Démocratie & Socialisme
Navigation

Salariat first !

Votez pour la gauche qui peut battre Barroso-Sarkozy !

dimanche 3 mai 2009
 

Nous savons majoritairement combien l’Europe de droite, libérale, l’Europe des banquiers, l’Europe de Maastricht n’a rien à voir avec l’Europe de gauche, sociale, démocratique, que veulent les peuples européens. Nous savons tous que les peuples s’ils étaient informés et consultés, voteraient, comme la France et la Hollande en 2005, comme l’Irlande, contre le TCE et le Traité de Lisbonne.

Nous avons aussi constaté combien la crise du capitalisme a fait soudain renoncer les capitalistes aux « critères » de Maastricht et d’Amsterdam. Ah quand ça leur est nécessaire, comme ils jettent leurs dogmes aux orties ! TINA (there is no alternative) est vite remplacé par « SOS » (on fait ce qu’on peut pour garder notre pognon).

La plate-forme du PS pour le 7 juin 2009 renonce à l’unité avec les démocrates-chrétiens pour construire l’Europe, elle renonce à dire que l’Europe est une affaire institutionnelle, mais affirme qu’elle est devenue une question économique et sociale, elle considère que « le traité de Lisbonne est une donnée dont les socialistes ne sauraient se satisfaire »… Elle prône une harmonisation sociale et fiscale.

Comment aborder dans de telles conditions, sans susciter divisions répétées et impuissantes, rancœurs, manœuvres et malentendus (dont la gauche de la gauche est aussi friande) la préparation de l’élection européenne qui est fixée au 7 juin 2009 ?

D’abord en n’opposant pas les élections du 7 juin, l’Europe sociale et les revendications et luttes sociales en cours depuis le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai ! Si nous manifestons tous ensemble dans la rue le 1er mai contre Sarkozy, il faut voter ensemble efficacement contre Barroso le 7 juin. Il ne faut pas faire du scrutin un enjeu de compétition ou de revanche au sein de la gauche, mais un enjeu d’unité de toutes les forces de gauche, de tous les arguments de gauche contre la droite libérale française et européenne. Même si à gauche, il y a des approches différentes, convergeons autour de l’intérêt supérieur  : battre Barroso-Sarkozy.

Ensuite, il y a des thèmes concrets communs à toute la gauche en Europe et en France : pour un Smic européen, des 35 h en Europe, un code du travail européen, en un mot, une harmonisation sociale et fiscale par le haut. Les libéraux (Manuel Barroso et Xavier Bertrand) ont voulu défendre une directive pour une « Europe des 65 h hebdomadaires », c’est le Parlement européen qui a voté contre ! Il faut un Parlement européen encore plus orienté à gauche pour voter contre, encore et encore !

De même, la CES à Lubjana en Slovénie en mars 2008, a pris position pour un Smic dans toute l’Europe, défendons un Smic européen !

Et ainsi de suite… Abordons l’élection du 7 juin comme étant lovée dans la lutte anti Sarkozy-Barroso. Contre l’Europe des banquiers, pour l’Europe des salariés ! Salariat first !

Forum, nombre total de sujets : 6
Cliquez sur le titre d'un message pour le lire
 
Forum

Ne vous laissez pas faire !

Le 7 juin, Sanctionnez Sarkozy Votez pour le Front de gauche pour changer d’Europe

Quand vous manifestez contre les politiques libérales qui ont provoqué la crise, Sarkozy vous oppose un souverain mépris et promet de continuer à détruire les services publics, à empêcher la hausse des salaires, à exonérer les riches de tout effort de solidarité. Ne vous laissez pas faire ! D’ici à 2012, le 7 juin est la seule occasion pour sanctionner la politique de la droite qui aggrave la précarité, le chômage et l’injustice au lieu de les combattre.

Quand vous avez dit « non » à l’Europe libérale en mai 2005, l’UMP, le PS et les Verts ont résolu de faire comme si vous n’aviez rien dit ; ils ont soutenu la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (strictement identique à celui que les Français ont rejeté). Ce crime contre la démocratie a été organisé par Sarkozy qui a piétiné l’expression populaire, comme il persiste à le faire aujourd’hui face aux légitimes revendications des travailleurs. Ne vous laissez pas faire ! Le 7 juin, c’est le référendum dont Sarkozy vous a privé : redites « non » à l’Europe des marchands, réaffirmez votre exigence d’une autre Europe, sociale, écologique et vraiment démocratique.

Face à la crise, l’Union européenne aurait dû être l’outil qui nous protège. Mais les politiques libérales ont dévoyé le projet européen en imposant une logique de concurrence sans frein, en déréglementant la finance, en encourageant la réduction des bas salaires et la marchandisation des services publics ; elles livrent l’Europe à la guerre économique, à la logique du profit roi qui détruit l’écosystème, dégrade les conditions de travail, aggrave les inégalités et entraîne des crises à répétition. Sarkozy ne veut pas d’un autre traité européen, parce que le fonctionnement actuel de l’Union est précisément celui qui convient le mieux à sa politique rétrograde.

Le Front de gauche se bat au contraire pour changer d’Europe parce qu’il propose de renouer avec le progrès : développement des services publics, planification de la reconversion écologique de nos modes de production, interdiction des licenciements boursiers, augmentation des bas salaires, plafonnement des hauts salaires et des revenus financiers, orientation publique du financement de l’économie, toutes politiques qui exigent de rompre avec le culte européen de la libre concurrence.

Le PS et les Verts vous trompent, quand ils prétendent soutenir le progrès social et écologique tout en acceptant le traité de Lisbonne : celui-ci interdit l’harmonisation sociale et impose la concurrence dans les services publics ; il impose la libre circulation des capitaux, grâce à laquelle leurs détenteurs font un chantage permanent à la délocalisation pour faire passer la rentabilité financière avant toute préoccupation écologique ou sociale.

Entre une gauche molle qui renonce à combattre la logique libérale et une gauche extrême qui refuse de s’unir aux autres forces de progrès, il existe désormais un Front de gauche qui réunit l’essentiel de ceux qui ont mené la bataille pour une réorientation du projet européen en 2005 : des socialistes et républicains rassemblés dans le Parti de Gauche ; le Parti communiste ; la Gauche unitaire (fondée par des militants du NPA rejoignant le Front de gauche".) ; des militants altermondialistes, écologistes, alternatifs, etc. Ce front est ouvert aux syndicalistes, aux responsables associatifs et à tous les citoyens pour constituer un front populaire qui ouvre un nouvel avenir à la France et à l’Europe dévastées par le libéralisme.

http://blog.agone.org/post/2009/05/10/Quand-la-Commission-europeenne-deguise-des-lobbyistes-du-secteur-financier-en-experts

Quand la Commission européenne déguise des lobbyistes du secteur financier en experts

Par Agone le jeudi 14 mai 2009,

À Washington, le lobby financier n’a pas lésiné à la dépense pour que soient adoptées des règles permettant de faire sauter la banque.Différence notable : à Bruxelles, pour arriver au même résultat les lobbyistes sont payés par la Commission européenne...

Après quelques décennies de déréglementation à perdre haleine, la plus grave crise depuis les années 30 a laissé les principaux acteurs dans un grand embarras. Les grands établissements financiers ont semé [la] dévastation... Une question brûlante est posée toujours et encore : qui est responsable de cette crise ?

Parmi les suspects sérieux, il y a le lobby financier de Washington qui a pavé la voie de la déréglementation ayant conduit à la crise. Il y a eu beaucoup d’argent sur la table pour que les règles instaurées permettent de jouer très gros.

En Europe, il est impossible d’ignorer le rôle du lobby de la finance à Bruxelles. Et il n’y a pas besoin de creuser très profond pour prouver que les établissements financiers s’y sont vu accorder des privilèges d’un genre inaccessible même à leurs homologues américains. Aucune difficulté pour accéder aux décideurs. La porte avait été laissée grande ouverte depuis des années, et pour parler net la Commission européenne ne manque jamais d’inviter chaleureusement le secteur financier à la table quand des décisions politiques doivent être prises. Et malgré le désastre financier, la crise économique et le profond embarras des grandes banques dû à leurs erreurs, rien n’indique à ce stade que cet état de fait va changer. Des milliards dépensés aux États-unis pour peser sur les décisions

Aux États-unis, on sait à peu près bien quelles dérives ont permis que des produits d’investissement aussi calamiteux fussent créés. En février 2009, le groupe de recherche américain Wall Street Watch a publié un rapport intitulé « Liquidation : Comment Wall Street et Washington ont trahi l’Amérique » qui établit une corrélation directe entre la crise et le lobbying financier à Washington [1]

Les auteurs détaillent 12 batailles politiques au cours desquelles le lobby financier est parvenu à créer des règles applicables à la communauté financière qui depuis ont conduit au Krach des marchés. Par exemple : des règles comptables ont été adoptées permettant de ne pas faire figurer les mauvais placements dans les comptes officiels ; d’autres règles ont permis aux banques de s’auto-réguler dans des domaines cruciaux ; la distinction entre banques d’affaire et d’investissement a été abolie ce qui a permis de jouer plus facilement avec l’épargne des gens ordinaires.

Une des explications à ces « succès » politiques est à chercher dans les sommes dépensées en lobbying. En 2007, les grands établissements financiers américains employaient juste un peu moins de 3000 lobbyistes et au cours de la dernière décennie ils ont dépensé environ 3,4 milliards de dollars pour influencer des élus à Washington. Si on ajoute la contribution de ces sociétés à la campagne d’Obama, ce chiffre atteint 5,1 milliards de dollars.

Et en Europe ? Combien l’industrie de la finance a-t-elle dépensé en lobbying auprès de la Commission, des ministres et du parlement dans la capitale de l’UE ? Et bien c’est difficile à savoir. Comparées aux règles américaines sur la transparence et au registre des lobbyistes à Washington, les règles européennes dans ce domaine font pâle figure. En effet, dans l’UE, l’inscription au « registre des porteurs d’intérêt » se fait sur la base du volontariat et la plupart des firmes financières ont d’ailleurs fait le choix de ne pas même y inscrire le volume insignifiant d’informations requis. Cerise sur le gâteau, les règles sont suffisamment mal faites pour permettre à un éléphant de passer inaperçu dans un magasin de porcelaine. Ainsi, si on consulte le registre, on apprendra juste que la Fédération européenne des banques (EBF), l’un des principaux lobbies du secteur bancaire, « dépense plus d’un million d’euros » par an en lobbying. Impossible donc de savoir sur la base du registre si la somme s’élève à 10, 50 ou seulement 1,1 million ni à quoi elle est utilisée... Le Commissaire McCreevy et le lobby financier

Il est donc beaucoup moins facile de faire des recherches sur la crise financière et le lobbying de ce côté-ci de l’Atlantique. Mais les pistes ne manquent pas cependant, pas plus que les pistolets encore fumants, et tout récemment un témoin clé est apparu au centre de la scène. Et pas n’importe qui puisqu’il s’agit du Commissaire européen responsable du secteur financier.

L’Irlandais Charlie McCreevy, Commissaire en charge du marché intérieur et des services a la réputation de faire partie des néo-libéraux les plus acharnés de la Commission et s’est toujours fait l’apôtre et le partisan sans réserve de la libre circulation des capitaux, affichant son hostilité à toutes entraves sérieuses mises au secteur financier. Il n’a eu de cesse de proclamer que la libéralisation financière était la voie conduisant à la croissance et à la prospérité. Pour McCreevy, la stabilité financière n’a jamais été une grande préoccupation.

On ne s’étonnera donc pas qu’il soit devenu la cible des socialistes européens après son refus récent de suivre une recommandation du parlement européen d’introduire des règles plus strictes pour les fonds d’investissement, et notamment spéculatifs (hedge funds). « Trop c’est trop, ont déclaré trois leaders socio-démocrates, le comportement du Commissaire McGreevy démontre une absence totale de respect pour le parlement européen et semble plus correspondre à celui d’un lobbyiste rémunéré par l’industrie de la finance qu’un Commissaire européen ». Leur déclaration était titrée : « Même McGreevy doit respecter le parlement européen » [2]

Dans ce contexte, les déclaration récentes du Commissaire irlandais au sujet des liens entre le lobby de la finance et la crise actuelle sont assez étonnantes. Lors d’une conférence à Dublin en février 2009, il a déclaré : « Il ne faudrait pas que nous soyons captifs des plus gros budgets de lobbying ou des lobbyistes les plus persuasifs : sachons nous rappeler que pour beaucoup, ce sont les mêmes lobbyistes qui sont parvenus dans le passé à convaincre les législateurs d’introduire des clauses et des dispositions qui ont largement contribué au laxisme et aux excès massifs ayant créé les riques systémiques. C’est le contribuable qui aujourd’hui doit en payer la facture. »

La Commission en général et McCreevy en particulier ont toujours garanti l’organisation de consultations approfondies avec le lobby financier avant que ne soit adopté le moindre petit bout de législation sur les questions financières. À toutes les étapes du processus de décision sur la régulation financière - dans lequel c’est la Commission qui joue le premier rôle - , celle-ci a invité les plus grandes firmes et les associations commerciales de l’industrie financières à peser sur les politiques suivies par le biais de groupes consultatifs spéciaux. Ces « groupes d’experts » étaient composés de représentants de grandes banques, de géants de l’assurance et du monde interlope des entreprises financières plus spécifiques. Ce mode d’influence est étonnamment bon marché : tous les divers frais de voyage et de séjour sont assumés en de nombreuses circonstances par la Commission.

En principe, les groupes d’experts, une sorte d’instance consultative mise sur pied par la Commission, devraient formellement fournir à celle-ci un savoir neutre. En réalité, leur rôle est très politique et ils sont actifs tant dans le développement de grands plans que de petites mesures. En 1998 quand la Commission soumit une proposition de plan à long terme pour le secteur des services financiers, comprenant pas moins de 42 initiatives distinctes, cela ne se fit pas sans consultation approfondie avec le lobby financier. Et lors de la révision de ce plan à mi-parcours en 2004 - connu sous le nom de Financial Services Action Plan - les groupes d’experts furent invités à préparer des rapports sur les quatre axes principaux, notamment le secteur bancaire.

Le groupe d’experts sur le secteur bancaire était composé de 22 personnes émanant des banques et d’associations commerciales industrielles et d’un seul représentant d’une association de consommateurs britannique.

Sans surprise, le rapport contenait une série de demandes visant à accélérer la libéralisation - et un appel à ce que la Commission maintienne le contact avec le secteur financier privé. On n’y trouvait aucune considération tangible sur des mesures permettant d’assurer la stabilité du système financier. Son contenu était plus que prévisible.

En amont même du processus législatif

Le même processus s’applique à de simples mesures et réglements qui n’arrivent ni au Conseil ni au parlement européen avant que les institutions financières, les banques, les compagnies d’assurances et d’investissement aient eu l’occasion de présenter des proposition détaillées.

Il y a de quoi être extrêmement reconnaissant car c’est un privilège particulièrement grand dans l’Union européenne que de pouvoir influencer une proposition de loi que seule la Commission européenne a le privilège de pouvoir introduire. Et considéré la complexité du processus politique qui suit cet acte inaugural, les premiers mots écrits sont bien difficiles à changer. Car si d’aventure quiconque au Conseil ou au parlement attend de la Commission un autre genre de proposition, il est bien difficile, voire impossible de l’obtenir. En général, la seule façon de s’y prendre est de rejeter la proposition dans son ensemble. Espérer que la Commission rédige une nouvelle et différente proposition relève le plus souvent de la naïveté.

La composition des groupes d’experts qui font des propositions concrètes à la Commission en matière législative a été tenue secrète pendant des décennies. Ce n’est que récemment que la Commission a commencé à publier des noms dans un nouveau registre. Une analyse rapide de ces groupes dans le domaine financier donne une image assez claire. Pour les groupes qui ne sont pas majoritairement composés de représentants des États membres, les experts indépendants et les syndicalistes ou représentants associatifs sont rares et clairsemés. Quelques chiffres : sur les 14 groupes entrant dans cette catégorie, environ 80% des « experts » appartiennent au secteur privé, en majorité les grandes entreprises de la finance. Dans 12 cas sur 14, la majorité des experts viennent du monde des affaires et 7 de ces groupes sont exclusivement composés de représentants du secteur privé de la finance.

Prenons un exemple significatif : le groupe d’experts sur la « titrisation ». Il est significatif parce que la crise financière actuelle a commencé avec l’effondrement du marché des titres basés sur des crédits hypothécaires américains spéculatifs, plus connus sous le nom de « prêts subprimes ». Ces prêts ont été vendus sur le marché américain et à l’étranger sous la forme de titres et de nombreuses banques européennes se sont jetées dessus avec beaucoup d’appétit. Ce qui par la suite a été à l’origine pour elles et leurs clients de pertes énormes. Il est donc intéressant de se demander qui a influencé la législation européenne et qui étaient les experts de la Commission en ce domaine. Le groupe d’experts qui répond le mieux à ce critère est l’European Securities Markets Experts Group (ESME) et il n’y a aucune surprise dans sa composition qui révèle 21 personnes toutes employées par le secteur privé de la finance ou par des agences de conseil travaillant pour le secteur financier [6] . Au cours des dernières années, le groupe a remis des « avis d’experts » à la Commission qu’on aurait du mal à distinguer des déclarations politiques de l’industrie financière. Du début à la fin du processus

Parfois, la Commission se contente de privatiser le processus politique en accordant le statut de groupe d’experts à une organisation privée liée au monde des affaires.

Ce fut le cas avec les normes comptables, la Commission recrutant une association commerciale du secteur privé, l’European Financial Reporting Group (EFRAG) pour travailler sous le statut de groupe d’experts. EFRAG compte parmi ses membres la fédération patronale européenne BusinessEurope [7] et la Fédération européenne des banques. La question des normes comptables peut sembler un sujet aussi technique qu’ennuyeux, mais elle a occupé le devant de la scène depuis le scandale Enron aux États-unis qui conduisit à la faillite de la plus grande compagnie d’électricité de Californie. Une faillite qui dans une certaine mesure était due à des normes comptables pour le moins flexibles.

Non seulement la Commission européenne autorise le secteur de la finance privée à influencer tant les lois cadres que les mesures isolées, mais elle l’invite également à participer au processus d’application des lois. Une fois qu’une directive a été adoptée, de nouveaux groupes d’experts entrent en scène. En principe les nouvelles directives doivent être transposées dans les droits nationaux. Cela peut paraître à première vue un exercice purement technique, mais c’est en fait un processus profondément politique. Les lois européennes sont rarement très claires, en dernière analyse parce qu’elles résultent de compromis politiques. Il peut y avoir des interprétations strictes comme laxistes et en conséquence leur application peut varier d’un État membre à l’autre. Depuis 2002 cependant, nombre de comités et de groupes ont reçu mission d’assurer l’uniformité de l’application et de l’interprétation d’une mesure législative particulière. Au-cours de ce processus, une nouvelle brochette de groupes d’experts est consultée qui présentent les mêmes caractéristiques prévisibles qu’aux autres niveaux, c’est à dire qu’ils sont totalement dominées par les représentants de l’industrie. Le retour de McCreevy

La façon dont la Commission use des experts et particulièrement sa manière de les recruter est en contradiction flagrante avec ses propres règles. D’après celles concernant le recours à l’expertise, la Commission est dans l’obligation de réunir « une diversité de points de vue » et d’opinions. On est très loin de la pratique effective. Mais dans la mesure où ce n’est que tout récemment que les détails de la composition des groupes d’experts sont connus (malgré des décennies de pressions politiques), il n’est pas si surprenant que rien n’est été fait jusqu’ici pour obliger la Commission à se conformer aux règles en vigueur.

La crise financière n’est pas le pire des moments pour commencer à construire la force requise pour changer ce système d’expertise. Et si on prend le Commissaire au mot, ce changement est pour demain. En janvier 2009, il a déclaré dans une conférence qu’il devenait nécessaire de reconsidérer le fonctionnement des groupes d’experts : « J’ai appris que tous les groupes consultatifs devraient pouvoir prendre un peu de distance, disons c’est merveilleux ce que dit l’industrie mais nous devrions être nous-mêmes un peu plus objectifs. » Et d’ajouter : « le fait qu’un consensus - parmi les parties prenantes - ait été atteint ne veut pas dire que nous devons tout mettre en application ». Mais compte tenu de la réputation de Mc Greevy, on peut se demander si cette position est autre chose que des mots creux. Rien n’indique que la Commission ait l’intention de profiter de ce tout nouveau scepticisme à l’égard du lobby financier pour prendre la moindre mesure concrète pour limiter cette forme particulière de lobbying d’entreprise. . Une question de confiance

Lorsque la crise est devenue aiguë en septembre 2008, le secteur financier a été humilié. Les géants de la finance ont été mis à genou et aux États-unis comme en Europe de grandes banques ont dû mendier à la porte des ministères des Finances. Les divers gouvernements de l’UE ont voué aux gémonies un secteur financier irresponsable promettant des changements de comportement fondamentaux vis à vis des banques et des fonds d’investissement.

Mais dans quelle mesure des changements sont-ils en cours ? Qui va dessiner le nouveau système financier et dans quelle mesure sera-t-il nouveau ?

Au moment où McCreevy faisait sa déclaration, un groupe d’experts de haut niveau était mis sur pied par la Commission et le Conseil afin de recueillir des propositions de réforme du système financier. Un groupe à l’influence certaine puisque la Commission s’était pratiquement engagée à l’avance à endosser ses propositions quelles qu’elles soient. Le groupe, surnommé « Groupe Larosière » du nom du Français le présidant était composé de huit membres, dont quatre ayant des liens étroits avec respectivement les géants de la finance Goldman Sachs, BNP Paribas, Citibank et Lehman Brothers à la faillite retentissante, tandis qu’un autre travaillait pour un bureau de consultants représentant quelques-unes des plus grandes banques, sans oublier l’ancien directeur de l’autorité des services financiers britanniques, accusé d’avoir été largement responsable de la quasi-faillite de plusieurs banques britanniques, au nombre desquelles Northern Rock.

On peut résumer brièvement le rapport de ce groupe, publié le 25 février 2009. Il renferme quelques propositions pour renforcer un peu des réglementations existantes, par exemple en ce qui concerne les infâmes fonds spéculatifs ou hedge funds. Mais dans le même temps, les auteurs insistent sur le maintien des principales bases caractéristiques de l’architecture financière. Une position qui est assez communément partagée au sein des conseils d’administration des grandes entreprises de la finance. « L’auto-régulation » reste fondamentale même après la catastrophe. Si cela ne reposait que sur le groupe Larosière, les banques par exemple devraient être autorisées à fixer leurs besoins en liquidités et à juger leurs risques d’investissement elles-mêmes, sans intervention significative des autorités. Il vaut mieux laisser tout cela aux banques, revendiquent-ils.

Ce groupe est parvenu à placer son rapport au cœur du débat européen portant sur l’avenir du système financier et sur les prochaines mesures à prendre à chaud pour éviter qu’une telle crise ne se reproduise. Toujours rien en vue

Que le débat porte sur ce que l’UE doit proposer au G20 ou de la refonte par l’UE de ses propres règles, le rapport du groupe Larosière est supposé un point de départ objectif. Que ce groupe ait pu parvenir à cette position au moment même où McCreevy émettait ses critiques et faisait des déclarations ayant une certaine portée potentielle ne renforce guère sa crédibilité. Au niveau de l’UE, rien n’étaye solidement que ses sorties sur les risques inhérents à l’agenouillement devant le lobby financier soit annonciateur d’une nouvelle relation entre les décideurs politiques et le secteur financier. Cette relation continue à être caractérisée par la confiance dans les géants - survivants - de la finance. La seule inconnue est de savoir si le ressentiment populaire contre le pouvoir des financiers se fera entendre. Observatoire de l’Europe industrielle, 10 avril 2009,

traduit de l’anglais par Benoît Eugène - l’article original est paru sous le titre Finance lobbyists in experts clothing sur le site du CEO

L’Observatoire de l’Europe industrielle (CEO) a publié aux éditions Agone, ’’Europe Inc. - Comment les multinationales construisent l’Europe & l’économie mondiale’’,

EuropeInc

La ligne politique que je crois la plus adaptée aux défis du XXIe siècle, et la plus susceptible de s’opposer à la grande régression engagée par la droite, reste irréductiblement minoritaire au sein du PS. Ce constat, trop de fois confirmé, me conduit à quitter ce parti pour m’engager dans la construction d’un nouveau parti de gauche, socialiste, républicain, démocratique et résolument décidé à refonder l’union des partis de gauche autour d’un programme de gouvernement.

Tout au long des années 2000, au côté d’autres socialistes, je me suis engagé contre la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales : privatisation et mise en concurrence des services publics, baisse des impôts sur les revenus du capital et les hauts salaires, dérégulation des marchés financiers, généralisation du libre-échange, philosophie de la responsabilité individuelle, culte de la compétitivité, abdication devant la mutation de l’Union européenne en espace de guerre économique. Face à cette dérive, bien des militants découragés ont déjà quitté le PS, tandis que d’autres, dont je fus, n’ont jusqu’ici pu se résoudre à abandonner le parti de Jaurès sans combattre pour sa renaissance. Le courage politique commandait de ne pas se résigner, car les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on renonce à mener. Mais voici venu le temps où la lucidité politique commande de reconnaître la défaite.

Les résultats du congrès de Reims sont à cet égard peu équivoques : la ligne résolument socialiste que j’ai défendue aux côtés d’Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon est soutenue par moins d’un militant sur 5 ; en votant pour Ségolène Royal malgré l’opposition de tous les autres leaders du PS, 50% des militants estiment que le clivage gauche-droite est dépassé, et que l’avenir de la transformation sociale passe par la mutation du PS en un parti démocrate allié au centre-droit ; enfin, si la courte victoire de Martine Aubry est confirmée, c’est celle d’une coalition ambiguë intégrant les plus ardents défenseurs des options libérales, celle d’un front construit sur le rejet de Ségolène Royal, et non sur une ligne commune concernant des questions aussi essentielles que le libre-échange ou le traité de Lisbonne. La vieille direction du PS, celle qui a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002, celle qui a creusé le divorce entre le PS et son électorat lors du référendum européen du 29 mai 2005, aura peut-être « sauvé les meubles » en se liguant contre une personne. Mais le PS sort de cette manœuvre tout aussi illisible qu’avant et laisse ses électeurs tout aussi orphelins d’une représentation politique claire et efficace.

Je garde intactes mon amitié et mon estime pour les camarades qui, face à ce constat d’échec, pensent que la bataille interne au PS demeure l’engagement le plus utile au pays. Pour ma part, devant l’urgence qu’il y a à proposer une alternative politique à la régression sociale en cours, devant l’exigence immédiate d’une représentation politique du « non » socialiste aux prochaines élections européennes, je ne crois pas utile de dépenser mon énergie à convaincre 50 % des militants du PS de redevenir « socialistes », et j’entends l’exaspération des électeurs qui attendent d’un responsable politique qu’il s’occupe enfin davantage du pays que de son parti.

Je n’ai plus d’illusion sur la capacité de la « gauche du PS » à constituer rapidement l’axe central de ce parti sur les questions économiques, sociales ou européennes. Qui plus est, même quand elle parvient à inscrire ses propositions dans le programme du PS, ce peut être en pure perte. Ainsi, en 2004, pour les élections européennes, au nom de l’unité et sous l’impulsion de François Hollande, le conseil national, unanime, a accepté en bloc la ligne défendue par Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, ligne selon laquelle la Constitution européenne était en l’état inacceptable et n’aurait le soutien du PS qu’à un certain nombre de conditions. Mais cette ligne, qui valut au PS une grande victoire en juin 2004, était, dès le mois de juillet, piétinée par le Premier secrétaire. Ce dernier entrait en campagne pour le « oui », engageant à sa suite une majorité de militants, quand bien même aucune des prétendues « conditions » proclamées devant le peuple français n’avait été seulement discutée.

Non contente de cette première trahison du suffrage universel, la direction du PS ne s’est pas dressée d’un seul bloc contre Nicolas Sarkozy quand celui-ci imposait la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (traité strictement identique à celui que 55% des Français et les deux tiers des électeurs de gauche avaient rejeté). Le président de la République commettait un crime contre la démocratie, doublé d’un crime de haute trahison puisqu’il s’entendait avec des puissances étrangères pour imposer un traité contre la volonté clairement exprimée par le peuple français. Face à pareille forfaiture, pouvait-on imaginer, que nous, les socialistes, les héritiers de Jaurès et de la promesse d’une « démocratie jusqu’au bout », nous ne serions pas, cette fois au moins, unis du premier au dernier, pour mobiliser le peuple contre la droite antidémocratique ? Eh bien, pire qu’une simple réticence à mener ce combat, nous eûmes quelques leaders visiblement satisfaits que, grâce à Sarkozy, on ait sauvé leur cher traité, contre le peuple ! Quelques leaders qui participeront peut-être à une direction du PS, d’ores et déjà décidée à construire un programme européen commun avec le PSE, c’est-à-dire avec tous les plus ardents défenseurs du traité de Lisbonne, qui ont désormais en tête une seule obsession : convaincre les Irlandais que leur « non » à ce traité n’est pas recevable, qu’ils doivent dire « oui » à ce qu’ils refusent, car désormais, dans l’Union européenne, il n’est de place que pour les peuples qui renoncent à leur souveraineté.

Un tel entêtement à bafouer la démocratie, une telle application à mépriser le choix des peuples, ne peuvent que nourrir un ressentiment antisocialiste et antieuropéen, dont le principal débouché politique sera la montée d’un populisme gauchiste ou nationaliste, au détriment d’une gauche de gouvernement proeuropéenne. C’est pour combattre cette funeste perspective que, en 2005, j’ai mené une campagne nationale pour un « non » de gauche et proeuropéen, un tour de France du « non » socialiste aux côtés de Marc Dolez et Gérard Filoche, une campagne unitaire avec les communistes, avec Attac, avec toutes les forces de gauche engagées pour une Europe du progrès social. Je ne vois pas avec qui d’autre que ceux-là je pourrais, en 2009, mener à nouveau une campagne pour cette Europe-là.

Le PS, en quête de renouveau et de reconquête de l’électorat populaire, pouvait prendre une autre voie. À la faveur du « non » français en 2005, il aurait pu entendre que ceux qui, dans ses rangs, étaient restés aux côtés de la gauche (c’est-à-dire du côté de ses électeurs) avaient fait le bon choix politique. À la faveur de la nouvelle crise financière enclenchée dès l’été 2007, il pouvait reconnaître que tous les socialistes qui, inlassablement depuis les années 1990, avaient fait le bon diagnostic sur la mutation du capitalisme, n’étaient pas d’archaïques gauchistes mais, au contraire, des socialistes vraiment au fait du monde présent. Or, ces socialistes qui avaient « un monde d’avance », aucun autre courant au PS n’a voulu entrer dans le congrès avec eux, dans une motion commune à laquelle ils étaient disposés sans autres conditions que celles relatives à la ligne politique, concernant notamment la réorientation de la construction européenne et la remise en question du dogme du libre-échange. Je prends acte de ce refus. Je prends acte de ce que la seule motion qui, selon moi, aurait dû arriver en tête dans un Congrès « socialiste », et dans ce moment de l’histoire qui lui donne raison, est arrivée en queue avec 18,5% des votes.

En conséquence, à la suite de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon, je m’engage dans la construction du « Parti de Gauche ». J’appelle tous ceux qui m’ont fait jusqu’ici l’honneur de manifester leur soutien à mes engagements à nous rejoindre dans cette entreprise.

Monsieur Filoche, un commentaire s’impose vous ne trouvez pas ?
j’en tire les mêmes conclusions, pour ma part je résilie mon abonnement à D&S et je rejoins Jacques Généreux au PArti de Gauche. Vient un moment ou l’on doit choisir
Pas mal, le titre. Il y a un peu de ça. Au lieu que D&S ancre le PS à gauche, c’est le PS qui entraine D&S vers la droite. La preuve en est, hier D&S considérait le MODEM comme à la droite de l’UMP et une alliance apparaissait in-envisageable. Et aujourd’hui, même si l’idée lui déplait fortement, il a pris son parti d’une alliance du PS avec le MODEM.
André tu commence à faire ch.

Je suis avec beaucoup d’intérêt les écrits de J.Généreux. Il a beaucoup apporté à la gauche du PS et j’espère qu’il sera élu député européen.

Néanmoins je ne crois pas qu’après la malheureuse expérience de 2002 la majorité des citoyens de gauche rejoigne le Front de gauche. On peut remarquer que ni le NPA, ni le MRC ne l’ont rejoint.

Compte tenu du scrutin majo à deux tours dans les élections jugées essentielles (le moins d’abstentions) par les électeurs, compte tenu de l’apport électoral décisif du PS à la Gauche en 2007, compte tenu de l’expérience malheureuse, eu égard aux ambitions initiales de toutes les scissions du PS depuis 1920, je préfère rester à la gauche du PS. C’est là que se désigne encore le candidat de deuxième tour de la Gauche même si je souhaite que ce candidat soit désigné par toute la Gauche.

Le problème des scissions à la Gauche du PS est que les travailleurs citoyens conscients votent majoritairement pour un tien (PS)que pour deux tu l’auras.

La gauche du PS et le Front de Gauche ont de toute façon beaucoup à échanger. L’idéal serait un parti de la Gauche unie

J’ai lu de plus que l’UMP envisage un scrutin majoritaire à un tour , ce qui poserait encore plus directement le problème de l’Union de la Gauche. Quelqu’un a t’il des infos sur ce point ?

J’ai l’impression que le PS et que le NPA sont en train de se rendre compte que celui qui a le vent en poupe, celui vers lequel converge la Fédération (malgré quelques difficultés au départ) et les troupes du MRC hors Chevènement lui-même, c’est bien le Front de gauche.

Et c’est nous finalement qui accueillons les gens qui devaient s’ajouter à la LCR pour faire le NPA.

Il se passe ce que je vous avais dit, le NPA trop rigide, n’a pas une culture d’écoute et ne sait pas accueillir la différence.

Pour être honnête c’est surtout parce que nous incarnons l’union alors que le PS et le NPA incarnent la désunion (malgrs D et S je le sais).

Je voudrais sutout pas que Front de Gauche nous fasse bientôt une déprime carabinée, lorsque ce fameux Front de gauche va exploser... comme à Perpignan ces derniers jours ! Pour rappel le Front de Gauche c’est le PC (force encore significative) + le PG de Mélanchon (force beaucoup moins significative) et accessoirement la Gauche Unitaire de Picquet (encore moins significative). Tout cela pour dire que c’est le PC qui est aux commandes (comme le démontre l’expérience de Perpignan). Et vu la situation du PC, qui n’a d’autre choix pour sauver son appareil (ses 10 000 élus) que de faire alliance avec le PS (sans conditions aucunes...)dans les prochaines élections, que vont faire PG et GU ? Ce Front de Gauche n’est qu’un attelage éphémère rendu possible par le type de scrutin lié aux Européennes, attelage entièrement tourné vers une tentative de redorer le blason de la direction du PC, à laquelle PG etGU servent de caution et de faire valoir. Le PC n’a plus les moyens de sa politique passée (soit division stalinienne à outrance, soit union de collaboration de classe, toujours dans la perspective de bloquer une issue "révolutionnaire" aux différentes montées sociales). Les rapports de force qui lui permettaient cette alternance (division/collaboration de classe) se sont écroulés. Il ne lui reste plus que la collaboration de classe (PS, Modem,Radicaux de Gauche, etc). Ces nouveaux rapports de force ne lui permettent plus non plus de maintenir son sectarisme effréné hérité du stalinisme à l’encontre de l’extrême gauche (d’ou la campagne unitaire contre le TCE). Les contradictions sont donc de plus en plus importante pour cette direction, mais une chose est sûre : elle ne fera jamais le choix d’un anticapitalisme conséquent, c’est à dire le choix d’aller jusqu’à la rupture et favoriser les affrontements sociaux que cela impose.La démonstration en est d’ailleurs faite au travers de l’attitude des dirigeants du PC ayant des responsabilités dans la CGT ou la FSU, qui font tout pour ne pas faire converger les luttes, voire qui font tout pour les saborder comme un Didier Le Reste à l’automne 2007 pour la lutte des cheminots en défense de leur système de retraite. Même si le Front de Gauche réussit une bonne opération pour les européennes (ce qui n’est pas encore le cas), cela ne restera qu’une opération à courte vue. Je propose donc un rendez vous à Front de Gauche,sur ce forum, pas le 7 juin 2009 au soir, mais au printemps 2010. Claude (NPA Tours)
 Plus de compromission Une seule solution 17 mai 2009, par D D Du 06

Bien vu Claude de Tours !!!

Le NPA et toi avez raison... A l’élysée, à Bruxelles, à Perpignan... partout... tout, sauf de près ou de loin le PS et ses vassaux (ses laquais ?)...

Et élections pièges à ... et donc peu importe si la droite à l’élysée, à Bruxelles, à Perpignan l’emporte encore... et cogne ensuite... et fort et souvent...

Le NPA a raison pas de compromission ! Pas de victoires (électorales) à la Phyrus !!

Tous les partis en place (avec des élus !!! beurk), toutes ces directions syndicales, tous ça c’est que des traitres. On ne les écoute plus, on ne leur adresse plus la parole !!

Il faut préparer l’affrontement final ! Il n’y a pas d’autres issues !!!

Alors n’oublions pas de voter NPA (en fonction du pourcentage obtenu, les partis politique recoivent des subventions de fonctionnement (en plus des remboursements de frais de campagne)... bien utile pour préparer l’assaut final).

D D Du 06

Les gens veulent de l’écoute, de la tollérance, qu’on ne parle pas que à son tour, mais convivialement , comme dans un repas, que les projets soient élaborés par la base et non par les milieux autorisés" comme disait Coluche.

Bref vous n’avez pas su accueillir ceux sur qui vous comptiez pour passer de la LCR au NPA.

Et nous vous les avons récupérés.

Mal vu DD du o6 ! Je ne suis pas un horrible gauchiste comme tu le laisses entendre. Je me suis contenté d’essayer de comprendre ce qu’était le Front de Gauche, et peut être est ce, ce que je pense de la direction du PCF qui te déplait, mais cela n’a rien à voir avec les accusations que tu portes. Autant je suis contre un accord dans les élections avec le PS, autant je n’ai aucun état d’âme à appeler systématiquement, dans une élection à deux tours et à en faire un élément central d’une campagne politique, à battre la droite donc à voter PS (à la seule condition qu’il n’y ait pas effectivement d’accord avec une partie de la droite, le Modem entre autre). C’est d’ailleurs le pire cadeau qu’on peut faire au PS, le mettre au pouvoir, et que les travailleurs fassent l’expérience concrète de sa trahison et son allégeance à la bourgeoisie, au capitalisme(relis Lénine et La maladie infantile...prenant en exemple la situation anglaise et qui argumente pour porter au pouvoir les sociaux démocrates afin de faire la démonstration que ce sont des ... "bons à rien"). Je suis également pour des campagnes systématiques de Front Unique, incluant le PS, sur des thèmes concrets, pour l’action. Quant aux directions syndicales, effectivement "traîtres", je ne suis pas pour une dénonciation stérile mais pour une interpellation pour qu’elles agissent ensemble en défense des travailleurs, et pas juste pour se compter une fois tous les deux mois, mais pour gagner (à l’image du LKP). A titre indicatif, j’ai fait plus de 20 ans dans la CGT et cela fait 10 ans que je suis à SUD, et ne crache absolument pas sur les syndicats, bien au contraire, mais je garde mon esprit critique vis à vis des directions qui tournent le dos à ceux qu’ils représentent. Quant à l’afrontement final, il n’y a effectivement pas d’autre issue.Plus de 100 ans d’histoire du mouvement ouvrier en est la preuve : sans mouvement social conséquent, pas d’espoir de réel changement. Mais probablement cela te suffit-il ? Probablement les licenciements par centaines de milliers (que ce soit sous la gauche ou la droite) sont pour toi un détail ... les remises en cause de la Sécu, de nos retraites, les privatisations, etc, tout cela n’est qu’une abstraction. A moins de penser que cela s’est arrêté avec la gauche au pouvoir... Si ton horizon se borne à être au pouvoir et ensuite on s’en tape, c’est dramatique et désespérant. Je préfère donc le camp de l’espoir , de l’utopie et en fait, de la responsabilité. Claude (NPA Tours)
 Ne fais pas attention, c’est André 17 mai 2009, par Front de Gauche

C’est un mec de droite qui attaque toutes les tendances de la gauche. Au moins lui nous traite sans distinction.

Ceci dit, la ou je suis c’est couvert d’affiches Front de gauche.

En alternance avec les bleu de l’UMP, car tous les jours il y a recouvrement. Mais le Front de gauche a plus la pêche,car nos affiche restent trois fois plus longtemps. Il faut dire que les colleurs d’affiche de l’UMP sont ce qu’on appelle des "clients", personnes par qui le libéralisme arrive mais qui ne savant pas ce qu’est ni un licenciement boursier, ni le Leverage Buy Out, et qui ne sont motivés que par des services qu’un élu UMP pourrait leur rendre.

Or en ce moment l’UMP semble à cours de service. Alors que nos colleurs d’affiche sont désintéressés.

Et vous mêmes, vous êtes poussifs et maladifs, en ce moment !

D’habitude vous nous assaillez de tracts au passage d’un certain pont et là le 1er mai, vous n’y étiez pas ! On vous aurez vu vous trainant en fin de cortège, derrière les socialistes !

Le nombrede vos affiche NPA ne représentent en nombre que 7% du nombre des nôtre.

Pareil pour les socialistes, mais leur problèmes à eux c’est pas que leurs adhérents soient des "clients" mais que ce soient des retraités paraplégiques.

Moi aussi, j’ai quelques décennies de syndicalisme (CGT) derrière moi... et alors ?

Le problème est bien la posture du NPA au premier tour... si c’est pour finir par appeler (et voter) pour celui qui arrive en tête au second on vote, hélas, pour la droite de la gauche etc... et nous voilà bien avancé...

Quand à la trahison des zélites syndicales... le discours date... Si ton analyse se base la dessus, on est mal barré.

Mon opinion de militant (et de "mini responsable" syndical, dans l’interpro et dans mon syndicat)... c’est l’absence de débouchés politiques à la lutte (elles ont eu lieu et continuent : personne ne m’a trahi en 1995, en 2000 (dans l’enseignement), en 2003, en 2004, etc... mon expérience de terrain ne me fera jamais dire que ce sont les directions syndicales, l’absence d’un appel à la grève générale (la bonne blague) qui ont empéché les mobilisations de s’élargir etc... (comme toi sûrement, en tant que militant (et mini responsable) j’ai fait le tour des boîtes pour que ça démarre partout)...

Pour le rappel à l’histoire : en 1936, en 1945, il y avait des mouvements sociaux (je suis tout à fait pour et fait tout pour), mais qui gouvernait le pays ? Qui a voté les lois ? En 1968, pas de gouvernement de gauche et un mouvement social qui porte des fruits. De 1981 à 1983, pas de mouvement social, mais la retraite à 60 ans (reperdue depuis), les 35 h, et d’autres trucs , tout ça ce n’est pas rien.

Le sectarisme politique (je ne parle pas de son fonctionnement interne) m’inquiéte, c’est tout. A Montreuil(municipale), dans la circonscription du nord de Marseille, des socialistes ont remlacé des PC... Il y avait des listes LCR NPA à chaque fois...

D D Du 06

Je vais pas y passer des heures, mais par ex en 2003, sur les retraites, j’ai constaté concrètement l’attitude des responsables départementaux CGT Cheminots qui dissuadaient leurs collègues de partir en grève, car ils n’étaient pas concernés !(comme cela, ils se sont retrouvés seuls en 2007 et trahis d’ailleurs encore une fois par les mêmes responsables). C’est juste un exemple, mais qui en dit long. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour déclencher la grève générale, mais encore faut-il ne pas la combattre... Claude
 C’est pour cela que Sud est là 20 mai 2009, par Belfast

démasquer les mangeurs de soupe à la tous le niveaux, c’est le rôle de Sud.

Mais le pluralisme politique actuel (Pc contre NPA) dans la CGT peut aussi aider à empêcher ces trahisons, par surveillance réciproque.

Comme cela venait de toute la salle (40 personnes) , ils ont fermé leur g.

A la limite si le PC retrahit, cela m’étonnerait car après les 1% de 2002 et 2007, je crois qu’ils ont compris la leçon (que cela rapportait moins de siège de s’allier avec le Ps que de ne ps s’allier) , mais admettons, nous continuons le Front de Gauche avec

1) LE PG (je passe du PC au PG)

2) une partie de tes camarades du NPA (précise clairement s’ils sont virés et par qui, et par qui)

3) la Fédération

4) les troupes de Chevènement qui n’ont que nous car le Che a pété les plombs.

Nous sommes l’union. Vous êtes la division.

Beaucoup de gens peu politisés de gauche voteront Front de Gauche tout simplement parce qu’ils veulent voter pour l’ensemble de la Gauche.

Alors que vous êtes très "marqués".

C’est gentil de nous rejoindre, mais il faut en laisser , sinon on aura un PS au garde à vous derrière Valls.
Mais laissez-en un peu chez GF, sinon au prochain congres c’est Valls le premier secrétaire !
ça serait plus honnete ... un secrétaire de droite pourun parti de droite ... mais je crois plutot que le prochain Premier Secrétaire sera Bayrou ... il est mieux qu’un cheval c’est indéniable

Selon l’Observatoire de l’Europe (étude à paraître), le PPE (droite) et le PSE (socialiste) ont voté dans le même sens au Parlement européen pour 97% des 535 votes de l’année 2008. Ils ne sont tombés en désaccord que 10 fois ... Quand on sait que près de 80% du travail du Parlement français consiste à transcrire les directives européennes, on comprend mieux ce que nous répétons dans ces colonnes : les catégories de droite et gauche sont privées de sens. Le cirque médiatique des leaders socialistes, l’antisarkozysme de façade qu’on arbore si volontiers du côté de la rue de Solferino doivent être jugés à l’aune de cette réalité.

Comme ces deux partis PPE et PSE se partagent l’essentiel des sièges à Strasbourg et comme le mode de scrutin français basé sur ces grandes régions arbitraires a été conçu en d’assurer la domination absolue du duopole PS/UMP, on voit que l’intérêt du vote est singulièrement restreint. Cette information renforce évidemment tous ceux qui pensent qu’on a mieux à faire le 7 juin que se rendre aux urnes. Mais au-delà de cette question tactique assez secondaire, cette convergence à 97% entre "droite" et "gauche" est révélatrice de l’évolution en profondeur de la social-démocratie européenne. La "droite libérale" et la social-démocratie ne sont que deux tendances et deux écuries concurrentes du même parti. Certes, au sein de la social-démocratie demeurent des contradictions comme demeurent des contradictions au sein de la droite. Mais ces contradictions s’opèrent sur de nouvelles lignes de clivages, liées à l’enracinement plus ou moins national ou à l’intégration plus ou moins avancée dans la "transnational capitalist class" pour reprendre l’expression de Leslie Sklair (voir The transnational capitalis class, Blackwell Publishers, 2000). Comme l’expliquent Martin et Labouret (Commentaire n°125), les élus socialistes des petites et moyennes communes sont plus enracinés dans le national alors que les maires des grandes villes s’intègrent dans le lobbying européen et appartiennent de fait aux "élites mondialisées" que dénonçait Chevènement. On retrouve des clivages du même type dans la droite et y compris au sein de l’UMP. En Italie, les sommets du PD liés aux fractions les plus parasitaires du capitalisme transnational sont bien plus proches de Berlusconi que les élus de la Lega Nord appuyés sur la petite industrie de l’Italie du Nord, volontiers critiques à l’égard de la "mondialisation".

Sauf à prendre ses désirs pour des réalités, on sait bien que le scrutin du 7 juin n’a aucune chance de modifier sérieusement la réalité du prétendu Parlement de Strasbourg. On peut trouver judicieux d’utiliser ces élections comme une tribune politique. Vu le manque (justifié) d’intérêt pour ce scrutin, les tribuniciens risquent fort de prêcher dans le désert. Le plus important, c’est de comprendre la situation précise, les reclassements qui s’opèrent et les nouvelles lignes de fracture qui permettront réellement efficacement. Malheureusement, les défenseurs de "l’autre Europe" n’ont visiblement aucune visée stratégique.

Bien joué les libéraux, à cause des différences de cultures et surtout de langages qui empêchent l’organisation du mouvement social au niveau européen.

Quand vous dîtes qu’ils y a des contradictions entre les élites, ruraux-nationaux contre citadins-mondialistes, oui c’est peut-être vrai, il y a toujours eu des rivalités entre les divers groupes de pressions, mais ils sont suffisamment unis pour enserrer dans leur griffes à la fois le PPE et le PSE et tous les partis de gouvernements et tous les gens qui se croient "raisonnables".

N’importe quel observateur de bonne foi, notera que nous avons un ennemi unifié, organisé et puissant.

Seul le peuple est plus puissant que lui, mais encore faut-il que le peuple soit moins c. une journée. Une journée suffit.

Une bonne analyse même s’il y a des divergences entre les Nonistes de gauche sue les conseils de vote...

Tribune : Sortir du dirigisme libéral, par Jacques Sapir & alii 4 mai 2009, Le Monde

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/30/le-dirigisme-liberal-a-echoue-sortons-en_1187432_3232.html

« La crise a deux principales sources : l’austérité salariale, qui a conduit à l’explosion de l’endettement privé, et la libéralisation financière, qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ? » s’interrogent Jacques Sapir et les universitaires signataires de cette tribune, qui se définissent comme des « économistes non libéraux ». Ils appellent à « une redéfinition de la construction européenne, » et apportent pour ce faire leur soutien au Front de gauche, qui rassemble le Parti Communiste et le Parti de Gauche ainsi que d’autres formations, tout en revendiquant conserver leur « indépendance d’esprit ».

Le Monde, 30 avril 2009

Le marché permet-il le progrès économique et social ? Les tenants du libéralisme économique le pensent. D’autres estiment qu’il ne peut subvenir à une série de besoins sociaux (plein-emploi, réduction des inégalités, développement durable, etc.) et que l’intervention publique reste nécessaire. Le premier reproche que l’on peut faire aux traités européens est de trancher ce débat en amont, au lieu de se contenter d’établir un cadre institutionnel permettant aux citoyens de faire des choix.

M. Sarkozy s’enorgueillit d’avoir obtenu qu’avec le traité de Lisbonne, la libre concurrence ne figure plus dans les "objectifs" exposés à l’article 3 du traité de l’Union européenne, à l’inverse du projet de Constitution. Pourtant, un protocole, partie intégrante du traité, stipule que le "marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée". De façon méthodique, le traité de Lisbonne organise donc la soumission de tous les instruments d’intervention publique aux principes du marché.

C’est le cas de la politique budgétaire et monétaire : elle doit être "conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources". Même lorsqu’ils prêtent beaucoup de vertus aux mécanismes de marché, la plupart des économistes admettent que, dans bien des cas, la concurrence libre n’est pas possible et n’est donc pas en mesure de permettre cette "allocation efficace".

Le débat sur l’opportunité, ou non, de mettre en oeuvre des protections commerciales concertées est d’emblée écarté, tandis que toute restriction aux mouvements de capitaux est "interdite". De même, la politique industrielle est en grande partie empêchée, puisqu’elle doit être menée "conformément à un système de marchés ouverts et concurrentiels", excluant "toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres". Quant aux services publics, le postulat est clair : le privé est aussi compétent pour assumer des missions d’intérêt général. D’ailleurs, les traités se bornent à régler le sort des services d’intérêt économique général, qui doivent être ouverts à la concurrence. Les services publics non marchands n’y sont pas mentionnés.

La crise a deux principales sources : l’austérité salariale, qui a conduit à l’explosion de l’endettement privé, et la libéralisation financière, qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ?

Les traités sont aujourd’hui transgressés. Les déficits publics crèvent le plafond des 3 % du PIB, la dette publique celui des 60 % ; la Banque centrale européenne, avec beaucoup d’atermoiements, se résigne à intervenir sur les marchés financiers pour dénouer une crise que l’initiative privée ne parvient pas à surmonter ; des banques sont nationalisées, etc. Ces transgressions peuvent servir de point d’appui pour un gouvernement qui serait soucieux de rompre avec le libéralisme : au nom de quoi seraient-elles acceptables pour sauver la banque et la finance, et non pour les domestiquer afin de satisfaire les besoins du plus grand nombre ? On ne peut pour autant soutenir que les traités ne sont que des tigres de papier. Juridiquement, ils s’imposent aux Etats membres.

Financière et économique, la crise est aussi sociale et écologique. Elle exige une redéfinition de la construction européenne. Pour ne citer que cet exemple, un vaste plan financé par l’emprunt en faveur du ferroviaire et de la rénovation thermique des bâtiments permettrait de concilier écologie et soutien à l’activité et à l’emploi. Mais les traités n’autorisent pas cette solution puisqu’ils interdisent à l’Union toute possibilité d’emprunt.

Les gouvernements utilisent depuis longtemps l’UE pour introduire des mesures qu’ils peuvent difficilement imposer directement faute d’assentiment populaire. C’est une première entorse à la démocratie. Il en est une autre aussi grave qui renvoie au jeu propre des institutions européennes. Au fil des décennies s’y est constituée une véritable bureaucratie pour qui le libéralisme économique est devenu une seconde langue. Sachant que le ralliement des gouvernements est potentiellement fragile, puisqu’ils sont soumis à la sanction des élections, elle leur impose le plus étroit des corsets. Cela explique la frénésie de détails des traités. Le libéralisme économique et le dirigisme politique font décidément bon ménage.

La crise ne peut être une méthode permanente de gouvernement. Mais il est des situations qui ne peuvent être débloquées que par des crises. La construction européenne relève clairement de ce cas de figure. Le "non" lors du référendum de mai 2005 a été une étape en ce sens. Malgré les menaces agitées, il ne s’est pas traduit par un cataclysme économique. Ce dernier est venu ensuite, et chacun s’accorde à dire qu’il vient du libéralisme... que les traités portent au pinacle. De même, un plan B était possible. Les gouvernements en ont trouvé un, à leur façon, avec le traité de Lisbonne, explicitement soutenu par les partis socialistes, et qui, loin d’être "simplifié", reprend la quasi-totalité des dispositions de la Constitution.

C’est donc aux citoyens qu’il revient, à nouveau, de dire "stop". Les élections européennes en offrent l’occasion. Les signataires de ce texte sont des économistes non libéraux, qui n’étaient membres ni du Parti communiste ni des courants du Parti socialiste ayant donné naissance au Parti de gauche.

Avec d’autres, ces partis ont lancé un Front de gauche afin de prolonger la dynamique unitaire du référendum. L’urgence qu’il y a à dessiner des alternatives au capitalisme libéral mérite mieux en effet que la défense de son pré carré. En gardant notre indépendance d’esprit, nous soutenons cette initiative.

Bruno Amable (Paris-I), Mathieu Béraud (Nancy-II), Anne Eydoux (Rennes-II), Florence Jany-Catrice (Lille-I), Thierry Kirat (CNRS), Jérôme Maucourant (Saint-Etienne), Jacques Mazier (Paris-XIII), Matthieu Montalban (Bordeaux-IV), Stefano Palombarini (Paris-VIII), Christophe Ramaux (Paris-I), Jacques Sapir (EHESS), Richard Sobel (Lille-I), Nadine Thévenot (Paris-I), Bruno Tinel (Paris-I), Franck Van de Velde (Lille-I).

Peux tu compresser, nous ne sommes pas des étudiants. Nous avons un travail, une famille. je te le dis parceque c’est intéressant.
 synthétise, résume , abrège ! 10 mai 2009, par Thibaut

Nous avions demandé quelu’un qui puisse aider les dreyfusard de la gauche de la Gauche à combattre Dieudonné, Garaudy tout en prenant part à la lutte contre l’ultralibéralisme.

Si c’est toi merci, mais tu fais ton travail à la va-vite, tu nous étouffe sous des masses d’information que nous n’avons pas le temps de lire.

Je suppose que tu as lu ce que tu nous envoies : dis nous simplement l’essentiel, ce que tu en retiens.

Faut il comprendre que vous incitez les militants et sympathisants socialistes à voter Parti de gauche ou NPA aux élections du 7 juin ?

parce que Bertrand croit que le parti de gauche (il n’écrit pas front de gauche) et le NPA sont en position de battre Sarkozy et Barroso et d’avoir une majorité au parlement européen pour empêcher Barroso et le PPE de faire passer la semaine de 65 h à la place de la semaine de 48 h...  ?

GF

Après tout puisque vous nous dîtes que ce n’est pas qu’à Démocratie et Socialisme, mais aussi dans une majorité au sein du PS, que l’idée de rompre avec le vote Barrosso (et donc quelque part avec Gordon Brown et les formes les plus avancées de libéralisme dans la social-démocratie), pourquoi ne feriez vous vous un second groupe socialiste au Parlement. Second groupe qui pourrait voter de temps en temps avec nous, voire même avec le NPA.
Je n’y crois pas, mais je ne crois pas non plus qu’une victoire du parti socialiste serait une victoire de la gauche !

Gérard, tu rigoles là ? tu dis que le PS (devenu PSE) n’est pas la "vrai" gauche et tu refuse l’appel au vote "front de gauche"...

jusque quand resteras tu le cul entre 2 chaises ?

En votant Front de Gauche, vous êtes sûr qu’aucun des députés que vous aurez élu ne votera une loi de Barrosso (ou successeur).
 Mensonge de Filoche par omission 4 mai 2009, par Gilbert
Pas un mot sur le démantèlement des services publics auquel le parti dit socialiste contribue inlassablement, comme je viens de le montrer en révélant le vote des "socialistes" à propos d’EDF et de GDF.

personnellement ps et ump c’est du pareil au même pour moi ... pourquoi je donnerais ma voix à un parti qui a aidé sarkozy à faire passer la constitution européenne par dessus le referendum promis ???

franchement messieux ça n’est pas sérieux ... le ssocialistes je n’en veux plus tout simplement

Au revoir

 Ok, tu peux donc voter pour nous 6 mai 2009, par Front de Gauche
comme il n’y a qu’un tour, tu es sûre que nous ne te trahirons pas en nous alliant aux socialistes au second tour.
 Ok, tu peux donc voter pour nous 7 mai 2009, par alexandra Reisler
le ps m’a convaincue ! je vais voter utile, je vais voter front de gauche !
Abonnez-vous à la revue "Démocratie & Socialisme"
Abonnez-vous à la lettre de D&S par courriel
Rejoindre le groupe des amis de  D&S sur lacoopol.fr