule et confirme la dérive sectaire de certains membres de DS, qui témoignent par cet énervement du fait qu’eux-mêmes ne sont pas vraiment convaincus par ce qu’ils disent. Chantez, chantez tant que vous voudrez !
7 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Je persiste et je signe, la trahison au congrès du Mans dans la " nuit des résolutions", c’était peut etre D et S qui a refusé de signer la synthèse ! Je ne me considère pas comme appartenant à D et S mais Reconnaissons, tout de meme que ces camaredes sont logiques, "Difficile de les prendre la main dans le sac" car contrairement à d’autres suivez mon regard n’est-ce pas LOVERTCR, ils ne trichent pour ainsi dire jamais alors qu’on n’a rien sous la dent, on invente les histoires c’est bien connu ! Quand je pense que tous ces rats de forum, viennent nous dire la main sur la coeur qu’il y a d’autres alternatives, mais ils se foutent de notre gueule ! Depuis quarante ans et meme avant toujours les memes chimères sur la révolution prolétarienne et le grand soir et toujours rien, toujours les memes résultats minables, toujours l’incapacité de mener ne serait-ce qu’une grève de plusieurs semaines ! Alors pour masquer leur incurie, ils ont accusé autrefois les communistes, maintenant ils accusent les syndicats ou le parti socialiste ! Tout irait certainement mieux si il n’y avait plus de sysdicat, plus de partis de gauche en France, n’est ce pas, ce serait une catatrophe pour notre combat socialiste si cela arrivait un jour, mais rien que pour eux ce serait vraiment drole de voir quelle fausse raison ils donneraient à leur incapacité à faire la révolution ! Oui la gauche du PS est dans la meilleure situation depuis 1983
7 décembre 2008, par
Pierre Timsit
LoveRTCR, tu n’as pas le courage de discuter ici à visage découvert. Parce que cela est sûr on se connait. Tu ne viens pas argumenter, mais essayer de détruire notre orientation de combat par des allusions, des certitudes, des affirmations .... Je maintiens la Gauche du Parti n’a jamais été dans meilleure situation depuis 83. En 71 le centre du Parti (le courant Mitterand) avait fait alliance avec le Ceres (alors gauche stalinophile du PS) sur la stratégie de l’Unité de la Gauche et du Programme Commun. Depuis 83 le PS était gouverné par une alliance Centre + Droite rejetant la Gauche dans la minorité. Le Congrès de Reims change la donne, nous voici comme après Epinay sur la base d’un accord Centre + Gauche basé sur le renouvelement, l’ancrage à gauche, un parti de militants et le refus d’alliance au centre. Alors tout est il réglé ? Mais la gauche n’a jamais été en meilleure situation depuis 83. Tout dépend maintenant du mouvement social et de son échos au sein du Parti, et de notre combat pour pousser plus avant la clarification. une gauche décomplexée qui accepte les alliances avec le MoDem au niveau local et le traité de Lisbonne
8 décembre 2008, par
MetalKing
Je vais commencer par rappeler que le texte d’orientation du PS est signé par Aubry, Hamon et Delanoë. Puisque tu la motion C est l’équivalent du CERES (dans ta démonstration), tu actes que la motion de Delanoë était en fait une motion du centre du parti. "Je suis libéral et socialiste" est désormais le centre du PS comme l’était les envolées lyriques anticapitaliste de Mitterrand en 83. Je te remercie d’avoir comparé aussi basiquement les 2 époques pour me permettre de remettre en perspective la réalité idéologique. Ensuite, je constate que Delanoë et Aubry n’ont pas condamné les alliances locales avec le MoDem. La seule restriction est au niveau national. Il serait intéressant d’expliquer le processus transformant un cadre du MoDem local en adjoint pratiquant le socialisme décomplexé en un horrible droitier lors de l’élection présidentielle. Je pense que les français auront une impression beaucoup moins que ce que tu professes. Le PS de gauche décomplexé vient de signer le programme du PSE dont des membres très influents dirigent dans leur pays avec la droite (Allemagne, Hollande) quand ce n’est pas la droite elle-même (Angleterre). Je constate que la 1ère action d’Aubry est d’avoir signé un texte demandant la ratification du traité de Lisbonne. Il faut dire que le mot "Lisbonne" est absent du texte d’orientation politique du PS approuvé par D&S. A quelques mois d’une campagne européenne, ce vide aurait dû, pour le moins, alerter des camarades ayant participer à une campagne courageuse lors du référendum de 2005. Et bien non. Il s’agit désormais de nommer le PS de gauche décomplexé malgré les faits. Notons aussi que Cambadelis est responsable du secteur européen ; ce qui laisse envisager une réorientation profonde du discours du PS sur l’UE. Je pense que tu auras de grosses difficultés à justifier ce virage à gauche et antilibérale en matière européenne... Enfin, tu en reviens toujours aux effets du mouvement social sur la ligne politique du PS. Force est de constater que les citoyens présents dans le mouvement social n’ont pas un grand espoir vis-à-vis du PS. Pis, les quelques socialistes présents (et reconnaissables en tant que tel) sont soit chambré (pour être poli) soit invité à quitter leur parti pour être du côté de la mobilisation (argument donné à l’encontre de tous les camarades de PRS il y a quelques mois). Les nouvelles adhésions au PS ne sont pas caractéristiques du mouvement social dans la grande majorité des cas. Cela explique que ses nouveaux adhérents demandent où se trouve le représentant de DSK plutôt que celui d’Hamon pour faire court. L’espace à la gauche du PS s’est réduit. 40% environ votait pour le SMIC à 1500€ et pour un référendum sur le prochain traité européen en 2005. Désormais seul 19% votent pour le SMIC à 1500€ et la caducité du traité de Lisbonne. Les faits sont têtus. Je constate que nous refaisons le débat entre la gauche du SPD et les membres de Die Linke. La gauche du SPD espère toujours une réorientation de son parti, le plus gros parti "social démocrate" du pays. Notamment en se basant sur le poids d’un mouvement social qui tarde à venir (faut dire que c’est pas simple d’en commencer un contre le principal parti soc dem...). Et puis, de congrès en congrès, la ligne démocrate avance au sein du SPD. Le SPD a refusé de signer un accord avec Die Linke portant sur 3 points : retrait des troupes d’Afghanistan, création d’un SMIC et retrait des lois Hartz 4. Je suis persuadé que tu es en total accord ses 3 points. Et qu’a choisi le SPD ? De gouverner avec la droite. Et le SPD vient de nommer un 1er secrétaire qui est contre l’alliance avec Die Linke, contre l’alliance à gauche. Mais l’aile gauche du SPD continue d’espérer que... Le PS n’est pas dans une situation aussi catastrophique que le SPD. Heureusement. Mais la pente est largement prise. Je t’incite aussi à regarder la situation de la gauche italienne : elle n’existe plus. Enfin, pour finir sur une boutade, qui traduit une certaine réalité des rapports de force politique. Le rassemblement du PSE pour acter de son nouveau projet, le Manifesto, avait pour couleur de fond : l’orange. Manière d’accueillir comme il se doit Veltroni, qui se déclare "réformiste et non de gauche"... Nous voulons changer toute la Gauche, l’unifier et l’ancrer à gauche
8 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Enfin une réponse argumentée. Tu expliques que la bataille pour l’ancrage à gauche des partis socialistes (France, Allemagne) est une chimère, qu’elle ne réussit pas. Et pour cela tu cites le Manifeste Européen signé par Aubry. Tu as raison cela est contradictoire avec l’ancrage à gauche du PS. C’est pour cela que la Motion C ne s’est pas dissoute : de nombreux combats sont à mener. Mais tu passes sous silence des éléments du texte de synthèse du CN du 6 Décembre : Cela veut dire que le débat sur le programme de campagne des européennes devra s’engager dès Janvier/Février. Tu prends chaque fois la plus mauvaise des hypothèses. Nous ne raisonnons pas comme ça, nous sommes au combat et tentons de modifier le cours des choses. Tu me reprends sur la comparaison 1971/2008 Congrès d’Epinay/congrès de Reims et tu railles sur le "Centre Miterandien" et le "centre Delonoé" Pour montrer l’évolution idéologique. Moi en 1971 je militais à la LCR et je me souviens des divagations de Bensaïd/Allies sur la guerre de guerilla chez les viticulteurs du Midi. Compare le programme de la LCR de 72 et celui de 2008 et tu verras la même dérive "droitière" que tu dénonce au PS. Je viens de relire le fameux débat Jaures/Guesdes de 1900 à Lille. Tu peux vérifier : Aucune organisation de Gauche n’ose tenir le discours de Jaures (affublé à l’époque de l’étiquette droitier) Et pourtant .... Sur l’Allemagne il se trouve que je suis lié d’amitié avec un cde de la direction de Die Linke. Ce camarade me racontait que la construction de die Linke n’a pas été un projet préconstruit. Devant les mesures libérales du gouvernement SPD de l’époque plusieurs centaines de milliers de militants syndicalistes ont quitté le Parti. Puis 4 dirigeants syndicaux d’IG Metal se sont fait exclure. S’est créé la Wasg puis die Linke. Le bilan qu’il me trait voici 6 mois était mitigé. Il pensait que le principal point positif de la fondation de la construction de Die Linke était un renforcement de l’aile gauche du SPD. Voilà, en politique, rien n’est sûr mais le fait de ne pas aboutir tout de suite, n’empêche pas que le chemin soit impraticable. Construire un parti "pur" idéologiquement est sans doute plus satisfaisant et reposant pour l’esprit .... mais cela laisse les mains libres aux sociaux libéraux. Comment battre la ligne sociale libérale au sein de la Gauche si ce n’est au sein du PS ? Mais pour nous c’est le seul chemin pour faire basculer toute la gauche à gauche Nous voulons changer toute la Gauche, l’unifier et l’ancrer à gauche
8 décembre 2008, par
Annie
C’est certainement ce que disait la gauche du parti travailliste en Grande-Bretagne et aujourd’hui où est la gauche anglaise ? Elle a pour ainsi dire disparu !
Nous seulement la gauche socialiste anglaise existe mais c’est le cas dans d’autres pays .....
8 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Pourquoi dis-tu cela ? Ce n’est pas parce que la section anglaise de la 4/Bensaïd a quitté la Labour ainsi que la majorité du groupe Militant que la gauche socialiste anglaise a disparue elle a toujours une bonne trentaine de députés, elle a des initiatives autour du groupe "Socialiste Campaing" elle n’hésite pas a rompre la discipline de vote au parlement (sur la guerre d’irack, et d’autres questions.Certe elle n’est plus en mesure de prendre la direction du parti ou des jeunesses comme dans les années 70, mais elle existe et elle se bat.Elle avait imposé Ken Livingston comme candidat du Labour à Londres . Red Ken a d’ailleurs été réélu maire de Londres pendant 4 ans après être battu par un conservateur. Si tu crois libé pour dire que la social démocratie européenne a été domestiquée par les sociaux libéraux alors change de lecture et va sur le net. Je te signale Izquierda Socialista d’espagne et Esquerra Socialista de Catalunya.... qui pèe 20% du PSOE Le cercle d’olten publie un mensuel "pages de Gauche en Suisse" La gauche du SPD est très puissante et liés aux syndicats. En Italie 40% des militants (70 000) ont refusé de se fondre dans le Partito Démocratico et ont fondé un autre Parti, et je ne te parlerai pas de nos camarades tchèques ou grecs. Faut se renseigner plutôt que d’être bardé de fausses certitudes. Nous seulement la gauche socialiste anglaise existe mais c’est le cas dans d’autres pays .....
9 décembre 2008, par
Annie
Pierre, Non, je ne pense pas être bardée de fausses certitudes et d’ailleurs voici l’avis de Philippe Marlière, un spécialiste du sujet et animateur de ce forum qui a écrit un livre sur le Labour Party. Voici son post à mon intention sur le sujet datant du 23 octobre 2008 : Bonjour Annie, D’uen certaine maniere, la situation est encore claire en Grande-Bretagne qu’ici. Le Labour, bien que plus a droite que le PS, est l’unique outil politique a la disposition des travailleurs. Ici, l’equivalent de Besancenot, du NPA, des alters, d’une pensee de gauche diffuse dans l’opinion, tout cela n’existe pas ou est totalement insignifiant. Les medias sont hysteriquement anti-gauche. Alors, c’est le Labour ou rien. Cela n’empeche pas que la derive droitiere de ce parti est extremenent grave. Peut-etre a-t-elle meme atteint un point de non-retour. Mais que faire quand aucune force sociale et politique ne parvient a s’organiser a cote ? PhM Nous seulement la gauche socialiste anglaise existe mais c’est le cas dans d’autres pays .....
9 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Bonjour Annie
La est effectivement le problème et en France aussi aucune force ne parvient à s’organiser à la gauche du ps ! Il parait meme que NPA/LCR et les communistes/Mélenchon vont présenter des listes différentes aux européennes de 2009, est-ce exact ? Avec Bové dans le bateau de Cohn Bendit cela commence à faire du monde à la gauche du ps ! Combien pour chaque liste on prend les paris ? Nous seulement la gauche socialiste anglaise existe mais c’est le cas dans d’autres pays .....
9 décembre 2008, par
MetalKing
Le NPA ne s’est toujours pas prononcé sur l’idée du front de gauche. Le PG va les rencontrer en délégation loin des journalistes pour entamer des discussions sur le fond politique. Certes le journaliste du Monde préfère donner des conclusions hatives. C’est sa manière d’agir politiquement sur la gauche. Nous voulons changer toute la Gauche, l’unifier et l’ancrer à gauche
9 décembre 2008, par
MetalKing
Et cet acte n’est pas contradictoire avec la ligne politique réelle d’Aubry mais aussi celle de Delanoë et de Royal en matière européenne (soit avec 80% du PS). Comme nous (les membres de la motion C) l’avions remarqué, le traité de Lisbonne n’apparaissait pas dans la motion d’Aubry. Force est de constater qu’il est absent du texte d’orientation du PS approuvé par D&S. J’eus préféré une abstention, voire un refus de voter un tel texte... ce qui n’empêchait pas d’accepter l’élection d’Aubry, conformément à la commission de recollement. Tu pourras me faire remarqué que le Manifesto propose une opposition à la droite conservatrice. Voilà un point qui me réjouis autant que toi. Néanmoins, ce texte semble si peu engageant que les chefs de gouvernement sociaux démcorates espagnols, portugais et anglais soutiennent le président actuel de la commission, M. Barroso. Au final, non seulement tu vas devoir distribuer des tracts demandant une ratification du traité de Lisbonne et aux irlandais de revoter, mais en sus, tu défendras le PSE qui souhaite in fine avoir Barroso en président de la commission. Mais après tout, tu peux considérer qu’il s’agit là juste d’une contradiction passagère... de ta part.
Qu’espère-tu concrètement changer au Manifesto ? Penses-tu raisonnablement que ce projet va évoluer, sous l’impulsion du PS, maintenant qu’aubry l’a signé ? Je ne prendrais que la question centrale du traité de Lisbonne. Penses-tu que le PSE va y renoncer après les débats au sein du PS ? Penses-tu que tu puisses raisonnablement trouver une majorité au PS (le plus facile) sur le refus de ratifier Lisbonne ? Sans vouloir te savonner la planche, je doute fort que raisonnablement, après les résultats et débats du congrès, tu y crois. Et ce choix politique est extrèmement grave car le PSE se coupe de la volonté populaire. Souvenons-nous que la gauche et la droite se sont créées en France sur cette question (c’était en 1792 sur le droit de veto du roi). Comment exiger la mise en place d’une Europe sociale, en rupture avec celle des libéraux de droite, tout en bafouant le vote populaire ? Il s’agit bien plus que d’une énorme contradiction. Tu en conviendras.
Et en même temps, le nouveau président du SPD est Franz Müntefering, élu sur une ligne du refus d’alliance avec Die Linke. Une profonde tristesse et un dementi de la plus grande influence de l’aile gauche du SPD. La création de Die Linke a surtout changé le débat politique allemand. Désormais même au gouvernement, la question du SMIC est posée. Ce fut à propos du service postal privatisé. J’y vois le début d’une reconquête idéologique, bataille largement abandonnée au PS (je parle pas des 19%). Rappelons-nous aussi que la gauche allemande perdait chaque élection. Avec l’arrivée du linkspartei, la gauche est redevenue majoritaire. Et le SPD a refusé l’alliance qui comportait 3 points fort acceptable par des sociaux démocrates (mais le sont-ils vraiment soc dem ?) :
Si Die Linke ne s’était pas créée le débat, je n’ose imaginer la dérive droitière encore plus impressionnante du SPD... Peut-être serait-il devenu le new Labour de Brown. Faut dire que la "nouvelle voie" fut l’oeuvre de Blair et de Schröder...
Reposant pour l’esprit ? Bien évidemment que non. Nous devons réinventer la gauche, créer une organisation, une culture militante, un programme pour les européennes, répondre à la crise écologique par la définition de la planification écologique et l’alterdéveloppement, assembler des cultures politiques diverses,... Nous partons en plus en camapagne sans l’avantage d’avoir un logo reconnaissable (genre poing à la rose) sur nos tracts. Tout sauf reposant pour l’esprit. Tout sauf reposant. Et les sociaux libéraux ont de toute façon déjà les mains libres au PS. Ils ont déjà produit les alliances avec le MoDem (et comptent poursuivre), la trahison de Versailles, les abstentions face aux plan Sarkozy, les critiques uniquement sur le fond de nombreuses lois de casse sociale, signé le Manifesto devant un décor orange, conduit les campagnes présidentielle et législatives, etc... Et ils ont même fait avaler, par ricochet, à l’aile gauche la ratification du traité de Lisbonne. Car oui, tu approuves l’orientation politique du PS sachant qu’il n’évoque pas le sujet et que la 1ère secrétaire va l’approuver le lendemain. La nommination d’Hamon en porte-parole est justement un moyen d’étouffer la parole critique de l’aile gauche puisque son représentant devra relayer la ligne d’Aubry/Delanoë. Pour moi le PS est devenu la SFIO de la fin des années 60. La nécessité de créer une autre voie est plus que cruciale. D’où le projet du PG.
Cela a été tenté depuis des années sans succès. Aucun élément factuel ne permet d’envisager un retournement de situation à moyen terme. La modification de l’appareil PS me paraît plus que compromise. Nous demandons donc au peuple de trancher entre les diverses orientations à gauche. Tu auras le choix, dans le secret de l’isoloir, entre la ligne du PSE que tu désapprouves politiquement, et la ligne du front de gauche que tu approuves. M’est avis que tu seras alors bien heureux qu’avoir des camarades à l’esprit reposé pour te proposer un choix conforme à tes attentes. ;) Tous ensemble (bis) !
30 novembre 2008, par Sudiste
Tous ensemble (bis) !
4 décembre 2008, par
SF
"Tous ensemble" par "Unir" c’est pas un peu contradictoire avec le départ du PS ? Pour l’instant des camarades qui promettent : "On se retrouvera dans les luttes." Pourquoi alors partir si nous mènerons les luttes ensemble ? Franchement je ne comprends toujours pas ce départ. Ce n’est jamais le moment de diviser mais là encore moins.
Tous ensemble (bis) !
5 décembre 2008, par
D3gl1nG0
Diviser quoi ? Des choux par des carottes ? Allez, faut arrêter avec çà. Tous ensemble !
29 novembre 2008, par Sudiste
(.....) Avec cette rupture survenue au sein de la principale force dominante à Gauche, c’est la possibilité pour le nouveau parti de se construire au cœur de la Gauche et non à ses marges. C’est décisif pour une alternative à vocation majoritaire et pour l’unité de la Gauche de transformation. Face à un Sarkozy toujours à l’offensive contre les conquêtes sociales et démocratiques, face à une crise du capitalisme aux effets désastreux pour les populations, nous avons besoin d’une Gauche combative et résolue. L’heure n’est pas aux hésitations et aux tergiversations. Il faut saisir l’opportunité qui s’ouvre. C’est le sens de mon engagement. (.....) Claude Debons, le 12 novembre 2008. Tous ensemble (NPA, Parti de Gauche et PCF réhabilité) mais pas Jacques Delors
30 novembre 2008, par
Oui, les gars tous ensemble je suis d’accord. Je vais certainement participer à la campagne du PCF pour les prochaines élections, mais si je sens que la dynamique est en faveur du NPA, je voterai NPA, sans problème. Pourquoi je ne suis pas au NPA 1) pas de forum démocratique comparable à celui de GF 2) pas de liberté d’expression en réunion et un projet de résolution élaboré non pas par la base mais par la direction Tous ensemble (NPA, Parti de Gauche et PCF réhabilité) mais pas Jacques Delors
30 novembre 2008, par
Tu écrits :Pourquoi je ne suis pas au NPA pas de forum démocratique comparable à celui de GF 2) pas de liberté d’expression en réunion et un projet de résolution élaboré non pas par la base mais par la direction MAIS TOUT CA EST COMPLETEMENT FAUX IL EXISTE UN FORUM DE DEBAT TRES FOURNI ET TOTALEMENT LIBRE : forum-anticapitaliste.org (ET UN SITE : npa2009.org) Les résolutions ont été débattu par les 400 collectifs et dans deux réunions nationales avec des délégués des comités. On en est à la 3ème version, et on continue à débattre, amender etc. jusqu’au congrès de fondation débaut février 09... Je viens de le faire en direct. Ce que tu propose est directement exploitable par les ex RG.
30 novembre 2008, par
Je viens d’aller aux adresses indiquées. Voici ce qu’on y trouve comme chez Royal d’ailleurs. "Si vous voulez prendre part aux discussions, merci de vous identifier. Si vous n’êtes pas encore enregistré Merci de le faire." Je te rappelle, ou je t’affirme en tant qu’informaticien , que dès lors que tu t’identifie m^me avec un pseudo, il ne faudra que peu de renseignements supplémentaire Gérard Filoche reste un maître en matière de démocratie loin devant le NPA Par rapport au projet de résolution la vraie pratique démocratique eût consisté à faire faire une synthèse de leurs idées à chaque "réunion de quartier" puis ensuite à synthétiqer par ville, département, région et au niveau national. Ainsi l’idée de chacun, si elle avait été pertinente aurait pu remonter jusqu’au sommet. Mais avec votre méthode, statistiquement tout amendement dans un sens sera contre-balancé par un amendement en sens inverse, et le texte final ressemblera de beaucoup au texte proposé par la direction. Là encore cela ne fait pas plaisir de l’admettre mais le PS reste plus démocratique que le NPA. Tu as vu leur cinéma de la semaine dernière. On ne sait plus où on habite mais au moins, c’est démocratique. Je viens de le faire en direct. Ce que tu propose est directement exploitable par les ex RG.
1er décembre 2008, par
Françoise
Subtil camarade tu touches un point difficile à traiter au quotidien, celui de la démocratie dans un site comme celui-ci, comme ailleurs d’ailleurs. La libre expression, l’expression sans censure ici, nous expose à lasser nos interlocuteurs qui buttent avant de pouvoir débattre entre eux ou avec des rédacteurs de D&S sur les bordées d’accusations répétitives, de dénonciations, de délires, de plaisants pseudo scatologiques ou carrément fachos. Ceux-là que nous voulons toucher, parfois même des militants aguerris ne consultent que les articles et ne viennent sur le forum qu’exceptionnellement. Le site de D&S entre l’exaspération et le prix à payer. Qu’en penses-tu ? Ceci je te rassure je sais très bien où j’habite, la bagarre dans le PS pour l’ancrage à gauche n’est pas finie. Pour l’ancrage à gauche et pour la démocratie. Je ne suis pas prête ni à laisser le PS aux droitiers, pas plus que le forum à ceux qui viennent se défouler ou s’en servir comme un haut parleur à leur incapacité à tenter la démocratie. Votre liberté de parole, votre absence de flicage est un fameux argument en faveur de la supériorité démocratique de D&S notamment sur le NPA
3 décembre 2008, par
Je pense que nombre de vos visiteurs ne se sentiraient pas à l’aise s’ils devaient s’inscrire (procédure permettant une identification). L’intéret pour vous. Il vous suffit de visiter les lieux de paroles des autres tendances socialistes, du NPA ou du PCF, tous fliqués : le dialogue y est beaucoup moins riche, moins de variétés de sujets, moins de profondeur. La démocratie cela ne paye pas toujours rapidement, mais sans elle tout se fane ;
4 décembre 2008, par
Doux
Rosie est allée chez Sciences Po, où je l’avait croisée. Le dialogue à Sciences Po, dans un premier temps, fonctionnait comme celui de DetS, il était ouvert à tous dans les réponses, et ils avaient la visite de grands politiques ou écrivains, qui leur laissaient des idées très intéressantes. Ensuite ils ont decidé de le réserver uniquement aux identifiés. Leur dialogue a tourné à la discussion d’étudiant, parlant de leurs plans soirées, et ils ont beaucoup perdu en maturité politique. Je suppose que vous ne voulez pas suivre le même chemin. Je comprends que vous soyez lasse de nous. Gilbert est profondément anti-Ps, Annie est au NPA, moi-même je suis maintenant au PCF (mais cela c’est parcequ’un certain GF, n’a pas voulu joindre une association et une organisation qui étaient prêtes à lui fournir l’auditoire qu’il désirait, et que j’avais réussi à contacter pour lui. Au passage, croyez vous que dans une ville comme Marseille, où tout se sait, si j’étais de près ou de loin impliqué dans l’extrème droite, je me demande si vous croyez que cette association qui a pignon sur rue aurait contacté l’organisation sur la simple base de mes affirmations). Vous avez l’impression de perdre votre temps avec nous. Mais d’une part il vous reste les autres Mali par exemple, d’autre part, c’est pour vous un exercice quotidien pour affiner vos arguments. Si vous avez des convictions, vous devriez trouvez la force de répliquer de façon précise à chacune de leur critique, et à priori être en mesure de nous convaincre. Moi je suis honnête si je n’ai pas le dernier mot, comme pour exemple pour l’intéret de la victoire d’Aubry, si je le comprends, je l’admets. vous pourriez donc convaincre tout ceux qui sont honnêtes intellectuellement. Mais quand vous nous laissez le dernier mot, cela nous conforte dans l’idée que nous avions raison. Trouvez donc de l’éloquence et vous ferez adhérer à DetS. Il y aussi les visiteurs qui lisent votre argumentation que nous aidons à rendre plus opérationnelle. S’ils sont suffisamment corrects, votre influence augmente. Réponse à Tous ensemble !
3 décembre 2008, par
Quillere
Ce qui est décisif pour l’unité de la gauche, c’est de la diviser un peu plus !" Ca me rappelle SUD créé en 1988 à partir d’une éviction de la CFDT, au lieu de rejoindre la CGT ou FO, ils ont créé un syndicat de plus.... Solidaires, Unitaires, Démocratiques : Des mots qu’on discrédite par des actes contraires !!!! ce qui n’empechera pas les camarades de dénoncer les trahisons.... des autres. C’est quand qu’on change de pratique à gauche ? c’est quand qu’on arrête la division du mouvement syndical ? C’est quand ?
Vous êtes fatiguants avec vos leçons de bien séance gauchiste, c’est à celui qui dénoncera le plus virulemment les vilains de gauche, rien n’est trop beau pour faire douter la gauche, pour la troubler, pour l’empécher d’aller vers l’avant.vers la gauche, vers la rupture,oui la rupture !
Ceux qui essayent de construire les rassemblements les plus larges, les plus efficaces, qui pèsent, connaissent bien les éternels dénicheurs de désaccords fumeux (mais si importants n’est ce pas ?) L’unité ? ils la combattent au nom de l’indépendance ! l’action ? Elle est toujours insuffisante ! Le gouvernement ? Vous n’y pensez pas mon vieux c’est de la compromission avec les capitalos ! Bref il ne faut pas savoir quoi faire de ses soirées pour perdre son temps à des polémiques aussi stériles......Ségolène ? Martine ? Benoit ? Gérard ? Ils sont là bien vivants, indépassables ! Ils existent avec leur ligne politique, leurs combats ! Il y a de la place au PS pour se battre pour construire le rassemblement de la gauche ! Tout est affaire de dynamique et de volonté ! Encore faut il ne pas se complaire dans des petites chapelles ou on est entre soi, entre convaincus, et encore ! Plus on est petit et moins on a peur de la scission ! Nous sommes dans 2 mondes différents, les uns sont dans la recherche de la division au nom d’une supposée pureté idéologique, les autres se battent pour le rassemblement contre la droite. Je préfère les seconds, car ce sont ceux là qui déplacent les montagnes, quand les autres accouchent d’une souris. Un camarade disait de l’aventure de Mélenchon "enfin une lueur à gauche" Je lui ai répondu, ce n’est pas d’une lueur que la gauche a besoin, c’est de lumière !
Demain c’est vote prud’homal, je bosse, je vais me coucher !
Réponse d’un Sudiste à un Stal !
4 décembre 2008, par
Sudiste
N’en déplaise à ces détracteurs, Solidaires appartient à ses militants qui, eux, ne bénéficient d’aucun financement public (pour les élections prud’homales, 4,2 millions d’euros ont été répartis entre toutes les autres organisations syndicales) et/ou occulte...
On peut être stal et cégétiste pro-sudiste
6 décembre 2008, par
Doux
Sud tire en avant la CGT, et empêche Thibaut de se laisser aller à sa tendance naturelle : la compromission avec sarkosy qu’il appelle "avoir une attitude moderne et responsable". Heureusement que vous êtes là Sud, sinon nous (CGT) serions devenus des collabos depuis longtemps.
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
28 novembre 2008, par Tony
Une question, Gérard. Que ferais-tu si Aubry, prenant en compte les résultats du vote pour le poste de premier secrétaire, proposait à Royal une sorte de codirection du PS (sans aller vers une direction bicéphale) avec une répartition des secrétaires nationaux, satisfaisant le camp Royal, et des modifications des statuts que cette dernière accepterait ? Dans ce cas, l’aile gauche du parti serait le dindon de la farce. Non ? Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
28 novembre 2008, par
Gilbert
C’est ce qui est en train de se passer, non ? Ça s’appelle, pour les animateurs de ce site : "l’ancrage à gauche" (prononcer avec la bouche en cul de poule et l’air inspiré). Ils vont continuer à voter des saloperies avec la droite, ils ne présenteront toujours pas de candidats ouvriers, chômeurs ou précaires aux élections nationales (tiens, j’attends toujours une réponse à ce propos !), mais ça s’appellera toujours "des avancées considérables dans l’ancrage à gauche". Et à ceux qui remarqueront que le PS continue à dériver vers la droite, on rétorquera : "vous êtes des ignares, vous ne voyez pas ce qui se joue en souterrain, nous on a la praxis, vous êtes des gauchistes qui n’y comprenez rien à rien. Bref, vous êtes des imbéciles". L’ordinaire de ce site, quoi... Heureusement qu’on peut discuter sur ce forum et montrer qu’il n’y a plus grand monde qui est dupe, que les arguments d’autorité pèsent peu face à la réalité des situations que chacun peut voir avec ses yeux. Gilbert ça suffit
29 novembre 2008, par
Pierre Timsit
Dégage
On n’a pas besoin de provocateurs sur ce site.
Va te répandre ailleurs
Je comprtends que vous ayez les boules, mais gardez votre sang froid
29 novembre 2008, par
Gilbert
Encore une réponse argumentée. Excusez-moi, mais je ne suis pas responsable de ce qui se passe au PS. Si certaines réalités vous dérangent, provoquent chez vous des aigreurs et vous mettent en difficulté lorsqu’il s’agit de les nier (tellement elles sont évidentes à qui ouvre les yeux), ne passez pas votre hargne sur moi, je n’y suis pour rien. Adressez-vous à Mmes Aubry et Royal, qui vont finalement s’arranger entre elles pour... continuer à entrainer le parti dit socialiste vers la droite.
Gilbert ça suffit
29 novembre 2008, par
pas de panique, le PS est uni ! abstention sur le plan sarkozy de tarnsfert de fonds publics aux banques adoption du traité de Lisbonne au congrès de Versailles silence sur la retraite à 70 ans C’est cela qui compte pour les salariés. Gilbert ça suffit
29 novembre 2008, par
chatel
"Adressez-vous à Mmes Aubry et Royal, qui vont finalement s’arranger entre elles pour... continuer à entraîner le parti dit socialiste vers la droite." Je crains que Gilbert n’ait raison. Quoi qu’il en soit, on sera vite fixé. L’ancrage en gauche implique une prise de distance par rapport à l’Europe de Lisbonne dont les principes sont incompatibles avec une politique de gauche. Le tandem Aubry-Royal va-t-il infléchir la doctrine officielle du PS sur l’Europe ? Selon, moi, c’est hélas peu probable.
Gilbert ça suffit
30 novembre 2008, par
Anne
Excuse-moi, Pierre, mais pour moi,la provocation, c’est plutôt quand j’entends Aubry saluer le "travail remarquable" des socialistes anglais. Pour moi les socialistes anglais n’ont vraiment rien qui pourrait les classer à gauche, ce sont les pires au niveau européen, bien pires que Chirac ne l’était à dire vrai, pires que Merkel - d’ailleurs Mandelson ne s’en cache pas, avec son "Nous sommes maintenant tous thatchériens".
Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Pierre Timsit
Annie tu dis :"la provocation, c’est plutôt quand j’entends Aubry saluer le "travail remarquable" des socialistes anglais." Si tu connais un peu Démocratie et Socialisme tu admettras que l’on ne peut nous soupçonner de blairisme. Un de nos rédacteur Philippe Marlière a d’ailleurs écrit un bouquin là dessus. Mais sais-tu que Gordon Brown vient d’annoncer la décision de baisser la TVA (impôt injuste payé sans progressivité par tous) et de compenser cette baisse par une hausse des impôts pour les plus riches. Quelques mois avant il avait nationalié des banques anglaises. Cela est en rupture avec les politiques de Merkel et Sarkosi. Si c’est cela que soutient Aubry, alors tant lieux, ce n’était dans aucune autre motion que la motion C du Congrès Socialiste. Tout cela fait-il que les socialistes anglais ou que Aubry sont devenus un modèle ? Certainement pas. Mais en politique il faut prendre en compte les paroles, les actes et ne pas fonctionner que par réflexe conditionné. Ce n’est pas abandonner notre couleur rouge que de discerner parmi les courants d’idées les nuances, les avancées, les reculs. Quand un rose pale prend une couleur rose plus foncée, il faut en prendre acte. Quand aux propos provocateurs que j’estime ne pas avoir de place sur ce site, il s’agit de propos à l’emporte pièce, sans arguments, qui accusent les animateurs de ce site de tous les crimes. Si l’internaute qui a asséné sa vérité trouve qu’il n’a à faire qu’à des suppots des sociaux libéraux. Il doit en tirer les conséquences et au lieu de venir verser ses jugements définitifs tous les jours sur un tel site étranger à ses idées et bien oui, qu’il aille voir ailleurs. On pourra toujours discuter avec ceux qui viennent discuter avec nous échanger des points de vue contradictoire s’il le faut Amitiés Pierre Timsit Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Gilbert
Trop fort ! M. Timsit veut bien échanger de manière contradictoire... mais en chassant d’abord ceux qui pourraient apporter la contradiction. Ça augure de la richesse du débat ! S’il lisait un peu plus attentivement, au lieu d’injurier ses contradicteurs dès lors qu’on le chatouille à propos des mensonges entretenus sur le parti "socialiste", il verrait que je suis assez proches des idées sociales défendues par D&S. Là, où je diverge, c’est sur l’appréciation de l’appareil bureaucratique du P"S". Je suis loin d’être le seul sur ce site, d’ailleurs, à constater le glissement à droite du parti dit socialiste. Et je ne manque jamais d’argumenter en ce sens, illustrations (et elles sont nombreuses !) à l’appui. Et s’il lisait encore plus attentivement, M. Timsit ne confondrait pas Anne et Annie. Un forum, c’est pas une foule indistincte qu’on harangue comme les politiciens professionnels. On parle avec des vraies personnes. Quand je pense que ce type était à l’École émancipée, j’en suis sur le cul. Tous ceux que j’y ai connus étaient majoritairement des anars, leur rôle était tout sauf conforter les pouvoirs établis du genre bureaucrates qui contrôle le P"S". Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Pierre Timsit
Cause toujours Gilbert. Tu fais le gentil, tu avances un argument et tu conclues avec du fiel " conforter les pouvoirs établis du genre bureaucrates qui contrôle le P"S". Si tu crois que c’est ce que font les militants de "Démocratie et Socialisme" au sein du PS, tu trompes. Nous y défendons nos idées (sans injurier les autres) . Nous voulons convaincre. Nous prenons notre part dans la construction du Parti, parce que nous pensons que les salariés ont besoin d’un parti. Aujourd’hui c’est le PS qui est utilisé par les "petites gens", les salariés pour se défendre contre la droite. Nous sommes à leur côté pour que ce parti redevienne (70 après) un parti aussi fidèle au salariat que l’UMP l’est au patronat et aux nantis. C’est une bataille qui nous oppose aux "bureaucrates" Mais cela doit "être" trop compliqué à comprendre pour toi : Se battre contre la droite en utilisant le PS comme outil. Se battre au sein du PS contre l’appareil bureaucratique et les idées sociales libérales pour que l’outil des salariés puisse être plus solide et enfin fidèle aux buts énnoncés. Mais au fait toi qui passe ton temps à nous invectiver, que fais-tu ? que construis-tu comme outil collectif ? Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Annie
M. Pierre Timsit, Vous souhaitez certainement que le PS redevienne fidèle au salariat, mais force est de constater que depuis de longues années, il est aux services des puissants (avec deux de ses dirigeants à la tête de l’OMC et du FMI notamment). Vous feriez mieux d’écouter calmement ce que des gens de gauche sincères comme Gilbert ont à vous dire, car ils ne sont pas là pour vous utiliser comme punching ball. Ils sont dans leur majorité des électeurs du PS qui réclament des comptes à ceux qui parlent de gauche et servent avant tout la droite . Le PS n’est pas pour l’éternité le parti des "petites gens" ! Les "petites gens" peuvent également se détourner d’une gauche décevante, voter à droite ou se détourner de la politique, ou encore rechercher des exutoires en dehors de la démocratie. C’est ce à quoi on assiste en Italie avec l’échec de la gauche molle et le succès populaire de la ligue du Nord qui a récemment doublé ses résultats aux dernières élections législatives sur la base d’un repli régionaliste contre l’"assistanat" (Nord laborieux contre Sud assisté) qui se traduit par une augmentation alarmante des violences racistes... Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Pierre Timsit
Bien sûr Annie : Le PS n’est pas pour l’éternité le parti des "petites gens" ! Les "petites gens" peuvent également se détourner d’une gauche décevante, voter à droite ou se détourner de la politique, ou encore rechercher des exutoires en dehors de la démocratie. C’est clair. Depuis le tournant libéral de 1983, c’est au moins 20% de l’électorat de gauche qui s’est réfugié dans l’abstention ou même s’est reporté carrément sur Le Pen. Mais à Gauche, c’est le PS qui est majoritairement utilisé à toutes les élections contre la droite. Le PS est le Parti qui regroupe la majorité des militants de gauche. C’est en son sein que se joue l’avenir de la gauche. C’est ce qui fonde notre choix : rendre ce parti à la Gauche, à ses idées. Voilà notre choix. Et toi quel est le tien ? Quelle force politique collective construis-tu ? Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Annie
Pierre, Je participe à la construction du NPA, car je pense qu’il est nécessaire qu’un parti porte clairement un programme de lutte de classes, avec des revendications ambitieuses comme l’interdiction des licenciements, la hausse des salaires, l’ouverture des comptes des grandes sociétés, le développement du service public, la création d’un service bancaire public. Je pense que le PS est très avancé dans sa dérive droitière et que le PC est arrivé au terme de son histoire. Il faut donc que la gauche renaisse de manière indépendante du PS et du PC pour ne pas s’enliser dans cet effondrement démocratique que représente l’alternance molle, car cette alternance molle est porteuse de graves dangers, comme le repli communautariste et xénophobe. Nulle Part Ailleurs, rien que chez moi (NPA, rqcm)
3 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Très chère Annie, tu te dis engagée dans le processus de constitution du NPA parce que "car je pense qu’il est nécessaire qu’un parti porte clairement un programme de lutte de classes, avec des revendications ambitieuses comme l’interdiction des licenciements, la hausse des salaires, l’ouverture des comptes des grandes sociétés, le développement du service public, la création d’un service bancaire public." Grosso modo ce programme est le nôtre à DS. Mais nous avons fait un autre choix que toi. Nous cherchons à ancrer le PS à gauche. Pour cela nous y défendons un programme qui développe ce que tu énonce et beaucoup d’autres chose encore comme la VIème république ou une Constituante Européenne ...." Nous à DS n’avons aucun ennemi à gauche. Et nous respectons tous les militants qui passent leur temps au service du la lutte pour l’Egalité, quelque soit le programme précis qu’ils défendent. La Gauche politique française doit compter entre 200 000 et 300 000 militants 130 000 ont voté lors du Congrès du PS (dont 25 000 pour le programme que tu revendiques) 40 000 ont voté pour le Congrès du PCF NPA revendique 12000 préadhésion le POI en revendique 11 000 Les Verts doivent être 5000 Mélenchon annonce entre 3 et 5000 LO doit tourner autour de 2 à 3000 Le MRC doit tourner entre 2 et 4000 Si l’on ajoute Les Alternatifs,les autre groupes trotskistes ou anar on doit avoir 2 à 3000 supplémentaires Nous pensons que nos idées doivent emporter l’adhésion d’une majorité de salariés. Nous voulons les défendre là où elle auront le plus d’impact. Quand on regarde quelle est la représentation politique des salariés on voit que le PS y est central et qui plus est, vu le système électoral de la 5ème république a le plus grand poinds électoral. En défendant nos idées au PS, en militants loyaux vis à vis des salariés et aussi vis à vis des militants socialistes, dans mon département, DS a en son sein, 1 Conseillère Générale, 3 Adjoints au maire à Toulouse, plusieurs conseillers municipaux dans d’autres communes. Si nous prenons la situation pour l’ensemble de l’aile gauche (dite Motion C) nous avons 7 Conseillers Généraux, 2 Conseillères Régionales, 4 Adjoints au Maire à Toulouse, plusieurs maires dans la ceinture toulousaine. Nous dirigeons 29 sections dans le département et allons codiriger la fédération. Je pense raisonnablement que le choix de construire l’aile Gauche du PS est plus profitable aux citoyens (nos élus) et à nos idées. Quand nous avons quitté la LCR en 1994, nous étions 6 sur Toulouse. Aujourd’hui nous sommes dans un courant du PS qui rassemble 1011 votants dans le département. Le programme du NPA est grosso modo celui de DS
3 décembre 2008, par
Annie
Bonjour Pierre, Tu dis "Grosso modo ce programme est le nôtre à DS." En effet, mais la grosse différence avec le NPA, c’est que vous vous interdisez de l’afficher publiquement, puisque les instances du PS qui s’expriment publiquement au nom du PS ne reprennent absolument pas ces revendications. Vous avez donc grosso modo le même programme que le NPA, mais vous le réservez à un usage interne au PS. La LCR/le NPA a choisi de s’adresser à tout le monde pour essayer de faire une plus grande publicité à ses idées, car ces idées ont une cohérence, l’anti-capitalisme, qui les rend non solubles dans la social-démocratie au service des puissants pratiquée par le PS. Vous êtes dans le PS pour toucher plus de militants dis-tu. Même s’il est vu comme un recours électoral contre la droite (bien que la dernière déroute des présidentielles montrent que c’est de moins en moins le cas), le PS n’est pas considéré comme un parti d’activistes et il est souvent mal reçu dans les manifs ! A priori vous êtes donc dans le PS par pur opportunisme, car finalement quels sont les points du programme du PS avec lesquels vous êtes en accord ? Et que valent votre programme et votre volonté d’ancrage à gauche si finalement vous vous résolvez à défendre les couleurs de la droite (Aubry et tous ses amis patrons et modem) en les parant de vertus imaginaires ? Ce grand écart permanent affaiblit votre message. Si vous êtes satisfait à si bon compte, pourquoi faire tant d’histoire sur le nécessaire ancrage à gauche ? Pour les élections européennes de 2009 par exemple, vous appellerez bien sûr à voter pour le PS et l’Europe de la concurrence libre et non faussée, le démantèlement du service public et le respect des critères de Maastricht... Annie on parit ?
3 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Annie, Je parie que vous ne serez meme pas capable de faire une liste commune de la Gauche de la Gauche pour les élections européennes avec Laguiller, Mélenchon, Dolez, Buffet, Bovet, Besancenot etc.... Si ily a une seule liste pour 2009, alors effectivement une partie des torts qu’on vous reproche sera levé, vous aurez prouvé que vous avez changé, que vous etes capables de dépasser vos boutiques et le ps aura intéret s’il veut survivre à s’ancrer à gauche pour de bon ! Mais je n’y crois pas, on dit que la Gauche francaise est la plus bete du monde, ceci peut s’appliquer mille fois à l’extrème-gauche vous n’estes pas capables de réaliser aucune unité durable ! Pour dire NON séparément, TROP FACILE, mais pour dire OUI ensemble à autrechose IMPOSSIBLE !! Annie on parit ?
4 décembre 2008, par
Annie
Bonjour Dominique, Oui, je préfère parier sur l’unité de la gauche anti-capitaliste, même si ce n’est pas gagné ! (Pour Bové, il s’est de lui-même mis hors course en ralliant Cohn-Bendit qui est un libéral convaincu). Je pense que si l’on est clair sur ce que l’on ne veut pas, il est plus facile de dessiner les contours d’un projet en positif qui de toute manière doit rester ouvert. D’ailleurs, ce serait plus sain de se mettre d’accord sur ce que l’on ne veut pas, car c’est finalement ce qui nous fait agir et nous engager. Annie on parie ?
4 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Les petites virgules qu’on ne veut pas voir figurer dans les programmes sont des prétextes à l’unité qu’on ne veut pas, tu le sais très bien ! La vérité, c’est que je parie que ce ne sera pas possible, tout simplement parceque vous ne serez pas capables de vous entendre sur la composition d’une telle liste, vous ne serez pas capables les uns et les autres de dire pour qu’il y ait une liste unique j’accepte de "sacrifier" un certain nombre de places, c’est cela la véritable question comme en 2006 quand il s’agissait d’accepter que ce ne soit pas un homme ou une femme issu de sa formation qui soit le ou la candidate à l’élection présidentielle ! Prêt à demander un nouveau vote des irlandais ?
4 décembre 2008, par
MetalKing
L’avenir nous le dira. En attendant, nous n’apportons pas de division puisque nous faisons liste commune avec les communistes. Les alternatifs semblment favorables à une participation à ce front de gauche. Au MRC, le débat s’oriente aussi vers cette option. Au NPA, Christian Piquet semble favorable. Et Besancenot souhaite entamé un dialogue constructif et respecteux des organisations. Le PG va le rencontrer dans les jours qui viennent. En attendant, même si tu défends des idées louables (j’étais moi-aussi sur la motion C), tu devras faire campagne sur le programme du PSE, le manifeste. Or celui-ci précaunise la ratification du traité de Lisbonne par tous les états membres ce qui revient à dire, en creux, qu’il faut faire revoter les irlandais. Es-tu prêt, au nom de la participation au plus grand parti de gauche (en nombre parce que dans la rue c’est moins sûr), à demander aux irlandais de revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui ? De plus, le PSE, et tous les euro députés socialistes (je dis bien tous) ont approuvé le grand marché transatlantique, vaste zone de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis. Le tout avec une assemblée transatlantique et une alignement sur la politique de l’OTAN (donc des EUA). Sarkozy pourra réaliser son rattachement politique à sa famille occidentale comme il le rappelait dans son discours aux ambassadeurs. Voilà ce qui se trame pour toi en 2009 :
Prêt à demander un nouveau vote des irlandais ?
4 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Tu lis dans le marc de café en prédisant que tout va s’arranger que vous aurez finalement une liste commune ! Moi, je ne lis pas dans le marc de café, je pourrais dire aussi les discussions pour le programme du ps aux européennes ne sont meme pas engagées, qui dit à quoi elles aboutiront, qui meme que le "manifeste" du pse ne sera pas modifié, tout est ouvert cela dépens du rapport de force, il est certain que si il y a des chances d’une liste crédible à la gauche du ps, cela nous aidera aussi la gauche du ps à imposer un programme d’europe sociale. Finalement les deux combats ne sont pas aussi opposés qu’ils paraissent, cela rejoint d’ailleurs dans la pratique ce que Benoit Hamon a toujours dit au cours de ces derniers mois, nous n’avons pas d’adversaires à gauche ! Prêt à demander un nouveau vote des irlandais ?
5 décembre 2008, par
MetalKing
Tu penses que le débat sur le projet du PSE, le Manifesto, est modifiable. Déjà permets-moi de douter très fortement. Tout d’abord parce que tous les chefs de tous les partis sociaux démocrates ont approuvé ce texte. Inutile de dire qu’ils vont pas remettre 10 balles dans la machine pour y ajouter des modification. Le caneva pour les européennes est écrit et ne bougera pas dans les mois à venir. Ensuite, par quel rapport de force souhaites-tu changer ce texte ? A partir des 19% du seul PS ? Car j’imagine mal les 80% des motions A, D et E vouloir changer le Manifesto. Aucun d’entre eux ne semblent déranger par son contenu. A moins que tu es une information dont j’ignore l’existence... Et tu seras ravi de voir que ce projet souhaite imposer une ratification du traité de Lisbonne à tous les Etats membres. Ce qui signifie, en creux, qu’ils souhaitent faire revoter les irlandais. Tu auras beau expliquer, avec toute la sincérité nécessaire, que tu es opposé à cette partie précise du Manifesto, tu finiras pas distribuer des tracts portant ce projet. Tu vas donc oeuvrer à renforcer le rapport de force, dans le peuple, pour la ratification du traité de Lisbonne. Tu militeras contre tes propres nécessité d’inversion du rapport de force. extrait du Manifesto : "For us, the European Union is the vital link in the era of globalisation. It puts our countries in a stronger position to solve global problems that have an impact locally. We need more active cooperation in Europe to tackle our common challenges and improve people’s lives. The entry into force of the Lisbon Treaty, subject to ratification by all EU member states, would make Europe better able to tackle common challenges democratically, transparently and effectively." Tu en appelles, pour justifier ton appartenance au PS, à la crédibilité, concept tarte à la crème. Et bien moi je te le dis, il est crédible de défendre la souveraineté populaire. Il est crédible de défendre les irlandais. Il est crédible de défendre une autre Europe. Restes crédible en défendant le traité de Lisbonne, via les tracts du PSE. Nous ne serons pas ennemis. Les militants du PG brandiront clairement leurs idées car les compromis pourris, ça suffit comme ça. Annie on parie ?
4 décembre 2008, par
Annie
Dominique, La preuve qu’il ne s’agissait pas d’une affaire de personnes, c’est que les orientations des uns et des autres se sont éclaircies par la suite, notamment avec le départ de Bové sur d’autres projets. Le problème était à l’époque de passer d’une alliance pour le Non au TCE à une alliance sur un programme politique. Aujourd’hui ça devrait être plus facile de refaire une alliance sur le Non à l’Europe libérale, sans Bové et avec le nouveau Parti de Gauche. Annie on parie ?
5 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Je ne souhaite nullement que vous ne puissiez monter une force à la gauche du ps pour les européennes. Si vous arrivez à faire quelquechose de CREDIBLE, cela aura au contraire pour conséquence de nous aider à maintenir la pression sur l’appareil du ps pour obtenir des avancées significatives sur notre conception de l’europe qui n’est nullement celle du pse et des socio-libéraux européens du parti socialiste. Ce que je dis là, n’est nullement en contradiction avec la ligne politique d’UMA, Benoit Hamon l’a répété dans toute la campagne "Si nous excluons toute alliance avec la Droite-Modem, nous n’avons pas d’adversaires à gauche" Donc Bon courage, si votre objectif est de construire quelquechose d’unitaire et de CREDIBLE et rendez-vous en Juin 2009 pour voir si vous y etes ou non parvenus ! Annie on parie ?
5 décembre 2008, par
Annie
Dominique, Quelle est l’option CREDIBLE selon ta définition ? Annie on parie ?
5 décembre 2008, par
Dominique Babouot
En général quand on se présente à des élections, ce n’est pas pour faire tapisserie, ni pour faire parler de soi, c’est pour gagner des voix. Pour moi le score de Besancenot à la dernière présidentielle n’en fait pas une alternative crédible, je pense que si une liste de cette sorte dépasse les 15 pour cent elle est crédible, en dessous, elle ne l’est pas ! Je pense que si vous partez en ordre dispersé, vous ne risquez absolument pas d’atteindre ce seuil de crédibilité ! De plus il y a le fond, si vous vous présentez pour aller à Strasbourg, il faudra que vous expliquiez clairement ce que vous allez y faire, dire qu’on est contre les traités ne suffira pas, il ne s’agit pas d’un référendum pour ou contre un traité ! Crédible
8 décembre 2008, par
Annie
Dominique, Cette notion est à manipuler avec précaution et surtout ne pas s’en servir pour faire les malins ! Souviens-toi de Jospin à 16% au premier tour de présidentielles en 2002 ! Le PS n’a pas toujours fait des scores "crédibles". Il a été très minoritaire dans les années 60 et 70. La défaite impossible de Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles ne l’empêche pas d’être, d’après les derniers sondages, la future présidentiable d’opposition la plus "crédible". Est-ce que le programme du PS est crédible ? Est-ce que le soutien à l’Europe libérale est crédible ? Les promoteurs de l’économie de marché sont-ils crédibles ? Effectivement, le plus crédible pour ceux qui en prennent actuellement plein la poire c’est qu’ils vont continuer à en prendre plein la poire... Mais il y en aura qui s’obstineront à vouloir l’impossible et à croire en l’incroyable... Crédible
8 décembre 2008, par
Pierre Timsit
D’accord avec toi Annie. Mais dans le combat classe contre classe où te situes-tu sur le terrain électoral quand face au candidat UMP, il y a un candidat PS ? La réalité n’est pas selon nos souhait à toi et à moi. J’ai un avantage sur toi sur le terrain électoral, je peux peser sur le choix du candidat de gauche qui sera au 2 ème tour Crédible
11 décembre 2008, par
Annie
Pierre, Est-ce que tu peux comprendre qu’il y ait beaucoup de gens, de militants, partisans du combat classe contre classe qui sont dégoûtés par le PS et sa politique de collaboration de classe ? Le PCF arrivé au terme de son histoire, pas encore !
6 décembre 2008, par
Doux
Eh oui à force de se prendre des baffes dans la gueule, cela les a fait réfléchir. Mardi 25 novembre, à ma première réunion de cellule, j’entends un compte rendu de ce qu’allait dire Marseille au congrès "Depuis cinquante ans nous avons voulu toujours noyauter, et toujours forcer la démarche des gens. Cela nous a amené là où nous en sommes. Il est temps à présent d’aborder une autre démarche qui s’appuie sur le désir des gens lui-même". Je n’en croyais pas mes oreilles, je me suis dit que j’avais de la chance que mes divers échecs avec le NPA et avec GF m’aient amené dans un parti capable de se remettre en question. Quand à nous agrandir, nous récupèrerons tous les gens mal accueillis par le NPA, sauf s’ils changent de tactique, mais nous avons vu comment-ils font : alternance de séance ouverte (conférence débat) avec séance fermée (de comité de quartier), et le PCF récupèrera les soldats perdus de la gauche. L’avenir de la gauche se joue dans le PS ?
2 décembre 2008, par
Annie
Pierre, Je crois qu’il suffit de regarder ce qu’est devenu le parti travailliste anglais pour s’apercevoir que ce n’est pas la bonne tactique. A force de penser que c’était exclusivement au sein du parti travailliste que se jouait de l’avenir de la gauche, la gauche du parti travailliste a fini par mourir asphixiée et l’extrême-gauche ne s’en porte pas beaucoup mieux. Voilà pourquoi il est important pour nous tous, gauche, extrême-gauche et pigeons du système capitaliste, que vous ne cautionnez pas l’alternance molle, c’est-à-dire la droite pour tous. Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Gilbert
J’ai pas de leçons à donner... et encore moins à recevoir de ta part. Je me bats depuis des années aux côtés des chômeurs, des précaires, des intermittents. Et je prétends, illustrations à l’appui (que tu ne veux pas voir parce que tu as la tête dans le sable), que le PS fait du mal à la classe ouvrière. Cherche sur ce forum, tu trouveras quantité d’exemples, documentés, sourcés, des trahisons "socialistes". Pas seulement dans le domaine social, mais dans tous les domaines, même les plus inattendus. Prenons au hasard l’audiovisuel public, demande au SNTR-CGT ou au SNJ-CGT ce qu’ils pensent des décrets Tasca. Le PS, parti des petites gens ? J’attends toujours la réponse à cette simple question, qui n’est pas provocatrice mais extrèmement signifiante : combien le "grand parti de gauche" envoie-t-il d’ouvriers, chômeurs, précaires, Rmistes à l’Assemblée nationale ? Gilbert ça suffit
1er décembre 2008, par
Pierre Timsit
Gilbert, ta liste n’est pas assez longue sur ce qu’ont fait ou pas fait les socialistes au pouvoir. Dans nos débats internes au parti, les militants de DS et de la gauche du parti argumentent sur ces questions, avec sans doute plus de virulence que toi, non pas pour salir le PS, mais pour le réorienter. C’est notre job de tous les jours : rendre ce Parti aux militants et à Jaures, au peuple de gauche qui vote pour lui. Ce n’est pas facile en face nous avons à faire à une camarilla d’Enarques et autres apparatchiks. Ce parti n’est pas leur propriété. Pour qu’il redevienne un vrai Parti Socialiste, il y a du boulot. Depuis la constitution de la Motion C "Un Monde d’avance", avec Benoit Hamon, après le Congrès de reims et la défaite de l’aile droite déclarée (autour de Royal) les choses deviennent plus facile pour nous et nos idées. Le combat continue La légende de l’ancrage à gauche va bientôt prendre fin...
2 décembre 2008, par
Gilbert
Je me suis toujours demandé quel était l’intérêt, quand on est vraiment, sincèrement de gauche, de rester au parti dit socialiste. "Qu’est-ce que ça peut te foutre", me dira-t-on. C’est vrai, après tout, chacun fait ce qu’il veut, je ne vois pas pourquoi je devrais m’en mêler. D’autant plus que je ne cherche pas à débaucher pour une autre boutique, comme certains sur ce forum. En fait, c’est surtout par rapport à la question de la vérité que j’ai tendance à réagir. Non pas que je détiendrais LA vérité révélée, mais au contraire parce que j’ai le sentiment qu’on essaie de me vendre pour une vérité ce qui ressemble davantage à une propagande éhontée. C’est plus fort que moi. J’ai du mal à supporter que l’on essaie de cacher certaines réalités évidentes ou que l’on dore la pilule à des pauvres bougres qui sont déboussolés et ne savent où aller. Les mensonges répétés, transformer les défaites en victoires parce qu’il ne faut pas désespérer Billancourt, ça m’insupporte. Non seulement c’est prendre les gens pour des crétins, mais comme la plupart ne le sont pas, c’est contre-productif. Souvent, j’hésite entre deux hypothèses pour expliquer l’attitude de ceux qui persistent à nier les évidences. La première : pourquoi ne disent-ils pas la vérité ? Pourquoi ne veulent-ils pas admettre que le parti dit socialiste dérive de plus en plus vers la droite et que rien ne peut l’arrêter. Ce n’est pas un fantasme ou une lubie de ma part, ça va devenir bientôt une vérité historique. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plus en plus de monde pour le remarquer (et pour se tirer). Et puis, il y a des évidences sociologiques : le parti "socialiste" n’est pas un parti ouvrier, c’est le moins que l’on puisse dire. Il est incapable d’en envoyer à l’Assemblée nationale, encore moins des chômeurs ou des précaires (personne n’est capable de répondre là dessus). Ses leaders sont d’accord avec les contre-réformes de droite. Quand ils font semblant de s’opposer sur les plateaux de télévision ou à l’Assemblée, c’est sur la forme ( "vous n’auriez pas dû faire comme ça" ) plutôt que sur le fond. Bref, c’est tellement évident qu’il n’y a pas à épiloguer. Il y a une deuxième hypothèse, que j’ai eu tendance, jusqu’ici, à écarter : si ça se trouve, les membres de la gauche du PS croient sincèrement à tout ce qu’ils racontent ? J’avais pas envisagé cette hypothèse de prime abord, tellement elle m’apparaissait saugrenue. Allons, ce sont des gens intelligents, quand même. C’est pas parce qu’ils ont l’habitude de raconter des fables pour les enfants qu’ils y croient. Et puis je me suis replongé dernièrement dans l’histoire du Temple solaire, j’ai aussi relu des trucs sur les Raëliens. Bref, le phénomène sectaire m’intéresse. La plupart des gens qui se font piéger ne sont pas des idiots mais pourtant, ils ont tellement besoin de croire, ils sont tellement en souffrance dans leur famille, dans leur milieu, dans leur environnement, qu’ils épousent les thèses qui les réconforte. C’est comme une drogue. Vous pouvez essayer de convaincre les adeptes de sortir de là, utiliser les arguments les plus rationnels. Rien à faire. Plus le temps passe, et plus je me dis que c’est cette deuxième hypothèse qui est la bonne. Ben oui, pourquoi mentiraient-ils ? Pas pour faire volontairement le jeu des dirigeants droitiers de leur parti. Ils ont tout de même des convictions, ces braves militants de la gauche socialiste. S’ils jouent le rôle d’idiots utile, c’est pas parce qu’ils sont eux aussi de droite, c’est à leur corps défendant. Arrivé à ce stade, je me dis qu’il ne reste plus qu’à espérer une prise de conscience, comme ça arrive parfois dans les sectes quand le gourou pousse le bouchon trop loin. À ce moment là les adeptes qui ont gardé une part de lucidité se rendent compte que ce qu’ils vivent, c’est pas la vraie vie. Ils retournent alors auprès de leurs proches et mènent avec eux le combat contre les dérives sectaires. En l’occurence, ce qui pourrait bien remplacer le gourou qui va trop loin, c’est le franchissement d’une étape supplémentaire dans la droitisation du parti dit socialiste. La prochaine campagne européenne sur fond de traité de Lisbonne ? Un rapprochement avec le MODEM ? Allez savoir ? Les plus conscients tireront peut-être alors les conclusions qui s’imposent. Pour les autres, ce sera malheureusement très difficile... Pour ma part, je n’interviendrais plus sur la question de l’ancrage à gauche. Mais je continuerai obstinément à dénoncer l’ancrage à droite d’un parti qui galvaude le beau nom de socialiste. Gilbert a suivi un stage de conseiller en communication dernièrement et il essaie d’appliquer ici ce qu’il apris pendant une semaine ou une quinzaine
2 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Mais que lui arrive-t-il à Gilbert ? Depuis quelques jours ils ne nous traite plus de salopards, de traitre au socialisme et d’agent double du capitalisme ? Pourtant il ne semble pas avoir épousé nos thèses, il continue par d’autres moyens à essayer d’obtenir ce qui est son idée fixe depuis qu’il est sur ce forum, nous faire sortir du ps, pourquoi faire, même pas pour aller rejoindre une autre boutique, mais pour faire comme lui, errer dans la nature, sans efficacité, sans pouvoir pour faire changer les choses, simplement pour le plaisir de se croire libre alors que lui comme les autres subit tous les jours ce mal être engendré par cette société égoïste qui écrase non seulement les plus faibles mais déprime tout le monde par son individualisme, son manque de cohésion, sa négation de la notion même de solidarité.
Alors à lire Gilbert le ps ne serait pas un parti ouvrier parce qu’il n’envoie pas des chômeurs ou des précaires à l’assemblée nationale, est-ce la fin du fin, bien sur que non, ce n’est pas l’origine sociale des personnes qui importe, mais les mesures qu’elles vont préparer et mettre en œuvre, prendre 577 personnes au chômage, les former à la politique, puis les envoyer au parlement pour écrire les lois n’est pas une garantie qu’elles le feront dans l’intérêt de ceux qui n’auront pas été sélectionnés. Je me souviens du ministre du travail de Valéry Giscard d’Estaing Lionel Stoker ancien OS qui avait pondu des lois aussi réactionnaires que n’importe quel énarque ! Depuis des lustres les partis de gauche ont envoyé au pouvoir des fils du peuple et ils n’ont pas changé plus les choses que certains intéllectuels de milieux bourgeois qui se sont penchés sur le sort de la classe ouvrière pour réfléchir à de nouveaux systèmes visant à ce qu’elle ne soit plus exploitée, cette théorie ouvriériste est celle qui a prévalu en Chine pendant la révolution culturelle avec le brillant résultat que l’on sait !
Gilbert affirme d’une façon péremptoire, on ne dirait pas la vérité. Qu’il relise encore et encore la motion C, les erreurs, les insuffisantes de notre parti y sont décrites noir sur blanc, Benoit Hamon a été le seul dans ce congrès à dire à la tribune du congrès ce que Gilbert et les autres nous disent tous les jours sur ce site, malheureusement la motion C n’a pas été majoritaire, si tous ceux qui sont d’accord avec nous avaient été à l’intérieur au lieu de dénoncer à l’extérieur ce que nous dénonçons à l’intérieur, on s’en serait sans doute plus approché de cette majorité, le cirque de la semaine dernière ne se serait sans doute pas produit car à la place de Ségolène et Martine on aurait eu Benoit Hamon avec une majorité si incontestable que personne n’aurait pu la contester.
Dans la dernière partie de son texte, Gilbert fait dans la soit disant compassion, nous serions des égarés ayant des comportements d’adeptes de sectes, oui effectivement pour ceux parmi les intéllectuels qui n’ont pas de difficultés matérielles, nous souffrons d’un mal être profond qui prend sa source dans la constatation des profondes injustices qui minent notre société, mais celui-ci loin de provoquer chez nous des besoins de se rassurer dans une secte, a pour exutoire la révolte, et de cette révolte nait notre besoin éperdu de vouloir renverser la table, d’en finir avec cette société, de mettre en place autre chose, nous sommes socialistes, Gilbert parle de gourou, c’est justement ce que nous refusons le plus. Nous avons un chant de ralliement dont les paroles commencent par "IL N’EST PAS DE SAUVEUR SUPREME ...", ce n’est pas un hasard, c’est sans doute la raison qui nous fait cabrer devant le phénomène "Ségolène". Nous le combattrons sans relâche, ce phénomène, combien sont-ils à peine 10000, souvent des personnes non engagées auparavant dans aucunes activités sociales ou associatives sans aucune formation politique qui se tournent effectivement vers cette dérive sectaire au lieu de tourner leur mal être vers le seul combat juste et efficace qui soit, le combat politique, nous les amènerons sans les brusquer vers la ligne droite !
Gilbert a suivi un stage de conseiller en communication dernièrement et il essaie d’appliquer ici ce qu’il apris pendant une semaine ou une quinzaine
2 décembre 2008, par
Tu devrais prendre quelques cours de sociologie. Ce n’est pas en prenant un cas, comme Stoleru, qu’on démontre quoi que soit. Faut être le dernier des imbéciles pour raisonner comme ça. Ça n’a aucun sens ce que tu racontes. Par contre, qu’un parti de classe n’envoie pas d’ouvriers, de chômeurs ou de précaires à l’Assemblée nationale, et se refuse à dire pourquoi, a une signification des plus profondes.
Par cette piètre explication (justification ?) tu es exactement en train de démontrer ce que j’ai essayé d’expliquer maladroitement. Merci du coup de main.
Gilbert a suivi un stage de conseiller en communication dernièrement et il essaie d’appliquer ici ce qu’il apris pendant une semaine ou une quinzaine
2 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Le vrai Gilbert celui qui traite les gens d’imbéciles nous est revenu ouf !!!!
Gilbert a suivi un stage de conseiller en communication dernièrement et il essaie d’appliquer ici ce qu’il apris pendant une semaine ou une quinzaine
2 décembre 2008, par
Gilbert
Faut avouer que tu tends le bâton pour te faire battre avec ton Stoleru. Tu aurais pu prendre Bernard Tapie aussi pour bien montrer que lorsque le PS va chercher des candidats d’origine modeste, il préfère prendre des voyous, des grandes gueules arrivistes, avec plutôt des idées droitières (le discours au maffioso Nanard : "tout le monde peut y arriver, on a tous les mêmes chances") alors que le parti "socialiste" a sous la main des militants comme Filoche, qui ne sont pas des spécimens uniques.
Merci de participer à la démonstration. Finalement, c’était très intelligent de ta part, je n’aurais pas dû parler de raisonnement imbécile.
Gilbert a suivi un stage de conseiller en communication dernièrement et il essaie d’appliquer ici ce qu’il apris pendant une semaine ou une quinzaine
3 décembre 2008, par
Pierre Timsit
Voilà que Gilbert se met à réfléchir. Constatant un désaccord avec les animateurs de notre site il se laisse aller à 2 hypothèses. La première : pourquoi ne disent-ils pas la vérité ? Pourquoi ne veulent-ils pas admettre que le parti dit socialiste dérive de plus en plus vers la droite et que rien ne peut l’arrêter. Ce n’est pas un fantasme ou une lubie de ma part, ça va devenir bientôt une vérité historique Il y a une deuxième hypothèse, que j’ai eu tendance, jusqu’ici, à écarter : si ça se trouve, les membres de la gauche du PS croient sincèrement à tout ce qu’ils racontent ? Arrivé à ce stade, je me dis qu’il ne reste plus qu’à espérer une prise de conscience, comme ça arrive parfois dans les sectes quand le gourou pousse le bouchon trop loin. À ce moment là les adeptes qui ont gardé une part de lucidité se rendent compte que ce qu’ils vivent, c’est pas la vraie vie. Ils retournent alors auprès de leurs proches et mènent avec eux le combat contre les dérives sectaires. En l’occurence, ce qui pourrait bien remplacer le gourou qui va trop loin, c’est le franchissement d’une étape supplémentaire dans la droitisation du parti dit socialiste. La prochaine campagne européenne sur fond de traité de Lisbonne ? Un rapprochement avec le MODEM ? Allez savoir ? Les plus conscients tireront peut-être alors les conclusions qui s’imposent. Pour les autres, ce sera malheureusement très difficile... Encore un effort Gilbert : Imagine 1) que nous sommes sincères (ce que tu semble admettre) 2) que nous ne sommes pas une secte avec un gourou, mais des militants expérimentés, dévoués au combat social et qui réfléchissons en prenant en compte le réel. Quand nous disons que nous nous battons pour un ancrage à gauche du PS nous ne faisons pas un pronostic (on va y arriver, c’est sûr) mais nous en faisons une orientation pour notre activité. Et nous essayons dans et hors PS de convaincre des militants de faire avec nous ce bout de chemin. Nous savons qu’un tel ancrage à gauche ne dépend pas que de notre volonté, ni de convaincre en vase clos les 130 000 militants actuels encartés au PS. Notre énergie nous la puisons dans la lutte des classes où l’essentiel de nos militants sont actifs en particulier dans le mouvement syndical ; associatif, dans les grèves et manifestations. Nous pensons, et savons d’expèrience que le PS est perméable au mouvement social, du moins à la base. Le Congrès de Dijon, en pleine grève de 2003, a ovationné le secrétaire général de la CGT Bernard Thibaut, et a voté unanimement la motion écrite par notre camarade Gérard Filoche sur les retraites. Cela alors que la direction du Parti (Hollande, DSK ...) sont en fait sur l’orientation de la direction de la CFDT. Je te dis cela parce que ce parti est contradictoire et qu’il ne faut pas le voir comme un monolithe. Il y a bien un PS d’en haut et un PS d’en bas. Il y a bien luttes sur les idées et pas que sur les personnes. Il y a au PS plusieurs droites (DSK, Ségolène, Hollande) plusieurs centre (Jospin/Delanoé, Aubry, Montebourg) et plusieurs gauches (Fabius, Hamon) Tout n’est pas rose certes, mais ce que doit entériner le Conseil National du 6 Décembre c’est la mise dans la minorité d’une des droites du Parti (Ségo) et une nouvelle alliance de direction du/des centres et de la gauche. Cela change les choses ou l’on avait droite et centre gouvernant ensemble le Parti contre la Gauche du Parti. Cette situation nous est plus favorable pour dévelloper nos idées. Tiens, vous avez 130 OOO militants encartés maintenant ? Ça veut donc dire qu’il y a eu 100 000 bulletins en trop lors du congrès
3 décembre 2008, par
Gilbert
On a sacrément bourré les urnes alors. Parce que les chiffres du congrès, c’était au moment du vote des motions, 130 000 votes et un taux de participation de de 55 %. Ce qui veut dire que près de 100 000 bulletins ont été rajoutés dans les urnes ! C’EST ÉNORME ! Et vous avez laissé faire sans rien dire ? Le chiffre que tu donnes me semble vrai puisque même Hollande, il y a quelques mois, reconnaissait que le nombre de militants était entre 120 000 et 130 000. Je suis étonné que les journalistes n’aient pas relevé l’ampleur de la triche. Au passage, tu me donnes raison. Comment veux-tu arrêter la dérive à droite avec des dirigeants qui disposent d’un matelas de 100 000 votes ? Tiens, vous avez 130 OOO militants encartés maintenant ? Ça veut donc dire qu’il y a eu 100 000 bulletins en trop lors du congrès
3 décembre 2008, par
Pierre Timsit
La dérive à droite et d’ores et déjà stoppée. Ce qu’il nous faut assurer maintenant c’est un glissement à gauche, puis un ancrage solide à gauche. Les 100 000 invisibles dont tu parles n’étaient que les résidus de l’opération de 2006. N’ayant pas payé leur carte 2008 ils seront pour l’essentiel rayés des listings. Voilà nous avons obtenu 25 000 voix sur 130 000, reste plus qu’à convaincre 40000 militants ou en faire rentrer 70 000 sur nos idées ... Comme tu vois le boulot ne manque pas pour un socialiste de gauche. A ma prochaine AG de section 4 nouveaux socialistes de gauche nous rejoignent, un bon début non ? Tes chiffres sont faux
3 décembre 2008, par
Gilbert
Tu dis que les 100 000 vont être rayés des listings parce qu’ils n’ont pas payé leurs cartes. C’est donc bien 130 000 le vrai chiffre, celui qui devait correspondre au corps électoral puisqu’il a été dit orbi et orbi que seuls pouvaient voter les militants à jour de leur cotisation. Or, on nous dit que 130 000 personnes ont voté, qui représentent 55 % des inscrits. Il y a donc une contradiction. 55 % de 130 000, ça fait 71 500. Si tu me dis qu’il fallait prendre en compte les 100 000 faux électeurs, effectivement, 55 % de 230 000, ça fait 126 000 votants. Donc pas loin des 130 000 votants annoncés dans la presse Dans ce cas, ça veut dire que tous ceux qui sont à jour de leur cotisation ont voté. Soit quasiment 100 % de participation. Encore mieux qu’en Corée du Nord !!! A propos des adhérants fantomes (supporters)
3 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Dans les section ou fédérations tenues par les ségolénistes la direction paie les cartes des adhérants à 20 euros qui ne se présentent plus et ceci en 2007 puis en 2008. Au moment du vote on donne un coup de fil pour faire venir ces adhérants fantomes qui auraient du normalement etre rayés des listes pour non paiement de cotisation, puis on les fait voter, ce qu’ils font sans aucune difficulté, ils ont adhéré pour cela ! On ne les reverra plus jusqu’au prochain coup de téléphone en 2011, entre temps pour qu’ils restent légalement membres du ps on paiera leur carte ! C’est un véritable scandale, toute absence de militants à plus de la motié des AG statutaires de section devrait entrainer la radiation de l’adhérant. Le fait d’assister aux réunions est le minimum qu’on devrait exiger de tout adhérant du parti socialiste ! A propos des adhérants fantomes (supporters)
3 décembre 2008, par
Gilbert
Mais non, les tricheries ne sont pas propres aux ségolénistes. Tu sais très bien que dans le Nord-Pas de Calais c’est pareil. Ce qui vous décrédibilise, c’est que rien n’est entrepris pour faire le ménage. À chaque congrès on a droit à la rituelle dénonciation des fédérations qui votent au canon... et puis rien ne change. Tiens, je parie que tu vas me répondre que maintenant que la gauche du parti est incontournable, ça va changer. Allez, je vais être sympa, je vais faire semblant de te croire.
L’honneteté en politique, la première condition pour convaincre !
4 décembre 2008, par
Dominique Babouot
Eh bien Figures-toi Gilbert, que je ne fais pas plus confiance à l’aile gauche qu’à l’aile droite sur ce plan ! Il y a bien un deuxième clivage au ps qui transcende le premier le clivage droite/gauche. J’ai donné l’exemple des ségolénistes, j’aurai pu donner celui de la Seine-Maritime ou du Nord effectivement, je suis persuadé que ce phénomène existe aussi dans le département des Landes (Emmanuelli) Mais il y a aussi des militants tout courants confondus qui veulent une vrai démocratie, la transparence, le rejet de l’utilisation de moyens douteux pour débattre, je fais partie de ceux-là, je me bats à l’intérieur du courant UMA pour qu’on en finisse avec ce type de facon de faire de la politique, ce n’est pas facile car des camarades sont très fiers des bons coups qui rapportent, moi pas ! En pleine campagne sur les motions, j’ai retiré ma signature pour protester contre la déloyauté utilisée par certains de mes associés lors du débat, j’ai fait du bruit, j’ai expliqué pourquoi, je ne suis pas passé chez l’adversaire comme l’espéraient certains , j’ai laissé passé quelques jours puis je me suis replongé dans la mélée, j’ai continué à défendre la motion C sur le fond, sur les idées en faisant bien comprendre que ce n’est pas parceque les méthodes utilisées pour la défendre n’étaient pas toujours bonnes qu’elle n’était pas juste, qu’elle ne méritait pas qu’on la défende notre motion UMA ! Dans ma section, on a voté dans la clarté, pas de bourrages d’urnes, pas de vote au canon, chacun s’est reporté au deuxième tour sur le candidat orienté à gauche le mieux placé(D pour le national, A pour le fédéral, C pour le local), je ne suis pas peu fier de ce résultat parceque j’estime qu’on le doit justement à la rigueur à laquelle on s’est tenu dans la campagne, au refus de tricher. je suis persuadé que c’est le premier pas qu’on doit faire, accepter la démocratie et refuser d’utiliser certaines méthodes meme si les autres les utilisent, pour pouvoir dire, on a raison, on a raison cent fois, justement parcequ’on essaie pas nous de tricher ! DEMOCRATIE PARTOUT !
28 novembre 2008, par barot.frank@orange.fr
Alors que les deux aéroports de la capitale, Bangkok, sont toujours occupés par les manifestants anti-gouvernementaux, le Premier ministre thaïlandais, Somchai Wongsawat, a décidé de rester "indéfiniment" à Chiang Mai, dans le nord du pays, en raison de "tensions" avec l’armée. Les rumeurs de coup d’Etat se faisaient de plus en plus insistantes jeudi en Thaïlande, où l’opposition au Premier ministre Somchai Wongsawat (photo) bloque toujours les deux principaux aéroports de la capitale (Reuters) Le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a décidé de rester "indéfiniment" à Chiang Mai en raison de "tensions" avec l’armée, alors que dans les aéroports occupés à Bangkok des manifestants ont juré de lutter "jusqu’à la mort" si la police intervenait, a-t-on appris vendredi 28 novembre. "Pour sa propre sécurité, le Premier ministre restera à Chiang Mai alors qu’il y a encore des incertitudes dans les tensions entre le gouvernement et l’armée", a déclaré un porte-parole gouvernemental, Suparat Nakbunnam. "Il n’a pas prévu de retourner à Bangkok (et) restera à Chiang Mai indéfiniment", a-t-il ajouté. Un leader des manifestants antigouvernementaux qui bloquent les deux aéroports de Bangkok a pour sa part affirmé que les opposants se battraient "jusqu’à la mort" si la police essayait de les disperser. "Nous nous battrons jusqu’à la mort et nous ne nous rendrons pas, nous sommes prêts", a déclaré Somsak Kosaisuk qui s’adressait à ses partisans à l’aéroport Don Mueang. Etat d’urgence autour des aéroports L’armée qui a assuré qu’elle n’avait pas l’intention de s’emparer du pouvoir, comme elle l’avait fait en septembre 2006, a démenti jeudi l’imminence d’un nouveau coup d’Etat. La veille, elle avait appelé à la tenue d’élections anticipées. Somchai Wongsawat, qui était au début de la semaine à l’étranger, avait été contraint d’atterrir à Chiang Mai mercredi soir. Il a proclamé jeudi soir l’état d’urgence autour des aéroports Suvarnabhumi (vols internationaux) et Don Mueang (vols intérieurs), conférant des pouvoirs étendus aux forces de sécurité pour rétablir l’ordre. Aucun avion commercial ne peut atteindre la capitale thaïlandaise, mais les autorités ont permis, jeudi, à des compagnies aériennes d’utiliser la base militaire d’U-Tapao (sud-est de Bangkok) pour des vols prioritaires. Les pertes occasionnées par la fermeture de Suvarnabhumi ont été évaluées à près de trois milliards de dollars. La police a fait savoir vendredi qu’elle négocierait avec les manifestants antigouvernementaux qui ont juré de faire tomber le gouvernement qualifié de "corrompu". "Nous utiliserons la manière douce dans un premier temps", a déclaré Piya Sorntrakoon, commandant adjoint d’une force de police régionale qui a autorité sur neuf provinces du royaume. "La priorité est de négocier (avec les manifestants) et de ne pas les réprimer immédiatement, nous sommes tous Thaïlandais", a ajouté ce responsable policier. 2 morts et près de 500 blessés Le 7 octobre, la police avait dispersé sans ménagement des milliers de manifestants pro-PAD qui avaient bloqué les accès au Parlement de Bangkok faisant 2 morts et près de 500 blessés. Outre les deux aéroports, les manifestants, regroupés au sein d’une coalition d’obédience nationaliste et royaliste qui se fait appeler "Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD), occupent depuis le 26 août le siège officiel du gouvernement à Bangkok. Somchai Wongsawat est le beau-frère du dirigeant déchu Thaksin Shinawatra qui avait été renversé en 2006 par l’armée après avoir gouverné la Thaïlande pendant plus de cinq ans. Il vit aujourd’hui en exil, mais ses lieutenants sont revenus au pouvoir à la faveur des législatives de décembre 2007, premières élections depuis le putsch de l’année précédente. La PAD dispose de puissants soutiens dans l’armée, parmi les juges et au palais royal, selon la presse. Fondée en février 2006, la PAD avait largement contribué, par des manifestations à Bangkok, à déstabiliser Thaksin Shinawatra avant son renversement. Le clan Shinawatra est originaire de la région de Chiang Mai et Thaksin Shinawatra reste populaire dans le nord et le nord-est du pays, alors qu’il est honni par les élites traditionnelles de Bangkok. Le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a jusqu’à ce jour exclu la démission de son gouvernement "élu démocratiquement Oui ça va encore aboutir à une révolution Orange/Modem
30 novembre 2008, par
Tant qu’à faire la révolution, ils pourrait la faire pour de bon (autogestion encadrée, protectionnisme de zone, nationnalisation avec gestion dynamique, psychanalyse de masse pour désaliéner le peuple), en une seule fois !
Autant en emporte le vent, comme d’habitude !
LA REVOLUTION A COMMENCE EN ASIE ET EN CHINE
28 novembre 2008, par Frank Barot
Le Tibet, ce n’est qu’un début...la révolution a commencé à Tiennanmen...
1989 ... 2009. 20 ans c’est peu dans l’histoire...
PAIX PAIN ET LIBERTE !
Voilà pourquoi Sarkosy a peur du peuple chinois...
Frank
le maillon faible
29 novembre 2008, par
la crise actuelle est classique et nouvelle classique quand à son origine : le système capitaliste et la baisse tendancielle du taux de profil baisse tendancielle ne signifie pas baisse égale pour tous. Certains secteurs du capitalisme s’en tirent encore fort bien, mais au détriment d’autres secteurs Quand il ne s’agit que de prendre aux producteurs (réels) de "richesse" et de se répartir le profit, l’entente peut se faire sur leurs dos et avec la complicité de quelques appareils bureaucratiques, ça aide mais quand l’espace du profit se restreint, ces appareils ne leur servent plus à grand chose et ils peuvent même se trouver à jouer un rôle qu’ils avaient partiellement oubliés ou déformés la priorité devient donc de casser ces appareils d’abord. Un outil aussi pourri soit-il reste un outil une pioche même cassée, il restera toujours une "tête de pioche" et un "manche de pioche" Nouvelle car chacun a accumulé des expériences, et l’histoire ne se répéte pas Ce qui se profile est donc une guerre, mais … il va être très difficiles de la présenter sous les traditionnelles bannières patriotiques Réagir à quelques sifflets de la marseillaise ( appeler en son temps le "chant des versaillais" massacreur de la Commune) ne suffiront pas à redorer le blason de tous les crimes commis au nom de la patrie ( cache sexe light d’un capitalisme en formation, en développement et en perdition ?) dans tous celà où est le maillon faible ? les millions d’expulsés de leur maison au USA, les chômeurs techniques dans l’automobile européenne, les paysans chinois expulsés de leur terre, les bucherons licenciés du brésil suite à la chute du prix du baril, ou les démonteurs de bateaux en Inde qui ne supportent plus les malformations de leurs enfants le maillon faible c’est le capitalisme ! il y a de vieux outils, il y a des nouveaux outils, il ne reste plus qu’à tout mettre dans une vrai boite à outil ! jacq31 T’as raison, juste un petit détail : le peuple est aliéné !
30 novembre 2008, par
Et donc ils pourront en encaisser encore !Mais comme tu ne t’intéresse pas aux moyens de désaliéner le peuple (en lui faisant prendre en main son destin, par la psychanlyse lacanienne), nous sommes dans une impasse.
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche ! C’est trop tard ! Trop de compromissions ! Certains l’ont compris ! la preuve !
27 novembre 2008, par fabre
Deux parlementaires supplémentaires rejoignent le Parti de Gauche Jacques Desallangre, député de l’Aisne et François Autain, sénateur de la Loire-Atlantique ont décidé de rejoindre le Parti de Gauche que nous avons fondé avec Marc Dolez. Longtemps socialistes, ces deux figures de la gauche républicaine portent à quatre le nombre de parlementaires du Parti de Gauche. Député de l’Aisne depuis 1997, Jacques Desallangre est également maire de la ville de Trégnier (15 000 habitants, 5ème ville du département de l’Aisne) et préside l’association aisnoise République à Gauche. A l’Assemblée nationale, il exerce les fonctions de secrétaire de la Commission chargée des affaires européennes. Ancien ministre du gouvernement de Pierre Mauroy, François Autain est une figure de la gauche sénatoriale, dont il est un des principaux orateurs sur les questions sociales, au titre notamment de ses fonctions de vice-président de la Commission des affaires sociales du Sénat. http://www.lepartidegauche.fr/index.php ?option=com_content&view=article&id=140:deux-parlementaires-supplementaires-rejoignent-le-parti-de-gauche&catid=42:editoriaux&Itemid=90 Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche ! C’est trop tard ! Trop de compromissions ! Certains l’ont compris ! la preuve !
27 novembre 2008, par
Fabien
C’est bon pour Mélenchon, cela ! Car il ne faut pas oublier que le nombre de parlementaires qui déclarent leur appartenance à un parti est pris en compte pour le calcul des fonds publics alloués. Ceci dit, Chevènement avait aussi des parlementaires derrière lui. Et pour le PS, cela ne change rien : ces deux div.g siégeaient avec les communistes !
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
27 novembre 2008, par fabre
A tous, les militants de D&S, pourront se faire un avis - vous pourrez juger sur pièces et pas décrier comme le font certains sans avoir vu, entendu, confronté, analysé, débattu de la démarche du Parti de Gauche (PG) en venant samedi 29 novembre 2008 à la grande réunion publique du Parti de Gauche (PG) qui se tiendra à parti de 15 Heures : Centre sportif Ile-des-Vannes 15 bd Marcel Paul à l’Ile-Saint Denis (93) www.lepartidegauche PAR LA ROUTE Accès par le périphérique : porte de Saint-Ouen. Direction mairie de Saint-Ouen par la rue Gabriel-Péri. Direction centre sportif Ile-des-Vannes. PAR LES TRANSPORTS EN COMMUN Métro ligne 13 Station : Mairie de Saint-Ouen Prendre la direction centre sportif Ile-des-Vannes RER C Station : Gare des Grésillons Prendre la direction centre sportif Ile-des-Vannes Bien amicalement à vous. gilles Fabre Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par PN27
Mon pauvre Gilles , je crois que tu devrais aller plus souvent à Lourdes car ce qui est arrivé à SR ne relève pas du miracle mais bien d’un constat d’échec pur et simple à vouloir caresser la droite et le modem comme elle l’a fait et au nom des travailleurs faire croire qu’elle représentait l’avenir s’est franchement se moquer du monde.Ele est comme certe d’autres representants au PS une faire valoir qui ne cesse de regarder son nombril, qui pense avant tout au pouvoir avant de se préoccuper de ce que subissent aujourd’hui des millions de gens.Tu parles de reconnaisance de l’économie de marché mais tu es aveugle ou obstiné regarde les desastres de l’empire capitaliste et son économie de marché qui s’accumulent, des milliers de chômeurs supplémentaires, des faillites à tout va, des arrêts de production, baisse de salaires, fermeture de deux à trois mois d’usine (joyeux noel)
et j’en passe et d’un autre côté on distribue des milliards d’euros pour toujours les
mêmes, alors que de partout on manque de fric toi aussi certainement. Donc si je comprend bien ton raisonnement SR est pour tout celà et là je ne rêve pas.Ce qu’il faut c’est avant tout riposter à ces attaques et préparer les grandes grèves nécessaires à ces attaques voilà ce que les travailleurs dont je fais parti (53 ans)attendent aujourd’hui, un parti qui les representent dans la réalité quotidienne, UN PARTI DE GAUCHE, UN VRAI.
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
27 novembre 2008, par
Gilles
Mon pauvre, etc Tu ne sais pas lire. Moi je m’oppose à l’économie de marché. Ton parti se battra, becs et ongles, pour la maintenir. Alors arrêtez de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas. Aubry et Royal, c’est du pareil au même. Sauf que Royal a au moins le courage de le reconnaître, tandis que vous, derrière Aubry, vous voulez entretenir la fiction que vous êtes encore de gauche. Oui, de gauche comme les démocrates américains, libéraux en quelque sorte comme Delanoë ou DSK. Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
28 novembre 2008, par
Pierre Timsit
Le sectaire ne voit que le blanc et le noir.
Il oubli qu’il y a au moins 256 niveaux de gris.
Je ne sais au compte de qui cet internaute débite ces fadaises sans aucun argument.
Litteralement parlant : "il nous fatigue" et ne sert à rien dans nos débat.
Serait-ce excessif de lui demander de nous lâcher la grappe et d’aller internauter ailleurs ?
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par Gilles
L’élection de Royal à la tête du PS aurait été un événement ; celle d’Aubry est une péripétie. C’est donc le « vieux » parti qui a gagné. Mais « vieux » ne veux pas dire que la sagesse l’a emporté, que l’ancrage à « gauche » est maintenu. Ça c’est pour la galerie. Car on ne me fera pas croire que l’addition des Mauroy, Fabius, Rocard, DSK, Jospin, Hollande, Lang, Emmanuelli, Aubry, Guigou, Ayrault, Delanoë, Hamon, Montebourg (j’en oublie), constitue une ligne politique, "un désir d’avenir". Tout au plus, est-ce là une coalition sans principes, un refus de « passer la main » et d’inventaire… bref, on continue comme avant. A cet égard, Hollande ou Aubry, c’est du pareil au même. A l’inverse, Royal c’était la logique assumée, affirmée, affichée, d’un parti qui ne conteste plus la légitimité de la Ve république et de l’économie de marché depuis belle lurette. Alors pourquoi lui refuser à elle, ce à quoi tous aspire ? Car il faut être juste, l’écrasante majorité du parti est aujourd’hui sur cette ligne. Même dans les 20% de la motion Hamon, combien de partisans de la « rupture » ? Cent, deux-cent, mille ? Même Mélenchon, qui a quitté la pétaudière, n’y pense pas. Il n’y a qu’une seule réponse possible à cette énigme. Pour tous ces gens, l’essentiel est de maintenir la fiction. Et peu importe si ça ne marche plus. Car cette bien cette ligne là qui a conduit le parti au désastre en 2002. L’honneur est sauf. Si nous avons perdu en 2002 c’était la faute à Chevènement et à Taubira. Demain, se sera à cause de Besancenot. C’est que le parti, tout à son idée d’hégémonie ne supporte pas qu’on le conteste sur sa gauche. Le paradoxe c’est qu’en 2002, l’extrême gauche avait fait 10%, et qu’en 2007, elle avait à peine atteint les 5%. Ainsi, c’est un cadeau à Besancenot qu’ont fait les hiérarques du parti. On ne s’en plaindra pas. glissements progressifs vers la gauche de plaques tectoniques pourtant lourdes à déplacer
26 novembre 2008, par
MA
franchement Gilles tu raisonnes comme un fer à repasser, on se demande seulement ce que tu repasses tu es bien ignorant si tu ne vois pas qu’au fond la partie la plus vieille et conservatrice de l’appareil s’est rangée derrière Royal.. et si tu crois opposer le "neuf" et le "vieux" à travers Royal et Aubry... tu te goures, tu te goures (comme chantait Juliette Gréco) pour toi, il faut que tout tourne mal pour que ce soit plus clair, bon, c’est une façon de voir le monde pour nous, on travaille à désengluer, à faire fructifier les idées de gauche par tous les moyens même sur les terrains ingrats, on aurait pu espérer mieux de ce congrès, mais la grande surprise est qu’à la fois l’aile droite royal est battue, et que le "centre" n’a gagné que grâce à nous... il y a donc eu des glissements progressifs vers la gauche de plaques tectoniques pourtant lourdes a déplacer, la seule survie possible de la partie de l’appareil qui a fait élire Martine Aubry c’est d’aller à gauche sinon il meurt dans les trois mois et SR revient en boomerang ma Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
25 novembre 2008, par Alex38
Gérard, je ne te suis plus... Que fais-tu encore au PS alors que des responsables nationaux d’Utopia, Claude Debons, et J. Généreux viennent de partir pour rejoindre Mélenchon et Dolez ??? Ce ne serait pas encore significatif pour toi ???
cessons les querelles de personnes ! Nous t’attendons tous au parti de gauche ! Le PS n’est plus un outil au service du peuple, c’est l’instrument de la nouvelle réification des rapports sociaux, sous couvert d’un label "socialiste" ! Tu le sais comme nous ! La gauche du parti est passée de 40% à 20% en moins de 5 ans ! Le PS n’ose même plus se prononcer sur les lois antisociales de la droite : rien sur les retraites à 70 ans, si ce n’est sur la "forme" ou la "manière" dont le gouvernement agit... Un exemple significatif de l’acceptation-résignation du parti prétendument socialiste...
Je t’ai toujours admiré, mais là tu es aveuglé par un attachement affectif qui n’est plus politique !
Le choix se résume ainsi : continuer à servir de caution de gauche au PS ou être au service du peuple qui attend une réinvention de la gauche ! Il faut créer une nouvelle offre politique !
Les travailleurs ont besoin d’un front populaire ! Des responsables syndicaux de la CGT et de la FSU nous rejoignent, les regards s’illuminent dans les manifs et sur les marchés quand nous parlons d’un "front de gauche" avec les communistes, d’une gauche décomplexée...
Le PS n’est même pas un parti "démocrate" : il est revenu sur son NON au TCE en s’abstenant sur la ratification du Traité de Lisbonne !
Rejoins-nous ! Construisons ensemble la reconquête sociale du pouvoir !
ICI NOUS APPELONS A ADHERER AU PS ET NON PAS A LE QUITTER !
26 novembre 2008, par
GF
à D&S nous sommes un collectif éduqué et soudé, expérimenté, et implanté, nous avons 600 signatures sur notre contribution, 4000 lecteurs de D&S, 1500 abonnés, nous apportons 3 à 4000 voix à la motion C la motion C a eu 10 000 signataires et 25 000 voix, tu crois qu’on va quitter tout ce travail de longues années pour faire revivre à 300 un PdG ? c’est une aventure vouée à l’échec d’avance dans l’état actuel des choses arrêtez, ouvrez les yeux, ce parti est le plus gros de la gauche ou il se passe le plus de choses, sans lui rien ne se fera, le débat politique y est intense, alors cessez de nous mettre au pied du mur de le quitter, NOUS NE LE FERONS PAS ! en dehors ce sont scissions, sectarisme, isolement, surenchéres, impuissance...et nous en avons eu 30 ans d’expérience ! ouvrez les yeux et ne perdez pas votre temps sur ce site ICI NOUS APPELONS A ADHERER AU PS ET NON PAS A LE QUITTER ! GF ICI NOUS APPELONS A ADHERER AU PS ET NON PAS A LE QUITTER !
27 novembre 2008, par
Nicole
moi j’aimerais bien adhérer au ps mais je ne sais pas comment faire !
Le PS, l’adversaire le plus grave de la classe ouvrière
27 novembre 2008, par
Annie
A votre avis, pourquoi dans la situation de crise du capitalisme que l’on connaît aujourd’hui, la gauche institutionnelle est-elle si faible, si inaudible ? Pour comprendre, voici les propos de Brice Teinturier, directeur du département stratégies d’opinion à TNS Sofres (Cf dans le Monde du 25 novembre, l’article "Crise : les Français réclament le retour de l’Etat". "Pour les Français, la crise ne date pas de cet automne. Depuis maintenant plus d’un an, ils sont le sentiment que leurs conditions de vie se sont dégradées et que le monde est devenu fou avec des ménages de plus en plus endettés et des entreprises dédiées à la course aux bénéfices. Ils sont sceptiques sur la capacité des Etats à arrêter cet engrenage et ne croient plus à grand-chose..." Ils ne croient plus à grand-chose : c’est le résultat du PS au gouvernement ! Ce qui démobilise aujourd’hui c’est le sentiment de fatalité devant la marche du monde. C’est ce qu’a réussi à faire le PS : Imposer à gauche l’économie de marché, le cynisme et l’individualisme comme des vérités universelles incontournables... c’est Jospin qui a eu le dernier mot : "Contre le marché, on ne peut rien". Il a signé non seulement la mort du PS, en tant que parti d’opposition et de réformisme social, mais il a aussi scellé le découragement aujourd’hui solidement enraciné du mouvement social qui, à part la victoire du CPE, est entraîné dans une spirale infernale d’échecs, de reculs et de découragements. Le seul parti de gauche qui ait maintenu la flamme, c’est la LCR et bientôt le NPA. Le véritable adversaire du salariat, ce n’est pas la droite, c’est le cynisme et l’individualisme. Pourquoi Obama a-t-il fait de "Yes we can" le slogan de sa campagne ? Parce que cette confiance en nos forces, en notre possibilité de changer de le monde, est une véritable aspiration humaine. Aujourd’hui, en France, le PS s’emploie à faire de cette aspiration son fonds de commerce pour ensuite l’enterrer dans le renoncement, la trahison et le cynisme. Le PS, l’adversaire le plus grave de la classe ouvrière
27 novembre 2008, par
Bob
Evidemment c’est rassurant de croire que tous les malheurs de la classe ouvrière viennent de la trahison socialiste. Il y le bon peuple instinctivement révolutionnaire et les élites socialistes qui trahissent en permanence. Et ce bon peuple, si bête, qui continue de voter PS. La faute à qui ? La faute à la gauche du PS qui, évidemment, sert d’alibi à la droite. Si seulement il n’y avait plus de gauche au PS le bon peuple cesserait d’être trompé et pourrait enfin voter pour ses intérêts objectifs, c’est-à-dire pour la LCR. ben voyons... "le socialisme adversaire le grave de la classe ouvrière" ... on voit qu’Annie connaît ses classiques staliniens. Le PS, l’adversaire le plus grave de la classe ouvrière
27 novembre 2008, par
Annie
Bob, Non, il n’y a pas de bon peuple instinctivement révolutionnaire, mais force est de constater que le PS méséduque les militants de gauche depuis des décennies en jouant le pédagogie de la soumission ("Vive la crise" expliquait Montand à la télé en 1984) Avec pour résultat, la victoire de la droite aux élections et la progression de la droite dans les rangs du PS. Le défi à relever n’est-il pas la construction d’une vraie gauche sur un programme de changement de société ? le salariat est il instinctivement révolutionnaire ? plutôt oui...
28 novembre 2008, par
D&S
annie, oui le salariat, de par sa place dans le procès de production, est dans une position socialement révolutionnaire "en soi" il n’a que sa force de travail à vendre pour la vendre décemment dans un capitalisme rapace en pleine crise cela implique de faire un mouvement social de telle ampleur qu’il peut etre révolutionnaire on doit donc partir de la confiance envers le salariat l’unité est son carburant révolutionnaire il ne faut pas le "cliver" pour l’éduquer il faut unifier pour l’entrainer et il s’éduque alors lui même il faut lever les obstacles (droite, propagande réactionnaire, d’un cote, appareils de l’autre cote) à l’expression de cette capacité de lutte c’est pourquoi l’unité est en soi une machine de guerre contre le capitalisme rien a craindre de DSK et de son ami chereque : il les faut avec nous en quelque sorte pour que l’unité du salariat se réalise, il faut des évolutions sur un programme qui va partir de revendications immédiates légitimes pour aller vers des affrontements dynamiques afin d’obtenir simplement satisfaction pas de crainte que ca se fasse sur un programme minimum la radicalité du programme n’est pas un préalable car la programme se radicalise en marchant pas a froid AVANT de commencer, ce n’est pas un préalable de rompre avec les sociaux libéraux pour agir, c’est l’action qui aboutit de facto a ce resultat vous avez du mal a comprendre le programme de transition, vous le croyez réformiste il faut "piéger", entrainer les sociaux libéraux, ils ont quelque chose de social à leru corps défendant donc on peut partir d’une unité évidente et entrainante qui permet la mise en route du processus c’est le contraire de la "sciccionnite" permanente de la LCR/NPA qui enlève les éléments d’unité nécessaires aux premières le gauchisme croit qu’il faut délimiter d’abord, cliver d’abord, distinguer d’abord, mais hélas ainsi il sape tout point de départ ainsi toi annie tu passes toute ton énergie sur ce site à appeler à "rompre avec le reformisme" comme toi cela fait 40 ans que la LCR stupidement essaie (l’OCT, Révo aussi, etc...) et tous ceux qui dénoncent d’abord le "réformisme" avant d’attaquer la droite et au lieu d’entrainer dans cette bataille ledit "réformisme" je me suis opposé a cela de l’intérieur pendant plus de 20 ans, (de 1974 à 1994) le réformisme ne s’oppose pas à la révolution il la nourrit... GF le salariat n’est pas instinctivement révolutionnaire
28 novembre 2008, par
Annie
Gérard, Même si objectivement le salariat est révolutionnaire, de par sa position révolutionnaire "en soi", il n’y a pas d’inéluctabilité de la révolution. Il doit se constituer en classe "pour soi" et cela c’est un processus dans lequel la diffusion des idées joue un rôle important. C’est bizarre la manière dont tu minimises le rôle de l’aliénation au sens où les salariés subissent non seulement une domination économique, mais aussi idéologique, car la classe dirigeante des capitalistes doit légitimer son pouvoir en utilisant Dieu et/ou la Nature, en fondant son droit positif sur le droit divin et/ou naturel. Pour se battre, il faut pouvoir se représenter la légimité de sa lutte et c’est justement ce que refuse le PS aux salariés car en justifiant l’économie de marché comme un fait naturel, il nie la légitimité de leurs revendications, car le partage des richesses est contradictoire avec l’économie de marché. L’économie de marché exige la compétitivité qui exige l’exploitation. L’exploitation est donc considérée par le PS comme inéluctable. Le potentiel révolutionnaire du salariat ne s’exprime donc pas nécessairement, s’il est étouffé par l’absence de perspectives. Etre à gauche, c’est avant tout dire "Oui, on peut changer le monde !". Je ne suis pas opposée au réformisme, si le réformisme est considéré comme un moyen de changer le monde. Je suis opposée au conservatisme qui écarte définitivement la possibilité d’émanciper le salariat de sa condition d’exploité. Pour moi, la droite c’est ceux qui œuvrent à légitimer cet ordre naturel du capitalisme et je considère que le PS est majoritairement à droite selon cette définition et fait obstacle à la lutte des salariés pour leurs revendications. Le fait que le PS accepte majoritairement l’idée d’un allongement de la durée des cotisations pour les retraites illustre bien le rôle de protection des intérêts des capitalistes joué par le PS. le salariat est instinctivement obscurantiste
30 novembre 2008, par
Oui ce sont des bourrins, ils ont voté sarko d’ailleurs. Ceci démontre cela ! Malheureusement je ne suis pas rentier et je ne peux pas dire "qu’il crèvent, ils ont ce qu’ils méritent !" J’ai besoin de tous ces bourrins pour foutre dehors sarko qui a osé aussi s’attaquer à l’appareil d’Etat et à une part non négligeable de la petite bourgeoisie, cultivée et technicienne. Ce n’est pas du cynisme, ça au moins c’est parler franchement, un langage peu courant dans le milieu socialiste je vous l’accorde. J’espère qu tu ne vas pas consacrer toutes tes forces à lutter contre GF alors que tu devrais les consacrer à lutter contre Sarko.
30 novembre 2008, par
Moi je m’en moque de la politique. Tout ce que je vois c’est que Sarko nous a mis dans la m. nous les salariés, fonctionnaires, précaires et chômeurs, et que nous ne pouvons tenir que si nous avons l’espoir de le faire dégager en 2012. Qui à la place ? Aubry, faute de mieux, qui admettons le ne provoquera pas le mépris des femmes comme l’aurait fait SR, et pour qui on peut éventuellement voter,...au deuxième tour. Si vous pour mettre en place votre grand soir, vous faîtes gagner sarko en passant votre temps à ne lutter que contre le PS, comme l’on fait les stals en allemagne en 1930, et jamais contre sarko, ceci n’arrange pas nos intérêts. Le front populaire, c’était l’alliance de la gauche et de secteurs bourgeois, il a bloqué à cause de cela...
28 novembre 2008, par
GF
Les travailleurs ont besoin d’un front populaire ! nous dit l’interlocuteur ci dessus il ne connait pas l’histoire, il n’a pas lu Danos et Gibelin, ni Daniel Guerin ni vu "Land and Freedom" de Ken Loach il nous donne des leçons de radicalisme mais en réclamant un accord de type front populaire, il nous fait du Segoléne Royal l’unité PS et PCF en 1934 aurait été une alliance de classe mais pas l’accord Rad+PS+PCF de 1935 c’est le PCUS/PCF qui avait voulu cet accord large, sur la ligne suivie partout par staline apres la troisième période de l’internationale communiste ("classe contre classe" ce qui signifiait PC contre tous et surtout contre PS, de 1929 à 1935... puis les staliniens et Thorez sont passés de l’autre côté du cheval, au lieu de faire unité PS et PCF ils ont fait unité avec les radicaux... incluant au passage le PS ..) ce "rassemblement populaire" signé en 1935 était explicitement présenté par le PCF et par Staline comme une ligne d’alliance avec la droite par le biais des radicaux (le Modem de l’époque) c’était une unité contre nature d’ailleurs Segolene Royal a Reims a appelé à un "front populaire" avec le Modem ! en cohérence Staline avait signé avec Laval il exigera le même genre d’accord contre nature en Espagne c’est en DEPIT du "rassemblement populaire" que les luttes démarrent et tellement en force qu’elle dépassent d’emblée ce qui était prévu dans l’accord de 35 Certes elles sont encouragées par la défaite de la droite le 4 mai 1936 (cela pourrait encore même arriver avec une victoire SR + Modem) mais c’est l’immense mouvement d’unité syndicale (mars 1936) et de grève (mi mai 36) qui impose des revendications comme les 40 h et les congés payés ( qui n’étaient pas dans le programme Radicaux-PS-PCF - les congés payés n’étaient même pas dans les accords Matignon du 8 juin, ils seront concédés le 11 juin car les grèves continuaient de plus en plus) les électeurs eux même en mai 36 ont glissé dans l’alliance vers ce qu’il y a de plus à gauche, + pour le PCF et pour le PS tandis que les radicaux vont se "vider" en dépit de l’accord droitier de 35... mais le PCF dans l’Huma titre : "le programme du front populaire, tout le programme, rien que le programme" Maurice Thorez affirme qu’il faut savoir arrêter une grève et l’Humanité titre en énorme et en une "les radicaux ont raison " pour stopper le mouvement à coup sur celui ci - sans autre direction - s’arrête mais il a engrangé l’essentiel, les 40 h et les congés payés, les conventions collectives, et des droits essentiels au passage nous essayons à l’heure actuelle d’éviter un accord avec le modem car il impliquerait le même type de comportement, de blocage, de trahison il y a un lien entre la nature des alliances effectuées, et les limites du programme mis en oeuvre si on ne veut pas un jour lire "Le Modem a raison" comme argument pour stopper nos luttes, il faut refuser l’alliance avec le Modem dés maintenant le camarade ci dessus a encore du progrès a faire, y compris dans son PDG... GF Le front populaire, c’était l’alliance de la gauche et de secteurs bourgeois, il a bloqué à cause de cela...
28 novembre 2008, par
dominique Babouot
C’est Sarkozy qui reprend en 2007 la célèbre parole de Maurice Thorez "Il faut savoir arreter une grève" Cela est ressorti par la droite à tout bout de champ en la tronquant, la phrase était en réalité : "Il faut savoir arreter une grève quand on a obtenu satisfaction" La suite de la phrase change complètement le sens. De meme une autre phrase célèbre, celle de Michel Rocard : "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" tronquée elle aussi , la véritable phrase était : "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais chacun doit en prendre sa part" De meme, le dernier épisode qui a failli se terminer en catatrophe par la disparition du parti socialiste : Le 21 certains camarades se sont dit : De toute facon Aubry et Royal elles ne valent pas mieux l’une que l’autre, alors autant voter Royal, l’avantage c’est qu’il y aura la pagaille, dont la gauche peut peut etre profiter ! Je suis Radical et Responsable Radicaux et responsables je reve que tout le monde le soit mais c’est difficile ! Le front populaire, c’était l’alliance de la gauche et de secteurs bourgeois, il a bloqué à cause de cela...
28 novembre 2008, par
MetalKing
Mon cher Gérard, il serait agréable que tu respecte tes camarades du Parti de Gauche donts les initiales sont PG et non PDG. Puisque tu aspires toujours, comme Mélenchon, à l’union de la gauche pour battre la droite, notre ennemi de classe, tu devrais commencer par respecter cette formation amie.
le devenir du PS est et reste un enjeu pour le monde du travail
25 novembre 2008, par Vincent Présumey
Sur http://www.le-militant.org/ : Au moment politique présent, c’est la crise du Parti socialiste qui attire l’attention et qui inquiète le monde du travail. Il y a une manière convenue de parler de ces évènements qui domine toute la presse mais que l’on retrouve dans certains milieux militants qui estiment, ou qui voudraient vraiment, que tout ne soit qu’horreur des horreurs, abomination de la désolation, turpitudes et corruption, dans l’odieux parti socialiste. Sauf que l’inquiétude dans la classe ouvrière à son sujet n’est pas de même nature. On est blasé et fatigué des palinodies et divisions des dirigeants, assurément, mais ce ras-le-bol là diffère de la rengaine sur "le Parti socialiste incorrigible, qui n’a pas fait la synthèse, qui ne trouve pas son unité, qui se déchire à cause des egos alors que tous sont d’accord sur la défense du capitalisme et du libéralisme" qui est en gros le message commun du Figaro à Rouge. Dans le monde du travail, on a un certain mépris justifié pour ces dirigeants, mais on sait pourquoi : parce qu’on a besoin d’une vraie opposition et d’une vraie alternative à Sarkozy, et qu’à cause d’eux, entre autres, mais ils y sont pour beaucoup, on ne les a pas. Dans la lettre précédente, nous avons analysé le vote interne au PS à partir duquel s’est ouverte la séquence de crise actuelle. Ce vote en effet, était un échec pour la direction du parti, regroupée essentiellement dans la motion Delanoë qui ne faisait que le quart des voix exprimées. D’emblée, le "plan génial" consistant à propulser Delanoë, s’appuyant sur sa position de maire de la capitale, en chef autoritaire du PS et en candidat pour 2012, avait explosé en vol (une explosion dont les prodromes bureaucratiques avaient été annoncé par la séparation de sa motion et de celle de Aubry). On ne peut pas dire par contre que le résultat était extraordinaire pour Ségolène Royal, faisant 29% avec le vote au canon des clientèles des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault incluses. Ce qui ne l’a pas empêché de dire, et les médias avec elle, qu’elle avait "gagné le vote des militants", la distinction élémentaire entre majorité relative et majorité absolue étant allègrement oubliée. Le seul phénomène réellement original et non prévu était le résultat de la motion Hamon, d’autant que, sans les deux départements clientélisés cités ci-dessus et quelques autres dont les DOM-TOM, elle faisait plutôt le quart des voix que 18%, et cela sans le soutien d’aucun secteur de l’appareil. Les analyses statiques sont toujours fausses et unilatérales. Dire que "80% des adhérents socialistes ont soutenu une orientation droitière ouverte à l’alliance avec le Modem et au soutien au traité de Lisbonne" est aussi faux que de dire inversement que "80% des adhérents veulent la rupture avec la droite et le centre-droit et une orientation de combat social contre Sarkozy". En réalité, l’état dans lequel la synthèse réalisée par Hollande avec Fabius, Emmanuelli, Peillon et Mélenchon fin 2005 contre la victoire du Non au référendum de la même année, suivie de l’opération Ségolène Royal et de tout ce qui s’est ensuivi, a mis le PS, est tel que les arguments avancés par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez lorsqu’ils ont choisi d’en sortir auraient pu être avancés n’importe quand depuis les présidentielles au moins. Il faut même, si l’on veut comprendre quelque chose notamment aux soutiens que rencontre Royal dans une partie de la base, saisir ceci : la base des adhérents est socialement et intellectuellement moins consciente que la base sociale et électorale large du PS. Mais dans ces conditions, le fait qu’il soit encore possible qu’un regroupement des courants de gauche ayant voté Non en 2005 s’impose et qu’il fasse par un mouvement réellement, lui, militant, le quart des voix, porte une dynamique qui contredit la décomposition de ce parti et qui montre que la pression des besoins de sa base sociale s’y exerce encore. Et c’est cette dynamique réelle là qui était ascendante dans la préparation de ce congrès : elle provient des réalités du vote des municipales, de la crise financière et des luttes sociales. A partir de là toute la suite s’explique par deux autres facteurs : 1°) La contre-offensive de la sorte de camarilla bonapartiste regroupée autour de Ségolène Royal, capable de discours gauches mais dont l’orientation est de liquider non seulement le PS, mais l’ensemble du mouvement ouvrier organisé dans un magma dont les modèles sont les partis démocrates américain et italien. Ce n’est pas son "succès" des 29% de sa motion, prévisibles, qui ont décidé la camarilla à passer à l’assaut, mais c’est le pronostic, juste, que s’ils ne le faisaient pas maintenant il serait bientôt trop tard. Il ne s’agit pas tant pour eux de "prendre le PS" que de lui passer sur le corps, en imposant un parti de supporters en lieu et place de ce qui reste de traditions, de normes et d’acquis démocratiques issus de son lien historique au mouvement ouvrier : la vie des sections, la vie fédérale, la possibilité de fonctionner en courants, l’obligation faite aux adhérents d’être des militants qui viennent aux réunions, reçoivent une formation, payent une cotisation et doivent être syndiqués, un MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) autonome. 2°) Le gros dos de la direction, des Hollande et des Delanoë, qui aimeraient bien se débarrasser de cette créature qu’ils ont eux-mêmes engendrée, mais qui ne veulent surtout pas que cela fasse repartir le balancier trop vers la gauche, d’où l’impuissance pathétique et ridicule dans laquelle ils pataugent. Au congrès de Reims, on a vu dés le premier jour une tentative de "prise du pouvoir’ par une sorte de putsch ségolène-royaliste, préparé dans les médias par V. Peillon, déguisé en "insurrection des militants", les dits "militants" représentant environ un tiers de la salle devaient faire la claque à l’arrivée d’une sorte de Panzerdivision composée de gorilles, de groupies et de journalistes en meute entourant la diva au risque de piétiner quiconque se trouvait sur son passage. Discrètement, mais quand même assez visiblement pour que cela fasse quelques vagues, le SO ségoléniste et le SO socialiste se sont heurtés et le putsch n’a pu avoir lieu. Cet épisode là n’a pas été "vu" par les journalistes présents (il est vrai que plusieurs d’entre eux en étaient non pas spectateurs, mais acteurs) ! A l’exception de François Hollande et des partisans de S. Royal, tous les dirigeants ont gauchi leur discours dans ce congrès, B. Delanoë précisant qu’il refusait l’alliance avec le Modem y compris au plan local et Martine Aubry se dépatouillant laborieusement de sa propre alliance locale lilloise avec le même Modem tout en multipliant les références au "mouvement ouvrier" et en se faisant applaudir sur le thème du regret que le PS ne soit pas assez ou pas du tout présent en tant que parti dans les manifestations de salariés, lançant cette phrase elle aussi très applaudie mais ne figurant pas aux comptes-rendus officiels : "Il faut refaire du PS un parti de gauche" ! Alors que seule la motion Hamon préconisait des hausses des salaires, retraites, pensions et minima sociaux sans contreparties en termes de "productivité", tout le monde devenait soudain un chaud partisan de la hausse des salaires. Le discours de S. Royal du samedi après-midi, salué comme "christique" par les médias, était par contre un exemple frappant de discours sans contenu, mais à connotation sociale-chrétienne sous la forme la plus directe possible, sur le mode du lien direct entre le bon peuple et la cheftaine charismatique. Il produisait naturellement -c’en était la fonction- un clivage tranché dans la salle. Aucune synthèse ne fut possible durant la "nuit des résolutions", et c’est tant mieux : d’une part, le clivage de tout le congrès entre une claque ségolène-royaliste de plus en plus extérieure et mécontente, et l’ensemble du PS (droitiers et technocrates compris), d’autre part, celui entre la motion Hamon seule à expliciter la hausse sans contrepartie des salaires, la rupture avec la V° République (il est vrai sans préciser vraiment la nature de cette rupture), avec le traité de Lisbonne et le retrait des troupes d’Afghanistan, et les autres motions, ces clivages n’ont pas été estompés. Au petit matin du dernier jour, il n’y avait donc que deux candidatures déclarées au poste de premier secrétaire : Ségolène Royal et Benoît Hamon. La candidature de Martine Aubry lui a été imposée, littéralement implorée, par la direction et l’appareil du parti voulant désespérément se libérer de la Ségolène qu’ils avaient fabriquée mais surtout sans rebond vers la gauche, en souhaitant que rien ne change et que tout redevienne comme avant. Mais ce faisant, ils ont fait le jeu de l’opération Royal. Le vote a en effet montré que la candidature Aubry, appuyée par la majorité de l’appareil et précisément à cause de cet appui, n’était pas à même de faire efficacement barrage à l’aile la plus droitière et liquidatrice. Elle a fait barrage à la candidature Hamon, mais fort mal à la candidature Royal, ouvrant la situation que l’on a depuis la nuit du 21 au 22 novembre, celle d’une coupure en deux de tout le parti. Il est impossible de dire laquelle des deux candidates a le plus de voix, la différence étant forcément minime. Il est notoire que le vote dans de grosses sections clientélistes de l’Hérault, régi par l’ "exclu" Frèche, fraîche et pimpante figure ségoléniste, et des Bouches-du-Rhône, n’a pu faire l’objet d’aucun contrôle extérieur. Pour ceux qui veulent défendre leur parti, la bonne défense dans cette affaire n’est pas de crier avec Martine Aubry que c’est elle qui a gagné, mais de rejeter ce type de scrutin plébiscitaire, instauré par une réforme statutaire ayant pour auteur Lionel Jospin en 1995, et de revenir à la seule légitimité de parti organisé avec des courants représentés proportionnellement aux votes d’orientation et désignant les dirigeants. C’est précisément avec cette légitimité là qu’un Manuel Valls veut en découdre quand il appelle la justice à mettre le PS sous tutelle : la camarilla veut le logo, la caisse et la moquette pour fonder son parti à elle, et envisage d’utiliser l’inertie, la paralysie et la trouille de l’appareil dirigeant pour s’emparer de ses restes. Manuel Valls n’est pas n’importe qui. Manuel Valls est l’homme qui, en 2007, a appelé à faire des "bouts de chemin" avec Sarkozy. Il est celui qui a ouvertement soutenu la contre-réforme de Sarkozy contre les régimes de retraites dits spéciaux des cheminots, électriciens, gaziers et traminots. Il est celui qui a officiellement rencontré Sarkozy mais n’a pas, comme son ami Kouchner, pris de ministère pour pouvoir jouer son rôle "à sa place", avait-il alors expliqué. C’est ce qu’il fait : au compte de Sarkozy, il mène la barque Royal. Au compte du patronat, il veut détruire le PS, non pas parce que ce parti soutient le capitalisme, mais parce qu’à la veille de l’affrontement et de la crise sociale, politique et internationale qui s’annonce, il faut enlever tout point d’appui politique au monde du travail. Fait le dimanche 23 novembre 2008. le devenir du PS est et reste un enjeu pour le monde du travail
26 novembre 2008, par
Gilles
Très bon article avec d’excellentes remarques.
Donc si j’ai bien compris Hamon reprend, peu à peu, les mesures préconisées par… le NPA. Mais pourquoi choisir le PS pour les faire passer ? Qu’elle drôle d’idée. Croyez-vous une seconde que la majorité puisse être sur ces bases là ?
Mais ne voyez vous pas que c’est Royal qui a raison. Ce parti est à droite ou plus très loin. Et il a en effet besoin d’un mage ou d’une prêtresse pour le conduire à l’autel. D’ailleurs rien ne dit qu’une telle orientation ne puisse pas être majoritaire dans le pays. Sarkozy l’a bien été. Pourquoi pas elle ?
le devenir du PS est et reste un enjeu pour le monde du travail
28 novembre 2008, par
Pierre Timsit
Très cher Gilles. Es-tu idiot ou fais-tu semblant ? Tu dis "Donc si j’ai bien compris Hamon reprend, peu à peu, les mesures préconisées par… le NPA. Mais pourquoi choisir le PS pour les faire passer ? Qu’elle drôle d’idée" Je ne formulerai pas les choses ainsi, Hamon défend les mesures de gauche (celles utiles au salariat) Qui peut les faire passer : la Gauche Unie Qui domine la gauche unie : le PS Si on veut que ces mesures passent c’est bien le PS qui le peut Tout l’Avenir de la Gauche et des salariés se joue aujourd’hui au sein du PS. Pourquoi aller ailleurs ? Raccourcis et impasse le devenir du PS est et reste un enjeu pour le monde du travail
28 novembre 2008, par
Gilbert
Ah bon, le PS peut les faire passer ? Alors pourquoi ne le fait-il pas et, au contraire, vote avec la droite ou fait semblant de s’opposer ? Où est l’impasse, sinon dans un parti qui dérive toujours plus vers la droite ?
Vous avez tort d’aller chercher dans l’histoire des situations qui ne sont pas comparables à celle d’aujourd’hui. L’histoire peut nous éclairer, mais elle ne repasse jamais les plats de la même façon.
De la démocratie au PS...
25 novembre 2008, par Sudiste
Ceux qui veulent en savoir plus sur le coté démocratique du Parti dit "Socialiste" liront avec intérêt l’article suivant : ICI. Doit-on en rire ou en pleurer ? De la démocratie au PS. ( De Democratia Gérardi Filochi Partis )
30 novembre 2008, par
Mis à part le forum de GF, je n’en voie pas. Et si on parlait en latin, ou en anglais ? Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
25 novembre 2008, par FABRE
Bonjour Gérard, Le PS n’est plus qu’un parti électoraliste, un parti d’élus et d’adhérents bourgeois. J’ai discuté avec des militants mais ils sont tellement devenus libéraux sur la ligne économique et sociale ça fait peur ! Ils sont libéral-libertaire. Tant du côté de Aubry que de Royal. Donc il n’y a aucune différence sur le plan des idées entre Aubry et Royal. L’une a fait alliance avec le modem à Lille alors qu’elle n’en avait point besoin ; l’autre, Ségolène Royal pronne des alliances sans équivoques avec le modem et parmi ses fidèles et hargneux l’appliquent localement (exemple de Lyon). La lutte n’est qu’une question de personne qui veulent à n’importe quel prix prendre la tête du PS pour être candidate en 2012 ! le reste du vent ! Si le ridicule tuait... Hamon, Nps, DetS, Gérard pourquoi ne quittez vous pas le PS ? Un espoir se lève à Gauche avec le Parti de Gauche (PG) Après les responsables du courant Utopia, c’est votre camarade, Jacques Généreux qui tire sa révérence et adhére au Parti de Gauche (PG). Faites de même Camarades ne vous ridiculisez pas dans cette lutte haineuse, franchement débile entre deux postulantes sans projet de rupture avec le capitalisme ! J’ai quitte le PS fin 2006. Désepéré déjà à ce moment là. J’ai bien fait et je ne regrette rien. Je savais que la ligne "démocrate" libérale sauce Royal ou Aubry l’emporterait dorénavant. J’ai milité à PRS et je militerais au PG. Je renouvelerais quand même mon abonnement bientôt au journal D&S comme je l’ai fait l’an passé. Je n’oublie pas Gérard, les tableaux comparatifs des motions dans l’un tout dernier numéro de D&S et la motion qu’animait Hamon n’avait rien de commun avec celle d’Aubry ou celle de Delanoê. Dommage que des militants comme toi, comme Jean-Jacques, Pierre et tant d’autres restent dans ce maudit PS haineux, droitisé et qui finira au pire comme un parti "démocrate" italien ou américain (Version Royal) c’est à dire au centre droit ou finira au mieux vieille SFIO bourgeoise droitisé (version Aubry). Réfléchissez ... ne vous perdez pas plus dans ce marigot nauséabond. Bien à toi. Gilles FABRE Mutation du PS
25 novembre 2008, par
Tunjaï
Cher camarade, Une transformation/mutation est entrain de s’opérer à l’intérieur du PS, ça va au-delà des questions de personnes et au-delà de la personnalité de MA. Nous sommes des militants conscient de cela, conscient que la véritable bataille des idées entre la droit et la gauche du parti se joue à se moment précis. Savoir faire preuve de résilience et discerner ces enjeux et déjà en soi beaucoup. notre parti on le défendra bec et ongles contre les tentatives de coup de forçing et/ou d’hold up des ségolénistes et consorts. Cette bataille que nous ménons ne se résume pas à défendre notre place ou celle d’un autre au sein du PS, mais c’est de l’avenir de la gauche française qu’il s’agit, c’est d’ancrer le PS à gauche d’apporter un véritable programme politique en opposition frontale avec la droite. On ne peut pas quitter une bataille à un moment aussi crucial. Par contre, il vrai que dans se brouha médiatique qui ne se focalise que sur des sujets de personnes et de divisons, certains militants se sentent lassés et dépassés par la tournure des événements. Hélas, les raisons de véritable de la bataille sont occultées ou ignorées. Que doit-on faire quitter le PS à l’aune de se que l’on entend et voit sur les médias ? Quitter son parti à chaque fois que pareils événements se produisent ? Nous avons décidé d’aller au bout de la bataille en défendant coûte que coûte nos idées, un programme politique ancré à gauche avec la conviction intime de faire l’unité de la gauche avec l’ensemble de nos partenaires. Amicalement, Tunjaï. Et s’il n’en reste qu’un, je serais celui-là ! signé Tunjaï
25 novembre 2008, par
Gilbert
Bravo ! Standing ovation ! Quel courage ! Quelle abnégation ! Quel esprit de sacrifice ! Comme on dit, les chants désespérés sont les chants les plus beaux... Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par
Pierre Timsit
Non Gilles. Tu dis :"J’ai discuté avec des militants mais ils sont tellement devenus libéraux sur la ligne économique et sociale ça fait peur ! Ils sont libéral-libertaire. Tant du côté de Aubry que de Royal. Donc il n’y a aucune différence sur le plan des idées entre Aubry et Royal." Cela n’est guerre convaicant. Je ne sais si tu as participé au débat du Congrès au sein du Parti. Nous avons eu un vrai débat politique La Motion C a obtenu 19 % sur le vote des motions. Mais tous les militants pensant à gauche (augmentation des salaires, défense de la sécu des retraites, renationalisations, refus de l’Europe libérale du traité de Lisbonne) n’ont pas voté Motion C. D’ores et déjà à la bas c’est 30 à 40 % des militants qui aspirent à une ligne de gauche. La clarification politique n’a pas été jusqu’au bout, elle se poursuit. Dans un parti où l’appareil central s’est trouvé disloqué. La Motion A a déjà volé en éclat entre Hollandais qui ont mené campagne activement pour Royal et Delanoé/Jospin. La motion D a fait son temps. Elle était une coalition de Congrès. Elle a été efficace pour les 2 présidentiables : bloquer Ségolène, marginaliser Delanoé, mais les questions politiques qui sont devant nous vont les écarteler. Enfin les droitiers sont sortis du bois et viennent d’être battus avec la défaite de Ségo. Cela ne peut que ramener le coup de balancier vers la gauche, d’autant plus que nous bénificions d’un courant de gauche soudé, en plein essor et que Aubry n’a une majorité dans le Parti et ses instances que grace à nous. Partir au PG serait une véritable désertion alors que nous n’avons jamais eu une meilleure situation au PS pour nos idées. Il n’y a aucun espace pour construire le PG comme une alternative. Tout au plus il ne sera qu’un petit satellite autour du PCF ou d’une de ses fractions Amitiés et à bientôt j’espère pour un travail de longue haleine il est vrai dans le principal parti de la Gauche. Il est des raccourcis qui sont des impasses Pilou Est-ce que vous vous rendez compte qu’on en a marre de vos mensonges et de votre optimisme béat ?
26 novembre 2008, par
Gilbert
Ce discours, on l’entend tout le temps, dans toutes les circonstances, même quand vous prenez des claques dans la gueule. J’ai parfois l’impression que vous êtes aussi illuminés que la télévangéliste. Vous refusez obstinément de voir la réalité. Est-ce que vous vous rendez compte qu’on en a marre de vos mensonges et de votre optimisme béat ?
26 novembre 2008, par
dominique Babouot
Si c’est Ségo avait gagné, vous auriez gagné une chose effectivement "L’éclatement du ps" : L’atmopsphère tantot colère, tantot désespérée qui remontait de la base le confirme. C’est sans doute ce qui a fait réfléchir tout le monde au ps y compris Ségolène ! Mais Supposons qu’ils aient choisi d’aller jusqu’au bout : Conséquence la scission avec un parti affaibli autour de Ségo d’autant plus incapable d’avancer que les actifs en seraient partis (ce sont les inactifs qui votent en majorité ségo)=> Appareil inutile pour les ségolénistes parcequ’inopérant, Risque y compris pour les élus locaux qui ne disposerait plus de la masse militante. Le reve du grand parti à Gauche du ps est une chimère=> 80 pour cent des militants sortis du ps ne reprennent pas de service ailleurs ou se dispersent dans une myriade de mouvements, la situation allemande du Die Lincke est inreproductible en France parceque contrairement aux partis de l’est qui abandonnent leurs appareils, les communistes francais ne s’y résoudront jamais, tant qu’ils pourront avoir quelques élus et surtout qu’ils conserveront leur influence dans les syndicats, le parti de gauche est le parti de Mélenchon, si Emmanuelli et Hamon sortent ils crééront leur propre parti , de meme Filoche etc.... Mais la scission a déjà eu lieu, que vous le vouliez ou non. Vous aurez deux candidats en 2012
26 novembre 2008, par
Gilbert
Royal l’a annoncé quasi officiellement, elle sera candidate en 2012 en s’appuyant sur la moitié des militants du PS qui ont voté pour elle. Et comme je ne crois pas que vous allez l’exclure, soit vous vous rallierez à elle, comme la dernière fois à la suite des sondages bidon, soit vous aurez deux candidats. Vous n’êtes pas dans la merde à force de refuser la clarification entre une position de gauche et celle des sociaux libéraux (l’attelage Fabius-DSK au sein de la motion Aubry, franchement, vous y croyez ?)
Mais la scission a déjà eu lieu, que vous le vouliez ou non. Vous aurez deux candidats en 2012
26 novembre 2008, par
dominique Babouot
Gilbert, la nature des militants royalistes et les strauss-kahniens, ce n’est pas la meme chose, les uns sont attachés au parti, les autres pas, les uns sont autoritaires et bonapartistes, les autres sont plus tolérants, les uns sont droitiers par nature les autres se désepèrent devant la résistance du capitalisme et pensent qu’il faut devenir plus libéral parcequ’on ne peut pas faire autrement ! Je connais un militant de ma section qui a voté OUI au TCE, qui est proche de Socialisme et Démocratie mais qui nous fait des discours très à gauche, Mardi matin il a envoyé un mail pour nous dire qu’il quittait le parti à cause du putch de Ségolène, Valls était qualifié par lui en des termes que je ne reproduirait pas ici, j’espère qu’à la lumiére de l’élection de Martine, il est revenu sur sa décision ! Mais la scission a déjà eu lieu, que vous le vouliez ou non. Vous aurez deux candidats en 2012
26 novembre 2008, par
Gilbert
Je veux bien croire qu’il y a des militants sincères au PS, mais comment allez-vous faire avec la candidature de Royal en 2012. Parce que c’est clair qu’elle ne renoncera pas. Elle a tout de même obtenu plus ou moins 50 % des voix contre Aubry. Son parasitage de l’intérieur, si vous ne le réglez pas rapidement, ça va être pire pour vous qu’une scission.
Mais la scission a déjà eu lieu, que vous le vouliez ou non. Vous aurez deux candidats en 2012
26 novembre 2008, par
dominique Babouot
C’est Hollande le responsable, c’est lui qui a permis cette tentative de coup d’état, par son refus de diriger le parti, par son mollisme légendaire et son comportement de culbuto, si cela n’avait pas été Royal, cela aurait été quelqu’un d’autre ! Le ps est une république miniature et les Bonapartes profitent toujours du fait que la république est laissée sans direction pour prendre le pouvoir, c’est plus facile, si Martine fait du bon travail, acquière de l’autorité dans le parti, non pas comme la ségo en imposant son point de vue d’une manière autocratique mais par son respect de la démocratie, je suis persuadé qu’en 2012, le phénomène Ségo aura reflué, c’est à nous la gauche de travailler dans le respect des règles de notre parti pour gagner en influence et ce sera un candidat proche de nos idées qui sera choisi, en attendant faisons vivre clairement dans une majorité l’alliance qui a aboutit à l’élection de Martine : Elle est majoritaire, elle représente 70 pour cent des membres du Conseil National ! Cela ne veut pas dire d’ailleurs que les vrais problèmes posés par Ségo doivent etre ignorés (participation des militants aux décisions, rajeunissement etc....) La scission n’a pas eu lieu
27 novembre 2008, par
JJC
Gilbert, Ce qui est étonnant, c’est le ton prophétique que tu emplois constamment. Alors qu’à chaque fois, tes prophéties sont démenties par les faits. Ségolène Royal ne pouvait que s’emparer du PS, c’était inéluctable : c’est Martine Aubry qui a gagné. Le parti a scissionné : c’est à l’évidence une contre-vérité. La gauche du ps ne pouvait jouer aucun rôle : elle est indispensable à une majorité pour Martine Aubry. Le PS ne pouvait qu’exploser : ce n’est pas le cas, car tous les "présidentiables" savent que sans un parti unifié ils ne peuvent pas gagner. C’est la raison qui explique la vitesse à laquelle les Ségolénistes rentrent dans les rangs et pour laquelle Peille n’hésite pas à "tacler" ( Ségolène Royal qui ne le fait pas assez vite. Et maintenant tu affirmes que le PS aura deux candidats en 2012. Qu’en sais-tu ? Le plus vraisemblable (pour les raisons indiquées plus haut) est qu’il n’y aura qu’un candidat officiel en 2012 et que tout autre candidat qui se proclamerait candidat du PS serait marginalisé. Le problème est qu’au lieu de partir de la réalité, de l’analyser avec précision, tu construis ton raisonnement sur des prophéties. Cela n’a bien sûr aucune valeur. Nous, nous construisons notre argumentation en partant de la réalité et pas uniquement pour commenter ce qui se passe au PS mais pour agir afin de préserver puis d’orienter à gauche le parti qui reste (malgré tous ces défauts) le principal outil des salariés pour mettre fin au pouvoir destructeur de la droite ; Cordialement, JJC La scission n’a pas eu lieu
27 novembre 2008, par
Gilbert
Ceux qui croient que Ségolène Royal est rentrée dans le rang sont des naïfs, et ceux qui veulent le faire croire, des manipulateurs à la petite semaine, qui cherchent à piéger les gogos. Vous croyez vraiment que la moitié du PS qui a voté Royal va la laisser se faire marginaliser ? Vous croyez qu’elle a fait tout ce cinéma pour rien ? Vous n’avez pas encore découvert ses capacités de nuisance ?
La réalité, que vous niez systématiquement (comme vous niez généralement tout ce qui ne vous arrange pas à D&S) c’est que le PS a explosé et que la gauche du PS, qui est passé de 40 à 20 %, ne pèsera d’aucun poids.
On a beau pointer toutes les dérives du PS, montrer ses accomodements avec les idées libérales, souligner les prises de position anti-sociales de ses dirigeants, le PS a beau voter avec la droite à Versailles, vous niez tout en bloc. Mais merde, les mots et les votes ont un sens, on ne peut pas les nier comme ça ! Arrêtez les mensonges.
Ceux qui vous lisent commencent à comprendre comment vous fonctionnez. Depuis 16 ans, à chaque événement qui touche le PS, vous entonnez des chants de victoire. Comme des vulgaires politiciens un soir d’élections.
Si ça correspondait à quelque réalité que ce soit, vous devriez être à 90 % et c’est Filoche qui devrait être Premier secrétaire.
Vous ne savez pas ou ne voulez pas observer ce qui s’est passé en profondeur dans ce congrés
26 novembre 2008, par
GF
un tournant historique dont les effets sont encore souterrains s’est produit... dans un contexte ou la tension sociale s’exacerbe plus qu’on ne le croit et pése, ce parti a subi une poussée a gauche, dué à la crise et au fait que seules les reponses de la motion C (et avec de D&S) se sont imposées et ont gagné les esprits... la partie de l’appareil qui s’est sauvée de justesse derrière Martine Aubry, ne peut QUE tomber à gauche, sauf suicide, (il ne faut pas exclure) mais alors le clivage Royal Hamon sera splendide ! vous êtes des pessimistes mortiféres parce que vous ne croyez au fond en rien : vous ne croyez pas qu’on peut changer cette société ni qu’elle va connaitre une révolution alors vous ne croyez pas qu’on peut ancrer le PS a gauche... GF Vous ne savez pas ou ne voulez pas observer ce qui s’est passé en profondeur dans ce congrés
26 novembre 2008, par
Gilbert
Le problème, c’est que vous racontez les mêmes balivernes à chaque déroute. Du genre :
Je crois qu’il n’y a plus grand monde qui peut vous prendre au sérieux. Surtout lorsqu’au lieu de répondre par des arguments, vous répondez par l’insulte. Votre vision historique est fausse. L’histoire ne repasse jamais les plats de la même manière. Les communards ont payé chèrement d’avoir cru que les Versaillais n’oseraient pas tirer. Ils étaient dans le schéma de 1848 alors que les circonstances n’étaient pas les mêmes. Tiens, vous devriez relire l’histoire de la Commune de Paris, ça vous remettrait les pieds sur terre. Quand on invoque l’histoire, c’est pour en tirer les leçons, pas pour l’arranger à sa sauce. quelques mots sur l’histoire de la gauche socialiste depuis 1996 en attendant la sortie de mon livre tome 2
27 novembre 2008, par
GF
encore une fois quoiqu’on s’épuise : 1°) oui, il faut regarder les lignes de force en profondeur avec un peu d’intelligence et ne pas se contenter des médias aux ordres 2°) oui, tous les grands mouvements ont d’abord gonflé les rangs des organisations traditionnelles, quel que soit le niveau de combativité de ces organisations à l’instant t... ça ne dure pas et SI le mouvement est fort, elles sont alors dépassées. 3°) on t’a déjà répété mille fois qu’il n’y a jamais eu 40 % dans une seule motion de gauche, mais tu t’entêtes par ignorance ou mauvais esprit mais dans une addition de motions au contenu composite, sur une période de 12 ans de 1995 à 2008 et 42 % le 1er décembre 2004 mais c’était particulier et exceptionnel pour le NON (encore que, une fois, en février 1996, nous ayons eu 52 % pour "tourner la page de Maastricht" avec la seule gauche socialiste). Mais la première GS a eu 10 % en 1997, 13,5 % à Grenoble, et a éclaté en aout 2002...a cause de Dray et Mélenchon NM à eu 16 % et NPS (premiere mouture plus gauche) a eu 17 %, FM a eu 4,5... soit 37,5 % en trois parties, à Dijon... tout cela aurait pu s’allier, nous le souhaitions et avons lutté pour...mais Peillon, Montebourg renaclaient Mais Peillon et Montebourg branlaient déjà dans le manche et étaient déjà en concurrence pour ne plus apparaître trop à gauche selon leurs conseillers qui voyaient davantage les postes à gagner que le contenu de ce qu’il fallait défendre... Melenchon scissionna NM en fin 2004 - début 2005 après avoir scissionné la GS en 2002... on a fait campagne pour le "non" en interne à 37,56 % près de 40 % (le plus grand meeting du samedi 10 avril 2004 a la Halle Carpentier) Peillon m’exclue de NPS en juin 2005 car j’ai fait campagne pour le "non" avec Dolez et genereux (le "trio" socialiste) restent Peillon, Montebourg et Hamon a Nps diminué, et Emmanuelli à NM restant tandis que Melenchon fait SON truc PRS puis un petit morceau de NPS avec Dolez et moi rejoint AS (Emmanuelli) qui rejoint-fusionne avec Nps Peillon, Montebourg, Hamon (20 %) ce au lieu de créer une dynamique que nous souhaitions, débouche sur une vraie catastrophe car Peillon et Emmanuelli imposent la synthèse du Mans... (Hamon s’abstient) Mélenchon et Lienemann votent la synthèse, ils sont dans les 22,5 % avec Laurent Fabius à ce moment-là, pas dans NPS avec nous seuls Dolez, moi et... Montebourg refusons la synthèse cela nous conduit à l’isolement forcé Montebourg refuse de travailler avec nous ensuite... on a vu pour quoi faire et cela ne lui a pas porté chance, il a perdu beaucoup de prestige à tous les virages successifs qui sont ensuite les siens, Emmanuelli nous chasse de NPS, Dolez et moi, Peillon scissionnant, Emmanuelli se retrouve seul avec Hamon dans un NPS (3° mouture) Dolez rompt avec D&S parce que nous faisons campagne pour battre la droite en faisant voter Segolène Royal en 2007 et nous reconstruisons tout, encore et encore une fois nous appelons à l’unité de la "gauche" socialiste ce que nous n’avons cessé de faire depuis Grenoble et encore plus depuis Nantes pendant l’été 2002 non sans difficulté pour ceux qui ont suivi les péripéties de l’été 2008, on y parvient rassemblant 7 contributions Mélenchon traine, tarde, en juin septembre tandis qu’avec Emmanuelli, Benoit Hamon hésite, tiraillé entre Aubry et une nouvelle unité de la gauche que nous prônons ! Aubry elle même est prise entre les DSK et les fabiusiens, (un temps Moscovici veut expulser les fabiusiens de l’accord reconstructeurs, c’est lui qui est obligé de partir et de rejoindre Delanoé-Hollande... ce qui montre que les deux parties du grand bloc central appelle de ses voeux par Hollande sont identiques, interchangeables quelque part, cela les affaissera in fine face à Royal...) Puis cela se fait, enfin et bien, et c’est ce que Mélenchon qualifie "d’historique".. avant de quitter en pleine bataille, enlevant des voix décisives et des militants importants, (environ 200 à 300) c’est la troisième scission de Mélenchon il dit couramment "si tu veux savoir qui t’es fidèle, tu fais un tournant et tu regardes ceux qui te suivent, si tu veux vraiment savoir qui t’es fidèle, tu fais un autre tournant et ceux qui te suivent sont encore meilleurs..." bon courage à la démocratie dans le nouveau PdG mais on a 20 % pour UMA et c’est un succès, en effet ! la gauche unie attire et elle pourrait progresser si elle se tient unie et ferme Mélenchon re scissionne d’avec les 10 000 signataires et 25 000 voix de UMA. Y restent D&S, Marie-Noelle Lienemann, Benoit Hamon, Henri Emmanuelli... Jacques Généreux part hélas, et Marc Dolez aussi... mais UMA si Benoit et Henri restent unitaires et fermes, à un grand rôle à jouer, nous en sommes, satisfaits...c’est une avancée tu reliras tout cela mieux détaillé dans mon livre tome 2, retardé, mais bouclé après le congrès de Reims GF quelques mots sur l’histoire de la gauche socialiste depuis 1996 en attendant la sortie de mon livre tome 2
27 novembre 2008, par
Gilbert
Encore une fois, la même méthode, tu introduis toujours un discriminant qui te donnerait raison, quelle que soit la situation réelle. C’est malin, mais en face tu n’as pas affaire à des crétins. Le truc du prestigiditateur est éventé, ça ne prend plus. J’ai dit 40 % pour la gauche du PS, tu me dis 37,5 %. OK. Vous êtes donc bien passés de 37,5 % à 20 %. Le fait que les 37,5 soient en 3 morceaux n’y change rien. Maintenant, évacuons le problème personnel que tu sembles avoir avec Méenchon. Pourquoi Dolez et Généreux sont partis, à ton avis ? Est-ce que Généreux est un menteur quand il dit, en substance : c’est foutu, rien ne peut entraver la transformation du PS en en parti social-libéral qui ne remet pas en cause l’économie de marché. Enfin, j’attends toujours la réponse à cette simple question : combien d’ouvriers, chômeurs, précaires, le "parti de classe" qu’est le parti socialiste a-t-il envoyé à l’Assemblée nationale ? quelques mots sur l’histoire de la gauche socialiste depuis 1996 en attendant la sortie de mon livre tome 2
27 novembre 2008, par
Michel
j’ai envoyé un mail J. Généreux pour l’informer de la censure totale dont il fait l’objet sur ce site ... le moindre lien sur son argumentation de départ est effacé dans les 5 min ... c’est beau la démocratie ! Bien cordialement La gauche du ps n’a pas reculé par rapport en 2005, elle parait meme en progression : le courant libéral Socialisme et Démocratie a explosé !
27 novembre 2008, par
dominique Babouot
Gilbert, ton argumentation sur les 40 pour cent qui seraient devenus 20 pour cent est fausse au départ, on ne peut pas te laisser dire cela. En 2005 il y avait trois motions de gauche, Utopia, Nps et Fabius c’est cela qui faisait les 40 pour cent. Dans Nps il y avait Montenourg avec Filoche et Emmanuelli Avec Fabius il y avait Mélenchon et Marie-Noelle Linemann En 2008 il y a la motion C qui inclut tous ceux de Nps moins Montebourg + tous ceux de la motion Fabius - Fabius mais il y a aussi la motion D ou il y a Montebourg et Fabius. Bien sur il n’est pas juste d’additionner C+D et de dire que la gauche du ps obtient 20+25= 45 ce qui ferait une progression de 5 pour cent par rapport à 2005 ! Mais il n’est pas juste non plus de dire que la motion D, c’est exactement des courants qui avaient voté avec Hollande en 2005. D’ailleurs au départ, celui qui était prévu c’était Moscovici, je peux te garantir que les fabiusiens et les montebourgeois n’en voulaient pas, c’est à cause de quoi à ton avis, tout simplement parcequ’il était trop marqué à droite, dans ma section je connais des camarades qui sont très Socialisme et Démocratie (strauss-kahniens), ils commencent à faire des argumentation sur la redistribution des richesses que je n’avais jamais entendu de leur part, au vote du 21 nous avons obtenu qu’ils votent massivement pour un candidat au poste de secrétaire de section de la motion C extrèmement marqué depuis des années, vu que celui de la motion D avait été éliminé la veille. En démarrant cette campagne jamais je n’aurai imaginé cela, notre nouveau secrétaire de section n’en n’est pas encore revenu ! Suppose que Filoche et Hamon se soient joints à cet attelage pour faire barrage au bloc lui franchement libéral représenté par Delanoé et Royal, alors tu viendrais nous sortir que la Gauche du ps est passée de 40 à 0 pour cent ! Je ne sais pas si tu aurais eu le culot de le faire mais ce serait franchement ridicule ! La gauche du ps n’a pas reculé par rapport en 2005, elle parait meme en progression : le courant libéral Socialisme et Démocratie a explosé !
28 novembre 2008, par
MetalKing
Nous ne devons pas réfléchir par addition des soutiens de personnalités mais par la nature des textes qu’ils présentent et défendent. Pour expliquer que la gauche du parti pèse autant à ce congrès qu’au précédent, tu en arrives à acter d’une présidentialisation ou d’une personnification stricto sensus des débats. Tu acceptes le changement de nature d’un PS redevenu SFIO. L’analyse politique d’un congrès doit se baser sur le vote du 1er tour sur les motions, textes d’orientation politique seuls à pouvoir être qualifié politiquement et sur les éventuelles synthèses de congrès dans un 2nd temps. A Reims, il n’y a pas eu de synthèse, facilitant ainsi l’analyse. Fabius, Montebourg et Peillon au Mans défendaient des idées qui les caractérisaient à la gauche du Parti : refus de l’UE libérale du TCE, SMIC à 1500€, alliance uniquement à gauche... Ils défendaient donc les mêmes idées que Filoche, Mélenchon, Emmanuelli et d’autres. La gauche du parti était divisée en 2 motions, malgré les demandes d’unité de Mélenchon, NPS et RAG. Au Mans la gauche du parti était à 40% environ. En revanche, à ce congrès, force est de constater qu’aucun de ses 3 leaders ne défend ses idées. La motion D ne remet pas en cause le traité de Lisbonne (elle jète même un voile pudique en ne l’évoquant pas), ne parle pas de SMIC à 1500€ (elle se contente d’une augmentation significative... ou comment parler pour ne rien dire), accepte les alliances locales avec le MoDem... et accepte aussi l’allongement de la durée de cotisation retraite. Quelque soit la qualité et l’engagement personnel de Fabius et Montebourg, ses derniers défendent les idées classiques de la direction du Parti Socialiste. Pour Peillon, je pense qu’il n’y a pas de débat. Par conséquent, politiquement, la gauche du parti est unie et représentée uniquement par la motion C : 20%. En dehors des circonvolutions incompréhensibles de manoeuvres individuelles (untel de telle motion est en fait sur les idées de l’autre mais complètement avec...), la gauche du parti est clairement passée de 40% à 20% en un congrès. La gauche du ps n’a pas reculé par rapport en 2005, elle parait meme en progression : le courant libéral Socialisme et Démocratie a explosé !
2 décembre 2008, par
Dominique Babouot
C’est vrai si on compare les textes, effectivement, mais je maintiens que c’est faux si on regarde non pas les textes mais le positionnement réel des militants. Raisonnement des militants de Gauche qui ont accepté le compromis de la motion D en recul par rapport à ce qu’il pensent réellement : Ils acceptent quand meme de voter pour contrer le danger représenté par Ségolène Royal(risque d’éclatement du parti, risque de transformation en parti démocrate etc...) Raisonnement des militants de Gauche qui ont choisi la motion E : Ils acceptent un compromis qui met leurs valeurs en recul pour contrer le danger de sclérosation du parti(seul Ségolène peut renouveler le parti suffisament, réintroduire du démocratique, elle est la seule candidate crédible en 2012) Raisonnement des militants de Gauche qui ont choisi la motion A : Ils acceptent un compromis sur leurs valeurs parcequ’ils pensent que le leadership est le problème numéro 1 du parti, qu’il faut règler avant tout, ils pensent de plus que le positionnement sur le social des autres est une posture plutot que sincère, ils n’ont pas choisi la motion E parcequ’ils rejettent à la fois la personnalité de Ségolène Royal et sa conception du parti. Raisonnement commun à A,D et E : De toute facon la motion C n’a aucune chance d’etre majoritaire, voter pour elle affaiblit donc la motion qu’ils ont choisi pour des raisons autres que le social. La situation en 2005 était beaucoup plus claire justement la question de leadership ne se posait pas, c’était Francois Hollande, la question du risque d’éclatement n’existait pas(a part sur la question de l’europe qui était portées par la meme motion), la question de la conception du parti (militants ou supporters) ne se posait pas. Une dernière remarque qui modère aussi le résultat de 2005 : Est-on sur que tous les militants qui ont voté pour les motions du NON, ne l’ont pas fait seulement par rapport à l’europe et beaucoup moins sur une affirmation de gauche par rapport à la question sociale, chez les fabiusiens notamment, n’oublions pas qu’avant d’etre celui qui a dit NON au TCE Laurent Fabius avait été le ministre des finances qui avaient diminué les impots et le premier ministre du courant de la rigueur ? Conclusion : Je maintiens que de faire des comparaisons arithmétiques sur des pourcentages n’a pas beaucoup de sens au parti socialiste ou les militants votent en fonction de leur courant lui-meme fortement influencé par la position individuelle d’un ou de plusieurs de ses leaders, la personnalisation du ps est malheureusement tenace ! Tu as ton salaire d’inspecteur, tu as certainement des revenus du Ps, tu as les revenus de tes conférences total tu voyages en première
30 novembre 2008, par
Je sais que l’argent que tu as tu l’as mérité, or on ne peut pas redistribuer l’argent mérité sinon on fait comme en URSS, on tue le désir d’entreprendre. Mais tu ne peux pas compter sur nous pour augmenter encore tes avoirs. Nous sommes raides le 20 du mois (principalement à cause des taxes foncières, d’habitation, de l’Ir et des diverses assurances : voitures et habitations qui se sont envolées). Nous te le disons dans toutes les langues PECUNIAM NON HABEMUS, mais cela ne rentre pas. Quant à voyager en première, la prochaine fois que tu en as envie achète un billet seconde et donne la différence à un chômeur. On sera capable de t’attendre deux heures. Moi qui suis Bac +7 je m’abaisse à vendre Siné-Hebdo dans le TGV, tu pourrais aussi le faire, mais non noblesse oblige, alors tu pourrais au moins le faire (dans la bousculade d’une campagne PS) sur la place du marché du 1e arrondissement. Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
25 novembre 2008, par Albert
J’ai de plus en plus de mal à suivre le raisonnement de Gérard car la gauche du PS est bel et bien en recul ! Ce qui unit Ségolène à Martine en passant par Lionel, Bertrand ou DSK, c’est leur Oui commun au TCE en 2005 ; ça, c’est un fait indiscutable. Enfin, sur les magouilles électorales évidentes des BdR ou de l’Hérault, ce n’est pas parce que ça existe qu’il faut faire comme eux dans le Nord... Oui, Gérard, tu devrais rejoindre le PG et je m’inteerroge de plus en plus sur tes raisons de ne pas le faire... Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par
Pierre Timsit
La gauche du Parti n’est pas en recul, mais en pleine construction et dynamique. Pour la première fois elle fait la décision au Parti et peut peser sur les décisions. Nous ne sommes pas aux manettes c’est sûr mais. Je te donne un exemple : la fédération de la Haute Garonne Toulouse. La Motion C aura le poste de premier fédéral adjoint, le secrétariat femmes, le secrétariat communication et le secrétariat des relations aux autres partis de gauche. Pour prendre la seule composante DS Nous n’avions qu’un cde au Secrétariat fédéral, par ailleurs membre du Bureau Fédéral. Là nous serons 4 au Bureau dont 2 au Secrétariat, le tout aux côtés des autres camarades de la Motion C. Ici un seul responsable PRS a quitté le PS. A-t-il entrainé 2,3,5 ou 10 camarades l’avenir nous le dira. Mais l’immense majorité des camarades locaux de PRS31 refusent de suivre Jean Luc au PG. Ils ont raison, l’avenir du salariat, des exploités et opprimés de ce pays se joue au PS et non le petit satellite du PCF que ne manquera pas d’être le PG Pilou Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par
dominique Babouot
Toulouse ? Quel est ton avis sur les 400 voix qui avaient voté Hamon la veille et qui se sont reportées sur Royal le lendemain alors qu’elles avaient voté bien gentiment pour Denard ! De cela aussi il faut discuter sans tabou, c’est extrèmement grave, la tentative de putch de Royal, on l’avait vu venir dès le Vendredi d’avant quand elle avait eu le front de faire annoncer sa candidature par Valls alors qu’elle venait d’échouer à conclure un accord avec toutes les composantes du parti ! Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
26 novembre 2008, par
MA
je ne sais qui est albert, mais interroge toi, interroge toi encore longtemps nous ne serons pas de cette aventure l’expérience est la chose qui se partage le moins, il y a en a qui vont découvrir les sectarismes et les divisions... pire encore que dans le PS nous avons donné 30 ans de notre activité, nous en avons tiré le bilan s’il y avait une fenêtre pour construire un nouveau parti c’était après mai 68, la lcr a été trop gauchiste déjà pour y parvenir.. mais là, partir sur le pronostic que SR avait gagné, et ne pas mener la bataille qui l’en empêche, c’est déjà une erreur, mais ensuite, il pourrait y avoir 3000 personnes le 29 que cela fera 300 cotisants, et à l’usure, on verra, en fait c’est tout vu demandez aux chevénementistes qui ont essayé ! MA Pourquoi faut-il s’unir avec Strauss-Kahn ?
27 novembre 2008, par
Annie
MA, Qu’est-ce que les salariés ont à gagner de s’unir avec des libéraux comme Strauss-Kahn ? c’est comme faire l’unité CGT - CFDT
27 novembre 2008, par
MA
annie la même chose que de faire l’unité CGT CFDT car la cfdt c’est a peu prés DSK... l’unité est un combat, et l’unité cela ne peut se faire qu’à gauche, ` l’unité c’est l’arme des militants offensifs et sérieux le gauchisme c’est ceux qui disent qu’il ne faut pas l’unité GF c’est comme faire l’unité CGT - CFDT
28 novembre 2008, par
Gilbert
Mauvais exemple. Suffit pas de s’allier, faut voir sur quelle ligne. La CGT qui prend le tournant de la cogestion de la CFDT, c’est pas vraiment un progrès. D’ailleurs, tout le patronat se réjouit des progrès de la CGT qui signe de plus en plus d’accords.
Le paritarisme bidon, le financement des syndicat par le gouvernement et le patronat ne donne rien de bon pour les salariés, il serait temps de s’en apercevoir.
l’unité CGT - CFDT est une nécessite et un combat
28 novembre 2008, par
GF
Gilbert au contraire bon exemple car tu réponds à côté du problème, réel mais tu ne peux le contredire certes la CGT qui a aussi un appareil ne fait pas toujours pour le mieux cette unité, mais elle a raison d’essayer, de vouloir, on a des critiques bien sur, on n’est pas seuls mais cette orientation d’unité il la faut pour la grande journée de janvier, contre sarkozy je suis pour radicaliser ce processus au mieux, mais sans dévier de l’objectif d’unité CGT CFDT et au délà FO, Sud, FSU... avec le mvt de masse agissant ce sera plus facile et celui ci dépend de cette unité, il la nourrira comme nous pouvons souhaiter GF l’unité CGT - CFDT est une nécessite et un combat
28 novembre 2008, par
Annie
Gérard, Bien sûr, il faut l’unité syndicale et dans les luttes ! Mais pour un parti politique c’est autre chose. Il faut l’unité sur un programme, c’est donc plus restrictif. Si Strauss-Kahn veut bien venir défiler pour l’augmentation des salaires et l’interdiction des licenciements, fort bien, mais s’il explique partout que l’économie de marché est ce qu’il y a mieux, alors non ! On ne peut pas être dans le même parti, car lui justifie la liberté du marché et l’exploitation, or la lutte contre l’exploitation, c’est ce qui doit, à mon sens, être le dénominateur commun minimal de la gauche. Le PS n’a plus "Socialiste" que le nom !
25 novembre 2008, par Sudiste
(.....) Tout au long des années 2000, au côté d’autres Socialistes, je me suis engagé contre la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales : privatisation et mise en concurrence des services publics, baisse des impôts sur les revenus du capital et les hauts salaires, dérégulation des marchés financiers, généralisation du libre-échange, philosophie de la responsabilité individuelle, culte de la compétitivité, abdication devant la mutation de l’Union européenne en espace de guerre économique. Face à cette dérive, bien des militants découragés ont déjà quitté le PS, tandis que d’autres, dont je fus, n’ont jusqu’ici pu se résoudre à abandonner le Parti de Jaurès sans combattre pour sa renaissance. Le courage politique commandait de ne pas se résigner, car les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on renonce à mener. Mais voici venu le temps où la lucidité politique commande de reconnaître la défaite. (.....) Extrait du communiqué de Jacques Généreux, ex-membre du Conseil National du PS qui vient de rejoindre Jean-Luc Mélenchon. Le PS n’a plus "Socialiste" que le nom !
25 novembre 2008, par
Gil du Luberon
Gérard Filoche et la défense du P.S. Cher ami que j’écoute souvent avec attention à la radio, Le P.S. est mort en 2005 en soutenant la proposition giscardienne de Constitution pour l’Europe. De là découle toute la politique d’acceptation de règles économiques qui favorisent plus les transnationales que les travailleurs, avec toutes les conséquences sociales qui y sont liées : maintien dans la précarité des travailleurs de l’Europe de l’Est, mise en concurrence des statuts sociaux et des rémunérations des travailleurs de l’Europe de l’Ouest. Les militants socialistes comme moi, membres d’ATTAC et du mouvement UTOPIA, ne comprennent pas l’acceptation des sociaux-démocrates européens des violences de la mondialisation ultra libérale et attendaient des regroupements européens pour créer un espace économiquement puissant pour proposer une autre alternative au Monde. Avec les amis de MELENCHON et Oscar LAFONTAINE, j’espère retrouver un projet de construction sociale et économique internationale européenne, c’est la raison de mon départ du P.S. J’espère vous y retrouver prochainement. Puisque vous n’êtes pas loin de Lauris, j’ai fondé un groupe de revendeurs de Siné Hebdo à côté de l’église, vous pouvez aller les aider tous les dimanche.
30 novembre 2008, par
Faisons avancer la cause libérale-incompatible concrètement.
Voilà ce qui fait si peur à Valls, Royale, Bayrou et Sarkosy...
24 novembre 2008, par Frank Barot
Les huit principales centrales syndicales françaises se sont entendues, lundi 24 novembre, sur "le principe d’une mobilisation massive des salariés au début de l’année 2009", selon un communiqué commun. Cette mobilisation, dont la date n’a pas encore été fixée, concernera l’emploi, le pouvoir d’achat et "les conditions d’une relance économique". "le Monde"
Un mail de Georges Bush
24 novembre 2008, par Frank Barot
Bonjour,
Manuel Valls est notre meilleur James Bond.
Georges Bush.
Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
24 novembre 2008, par gabrielle
Voici une mesure sociale phare dans le Béarn Le chef du groupe socialiste du Conseil général motion Hamon s’est allié en octobre dernier avec l’UMP et le MODEM pour mettre au chômage son attachée de 56 ans après 10 ans de bons et loyaux services et 16 CDD. Sarkozy peut citer Jaurès et Léon Blum, les socialistes sont de son côté. D’ailleurs de quoi un socialiste est-il le nom ? Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche !
24 novembre 2008, par dominique Babouot
Les barrons de la "ligne claire" ont tenté un véritable coup d’état comme il se produit dans les républiques bananières en Afrique et en Amérique du Sud, il l’ont raté de peu, de très peu ! Si un nouveau vote est organisé, je n’irai pas voter, j’expliquerai pouquoi dans ma section, je ne serai pas complice de ces manoeuvres. Si Ségolène veut prendre le ps, par ces manoeuvres, qu’elle le fasse, mais ce sera sans moi, jamais je ne cautionnerai ce type de méthode ! |
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