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20 mesures d’urgence pour sortir de la crise20 mesures qui augmenteront la part des salaires de 152 milliards d’euros
mercredi 21 janvier 2009
RÉPONDRE À LA CRISE ÉCONOMIQUE : REDISTRIBUER LES RICHESSESAugmenter les revenus des salariés
La puissance publique doit restituer aux salariés ce que les actionnaires leur ont pris. Cette mesure augmentera la part des salaires de 6 milliards d’euros.
Cette mesure, qui concerne 20 millions de salariés, augmentera la part des salaires de 60 milliards d’euros.
Cette mesure augmentera la part des salaires de 51 milliards d’euros.
Infléchir le rapport Capital/Travail
Refonder le système financier national, européen et international
L’extension du service public aux banques permettra également de leur fixer la mission de financer l’économie et de leur interdire de continuer leurs pratiques spéculatives qui mèneraient tôt ou tard à une nouvelle crise encore plus grave que la crise actuelle.
L’OMC et l’OIT sont deux organismes qui doivent travailler à parité, avec de mêmes instruments de sanction, de façon à rendre le droit du travail constitutif de tout droit de la concurrence. Les conventions de l’OIT (186 pays signataires) doivent présider à la réorganisation des échanges internationaux. RECONSTRUIRE ET BÂTIR DE NOUVELLES SOLIDARITÉSSauver et consolider les services publics
Un débat public national, sous forme d’états généraux faisant participer leurs usagers et leurs salariés, doit permettre de réformer tous les services publics dans l’intérêt de tous les citoyens. En particulier, devront être supprimés les franchises médicales et tous les « tickets modérateurs » d’exclusion des soins. Devront être abrogés les plans Bachelot, concernant l’hôpital, et Darcos, concernant l’école. Supprimer aussi le fichier Edvige, les mesures liberticides contre les immigrés, contre la justice. Devront être créés les emplois publics nécessaires, annulées les suppressions de postes de fonctionnaires et abrogées la LOLF et la « révision générale des politiques publiques » (RGPP). De nouvelles réglementations sociales
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Forum
20 mesures d’urgence pour sortir de la crise
16 février 2009, par bleu-etoiles
le patronat, ce n’est pas que le CAC 40
augmenter le SMIC ,jusqu’à 4fois son montant ,est-ce bien raisonnable ?
URGENCE SOCIALE !!!
31 janvier 2009, par Fred
A crise exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! Constat simple : aujourd’hui, il y a pénurie des offres d’emploi, comme vous pouvez le constater sur le site Internet du Pôle Emploi : www.anpe.fr au 31/01/2009, 120 477 offres d’emploi pour 699 514 CV en ligne Mais où sont passés tous les chômeurs ? Mais où sont passés les emplois ? Quelque soit la durée de cotisation des individus, il est aujourd’hui vital que le gouvernement s’engage pour le maintien des droits, et la restitution des droits, pour tous, et ce, pour les deux ou trois années de crise qui arrivent ! Suggestion : la création par le gouvernement d’un argent "social" à destination des 8 à 10 millions de personnes les plus démunies, pouvant être financé, par exemples, par une taxe sur les produits financiers des banques, par des taxes sur les marchés de taux d’intérêt... Au moins conditionner les "aides" de l’Etat pour les entreprises aux non délocalisation, au non licenciements, au respect des salaires et du code du travail
2 février 2009, par
Albert
Du moment que nous ne pouvons empêcher ces aides, au moins qu’elles soient conditionnées.
20 mesures d’urgence pour sortir de la crise - Précisions par :
28 janvier 2009, par Bamboo
En 25 ans, la part des salaires dans le PIB est passée de 78 % à 67 % en France. Cette baisse de 11% s’observe dans toute la zone euro et au Japon. Chaque année 1 % supplémentaire de PIB est prélevé par le capital au détriment des salaires. Rappelons que le PIB de la France s’établit à environ 2 000 milliards d’€. En 25 ans, environ 2 500 milliards d’€ ont été détournés des revenus salariés (environ 80 000 € par salarié = pour un couple salarié, c’est le prix d’un logement). Chaque année, c’est 220 milliards d’€ de plus qu’en 1982 que prélève le capital sur la richesse nationale soit 7 000 € environ par salarié, plus de 500 € brut par mois. Il y là de quoi combler tous les soi-disant déficits sociaux. L’endettement auquel mène la prédation du capital porte une responsabilité dans le déclenchement de la crise financière mondiale : les ménages US n’auraient pas spéculé les crédits hypothécaires si leurs revenus avaient été suffisants pour se loger décemment à un niveau d’endettement raisonnable. Heureusement notre guide suprême (je ne vous traduirai pas ce titre en allemand et en espagnol) a la vraie solution : moraliser le capitalisme, c’est-à-dire demander aux escrocs (cf. les "confessions d’un assassin financier" de John Perkins, il s’agit là il est vrai d’un assassin d’Etat repenti) d’épargner leurs futurs victimes. J’irai mettre un cierge à St Joseph, patron des travailleurs... ce sera tout aussi efficace. Le rétablissement de la situation pourrait se faire en se fixant les objectifs suivants (plan de rétablissement économique et financier) : 1°) Récupération de 1 500 des 2 500 milliards de profits capitalistes abusifs (exonérations plafonnées pour les petits épargnants). 2°) Redistribution de 500 milliards d’€ aux salariés. 3°) Comblement significatif de la dette publique (qui s’établit à environ 70% du PIB soit une dette de l’ordre de 1 400 milliards d’€) : on pourrait la réduire de moitié soit 700 milliards d’€. (Ce serait une économie annuelle de 20 milliards d’€ = intérêts économisés sur les emprunts d’Etat (obligations et bons du trésor, finançant la dette). C’est possible mais : 1°) Il faut le vouloir 2°) Il faut le mettre en partition : c’est le travail des économistes et des financiers 3°) Il faut obtenir le soutien massif des Français qui y ont intérêt (une large majorité) : c’est le travail des partis de gauche de l’expliquer et de rallier les électeurs à ce projet... C’est-à-dire : c’est une utopie... Régis Barthélemy C’est effectivement une utopie si tu ne comptes que sur le vote
2 février 2009, par
Norbert
Mais contrairement à ce que pensait Raffarin, la rue a aussi son mot à dire.
20 mesures d’urgence pour sortir de la crise
23 janvier 2009, par Albert
Martine Aubry n’y étant pas favorable, nous ne pouvons le faire voter avant 2017, nous devons donc le crier le 29 janvier 2009 Sous la pression du chômage, la part des salaires a perdu 9 % du PIB transférés aux profits. La puissance publique Le gouvernement est acquis aux lobbies, les administrations sont livrées aux lobbies. Seuls les fonctionnaires et les usagers ne le sont pas, c’est donc leur influence dans la décision du service public qui est à augmenter. doit restituer aux salariés ce que les actionnaires leur ont pris. Cette mesure augmentera la part des salaires de 6 milliards d’euros. - 2. Augmenter tous les salaires de 250 euros La loi doit rendre obligatoire cette augmentation jusqu’à un niveau de salaire égal à 4 fois le Smic. Martine Aubry n’y est pas favorable Cette mesure, qui concerne 20 millions de salariés, augmentera la part des salaires de 60 milliards d’euros. - 3. Porter à 1 200 euros les minima sociaux, l’indemnité chômage et le salaire des temps partiels Nul ne peut vivre dignement avec un revenu inférieur à 1200 euros, ce qui doit être le revenu minimum incluant toutes les sources : minima sociaux, indemnité chômage et salaire à temps partiel. Cette mesure augmentera la part des salaires de 51 milliards d’euros. - 4. Indexer les salaires sur les prix Le rétablissement de cette mesure est indispensable pour éviter que les augmentations de salaires ne soient annulées par des augmentations de prix. L’étude des prix doit être démocratisée. Si c’était demandé en manif, cela aboutirait plus vite - 5. Créer une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation Elle devra être allouée sur critères universitaires ou scolaires à partir de 18 ans jusqu’à 25 ans. - 6. Rétablir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein Le porte parole du PS, ne le demande pas.Il ne parle que de la Poste,de l’Hôpital, de l’Education Nationale La pension à taux plein sera de 75 % du salaire calculé sur les 10 meilleures années dans le secteur privé ou les 6 derniers mois pour le secteur public. Une hausse des cotisations sociales patronale et salariale de 0,37 % chaque année le permettra en direct. Infléchir le rapport Capital/Travail Une loi votée pas DSK, avec le soutien de Delanoë
- 8. Instaurer une fiscalité fortement progressive Rétablir la progressivité de l’impôt sur les revenus financiers et salariaux en instaurant une tranche supérieure imposée à 100 % pour que le revenu individuel soit plafonné à 20 fois le Smic (ce plafonnement touchera moins de 1 % des salaires). - 9. Réduire la TVA en divisant les taux par 2 C’est la contrepartie de l’augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu. La TVA pèse fortement sur les bas salaires, il faut progressivement la supprimer, en commençant par les produits de première nécessité. La consommation augmentera et relancera l’économie et les recettes de l’Etat. Refonder le système financier national, européen et international - 10. Socialiser et démocratiser les banques La puissance publique élue disposera des moyens de définir une politique monétaire et de contrôler le crédit. L’extension du service public aux banques permettra également de leur fixer la mission de financer l’économie et de leur interdire de continuer leurs pratiques spéculatives qui mèneraient tôt ou tard à une nouvelle crise encore plus grave que la crise actuelle. - 11. Proposer un système monétaire mondial de parités fixes Il faut reconstruire un système monétaire stable et en finir avec la circulation sans contrôle des capitaux, avec les paradis fiscaux, avec la déréglementation boursière, avec la fiction du libre-échange. L’OMC et l’OIT sont deux organismes qui doivent travailler à parité, avec de mêmes instruments de sanction, de façon à rendre le droit du travail constitutif de tout droit de la concurrence. Les conventions de l’OIT (186 pays signataires) doivent présider à la réorganisation des échanges internationaux. Je demande quels sont nos moyens d’action sur l’OMC et sur l’OIT RECONSTRUIRE ET BÂTIR DE NOUVELLES SOLIDARITÉS Sauver et consolider les services publics Je demande s’il n’est pas possible d’associer la décision des agents du service public au sauvetage. - 12. Socialiser et démocratiser les services publics Pour répondre aux besoins des usagers, les services publics doivent être élargis et garantis (énergie, eau, transports, communications, information, santé, école, logement, équipements collectifs, banques et crédit). Ils ne doivent pas être soumis au pouvoir égoïste et rapace d’actionnaires : les administrations de la Sécu et des services publics doivent être démocratisées et issues d’élections. Un débat public national, sous forme d’états généraux faisant participer leurs usagers et leurs salariés, doit permettre de réformer tous les services publics dans l’intérêt de tous les citoyens. oui En particulier, devront être supprimés les franchises médicales et tous les « tickets modérateurs » d’exclusion des soins. Devront être abrogés les plans Bachelot, concernant l’hôpital, et Darcos, concernant l’école. Supprimer aussi le fichier Edvige, les mesures liberticides contre les immigrés, contre la justice. Devront être créés les emplois publics nécessaires, annulées les suppressions de postes de fonctionnaires et abrogées la LOLF et la « révision générale des politiques publiques » (RGPP). De nouvelles réglementations sociales
Rendre les métiers que personne ne veut faire suffisamment non pénibles, "attractifs" en les couplant avec d’autres activités (personne ne faisant par exemple que essuyer les carreaux au bout d’une corde, mais deux personnes faisant la moitié du travail et une activité plus valorisante le reste de leur service), et bien rémunérés pour que ces métiers puissent résorber le chômage et non pas être une source d’affaiblissement du droit du travail. - 14. Instaurer un contrôle administratif (ou syndical, ou salarial ou citoyen) sur les licenciements Beaucoup de chefs d’entreprise prennent prétexte de la crise pour licencier leurs salariés tout en continuant à réaliser des profits. Rétablir ce contrôle par l’inspection du travail est nécessaire pour empêcher les licenciements boursiers abusifs, effectués avec le but d’accroître les profits des actionnaires. Il y a aussi la possibilité de faire en sorte que plus une entreprise soit grosse plus le pouvoir de décision (notamment en matière de licenciement) soit réparti entre salariés de l’entreprise. L’allocation de fonds publics pour aider l’installation ou l’extension d’une entreprise sera assortie d’une interdiction de tout licenciement et d’un contrôle des salariés sur la politique économique et sociale de l’entreprise. - 15. Porter à 50 % la majoration des heures supplémentaires Pour réduire la durée réelle de travail au plus près des 35 heures légales, il faut passer de 25 à 50 % la majoration des heures supplémentaires pour les rendre plus coûteuses que l’embauche. La réduction de la durée de travail hebdomadaire à 35 heures réelles peut créer 2 millions d’emplois qui augmenteront la part des salaires de 35 milliards d’euros. - 16. Réduire à 120 h le contingent annuel d’heures supplémentaires et à 5 % maxi le taux de précarité Le contingent annuel d’heures supplémentaires a été porté à 230 heures par la droite (et plus si dérogation), ce qui fait que les salariés travaillent plus et gagnent moins : car toute heure en sus du contingent est majorée de 100 %. - 17. Baisser les durées maximales de travail pour toutes et tous Il faut réduire de 48 h à 44 h la durée maximale hebdomadaire et de 10 h à 9 h la durée journalière. Le temps de travail effectif doit être défini comme étant celui où « le salarié est placé sous les directives de l’employeur ». - 18. Garantir le repos hebdomadaire de 2 jours consécutifs Le repos dominical doit être un principe renforcé sauf nécessités absolument impératives (hôpitaux, transports, feux continus…). Mais la semaine de cinq jours doit être généralisée et des millions de salariés doivent bénéficier par la loi de deux jours de repos consécutifs. - 19. Développer fortement les droits syndicaux et doubler les effectifs de l’inspection du travail oui, mais doubler aussi les effectifs des inspecteurs des impôts car d’après le SNUI, un inspecteur des impôts rapporte dix fois ce qu’il coûte Les institutions représentatives du personnel doivent être développées, avoir des droits nouveaux de consultation et de contrôle pour mieux assurer le respect de l’ensemble du Code du travail, la réalité des horaires et des conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, etc. - 20. Défendre une Europe sociale avec une harmonisation sociale et fiscale par le haut Pour un code du travail européen selon le « principe de faveur » pour les salariés. A dire à Martine Aubry, favorable au TCE Pour une Europe des 35 h et pas des 65 h. Pour un salaire minimum européen aligné progressivement vers le haut et pas un dumping social. Assumez pleinement votre refus du dumping social. Exigez dans une transaction entre deux pays, l’application du droit social le plus favorable aux salariés concernés par la transaction. Exigez du plombier polonais qu’il applique le droit du travail français et le reste à l’avenant. Pour une assemblée constituante démocratique européenne. En conclusion, moins croire dans une loi votée par Aubry, Strauss-Khan et Delanoë et plus investir les concernés eux mêmes, personnels publics contre la casse du service publics, syndicats, usagers. Ou idées que vous apportez : directions de services publics élues mais pas par une population générale clientéliste, par les usagers cela semble plus sûr. Etats Généraux des usagers et agents des services publics (sur au moins deux ans car les gens mettent longtemps à comprendre les enjeux) et institutions représentatives des personnels, pas seulement syndicats dont il ne faut pas virer Sud, mais toute forme de comité d’entreprises investis de pouvoirs. Et pour mettre en place tout cela, ne pas attendre DSK, mais le réclamer dès la manif du 29 janvier 2009. revoir notre stratétégie de communication
23 janvier 2009, par
Albert
Si nous parlons à nos collègues de l’Europe, de la crise, pour eux CELA NE SIGNIFIE RIEN ! Il faut comprendre que dans l’échelle d’importance des sujets pour la majorité des gens, le fond du problème a un coefficient 1 alors que le caractère concrêt, immédiatement perceptible a un coefficient 100 ! C’est pourquoi il peut sembler plus sûr de légiférer que d’attendre que les gens s’investissent de problèmes abstraits comme la gestion d’un service public. Néanmoins les gens peuvent s’investir (sauf Hamonite71 que je n’ai pas oublié),s’ils veulent voir les choses par le petit bout de la lorgnette, OK ! Parlons par exemple des gens qui vont se retrouver à trois par bureau, de l’ascenseur toujours en panne. Il faudra plusieurs années pour que de fils en éguilles nous en arrivions à l’Europe ou à la gestion des service publics, mais nous y arriverions beaucoup plus sûrement qu’en balançant des tracts directement sur les sujets, tracts qui finiraient rapidement à la corbeille. (Je passe derrière les collègues et je récupère les tracts dans les corbeilles, cela nous en fait économiser la moitié) |
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