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Ca commence à bien faire, cette sempiternelle litanie contre « les charges » qui pèseraient sur les entreprises… En fait, elle reçoivent 60 milliards d’euros par an « d’aides » à l’emploi et la Cour des comptes affirme qu’il n’a jamais été prouvé que cela avait crée un seul emploi. Les « entrepreneurs » si chers à Madame Parisot sont bel et bien des « assistés » : 6,5 milliards par-ci pour l’automobile, 40 milliards par-là pour les banques, 2,5 milliards pour les restaurateurs, Continental, Heuliez, ou les békés. Des milliards qui partent en stock-options pour des patrons qui se sont offert 58 % d’augmentation l’an passé. S’il y a des « charges », ce n’est pas pour les entreprises, mais pour nous : les « exonérations de charges sociales », c’est nous les salariés en tant que citoyens qui les payons à la place des chefs d’entreprise, par l’impôt ! Ils clament aussi sur tous les tons qu’il faut « alléger les charges sociales » sur les salaires. Mais cela n’existe pas les « charges sociales sur les salaires” ! C’est une pure invention idéologique des néolibéraux, du patronat. Dans aucun texte de loi, on ne lit qu’il y a des « charges ». Regardez vos feuilles de paie (si elles sont juridiquement conformes) : ce qu’il y a, c’est un « salaire brut » en haut et un « salaire net » en bas. Expliquez-le autour de vous : dans les deux cas, c’est du « salaire ». Un « salaire net » qu’on touche et qu’on consomme tout de suite. Et ce « salaire brut » est constitué d’une partie de « cotisations sociales » : c’est une part de salaire socialisé, mutualisé, mise dans un pot commun, et redistribuée à chacun selon ses besoins. C’est-à-dire que chacun cotise pour celui qui est dans le besoin lorsqu’il est malade, en accident du travail ou maladie professionnelle, au chômage, en charge de famille nombreuse, en difficulté de logement, ou encore en retraite. Les libéraux haïssent cela. Cette part de salaire mutualisée, c’est pourtant ce qu’il y a de plus beau en France, de plus solidaire, de plus fraternel, de plus protecteur, ce n’est pas une « charge sociale » c’est du bonheur social ! Mais ils appellent cela une « charge » pour rendre confuse, et discréditer la perception de ce bonheur. Ils disent « allégeons les charges sociales » mais c’est une manipulation pour dire « allégeons les salaires bruts ». J’ai reçu un salarié qui m’a dit : « mon patron me licencie parce qu’il a trop de charges ». J’en aurai pleuré . Croyait-il que son salaire était trop élevé ? Nul ne lui avait expliqué que son « brut » était du salaire indirect ou différé ? Même s’il ne le touchait pas tout de suite, c’était encore plus précieux : sa vie en dépendrait tôt ou tard. Demain à l’hôpital. Demain au chômage. Demain en retraite. Par exemple, le système de retraite par répartition, ce n’est pas une épargne (ouf, car sinon nos retraites seraient parties avec Madoff ou Lehman - Brothers ) mais c’est une part de salaire versée en temps réel par ceux qui travaillent chaque mois pour assurer la retraite de nos aînés. En temps de crise, c’est ce salaire mutualisé qui résiste le mieux, cent mille fois plus que les finances des assurances et des banques. Mais c’est précisément ces cotisations-là que Sarkozy s’acharne à bloquer ! Il préfère n’importe quoi en guise de diversion, des primes pour l’emploi, l’intéressement, la participation, l’épargne salariale, la prime au fuel, la prime au transport, la prime de rentrée, plutôt que la hausse de salaire, alors que seule cette dernière remplit les caisses socialisées de la protection sociale. Gérard Filoche
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Y’a pas de charges sociales…
4 juin 2010, par Lonewolf1300
bien que relativement ancien, cet article appelle de ma part un commentaire car je n’ai pas la même vision concernant les salaires. Je précise que je suis responsable du social dans un cabinet d’expertise comptable (et farouchement scandalisé par les pratiques généralisés des employeurs, notamment en PME et TPE). J’affirme qu’en terme de salaire le seul lien entre l’employeur et le salarié c’est le BRUT, le HAUT du bulletin. La preuve en est : le contrat de travail engage les parties sur le BRUT, non sur le net. Il ne faut donc pas considérer son salaire en net lorsqu’on parle de rémunération. D’autant plus qu’à salaire égal (BRUT), selon qu’on travaille dans une branche ou une autre,le salaire net sera différent (existence de couverture mutuelle obligatoire ou non, tarif de ces couvertures complémentaires, autres retenues, etc..). D’où la fâcheuse erreur des politiques qui souhaitent "un SMIC à tant nets" pour tout le monde !!! (ça reviendrait à créer des inégalités sur le BRUT, donc sur les montants qui sont considérés pour les droits sociaux : retraite, chômage, etc.. selon le secteur d’activité auquel on appartient) Tout ce qui suit le salaire BRUT soumis à cotisations n’est que le résultat de diverses opérations et prélèvements règlementaires, par exemple la part salariale de sécurité sociale, de perte d’emploi, de retraite, etc.. L’employeur, en tant qu’entité économique, doit lui aussi payer sa part. Et c’est bien là le problème... Ce qui est remarquable, c’est que l’ensemble des travailleurs salariés voient leur taux global de cotisations se maintenir ou augmenter (supérieur à 21,5%), alors que les dispositions FILLON (réduction URSSAF) et "Zéro Charge" (versement Pôle Emploi) font tomber au plus bas la contribution "citoyenne" des employeurs, et participent de ce fait au déficit de la Sécurité Sociale. Pour information, chaque salarié à temps plein au SMIC fait perdre 4.800 euros (de part patronale) par an à l’URSSAF.... Y’a pas de charges sociales…
4 juin 2009, par greg
Les batailles et autres ruses sémantiques quand elles sont répétées d’arrache pied finissent par rentrés dans la conscience de gens plus maléables que d’autres. Autre mensonge d’entrepreneur faux culs : "En travaillant plus, les salariés auront un allègement de charges qui se traduira par une augmentation de salaires car le brut se transformera en net" Celle la je l’ai entendue à toutes les sauces. Je sais que sur D&S tout le monde le sais mais je ne peux m’empêcher : Un élément de salaire (le brut) qui passe à un autre élément de salaire (le net) n’est pas une augmentation de salaire puisque ses 2 éléments en faisait déja partie intégrante. Moins de brut pour plus de net = moins de protection sociale pour tous. Mais tournons le mensonge "travailler plus pour gagner plus" en :
La seule "véritable" augmentation de salaire est de l’initiative de l’employeur. A la poubelle le RSA et la PPE qui sont financés par l’état, c’est à dire nous avec nos impôts et qui enlève la responsabilté des employeurs à mieux payer leurs salariés. Remettons toujours à leurs places ceux qui nous disent qu’en travaillant plus nous gagnerons plus, c’est à dire à la place du menteur ou de l’ignorant. Qu’on se le dise, les augmentations de salaires ça va se chercher.....avec les dents comme la croissance hein "bling bling". Ce doit être mon coté "séquestrateur" qui parle. Un seul mot d’ordre : UNION. |
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