Démocratie & Socialisme
Navigation

Dans Siné-hebdo no 18

« Je vous présente mes collaborateurs… »

samedi 27 décembre 2008 par Gérard Filoche
 

La DRH m’accueille : - « Bonjour Monsieur l’inspecteur, je vous présente mes collaborateurs… »
— Ah bon, vous avez des gens extérieurs à l’entreprise, qu’est-ce qu’ils font là, ils ne sont pas déclarés ?
— Mais non, bien sûr, ils sont, heu, salariés.. .ici, dans l’entreprise, bien sûr
— Bah, alors s’ils sont salariés, pourquoi vous les appelez collaborateurs ?
— Mais on les appelle comme ça, ce sont des collaborateurs…
— Mais, Madame, vous savez ce qui caractérise un contrat de travail, c’est un « lien de subordination juridique permanente ». Je parle en droit. Tout salarié est « subordonné ». Il n’est pas sur un plan d’égalité avec son employeur. En bonne langue française, on ne peut à la fois, être « collaborateur » et « subordonné ».
— Monsieur l’Inspecteur on appelle ainsi nos… nos… collaborateurs, c’est une marque de respect, pour les associer, enfin, on les…
— Madame, excusez-moi, mais je n’ai pas le mot « collaborateur » une seule fois dans le Code du travail, je préférerais que vous restiez sur un plan juridique, de façon à ce qu’on s’entende, c’est clair un « salarié » ! Un « collaborateur » je ne sais pas bien quel est son statut…
— Mais enfin monsieur l’Inspecteur, si, c’est clair pour nous aussi, on a le droit d’appeler nos… nos collaborateurs comme on veut.
— Madame, vous faites de l’idéologie, pas du droit. S’il vous plait, pas avec moi.
— Comment ça ?
— C’est de l’idéologie que d’appeler un salarié « collaborateur », c’est de la propagande, c’est pour lui faire croire, qu’il est sur un pied d’égalité dans son contrat alors que ce n’est pas le cas. Or en échange de sa subordination, il a des droits ! Le code du travail, c’est la contrepartie à la subordination. En supprimant la subordination, on cherche à enlever la contrepartie. On fait croire que dans l’entreprise, tous ont le même « challenge », le même « défi », que tous sont dans le même bateau… Jusqu’à ce que le patron parte avec le bateau et que le salarié reste amarré sur le quai à l’ANPE, et il s’aperçoit alors qu’il n’était pas collaborateur mais bel et bien subordonné…Or le patron et le salarié n’ont pas les mêmes intérêts. L’un cherche à vendre sa force de travail le plus cher possible, l’autre veut la lui payer le moins cher possible.
— Là, monsieur l’inspecteur, c’est vous qui faites de l’idéologie !
— Vous croyez ? Bon alors, je propose d’arrêter tous les deux, et pour nous départager, de nous en tenir au droit, au seul droit, donc on parle de « salariés » désormais…C’est le seul terme dans le code du travail, défini juridiquement, tenons-nous en là…
— Bien mais c’est dommage, j’utilise « collaborateur » parce que c’est valorisant…
— C’est vous qui le dites ! Vous ne vous demandez pas pourquoi on n’a pas mis le mot « collaborateur » en 1945-46 dans le code du travail ?
— C’est une question de génération…On n’a pas le même sens pour le même mot…
— C’est certain. « Collaborateur » c’est marqué d’infamie. On n’a donc pas la même approche. Allez, on arrête, n’en parlons plus, mais encore une fois soyez correcte : appelez vos salariés des salariés…

Gérard Filoche

Forum, nombre total de sujets : 4
Cliquez sur le titre d'un message pour le lire
 
Forum
 « Je vous présente mes collaborateurs… » 7 janvier 2009, par hamonite 71

excellent article, Gérard. Dans mon entreprise ferroviaire nationale... on nous demande souvent notre "collaboration". On ne parle pas trop (en tous cas pas dans mon service, social) de "collaborateur". Mais "collaboration", ça suffit à ma hérisser le poil. Je suis salarié, on me dit de faire, je fais. J’ai toujours refusé de collaborer (je tiens ça de mon père...) Mais faire correctement mon boulot, je suis payé pour, et à la limite, des fois, j’aimerais plutôt ça ( le côté maso des travailleurs sociaux).

J’ai déjà vérifié plusieurs fois que la simple éventualité d’un désaccord avec la politique de la boîte pouvait m’être préjudiciable, sauf à avancer avec non pas une casquette, mais un casque lourd syndical. Alors tu as raison, appelons un chat un chat, un salarié un salarié, et ce genre d’article sémantique participe d’une nécessaire prise de conscience.

A relayer autant que possible chez les cadres...

  N’envisager que l’état de salarié 8 janvier 2009, par Gontran

Vous ne voulez pas être un collaborateur, mais vous n’imaginez pas autre chose de toute votre vie que d’être un salarié. C’est à dire guidé et obligé de céder une partie de la plus-value que vous produisez.

Un jour je me demande si vous envisagerez autre chose.

 Pas celui de patron 8 janvier 2009, par Françoise

Éventuellement chef, cadre comme on dit maintenant, qu’à condition qu’il ne comporte pas le volant d’aboyeur derrière un autre salarié. Parce que c’est un mauvais boulot que celui de patron. Pas possible d’être un tant soit peu honnête si on veut s’en sortir dans le système capitaliste. J’ai de bons copains qui s’y sont cassé les dents, parce qu’ils étaient honnêtes.

L’ambition ne s’envisage pas dans le cadre étroit de devenir patron, camarade.

À moins que d’envisager de créer sa petite entreprise comme Madoff quand il a quitté le poste de président, donc salarié, du NASDACQ.

 Ah je me languissais de vous 8 janvier 2009, par Rémi
Pas forcément maître ou esclave. Associé, libre entrepreneur en EURL (mais pas sauce Sarkosy), ou l’un des salariés qui ont repris leur boite en Charente Poitou (c’est réel, au moins vingt entreprises ont été reprises par leur salariés là-bas, grâce à des aides logistiques de cette région de gauche), ou membre d’une association qui bosse.
 Ah je me languissais de vous 8 janvier 2009, par Frédéric

Ces idées me sont naturelles, si vous m’imaginez une minute comme salarié, vous comprenez bien que je me ferais virer dans la journée (j’ai d’ailleurs été viré trois fois, et j’en suis fier, comme dit notre ami commun "Vivons heureux, vivons virés").

Vous ne m’imaginez pas patron non plus, en tant que "clown". Donc vous voyez, par nature, je ne peut-être que en dehors de cette relation exploitant/exploité que je le veuille ou non.

Au fait, vous êtes d’accord sur le fait que les femmes tout en étant aussi intelligentes et certainement plus efficaces et perdant moins de vue le but de la vie, n’arrivent toujours pas à nous faire un seul théorème ou une seule mathématicienne de génie !

 Il faut qu’un porte soit ouverte ou fermée 8 janvier 2009, par Françoise
Et vive Sophie Germain.
 Vous ne m’avez pas convaincu 10 janvier 2009, par Norbert J.
Je ne veux pas être discourtois pour cette femme de mérite qui devait se faire passer pour un homme pour étudier et correspondre. Mais bon,... Admettez-le. Il vous manque la logique et le raisonnement. A part cela, vous êtes égales.
 Elle est 542e à son apogée ! Vous avez droit à une deuxième réponse. 17 janvier 2009, par Nous aussi nous avons du folklore à Paris
Vous arriverez bien à en trouver une autre. Si vous pouviez m’en trouver une contemporaine, je laisse tomber ma féministe.
  N’envisager que l’état de salarié 9 janvier 2009, par hamonite71

aye aye aye, dilemme... combattre le capitalisme avec ses propres armes, lutter contre les patrons en devenant mon propre patron...

Oui, j’ai, très vaguement, envisagé autres choses...homme politique : le patron ça devient le parti, indépendant : tu fais tes 60/80 heures par semaines... si quelqu’un a un tuyau pour le travail social en free lance, no problémo, j’étudierai.

Et au final, je n’ai pas honte de "vendre ma plus value" pour peu :

1) qu’on me la paye un bon prix ,d’où l’intérêt du fameux "statut" cheminot, même si je suis un peu à la marge, et des conventions collectives en général.

2) que ça ne me prenne pas tout mon temps de cerveau disponible et me fasse assez bien vivre pour faire d’AUTRES CHOSES : engagements associatifs, politiques, etc..

On est aujourd’hui 93% (ou 98, GF corrigera) à vivre sous le statut salarié. On aurait la vue courte, peu d’ambition, la tête courbée ? Les avancées sociales, que je sache, n’ont jamais été le fait des "indépendants", mais bien des salariés, ouvriers, employés, paysans même (métayers, fermiers), unis contre le patron.

Alors un peu de respect SVP, pas pour moi, mais pour tous ceux là, passés, présents et à venir.

  Sortir du dilemme patron ou salarié 10 janvier 2009, par Henri

Camarade cheminot,

Mon statut étant proche du votre et étant syndiqué CGT, je ne vous considère pas comme un adversaire.

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique, j’ai vu le problème de la plus value produite par le salarié et prélevée par son employeur.

Ceux qui faisaient obstacle à la résolution semblait être les méchants patrons, qui s’arrangeaient pour que le "prolétaire" n’ait que sa force de travail.

Puis, quelle ne fut pas ma stupéfaction de constater que ceux qui s’opposaient le plus à la "restitution de la plus value" étaient les masses salariales elles-mêmes !

Elles ne voulaient pas gérer. Elle voulaient continuer leur enfance, confier leur vie à quelqu’un, quitte à leur donner de la plus-value, et n’avoir rien d’autre à s’occuper que de faire leur horaires. Evidemment quand le patron exagérait un peu, ces masses s’organisaient pour empêcher l’abus, mais elle était très contentes de leur sort. Si vous n’êtes pas convaincus, vous n’avez qu’à vous demander qui a voté Sarkosy.Vous le voyez aussi au fait que dans les fameuses entreprises reprises par leur salariés en Charente-Poitou, grâce à l’aide logistique de la Région de gauche, au départ tous les ex-salariés étaient à égalité mais il n’y en a eu qu’une partie pour devenir associés patrons, les autres ont préféré devenir les salariés de leurs anciens collègues ! (C’est comme dans "Avocats et associés : vous avez les associés et les salariés de leur collègues). Mais après qu’ils n’aillent pas les critiquer ! C’est un peu ce que vous faîtes.

Je combats cette attitude qui finalement revient à justifier l’UMP, le CNPF et dans la foulée Kerviel et Madoff.

Si vous confiez les clefs de votre maison à un inconnu, ne vous étonnez pas qu’il parte avec vos affaires !

Si vous acceptez le principe de l’exploitation, vous acceptez tous les abus.

Quand les mecs de l’UMP viennent vous dire : moi j’ai pris des risques, j’ai galéré pendant dix ans pour fonder ma boite maintenant je veux "profiter", c’est à dire vivre sur votre dos (car GF a raison : si talentueux que vous soyiez vous ne pourrez jamais être riche en revendant votre seul talent, seul l’exploitation permet d’être riche), avec votre raisonnement vous ne pouvez pas les contrer.

Si par contre vous leur dites, que vous êtes momentanément salarié mais à l’affut de toute aventure autogestionnaire ou personnelle pour vous mettre à votre compte, mais que ce sont eux l’UMP, en signant Blair-House et en vous mettant en concurrence avec le dumping-social du monde entier, ou en vous étouffant de charges spéciales petites entreprises (dont les grosses sont dispensées par évasion fiscale) qui vos empêchent d’entreprendre, quelle gifle vous mettez dans la gueule de l’UMP.

  Sortir du dilemme patron ou salarié 11 janvier 2009, par hamonite 71

Merci camarade de ne pas me considérer comme un ennemi. Il est vrai que, en dehors de l’alternative salarié/patron, il y a la co gestion, sous de multiples formes. Et comme tu le fais remarquer (c’est l’usage de se tutoyer entre cégétistes), tout le monde ne le souhaite pas. De là à infantiliser ce choix, il y a un raccourci psycho-politique que je ne partage pas.

Dans ton commentaire, tu fais plusieurs raccourcis un peu faciles. Les "masses" ne veulent pas "confier leur vie à quelqu’un" : leur vie ce n’est pas que les 35/39 heures par semaine qu’elles passent dans leur boite.

Les "masses" ne s’opposent pas à la répartition de la plus value, au contraire, elles la veulent plus équilibrée. Une des solutions, pas la seule, passe par des représentants syndicaux dans les conseils d’administration. Quant à la co gestion, elle ne s’impose pas. L’esprit d’entreprise, valeur fondatrice du capitalisme, même autogestionnaire, ne plait pas à tout le monde.

Pas ailleurs, quel tableau à coup de hache : "Si vous acceptez le principe de l’exploitation, vous acceptez tous les abus ". Alors, si j’accepte le principe d’une police, j’accepterais le principe des bavures policières ? Si j’accepte le principe de l’éducation nationale, j’accepterais le principe de l’échec scolaire ? On peut multiplier ces transpositions.

Enfin cet extrait de ton texte est révélateur :...salarié mais à l’affut de toute aventure.... L’aventure.... Ben ouais, tout le monde n’est pas un Indiana Jones du travail, un baroudeur de l’entreprise. Et excuse moi, camarade, mais tu mets cette phrase dans la bouche d’un golden boy de n’importe quelle branche, elle paraitra naturelle. Même si je suis un peu vache en coupant la citation de la totalité de la phrase, je l’accorde.

Et pour finir, je pense qu’on part sur un faux débat. il ne s’agit pas d’opposer "l’auto gestion par les masses" et "la docilité des masses", mieux vaudrait parler de comment on peut faire gérer ce système par des PERSONNES issues de ces fameuses masses (tu as compris que je n’aime pas trop cette appellation), pour une meilleures répartition des richesses, en respectant les choix de chacun.

Ceux qui ont ENVIE de s’investir là dedans, qu’ils y aillent. Et si moi je préfère aller à la pêche, défendre une cause humanitaire, faire de la politique, m’occuper des mes gosses, gagner moins mais ne pas être emmerdé... ? J’ai pas envie d’être riche, sauf de la richesse de ma vie. Et ça ne se calcule pas en euros... Et là je te renvoie à la littérature syndicale, dont celle de notre centrale, on a des tonnes d’arguments.

L’autre solution ? Y n’y a plus de place au Larzac, les Cevennes, hors de prix, alors élever des moutons au pied des terrils, des haut-fourneaux ? On part sur d’autres utopies, tout aussi respectables, mais individuelles, terriblement individuelles.

Amitiés, camarade.

  Sortir du dilemme patron ou salarié 11 janvier 2009, par Henri

"mieux vaudrait parler de comment on peut faire gérer ce système par des PERSONNES issues de ces fameuses masses"

Non pas par des personnes issues de ces masses (je te rappelle que par exemple Tapie est issu des masses, son père était un de nos camarades, et je ne lui confierai pas la gestion de ma boite), par ces masses elles-mêmes. Sauf ceux qui ne veulent pas et qui finiront salariés de leurs collègues comme dans "Avocats et salariés".

Tout député a vocation a devenir un traitre. Tout le monde voit bien que la Chambre des députés est devenu une chambre d’enregistrement des décisions de sarko, des lobbies, Commission Européenne(et derrière eux l’OMC et Davos) et des lobbies.

  Sortir du dilemme patron ou salarié 12 janvier 2009, par hamonite71

Allez, une dernière pour finir... "Tout député a vocation a devenir un traitre.", tout représentant syndical un vendu au patron, tout représentant associatif un arriviste qui cherche à remplir sa carte de visite...

Effectivement, fort de ce constat, je me tire ou je me flingue.

Quant à l’exemple Tapie, il n’est pas issu de la classe ouvrière, mais fils d’ouvrier, nuance. Je pense plus aux représentants syndicaux, il y a quelques temps que je n’ai plus d’illusions sur les fils de (ouvrier, immigrés, etc). Ils peuvent être pire que les héritiers.

On a bouclé la boucle. Deux logiques s’opposent : la multiplicité des combats individuels devient un combat collectif, ou les collectifs désignent des représentants, à charge pour les mandants de contôler les mandatés. On retombe sur un vieux débat des gauches.

Heureux d’avoir eu cet échange, et amitiés militantes.

Pas mal, nous les laissons fonder la boite, prendre les risques (comme ils disent), une fois que cela roule, nous arrivons et nous montons un syndicat et nous prenons le contrôle. Je suis parfois cynique (par humour) mais là je trouve que ce ne serait pas une position qui tiendrait la route (mais qui paradoxalement serait réalisable).

Si c’est comme cela, je comprends ce qu’ils éprouvent quand ils disent "le socialisme" et qu’ils pensent à une énorme nasse qui les obligent à trainer des milliers de mecs-boulets à travers des tonnes de lois sociales.

Mais non messieurs les entrepreneurs (que je distingue des actionnaires, héritiers et autres parasites financiers, qui n’ont jamais rien fondé), nous ne sommes pas comme cela.

Toutes ces lois sociales dans la forme qu’elles ont ce sont des lois montées par des Bouyghes, Vivendi, BNP et autres avec la complicité de socialistes ridoux comme DSK pour vous étouffer et vous empêcher de vous développer. Ce qui confirme ma thèse, c’est que Bouyghes, Véolia et les grandes banques ne payent ces taxes dont elles vous étouffent , pas besoin d’aller chercher les paradis fiscaux loin, le Luxembourg est même en Europe.

Entreprenez messieurs, mais sans jouer au capitalisme soviétique des grandes banques et multinationales. Laissez nous entreprendre, nous salariés, individuellement ou collectivement (comme les salariés qui ont repris leur boite en Charente-Poitou, tradition du gout). Pour cela fermons la porte aux chinois et autres non respecteurs de droits du travail.

Il faut déjà imaginer des conditions préalables d’arrêt de la mondialisation.

Dans un contexte de frontières commerciales contrôlées, tu n’es plus en concurrence avec le monde entier. Chaque entreprise reprend sa place dans l’agencement de la société. Dans ce contexte, ce que tu appelles la cogestion devient tout simplement une gestion non conquérante, c’est à dire une gestion harmonieuse.

Les idées ne sont par à prendre isolément, avec le contexte actuel. Certaines idées ne deviennent réalisables (la restitution de l’économie à ses forces vives )qu’une fois la réalisation d’autres idées (la fermeture de notre marché au dumping social international).

Viré trois fois, parce que après avoir passé l’entretien d’embauche, j’ai dit plusieurs fois à mon supérieur hiérarchique ou à mon patron qu’il n’était pas question d’obéir à un mec qui n’avait pas au moins un Master en maths ou en progra mmation (allez j’accepte en physique), viré de l’armée deux mois avant la fin (GF doit comprendre pourquoi), ayant voulu monter ma propre boite mais écrasé par la concurrence d’Acadomia, je ne peux qu’être un fan de Siné, patron malgré lui, qui s’insulte et se dessine en train de s’étrangler en tant que patron.

Mais vous comment faîtes vous pour obéir. Obéir c’est un mot que je ne comprends pas.

Et oui, il ne faut pas leur laisser dire cela.
C’est logique : un salarié qui est content d’être salarié est bien un "collaborateur".
 « Je vous présente mes collaborateurs… » 18 décembre 2008, par et la mouche ? elle est à quoi ?
Ca prouve simplement que G. Filoche ne connaît pas l’étymologie du mot "collaborateur" ! Qui veut dire : "travailler avec .." Co : avec, laborateur : du latin "laborare" : travailler. Que l’on retrouve dans "labeur" parexemple. Sans aucun lien de dépendance ou de rapport hiérarchique. A moins que Mr l’Inspecteur Filoche n’ait voulu faire de l’humour ? Ce qui reste à démontrer ! Mais reste aussi à démontrer que sa connaissance du droit du travail est supérieure à sa connaissance du français.
 Je vous présente mes collaborateurs - suite 18 décembre 2008, par GFcfc64

* Collaboration désigne d’une façon générale l’acte de collaborer * Dans la période historique de la Seconde Guerre mondiale, « Collaboration » se réfère à une adhésion, un soutien ou une acceptation plus ou moins intéressée de l’occupation nazie : * Collaboration dans l’Europe occupée par les nazis * Collaboration en France Collaborationniste * Collaboration en Belgique * Collaborationniste

travailler avec l’occupant... cela impliquait une notion de soumission à celui ci... agir dans le même sens sur un même objectif associé travailler avec le patron... peut aussi éventuellement impliquer cette soumission...subordination

mais les DHR qui utilisent ce terme aujourd’hui ne le font pas à cause de cela, rien a voir,

elles le font idéologiquement pour que la soumission incluse dans le contrat de travail ( la "subordination" ) soit gommée, effacée, oubliée... c’est à dire pour que le lien hierarchique existant disparaisse !

mon contradicteur anonyme ignorerait-il que ce qui caractérise le contrat de travail est "un lien de subordination juridique permanente" ? (code du travail)

et le surgissement récent de l’appellation de "collaborateur" dans le langage made un RH, dans toutes les écoles de DRH, dans toutes les entreprises au "management" néo libéral, est utilisé idéologiquement pour dissimuler cette réalité,

pour créer une illusion d’optique d’égalité, "travailler avec..." précisément "sans aucun lien de dépendance ou de hiérarchie" comme l’écrit de façon contradictoire notre interlocuteur...

qui ne semble ne pas avoir bien compris son sujet.

GF

Bonjour, Il est évident que le mot collaboration est "un peu marqué" historiquement, dans le sens ou l’emploie GF. Il est évident aussi que le contrat de travail induit obligatoirement un lien de subordination. A la fin, c’est le "patron" ou beaucoup plus couramment d’autres salariés hiérarchiquement supérieurs (des petits salariés comme nous...) qui décident. Et alors ? L’entreprise n’est pas forcément une guerre perpétuelle et on peut surement être des collaborateurs heureux 99% du temps. On peut surement accepter la discussion, la contradiction pour co-construire l’entreprise. Et pour le 1% restant, estimons nous heureux d’avoir quelqu’un qui décide et assume les décisions à notre place.
 « Je vous présente mes collaborateurs… » 17 décembre 2008, par gabrielle
Et le message qui vous était destiné, cher Gérard, de la part d’un collaborateur de groupe ?
a quoi faites vous allusion Gabrielle ?
Je vous ai écrit vous demandant surtout de vous indigner et porter le fer si possible. Vous ne m’avez même pas accusé réception. Ma déception est immense.

je ne sais pas de quoi vous parlez...

chaque semaine des dizaines de gens m’écrivent, m’appellent, me joignent, parfois indirectement pour traiter leur dossier, celui d’un proche, d’un copain...

j’ai une grande capacité de disponibilité, je reponds aussi souvent que je peux...

mais

je ne parviens déjà pas a faire tout ce que j’ai a faire dans mon secteur du 2° arrondissement ou j’ai 4 500 entreprises et 45 000 salariés, il est exclu que je le fasse dans la france entière...

il n’y a que 430 inspecteurs du travail et 850 controleurs mais chacun est responsable d’un secteur géographique donné, ou il est juridiquement compétent,

c’est une aberration de vouloir me demander à moi, plutôt qu’à mon collègue compétent...

je ne suis pas un élu, mais un simple agent contrôle, je n’ai ni le temps ni les moyens de repondre à tous et toutes sur leurs dossiers individuels

jeudi, une femme fort sympathique a demandé un rv a mon secrétariat alors qu’elle n’est pas de mon secteur, elle m’a apporte un dossier de 15 cm de haut a relire pour lui donner mon avis, et l’aider avant sa prochaine comparution en prudhommes.

j’aurais voulu l’aider, mais c’était évidemment impossible, elle m’a regardé avec un air de reproche et de déception qui me bouleverse encore...

je sais que l’inspection n’a pas de moyens, qu’il faudrait en doubler les effectifs, je sais que les syndicats sont trop faibles, je sais que les prud’hommes sont bloqués par un patronat cyniquement intransigeant, je sais qu’on ne peut me demander de répondre à toutes les lettres, a tous les coups de téléphone, ni de lire tous les dossiers... mais cela ne diminue pas ma capacité d’indignation,

ni n’autorise celle ou celui qui n’a pas eu de réponse individelle, à m’exprimer, à moi, publiquement son "immense déception"...

Le 24 novembre j’ai écrit ceci dans le forum suivi d’un autre mail plus détaillé :

24 novembre 2008, par gabrielle Réponse à l’article : Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute lagauche ! Voici une mesure sociale phare dans le Béarn

Le chef du groupe socialiste du Conseil général motion Hamon s’est allié en octobre dernier avec l’UMP et le MODEM pour mettre au chômage son attachée de 56 ans après 10 ans de bons et loyaux services et 16 CDD.

Sarkozy peut citer Jaurès et Léon Blum, les socialistes sont de son côté.


C’était un sujet politique parce que vous êtes socialiste. Désolée.Je ne voulais pas vous gêner. N’en parlons plus.

"Le chef du groupe socialiste du Conseil général Béarn motion Hamon s’est allié en octobre dernier avec l’UMP et le MODEM pour mettre au chômage son attachée de 56 ans après 10 ans de bons et loyaux services et 16 CDD."

Madame, je ne connais toujours pas votre dossier. Et je ne peux le connaitre. Pour de nombreuses raisons : c’est un dossier individuel, éloigné de moi, il n’est pas de ma compétence, il n’est pas expliqué, ni etayé...Il n’y a aucune raison de m’interpeller, moi, à ce sujet...

Votre phrase est extrêmement... raccourcie : vous arrivez à mettre en cause d’un seul tenant, "le chef" du "groupe socialiste", la "motion Hamon", "l’UMP" et le "Modem", pour une "mise au chômage" (sous quelle forme ?) d’une "attachée" (de droit public ? privé ?) de 56 ans (dans quelles conditions ?) "après 10 ans de 16 CDD...

et vous rajoutez que cela me concerne, moi ( ?) parce-que-je-suis-"socialiste", en concluant que "Sarkozy peut citer Jaurés et Blum" (sic) car "les socialistes (en général sic) sont de son côté"

je ne veux pas présumer de vos droits. Vous avez à les faire valoir.

Mais je vous conseille de cerner votre interlocuteur juridiquement et si vous engagez un recours de préciser son contenu, son motif également en droit...

car si vous êtes dans votre bon droit, il vaut mieux, pour le faire triompher, ne pas vous mettre tout le monde à dos, politiquement, et faire les bonnes démarches adaptées

en tout cas, votre "immense déception" exprimée sur ce site n’aide pas, vous le mesurez, quelqu’un comme moi à comprendre, à se faire une opinion, ni nos lecteurs à s’intéresser et à saisir de quoi il retourne..

GF

Permettez moi de répondre à ces soupçons de journalistes.

Le responsable du groupe socialiste au conseil général du Béarn s’appelle Joe Labazé en effet il est dans le courant NPS.

Sachez que cette personne licenciée était embauchée par le conseil général du Béarn et non par le groupe PS donc avait un emploi fonctionel.

Par ailleurs, Le groupe Ps lui avait fait 3 propositions emplois fonctionnaires sur Paris, dont elle a toutes refusées.

Je suis d’accord pour dire que c’est indigne et sincérement malheureux qu’on ait fait travailler cette personne avec non pas 16 mais 17 contrats CDD successifs.

Les journaux locaux ne vous expliquerons pas cela, mais jéterons de l’huile sur le feu en censurant, déformant la véritable information. Je les connaîs assez bien : 10 communiqués envoyés en soutien au mouvement lycéen et 0 passé.

Mais encore une fois, svp, ne jétons pas l’opprobre sur les élu(e)s socialistes du conseil général de Béarn. La question est qu’on ne peut pas dénoncer la précarité et en même temps la pratiquée dans les institutions de la république. C’est inadmissible.

Amicalement, Tunjaï

 c’est encore plus incompréhensible, Gabrielle 23 décembre 2008, par Gabrielle

M. Tunjaï,

"Par ailleurs, Le groupe Ps lui avait fait 3 propositions emplois fonctionnaires sur Paris, dont elle a toutes refusées".

Mais C’EST FAUX !!!

1- Ce n’est pas un emploi fonctionnel mais une succession de 17 CDD de droit public commun

2 -Mais comment a-t-elle pu préférer l’ANPE et recevoir des indemnités équivalents au seuil de pauvreté à 3 super jobs ?

Et pourquoi des emplois à Paris !!!!

hmmmm, vous êtes mal renseigné.

En réalité :

M. Jo Labazée l’a fichu dehors parce qu’il voulait "rajeunir" son équipe et s’entourer ainsi de personnes malléables et sur lesquelles sa main mise ainsi que celle de son épigone serait complète.

Figurez-vous qu’elle a su qu’elle était mise dehors à reception de la lettre recommandée.

Par ailleurs et precision, c’est à la demande écrite de Jo labazée, chef du groupe socialiste et chef de service de la collaboratrice en question que le Président UMP du Conseil Général(autorité réglementaire) a mis fin à son contrat.

Ce qui a été dénoncé ici sur ce forum c’est uniquement l’ignominie et le cynisme d’élus de gauche qui sont toujours prêts à défendre de grandes idées... pour les autres.

Jo Labazée a cru pouvoir utiliser lui aussi "le travail jetable" et que de ce fait ce scandale se déroulerait dans le feutre des objets oubliés mais depuis que la collaboratrice a saisi la justice - stupeur et tremblements !- Jo labazée se défend avec de piètres arguments.

 « Je vous présente mes collaborateurs… » 15 décembre 2008, par nicocerise
Comment ne pas s’énerver : quand on emploie le mot exact on fait de l’idéologie, on coupe les cheveux en 4 etc.. C’est devenu un combat féroce aujourd’hui cet lutte de vocabulaire.
 « Je vous présente mes collaborateurs… » 17 décembre 2008, par clodo01
dans une ex-administrations nous sommes des collaborateurs, mon métier ? agent collaborateur niveau 2.1 ? quest-ce à quo...je refuse d’être une collaboratrice à la solde de dirigeants issus d’une pouponnière du III REICH....qu’attendons-nous pour passer à la sulfateuse tous ces cancrelats qui nous gouvernent ?
Abonnez-vous à la lettre de D&S par courriel
Rejoindre le groupe des amis de  D&S sur lacoopol.fr