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La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs"

dimanche 1er février 2009 par Marie-Christine Aragon
 

Le 1er chapitre du texte LME est consacré au statut de l’entrepreneur individuel, on pourrait croire que ce texte qui ressemble à un simple élargissement des mesures qui se succèdent depuis plusieurs années pour simplifier la situation administrative des micro- entrepreneurs est anodin et purement technique. En effet, il ne modifie pas radicalement le mode de calcul ou le montant des prélèvements des micro-entrepreneurs mais élargit la possibilité de les régler mensuellement sans régularisation ultérieure.

En quoi cette mesure mérite-t-elle le titre 1er de la loi de modernisation de l’économie et pourquoi est elle présentée comme innovante.

Parce que :
- Elle intègre une modification du calcul et du mode de paiement de l’impôt sur le revenu d’une catégorie de contribuables. Les travailleurs non-salariés au régime micro pourront s’acquitter de leur impôt sur le revenu par versement libératoire (art. 161-0 du CGI).
- Elle dispense d’immatriculation, les personnes qui ont une activité indépendante à titre principal ou complémentaire avec un chiffre d’affaires ne dépassant pas la limite du régime micro entreprise. Cette réforme implique que ces personnes n’ont pas d’obligation formelle de contracter une assurance.
- Elle élargit la protection du patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel à tout bien foncier bâti ou non bâti non affecté à un usage professionnel grâce à une déclaration d’insaisissabilité.
- Elle élargit la possibilité d’exercer une activité y compris commerciale et de recevoir des clients à son domicile (en rez-de-chaussée) sans modification du bail d’habitation.
- Elle crée aussi l’effacement de la dette résultant de l’engagement que des personnes physiques en situation de surendettement ont donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société.

On assiste à la création d’un nouveau sous-prolétariat et à la suppression progressive des règles de protection du consommateur.

Qu’est-ce, au juste, qu’un « micro-entrepreneur  » ?

Il s’agit d’un indépendant dont le chiffre d’affaires encaissé (les recettes) durant l’année ne dépasse pas la limite de 32 000€ pour des prestations de services ou 76 300€ pour de ventes de biens. (32000€ et 80000€ à compter de 1/1/2009). Ces très petites entreprises « bénéficient » d’un mode de calcul très simplifié de leur bénéfice qui, comme pour tous les travailleurs indépendants, constitue le revenu imposable et assujetti aux cotisations sociales.

En effet, ce bénéfice est calculé en déduisant des recettes des charges évaluées forfaitairement. Exemple : un petit artisan réalise un montant de recettes annuel de 26000€, ses charges déductibles s’élèvent à 50%. Son revenu imposable et assujetti à cotisations sociales est de 13000€. Le pourcentage applicable est de 71% sur les ventes de biens, de 50% sur les services, et de 34% sur les activités libérales.

Le micro-entrepreneur n’est pas assujetti à la TVA, a une comptabilité très réduite, aucune déclaration spécifique à produire pour son entreprise et note simplement le montant de ses recettes annuelles sur sa déclaration d’impôt sur le revenu.

L’administration fiscale s’occupe de calculer l’abattement.

« Ce régime est simple » nous dit le dossier de presse, certes, mais, la simplification n’est pas un critère en soi et n’est pas toujours avantageuse. Selon le fonctionnement réel de la très petite entreprise le % défini par l’administration fiscale peut correspondre à la réalité ou être totalement sous-estimé. Le micro-entrepreneur ne tenant qu’une comptabilité réduite à sa plus simple expression et ne bénéficiant pas de l’aide d’un professionnel peut se retrouver avec un revenu déclaré largement plus élevé que le revenu réellement perçu, sans même le savoir. En effet, si le petit artisan décrit dans l’exemple précédent, a en réalité 60% de charges, son revenu réel s’élève à 10 400 et son revenu imposable et assujetti à cotisations est de 13 000 €.

« C’est un système simple, lisible et sans mauvaise surprise. D’autant qu’il permet d’être affilié à la sécurité sociale et de valider des trimestres pour sa retraite,… Avec des taux fiscaux et sociaux globaux réduits à 13 % (pour le commerce) et à 23 % (pour les services), le régime est incitatif pour l’auto entrepreneur ». Les taux de 13 % et de 23 % correspondent exactement aux actuels taux des cotisations sociales des micro entrepreneurs appliqués sur les recettes :

Un commerçant a un taux de cotisations de 45% de son revenu. S’il est au régime micro, son revenu correspond à 29% de ses recettes : les cotisations sont donc de 45% de 29% des recettes, soit 13%.

Un prestataire de services a un taux de cotisations de 46% de son revenu avec une revenu « micro » de 50% de ses recettes, nous arrivons directement à 23%.

Mais ces taux incluent désormais une part d’impôt sur le revenu puisque le texte nous donne des taux d’imposition sur le revenu de 1% pour les commerçants, de 1,7% pour les prestataires de services et de 2,2% pour les professions libérales.

Nous assistons à un transfert des cotisations sociales vers les impôts. Or, une grande partie des micro-entrepreneurs avait un revenu insuffisant pour être imposables. Le prélèvement libératoire exclut la prise en compte de la situation familiale ou sociale du contribuable et la progressivité de l’impôt. Le versement libératoire de l’impôt ainsi calculé est pénalisant pour tous les contribuables les plus modestes (non imposables ou imposés à un taux inférieur à 5,5%). Le versement libératoire ne prend pas en compte le quotient familial et à revenu égal la famille monoparentale paiera le même montant que le couple avec enfants ou le célibataire. Le code général des impôts, dans son article 193, précise que « Le revenu imposable est pour le calcul de l’impôt sur le revenu divisé en un certain nombre de parts…, d’après la situation et les charges de famille du contribuable  ». L’imposition de l’auto entrepreneur sortira donc du champ d’application du code général des impôts ou donnera-elle lieu à dérogation ? Autre nouveauté présentée, une fois de plus, comme un avantage important pour le micro-entrepreneur, la suppression du forfait minimum d’assurance maladie (calculé sur 40% du plafond de la Sécurité sociale) qui permet de bénéficier de la couverture sociale. Encore une excellente nouvelle ? Pas si sûr. Ce forfait étant désormais supprimé, le micro entrepreneur dont le revenu est inférieur à 40% du plafond sera-t-il encore couvert par l’assurance maladie du régime social des indépendants ?

Pour 2008, les 40% du plafond correspondent à 13 310 €, donc, le petit artisan de l’exemple ne serait pas couvert, aucune importance, il a réalisé une économie 142€. Mais qu’il se rassure, le Régime Social des Indépendants lui conseille, si son revenu est insuffisant (ou s’il est bénéficiaire du RMI), de demander la CMU. Qu’en est-il du pluriactif cumulant des activités à statut social différent : salarié et micro-entrepreneur ?

C’est pour cette catégorie de personnes qu’avait été créé initialement le régime micro (avec des recettes limitées à 70000 francs). Ce régime concernait alors la personne qui organisait des réunions Tupperware après sa journée de travail, ou toute autre petite activité destinée à arrondir les fins de mois.

Le salariat à temps plein était alors la situation la plus courante et le chômage était faible. Les petits boulots sont devenus, pour une part grandissante des travailleurs sans emploi, l’activité principale et le régime micro est arrivé sur le devant de la scène, s’est étoffé et a fini par remplacer l’ancien régime fiscal du forfait.

Parallèlement, les salaires à temps partiel et les bas salaires se sont développés et nombre de salariés sont maintenant obligés de cumuler plusieurs emplois ou plusieurs activités. Une partie des salariés pauvres ou des demandeurs d’emploi arrive à l’âge de la retraite sans avoir atteint le nombre d’années de cotisations (40, 41…) et sont obligés de travailler pour compléter une pension très insuffisante pour vivre.

Créer leur petite activité leur permettra de proposer leurs services à des particuliers ou à des employeurs sans leur « imposer » les contraintes du contrat de travail. Et la boucle est bouclée. Le régime de l’autoentrepreneur permettra à l’ensemble de ces personnes d’exercer leur activité sans immatriculation (simple information au CFE), de payer cotisations et impôts par versement libératoire et de supprimer les contraintes et contrôles administratifs. En revanche, ces personnes qui jusqu’à présent, après immatriculation en bonne et due forme, ne payaient que des cotisations complémentaires à celles de leur revenu principal, seront dans le nouveau cadre, assujetties à la totalité.

Ces mesures peuvent avoir un intérêt individuel certain pour des personnes en grande difficulté qui ont besoin d’un revenu supplémentaire, car de nombreuses entreprises préfèreront confier du travail à un auto-entrepreneur payé « à la tâche » qu’embaucher un salarié. Le Medef s’ingénie à casser le salariat et ses droits collectifs pour en revenir par tout moyen à des loueurs de bras plus ou moins dissimulés…

Marie-Christine Aragon

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Beaucoup d’articles intéressant sur ce site ! dommage qu’il n’y ai pas la possibilité de les télécharger en pdf, ça serait un grand plus.
Merci pour cette analyse EXTREMEMENT éclairante.
Après avoir exercé une profession indépendante non salariée pendant plus de 18 ans je me retrouve Rmiste malgré moi. J’ai été dans l’obligation de cesser mon activité professionnelle et de brader mon droit au bail, à cause de trop de charges sociales (68 %). Il ne me restait pas 500 €uros par mois pour vivre quand j’avais payé toutes ces charges monopolistes et obligatoires en France et je travaillais parfois 50 heures par semaine pour payer des charges et des pénalités de retard sur les charges sans parvenir à vendre mon droit au bail. Des nuits à mal dormir j’en ai passé et puis je me suis rendue malade sans pouvoir me soigner comme je l’aurais voulu. Je ne pouvais même pas m’offrir une mutuelle et cotiser à une retraite par capitalisation comme j’aurais souhaité le faire. Je perçois donc le Rmi 400,00 €uros depuis 16 mois, et la prime de Noël en fin d’année malgré moi. J’aurais préféré qu’à l’époque l’Etat m’aide avec moins de charges sociales et sans pénalités de retard à maintenir mon activité plutôt que de me payer le Rmi maintenant, mais cela fait des années que nos gouvernements continuent à faire du social et de l’assistanat au lieu de traiter le problème à la base en diminuant les charges. A 54 ans je me sens encore jeune et compétente. Je suis ravie de la création du statut d’auto entrepreneur qui va me permettre de rebondir dans une autre activité que je suis entrain de mettre en place. Je n’ai jamais travaillé au noir, et je considère que ce statut est formidable. Enfin je vais pouvoir vivre, enfin je vais pouvoir me cotiser une retraite capitalisation, pouvoir m’arrêter de travailler quand j’en ai besoin sans avoir des charges obligatoires à payer que je travaille ou non. Enfin je vais pouvoir sortir du Rmi ! Merci donc à Hervé Novelli et à Nicolas Sarkozy pour cette petite révolution en France. Il faut aller vers du libéralisme ! … Libérer les énergies ! Ensuite, de toute évidence il faudra diminuer les charges aux artisans qui ne sont pas sous ce statut génial. Certains n’ont pas voulu que l’on touche aux 35 heures et bien moi je me marre parce qu’au moins ceux qui veulent travailler plus on le droit de le faire, et bien sûr qu’il y aura engouement pour ce statut parce que ce sont les syndicats qui ne veulent pas que les gens travaillent plus de 35 heures, mais pas la majorité des Français. Je suis d’accord aussi pour travailler jusqu’à 70 ans du moment que je suis valide et qu’on me laisse la liberté de faire comme je le souhaite. Vive le travail d’auto entrepreneur ! vive la liberté !
 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 29 mai 2009, par Marie Christine Aragon
En effet, le libéralisme est cruel pour les petits. Les grandes surfaces et les multinationales n’auront de cesse de prendre le peu de marché qui reste encore aux petits artisans, commerçants et agriculteurs. Cette concurrence a déjà fait beaucoup de dégats tant chez les salariés que chez les petits indépendants et nombre d’entre eux, rencontrent des difficultés accrues avec la crise. Comme vous ils n’arrivent plus à payer leur loyer, à faire face aux diverses charges et à payer leurs cotisations sociales. Pour information, les caisses d’assurance maladie et de retraite des commerçants sont des sociétés d’assurance privées. Effectivement monopoliste pour l’Organic (retraite) mais en concurrence pour la RAM, AGF et autre MMA (assurance maladie). Mais l’essentiel n’est, à mon sens même pas là. Vous inversez les conséquences et les causes : ce n’est pas les cotisations sociales qui ont augmenté mais votre chiffre d’affaires qui a baissé, autrement vous n’auriez pas tenu 18 ans, votre commerce n’aurait jamais été rentable et aurait fait faillite rapidement. Supprimer notre système de couverture sociale (auquel chacun participe en % de son revenu et bénéficie en fonction de sa santé) ne posera aucun problème aux personnes qui ont de gros moyens et qui pourront payer mais ceux qui ont un petit revenu n’auront plus aucune couverture. Il ne restera alors que la CMU. A moins que vous ne souhaitiez aussi la supprimer pour aider les plus démunis ? Changer de mode de paiement des cotisations ne rendra pas rentable une activité qui ne l’est pas (ou plus) c’est dommage, mais Sarkosy ne sait pas faire de miracles seulement de la poudre aux yeux !

Et si la Gauche parlait des travailleurs intermédiaires et qualifiés au sens large pour clarifier le fourre tout des "classes moyennes" qui vont du Smicard à...Sarkozy ? La notion de citoyens travailleurs permet de distinguer clairement l’oligarchie capitaliste qui structure la Droite et le bloc des citoyens travailleurs au sens large, qu’ils soient salariés occupés ou au chômage, anciens ou retraités et futurs ou jeunes en formation mais aussi travailleurs indépendants. Ce bloc de 95% de la population structure électoralement la Gauche. La citoyenneté est le principal moyende défense des travailleurs si la Gauche reste de gauche

Au fait les syndicats sont des confédérations de travailleurs et classe ouvrière est traduite par Marx en allemand "Arbeiterklasse" et en anglais "Working class" c’est à dire par classe des travailleurs.

Qui sont donc les classes moyennes ?, article de l’Observatoire des inégalités le 19 février 2009 (extraits)qui a le mérite de "classer" et de donner les ordres de grandeur selon l’INSEE. http://www.inegalites.fr/spip.php ?article1015

Les classes moyennes reviennent dans le débat public. Mais de qui parle-t-on exactement ? Le concept est plus que flou. Quelques éléments pour tenter d’y voir plus clair. Par Valérie Schneider et Louis Maurin, Observatoire des inégalités.

Qui sont les classes moyennes ?

Le concept de classes moyennes est vague. Jusque très récemment, on s’intéressait au sort des "classes moyennes supérieures", couches aisées rebaptisées moyennes pour justifier les politiques de réduction d’impôt sur le revenu. C’est ainsi que l’on a intégré dans les "classes moyennes", des personnes seules ayant un revenu mensuel de 4 000 €, faisant partie des 5 % des mieux rémunérés.

Comme pour la pauvreté, il n’existe pas de définition objective des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l’entend. Jusqu’où aller ? Parler de "moyennes", pour des catégories situées parmi les 10 % voire les 5 % les plus aisés n’a pas grand sens. Quasiment toute la société devient moyenne, vidant de tout intérêt la hiérarchie sociale ainsi constituée.

Pour clarifier le débat, l’Observatoire des inégalités propose de reprendre le découpage suivant, en s’appuyant sur la définition utilisée par le Crédoc [1].

- Les 30 % les plus démunis composent les catégories "modestes".

- Les 20 % les plus riches composent les catégories "aisées".

- Les classes moyennes forment 50 % de la population, situés entre les 30 % les plus démunis et les 20 % les mieux rémunérés.

A quelle catégorie appartient-on selon son niveau de vie ?

Si l’on considère les revenus après impôts et prestations sociales (données 2006), on obtient les seuils suivants : Quel revenu pour quelle catégorie sociale ? Pour une personne seule Seuils Les catégories modestes de 0 à 1 160 € Les classes moyennes de 1 160 à 2 150 € Les catégories aisées 2 150 € et plus Pour un couple sans enfants Seuils Les catégories modestes de 0 à 1 745 € Les classes moyennes de 1 745 à 3 225 € Les catégories aisées 3 225 € et plus Pour un couple avec deux enfants* Seuils Les catégories modestes de 0 à 2 443 € Les classes moyennes de 2 443 à 4 415 € Les catégories aisées 4 415 € et plus * de moins de 14 ans Source : Observatoire des inégalités, d’après Insee et Crédoc

Les limites de cette définition

- Les bornes utilisées sont subjectives, mais c’est le cas de toute définition. Elle n’est ni plus ni moins subjective que la définition que donne l’Insee de la pauvreté, pourtant largement reprise. [2]. Dans le tableau ci-dessous nous donnons des éléments les plus fins disponibles. Malheureusement, l’Insee ne diffuse pas de données sur les niveaux de vie par tranche de 1 % ou 5 %. Notre découpage est très rudimentaire. Nous pourrions par exemple sans doute élargir l’ensemble des catégories modestes et restreindre la partie des catégories aisées aux 15 % les plus riches. Nous n’utilisons pas ici la notion de "richesse". Nous aurions pu, par exemple, choisir comme seuil de richesse le double du revenu médian [3], soit 3 000 € pour une personne seule.

- Il ne s’agit pas d’une définition "sociologique" des groupes sociaux, elle ne tient aucunement compte d’autres éléments, comme le niveau de diplôme, le statut de l’emploi, etc. qui peuvent influencer la position sociale. Il ne s’agit que d’une vision "monétaire" de la hiérarchie sociale.

- Cette définition utilise des données après impôts. Elle est plus proche des véritables niveaux de vie, mais s’éloigne des revenus perçus effectivement, notamment pour les plus aisés.

- Nous ne tenons pas compte du coût du logement. Le locataire d’un appartement à Paris aura, après loyer, un niveau de vie très inférieur à celui d’une ville moyenne de province. Un studio de 20 m2 par exemple coûte au minimum 500 € mensuel à Paris, contre moitié moins dans d’autres villes.

- Les écarts sont considérables au sein des catégories "aisées", entre le cadre moyen dont le niveau de vie équivaut à 2 200 € mensuel (surtout s’il vit à Paris) et les dizaines de milliers d’euros que peuvent toucher quelques cadres dirigeants. Les revenus* mensuels par type de ménage Unité : euros Personnes seules Couples Couples avec deux enfants en bas âge Catégories modestes De 0 à 10 %, touchent moins de ... 810 1 215 1 701 De 10 à 20 %, touchent moins de ... 1 008 1 511 2 116 De 20 à 30 %, touchent moins de... 1 163 1 745 2 443 Catégories moyennes De 30 à 40 %, touchent moins de ... 1 313 1 970 2 758 De 40 à 50 %, touchent moins de ... 1 467 2 200 3 080 De 50 à 60 %, touchent moins de ... 1 640 2 460 3 444 De 60 à 70 %, touchent moins de ... 1 853 2 780 3 892 De 70 à 80 %, touchent moins de ... 2 150 3 225 4 515 Catégories aisées De 80 à 90 %, touchent moins de ... 2 766 4 149 5 808 De 90 à 95 % touchent moins de... 3 489 5 234 7 327 * après impôts et prestations sociales Source : Insee. Année des données : 2006 Et les autres types de familles ? Nous n’avons pas présenté l’ensemble des configurations familiales, notamment les familles monoparentales et les familles nombreuses. Pour calculer les seuils, il suffit de prendre les valeurs pour une personne seule, de multiplier par 1 + 0,5 par personne de plus de 14 ans et 0,3 pour les moins de 14 ans [4]. Par exemple, pour un couple et trois enfants de moins de 14 ans, le seuil qui sépare les catégories modestes et les classes moyennes est de 1 160 € x (1+0,5+0,3+0,3+0,3)= 1 160 € x 2,4 = 2 784 €

 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 2 février 2009, par MASSE CHARLY
pour s’inscrire en Haute Marne quelle galère : 1 GARDIEN,GESTIONNAIRE DE PROPRIÉTÉS,L’ URSSAF N’EN VEUT PAS.(pas vigile ,seulement gardien des fleurs) 2 PRÉSIDENT D’une Coopérative forestière ,je souhaitais intégrer pour des opérations de courtes durées des auto entrepreneurs (entretiens de plantations,tailles,élagages etc :RÉPONSE DE L’administration PAS POSSIBLE LA MSA NE RECONNAIT PAS CE STATUT. SUIS-JE mal informe OU LES ÉLÉMENTS FOURNIS PAR LE GOUVERNEMENT INCOMPLETS OU L’administration fait barrage. CETTE SOLUTION D’AUTO-ENTREPRENEUR ME SEMBLAIT SIMPLE ET POUVAIT APPORTER DES REVENUS COMPLÉMENTAIRES A CERTAIN de façon légale et pouvais donner a certain le gout du travail. ALORS LE FONDEMENT DU PROJET ?Faciliter la rémunération du travail,même de peu d’importance ?QUI NOUS GOUVERNE ?
 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 16 mars 2009, par Marie Christine Aragon
Je confirme, les indépendants qui dépendent de la MSA (mutualité sociale agricole) ne peuvent pas s’inscrire comme auto-entrepreneurs. Il faudra donc soit faire travailler des salariés soit des entreprises d’espaces verts.
 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 2 février 2009, par antisarkozisteprimaire
C’est beau la simplification, mais il y a plus décourageant que l’administration : J’ai créé une micro-entreprise il y a trois ans. Donc cherché à ouvrir un compte bancaire. Toutes les banques (j’avais même été client et fournisseur de l’une d’elle pendant dix ans) m’ont refusé un carnet de chèques au motif que je n’avais ni bulletin de salaire ni justificatif de RMI ( !!!), mais m’ont proposé une carte bancaire me permettant de me servir de mon argent... Sauf chez mes fournisseurs et à l’URSSAF. Celle-ci a accepté un mode de paiement illégal mais je suis ensuite passé à autre chose.

excellente analyse de ce nouveau statut qui ne répond pas du tout à la réalité économique. ce dont on ne parle pas : quid des assurances :L’assurance décennale instaurée par la loi du 4 janvier 1978, également connue sous le nom de Loi Spinetta. Celle-ci crée une obligation d’assurance : * de responsabilité pour les acteurs professionnels de la construction (l’assurance de Responsabilité civile Décennale (France)) et * de dommages pour les propriétaires (l’assurance dommage ouvrage (France)). quid de la qualification des personnes qui s’auto-proclament entrepreneur sans client direct. tout existe déjà alors pourquoi un nouveau gadget irresponsable ???

ça n’a l’air de poser de problèmes à personne.

ça va arranger les commanditaires qui vont s’exonérer d’embaucher en demandant aux personnes en recherche d’emploi : "inscris toi en qualité d’auto entrepreneur et fais moi une facture" sinon je te prends pas. on confond la simplification administrative avec la précarisation du monde du travail et la dérèglementation. continuons comme ça et ça va être ingérable.

 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 2 février 2009, par Karl-Groucho Devan

« inscris toi en qualité d’auto entrepreneur et fais moi une facture" sinon je te prends pas » : c’est exactement le but dans certains environnement .

Lire à ce sujet l’article p. 4 supra du Canard Enchaîné du 28 janvier 2009, et spécialement l’encadré. Là, ça va même plus loin « [...] France 24 oblige ses journalistes à monter leur société de prod., à acheter leur propre matériel et à embaucher [...] ».

 La fabuleuse invention des "auto entrepreneurs" 2 février 2009, par MASSE CHARLY
embauchez et vous verrez le résultat : une personne pour 20 H PAR MOIS ,la gestion de son dossier coute plus chère que le salaire net qu’on lui donne :une misère :autant lui donner le tout.en plus il ne ce cachera pas sous la table tout en regardant l’heure.
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