Démocratie & Socialisme
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Barroso dehors, Sarkozy dehors !

Votez et votez à gauche le 7 juin !

mercredi 27 mai 2009 par Gérard Filoche
 
La gauche est majoritaire dans ce pays, 20 régions sur 22, 2 villes sur 3, 61 % des départements sont à gauche… Le 14 mars 2008, la gauche obtenait plus de 50 % des voix (sans le fameux et inconsistant Modem !)… Dans les sondages, même commandés par ses instituts, Sarkozy et l’UMP se traînent à 25 %.

Dans le pays, manifs et mobilisations sont quasi permanentes du 29 janvier au 19 mars, du 1er mai… au 26 mai et au 13 juin. Alors pourquoi laisserait-on Sarkozy, l’UMP, et ses médias tromper tout le monde et faire que cela ne se voit pas le 7 juin ?

La droite et ses médias jouent la carte de l’abstention :

TF1, France inter, les grandes rédactions payées et nommées par Sarkozy organisent, développent, stimulent l’abstention chaque jour. Ils ne parlent que de ça : le « désintérêt » de l’électorat pour les élections européennes. En ne parlant que de ça, ils nourrissent le phénomène. Ils l’ont provoqué en ne tenant jamais compte du vote du 29 mai 2005 disant « non » à l’Europe libérale ! Ce fut le principal moment où des dizaines de millions de salariés se passionnèrent pour le débat européen et s’exprimèrent en connaissance de cause contre l’Europe de droite. Depuis, tout a été fait pour les déposséder, Sarkozy a dit que s’il y avait un nouveau vote sur le traité de Lisbonne, il y aurait un nouveau « non »… alors ils évitent le débat de fond. Et ils résument tout à la question : « est-ce que le PS sera devant ou derrière l’UMP ? » c’est-à-dire : « Est ce que, à mi-mandat, Sarkozy pourra se prévaloir du fait que son parti arrive en tête ? ». Voilà la première raison pour laquelle il faut voter : ne pas laisser faire, ne pas se laisser piéger par leur manœuvre, profiter de l’occasion pour cogner Sarkozy et l’UMP, donner la plus forte majorité possible à la gauche. À la fois, faire que le total des voix de gauche dépasse 50 % et faire que le principal parti de gauche arrive devant l’UMP. C’est possible !

La droite et ses médias jouent la carte de l’absence de débat :

Il n’y a pas, en effet de thème qui perce. Une écrasante majorité de notre peuple est favorable à l’Europe, mais a le sentiment de ne pas pouvoir peser sur son devenir. Tout est fait pour éloigner les décisions : est-ce que oui, ou non, on peut battre démocratiquement Barroso, ou est ce que celui-ci est « re »-désigné d’avance ? Est-ce que le score de la droite est acquis partout ou bien est ce qu’on peut la battre, et la minoriser au maximum au Parlement ? Le Parlement européen sortant a réussi in extremis par 471 voix contre 253 sur 785 députés à bloquer la scélérate directive « temps de travail » de Sarkozy-Bertrand-Barroso qui voulait faire passer la durée maxima de 48 h hebdo à 65 h hebdo : est-ce que le prochain Parlement pourra conforter cette majorité, oui ou non ?

C’est du concret qu’il faut mettre en avant pour expliquer aux électeurs l’intérêt de leur vote pour eux-mêmes ! Il y a une Europe de droite et une Europe de gauche, il faut que l’Europe de gauche l’emporte contre les banquiers et banqueroutiers. Nous l’affirmons, il y a des enjeux concrets, pratiques, sur la durée du travail, sur les codes du travail, sur le SMIC européen, sur le dumping social. Il faut faire le barrage le plus important possible contre la droite, voter pour « sortir » Barroso et les siens !

Votez pour l’Europe des 48 h contre l’Europe des 65 h !

La droite et ses médias jouent les contradictions de la gauche :

Oui, le PSE est traversé de contradictions, oui il est divisé, oui, son programme relève du moins disant. Le « Manifesto » signé par les 27 partis socialistes a le mérite d’exister, il tient un discours un peu plus à gauche que par le passé, mais il est loin d’être convaincant, c’est vrai. C’est vrai que les travaillistes britanniques sont pour l’opt out et les 65 h, et que les Espagnols avec les Français bataillent contre ! C’est vrai que le PS français appelle à chasser Barroso et que les Espagnols et Anglais disent se résigner à ce qu’il reste… si la droite reste majoritaire. C’est vrai que le fameux Traité de Lisbonne est perçu différemment : socialistes allemands et espagnols sont pour, et les socialistes français se sont mis en retrait en écrivant que « le traite de Lisbonne est une donnée qui ne saurait satisfaire les socialistes » (difficile de faire moins enthousiaste, cette phrase est une forme de désaveu en guise de compromis, sous la pression de la gauche du parti, motion C). Mais l’Europe est ainsi, sa gauche n’est pas souvent à la hauteur des espérances des peuples : selon, nous, il faut pourtant « faire avec », impossible de passer par-dessus, il faut pousser, pousser…

Votez pour la gauche en position d’avoir des élus et de battre Barroso !

Votez pour que la gauche au Parlement européen ait le plus de députés possible pour rendre les compromis moins nécessaires et donc plus difficiles !

La droite et ses médias affirment que la campagne du PS n’est pas audible :

Là, il y a un concert stupide venu… de la gauche de la gauche qui vient en renfort du discours de l’UMP. Est-ce que c’est le PS qui est aux affaires ? Non. Est-ce que c’est le PS qu’il faut sanctionner ? Non. Est-ce que cela « donnera une leçon » au PS s’il est battu par l’UMP ? Non, cela aidera l’UMP contre TOUTE la gauche. Si le score du PS est faible, le score de la gauche le sera ! Si le score total est faible à gauche, qu’en sera t il, une semaine après, lors de la manifestation nationale du 13 juin appelée par les huit syndicats ?

Si le score du PS est faible qui y gagnera ? Ce sera la droite du Ps, ce seront les sociaux libéraux qui s’en réjouiront et qui essaieront de mettre en difficulté la majorité sortie du congrès de Reims. Le PS est audible si on veut l’entendre : il défend une plate-forme en dix points qui vaut bien celle qu’il a défendue en 2004 et qui lui a valu 30 % des voix !

Certains disent et démontrent que cette plate-forme est contradictoire avec le Traité de Lisbonne : oui, c’est vrai ! La bataille pour cette plate-forme est opposée au vote « oui » aux traité TCE et Lisbonne : oui. Tant mieux. Réjouissons nous que le PS de facto aille dans ce sens. D’autres nous disent que c’est donc un « mensonge », on ne peut défendre à la fois une Europe sociale et le traite de Lisbonne : oui, oui encore ! Le PS va donc dans le bon sens, car il ne « défend » plus le traité de Lisbonne, il le laisse de côté et il défend une politique en pratique qui s’y oppose. Pareil pour le Manifesto, à la fin, personne ne saura ce qu’il contient (de flou) ce sera comme un vague Nespresso dans la conscience de la majorité des électeurs. Il y a dix points sociaux, dix points d’Europe de gauche ! C’est aussi le fruit du combat de la gauche du parti. On aimerait que ce soit plus clair, plus puissant, comme rupture, mais c’est déjà cela et cela montre qu’il y d’énormes combats, gagnants tôt ou tard à mener dans le PS. Dans cette campagne, nous les menons.

« Sanctionner le PS » au lieu de sanctionner l’UMP est une menace stupide. Cela reviendrait à sanctionner les pas que fait le PS sous l’impact de sa gauche pour sortir de Lisbonne !

Plus le PS aura de voix face à l’UMP mieux l’ensemble de la gauche se portera. Pour l’unité de la gauche, réservons nos coups à la droite UMP-Modem. Préparons pour le soir du 7 juin un total des voix de gauche supérieur à celui de la droite.

La gauche de la gauche mène plus campagne contre le PS que contre la droite :

Le NPA qui a refusé toute unité pour le 7 juin 2009 au nom d’une unité pour mars 2010 (qu’il n’aura forcément pas davantage !) est en difficulté : il a connu une scission(expulsion) qui a rejoint le « front de gauche », il connaît la naissance en son sein d’un « courant » unitaire très critique et au contenu d’ailleurs intéressant, il s’interroge sur sa stratégie de fond, et risque de n’avoir pas d’élu. L’un de ses dirigeants, P-F Grond, dit : « Si nous avons un seul élu, nous serons contents ». Quelle perspective réjouissante ! Ils n’ont même pas mis Besancenot en premier mais en troisième, preuve qu’ils ne cherchent pas les voix. Ils disent même que ça ne sert à rien d’aller au Parlement européen.

Le Front de gauche se concentre contre le TCE et Lisbonne : ils ont raison sur le fond, mais par la force des choses et du temps, ce n’est plus, qu’on le veuille ou non, l’enjeu central de cette élection. La crise violente du capitalisme est passée par là : il faut y répondre en positif pour intéresser les électeurs au vote. Quid du contrôle des licenciements ? Quid de la hausse des salaires ? Quid du contrôle des banques ? C’est à cela qu’il faut répondre ! Car la simple et répétitive dénonciation de l’impuissance du reste de la gauche à s’opposer au traité de Lisbonne, interpelle ou laisse coi mais in fine pousse plutôt à l’abstention.

Le 7 juin, on ne vote pas « pour ou contre le TCE », mais pour ou contre Barroso-Sarkozy. Dans ce cas-là, mener davantage bataille pour marquer des points contre le PS que contre la droite, c’est délicat et ça a du mal à prendre, contribuant à une curieuse atmosphère sur le « but » réel de l’élection.

Avec Lutte ouvrière, estimé à 3 %, ce reste de la gauche risque de gâcher ses chances : car il peut y avoir trois fois entre 4 et 6 % des voix et, vu l’éclatement (absurde, grotesque) en huit régions artificielles, il se pourrait qu’ils passent à côté de tout élu… Ils gèleraient ainsi entre 12 et 16 % des voix sans députés… qui ne serviraient à rien.

Raison de plus pour voter « utile » ou « efficace ». Dans ce scrutin à un tour, les voix qui permettent le plus sûrement des députés sont celles du PS. Il faut le dire et l’entendre !

Les « Verts », qui sont-ils ? Entre José Bové et l’archi droitier libéral Cohn-Bendit, il y a de l’espace. Tellement d’espace qu’on ne les entend pas… Entre défense de l’Europe du TCE et l’opposition à celle-ci, ce sont ceux qui font le plus grand écart. Ils ont même pris position pour ne pas participer aux manifestations comme celle du 19 mars sous prétexte que cela les décentrerait des préoccupations écologiques et européennes. Visiblement la gauche des Verts a été laminée dans l’opération de l’alliance avec Waechter. Comme si la crise capitaliste ne démontrait pas qu’il faut d’abord lutter contre les banquiers pour sauver la banquise. Paradoxalement, les Verts sont moins attaqués pour les contradictions où ils s’enfoncent que le PS à cause de celles dont il tente de sortir.

Les efforts des grands médias pour, à côté de l’UMP, « faire du Modem » :

Le Modem est de droite. Bayrou est un aventurier solitaire orléaniste qui joue au bonapartisme : il défend le Medef au cas où Sarkozy partirait en vrille, ce qui peut très bien arriver. Le « centre » c’est comme le triangle des Bermudes, plus on le cherche plus on s’y perd. Entre actionnariat et salariat, surtout en ce moment, il faut choisir le cap ! Pareil entre droite et gauche, entre PS et UMP. Il y a deux camps et ceux qui veulent en effacer les frontières, confortent les rêves « d’ouverture » de Sarkozy, et nuisent à toute la gauche.

La gauche est majoritaire sans et contre le Modem, il faut le dire et le redire, comme cela a été vérifié en mars 2008. Ce qu’il faut donc, c’est l’unité de toute la gauche, et non pas la division de celle-ci pour faire l’unité avec une partie de la droite. Le Modem n’est rien :, mais ils veulent nous le faire avaler à tout prix comme un instrument de division de la gauche.

Résistons à cela, y compris aux sirènes mal intentionnées, dans le PS, qui aimeraient imposer cette rupture. Les alliances avec la « troisième force » ont toujours conduit a la faillite.

En vérité, il y a un « gap » entre les mobilisations et les élections :

On est resté, à quelques jours de cette élection, dans un « entre deux » : le temps est suspendu entre les luttes sociales qui couvent de partout, et ces élections qui « ne prennent pas » du fait de toutes ces contradictions.

L’immense majorité des Français est sous le coup des 1500 chômeurs de plus par jour produits par la crise et la politique de Sarkozy. Banquiers assistés contre salariés bafoués, bande du Fouquet’s aidée contre emplois détruits, riches protégés contre répression antisyndicale généralisée, actuellement l’opinion est sous le choc.

Comment osent-ils nous faire payer leur crise ? Comment supporter ce scandale qui les a fait donner des dizaines de milliards aux banqueroutiers alors qu’ils parlent d’abaisser les salaires de millions de salariés ?

C’est pourquoi le scrutin européen ne « prend pas ». Il y aurait des élections anticipées, Sarkozy serait poussé dehors massivement ! Mais là, ces élections du 7 juin ne portent pas sur l’essentiel : comment imposer une autre politique. Elles semblent une diversion d’un certain point de vue.

Alors l’explosion sociale est suspendue, et le vote aussi… C’est à nous de combler ce « gap » dans les jours qui restent : votez Europe sociale et luttez, luttez dans l’unité et votez à gauche contre l’UMP et le Modem ! Battez Sarkozy le 7 juin dans l’urne et le 13 juin dans la rue ! Unité de toutes les voix de gauche le 7 juin et des huit syndicats le 13 juin. Luttes en France comme en Grèce !

Nous disons : « il faut tout lier » : le contrôle des licenciements et l’interdiction des paradis fiscaux en Europe et dans le monde, le Smic européen et les 200 euros de hausse de salaires pour tous, le refus des 65 h contre les 48 h maxima, la bataille contre l’UMP et contre Barroso.

Gérard Filoche, D&S n°165, 25 mai 2009

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Forum
 Votez et votez à gauche le 7 juin ! 7 juin 2009, par tricard45
Les élections européennes 2009,en France,c’est une sacrée parodie de démocratie.Censure généralisée et débat au ras des caniveaux ont été les maîtres mots d’une campagne électorale qui n’a pas eu lieu.Pour l’UMP,le CNI et autres partis de droite le problème n’est pas la crise économique et sociale c’est la Turquie.Le parti socialiste estime qu’il n’est ni responsable ni comptable de la crise économique.Quant à M.Dieudonné,à la tête d’un attelage désormais fort respectable(M.Le Pen,M.Faurisson…)a élargi son équipe à Carlos,pas le chanteur mais le terroriste !Il ne manque à ce sinistre homme public que le soutien de Ben Laden et la dream team sera au complet.On assiste écoeuré à cette misérable vie médiatique qui plonge parfois dans des abysses de bêtise,d’ignorance et de laideur.Le bateau France continue sa lente descente et tout l’équipage,bien entendu,réaffirme avec arrogance que « tout va très bien Madame la marquise ».La fosse des Mariannes se situant à plus de 11000 m de profondeur on a encore de la marge !En France désormais on peut le dire avec force :la médiocrité,quand ce n’est pas la nullité,est bien récompensée.Les Français étant,comme chacun sait,des gogos,ça va continuer dans la même direction avec les mêmes zincapables.Quand les gens en viennent à prendre des vessies pour des lanternes il y a vraiment du mouron à se faire.Au secours M.Obama,revenez pour nous délivrer,nous sommes toujours sous la tutelle des fafs !

Pourquoi la majorité des travailleurs s’est abstenue ?

Contrairement aux engagements du Congrès PS précédent, la majorité des députés PS ont voté oui à la révision de la Constitution et à la ratification du traité de Lisbonne, entrainant une nouvelle scission d’une partie de la gauche du parti.

Le traité de Lisbonne qui prend la suite du TCE dit oui au libre échangisme intégral, y compris avec des pays comme la Chine qui pratiquent le dumping social, écologique, des taux de change etc. et donc à la précarisation de plus en plus généralisée des travailleurs qui en découle.

Il dit aussi oui à la libéralisation absolue des capitaux, y compris des financiers pourris et des mafieux et à la surexploitation qui en découle pour satisfaire les désirs de l’oligarchie financière (rapport dividendes sur actions supérieur à 15%par an).

Delors en 83 puis à Bruxelles avec l’Acte Unique en 1986, Fabius en 1985 puis en 2000, Rocard en 1988, Strauss Kahn en 1997 etc. ont rejoint sur certains points décisifs (dérèglementation financière, dénationalisations, fiscalité favorable aux stock options des plus riches)la politique économique de la Droite et donc mis en place des politiques catastrophiques favorables à la haute finance que les travailleurs paient aujourd’hui. Dans la même logique on peut rappeler le projet de Ségolène Royal en 2007 d’installer des fonds de pension en France qui auraient décalé les retraites progressivement vers 70 ans tout en baissant leur pouvoir d’achat comme aux USA. Son projet de prendre Bayrou comme premier ministre ramenait à une politique antisalariale puisque ce dernier voulait baisser la part des salaires dans le revenu national.

Il faut que la Gauche du PS s’exprime clairement sur ces questions décisives. Le programme minimum social démocrate européen avec la politique pro-financière et anti-sociale de Blair et Brown , avec la politique pro CDU et anti Union de la Gauche de la direction actuelle du SPD allemand nous a plombé également. Total : 10 points en moins et passage de 28% en 2004 sur une ligne écrite par la gauche du PS à 18%en 2009. ATTENTION ! LA CRISE SOCIALE EST DEVANT NOUS ! Il faut défendre plus que jamais nos idées ! Les forces à la gauche du PS sont vraisemblablement à leur étiage maximum du fait des élections à la proportionnelle (au dessus de 5%) et du 21 avril 2002. Le NPA par sa politique anti-unitaire a fait le jeu de l’abstention à gauche et de Sarkozy. Les partis écologistes vont se dégonfler dans les élections nationales comme en 2007. L’essentiel repose sur la Gauche du PS qu’il faut renforcer.

 D’accord avec Marmar 8 juin 2009, par Pierre Ruscassie

Le PS paie pour l’orientation de la majorité de ses dirigeants qui tournent le dos à l’Europe fédérale et sociale : par leur alignement sur la droite avec le « oui » au TCE depuis fin 2004, avec le « oui » au traité de Lisbonne et avec le vote du 24 mars et du 22 avril sur l’énergie !

Il paie parce que sa majorité de direction s’est repliée sur une campagne autour d’un slogan creux ("changer l’Europe maintenant"), c’est-à-dire libéral-compatible. Il paie l’absence de propositions concrètes pour l’Europe sociale, l’absence de réponses aux questions sociales, absence qui démobilise les électeurs de gauche.

La donnée principale consiste dans les 55 % d’abstentions (40 points de plus que la "normale" ! dont les deux tiers manquent à la gauche et expriment une protestation, parfois un écœurement). Et l’abstention aurait été bien plus massive s’il n’y avait pas eu le film "Home" : 5 points de gagnés par les Verts (Cohn-Bendit + Bové), 7 par l’ensemble des écologistes, donc autant retirés à l’abstention.

Et le PS paie parce que sa majorité de direction a « oublié » de construire l’Unité de la gauche. Sur cette question, elle n’est pas la seule responsable, mais la principale car représentante du parti majoritaire à gauche.

 Et pourtant certains n’ont pas encore compris ! 12 juin 2009, par Dominique Babouot

Kader Arif tete de liste socialiste du sud-ouest nous a annoncé hier en conseil fédéral que ce n’était pas l’union de la gauche qui était la priorité, mais le règlement des problèmes internes au parti !

Kader Arif n’a visiblement rien compris aux causes de la défaite de Dimanche dernier puisqu’il accuse les militants de ne pas avoir fait campagne ! Hors Kader Arif a été absent de sa circonscription pendant cinq ans, personne ne le connait dans les villages de la Haute-Garonne, hormis les militants socialistes dont il était le premier fédéral jusqu’au dernier congrès, un pur apparatchik quoi bien que cela le vexe quand on lui donne cette dénomination !

Heureusement la résolution adoptée à l’unanimité par le conseil fédéral réaffirme la nécessité de cette union de la gauche.

Toutes ces remarques manquent de réflexion politique sur la nature même des institutions européennes, dont le seul rôle est de déposséder les peuples Européens de toute souveraineté et du droit de décider de leur avenir. Elles interdissent au travers des divers traités toute coopération réelle et ont été mises en place pour assurer la domination du capital.

Tout le reste n’est que gesticulation électorale et tentative de faire croire au monde du travail que dans un tel carcan il serait possible de faire émerger une Europe sociale.

Alors on ressort les vieux arguments éculés comme : ne pas voter c’est faire le jeu de Sarko etc...

Quit à appeler à voter pour des candidats qui ont fait campagne comme Mélanchon pour le traité de Maastrich.

On entend ce genre de ritournelle depuis la signature du programme commun qui a conduit là où nous en sommes , dans l’impasse.

Certes si on renonce a remettre en cause le système capitaliste et ses institutions , on est légitime à jouer de ces ficelles.

Quand au monde du travail , comme toujours, il n’a plus qu’a serrer les dents et se soumettre à la dictature du capital et voir ses luttes utilisées comme tremplin aux ambitions politiciennes de cette gauche de façade.

Alors le 7 juin pour ma part j’userai de mon droit de vote par le seul acte de résistance , le refus de vote

Eric

Socialiste de coeur et de conviction, je ne pouvais que voter NON lors du référendum de 2005. Le résultat du scrutin fut sans appel : 54,80 % des suffrages exprimés se sont portés sur le NON. Les raisons ayant conduit les électeurs a rejeter le TCE étaient diverses et variées, mais elles ne justifiaient en rien le véritable déni de Démocratie auquel se sont prêtés nos Parlementaires. C’est pourquoi, le 07 juin prochain, je voterai sans aucune hésitation en faveur de la liste locale du Front de Gauche.

Salut & Fraternité.

Je souhaiterais connaître l’avis du maximum de camarades, à travers tout le pays.

Vous avez vu le message de Jennar, pensant que le NPA s’était trompé de stratégie en ne s’alliant pas avec vous.

Vous avez entendu les paroles fraternelles pour nous d’une responsble du NPA de la région parisienne.

C’est le moment, selon moi.

cher Gérard, malgré tout le respect que je te dois, le 7 juin, je voterai pour une vraie gauche de combat, pas pour celle qui nous a tant trahis... qui nous a appelé à voter Oui au dernier référendum européen et n’a toujours pas fait son méa culpa à ce sujet...

(pour ceux qui el souhaitent je développe ici : http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/05/29/quand-gauchedecombat-monte-au-front-ca-fait-mal/)

A ce pâle rose qu’on nous propose, je préfère donc un rouge plus intense, symbole de force et de passion... Pour uen véritable alternative à gauche.

Cher Gérard, mais qu’attends-tu ? Toi qui a toujours été du coté de la transformation sociale, toi qui a toujours défendu le bien commun, celui des travailleurs, toi l’homme de gauche, comment peux-tu appeler au vote PSE ? ça doit être difficile cette campagne ? faire campagne pour les choses que tu as toujours combattu, pour des candidats qui voteront les libéralisations des différents services publics, l’établissement d’un marché transatlantique ... Tu sais bien que le traité de Lisbonne, soutenu par le PSE dans son manifesto, n’est pas derrière nous puisqu’il interdit toutes harmonisations sociales. Tu dit qu’il faut parler de la crise, parlons en ! Les mesures que tu penses pouvoir résoudre la crise (harmonisation fiscale et sociale ...) ne sont pas compatible avec le traité de Lisbonne. Que propose le manifeto concernant les salaires : un smic européen à 60% du revenu médian. En France le revenu médian est légèrement en dessous des 1500 euros, il est beau le progrès sociale ! Mais toi, Gérard, toi l’inspecteur du travail, tu le sais ça ! La dynamique est pourtant dans ton camp, que tu n’as toujours pas rejoint, attendons de voire si ça marche, le PS reste encore le parti majoritaire à gauche. Cher Gérard, nous vivons un moment historique, le destin de la gauche en France se joue aujourd’hui ! Rejoint ton camp, rejoint le Front de gauche, le PS t’a si souvent oublier, exclu, maltraiter. Ne perd pas ton temps à convaincre la machine, construit l’alternative à gauche dont la France à besoin. L’alternative à gauche a besoin de gens comme toi Gérard, pourquoi ne rejoins-tu pas le Front de Gauche ?

Selon l’Observatoire de l’Europe (étude à paraître), le PPE (droite) et le PSE (socialiste) ont voté dans le même sens au Parlement européen pour 97% des 535 votes de l’année 2008. Ils ne sont tombés en désaccord que 10 fois ... Quand on sait que près de 80% du travail du Parlement français consiste à transcrire les directives européennes, on comprend mieux ce que nous répétons dans ces colonnes : les catégories de droite et gauche sont privées de sens. Le cirque médiatique des leaders socialistes, l’antisarkozysme de façade qu’on arbore si volontiers du côté de la rue de Solferino doivent être jugés à l’aune de cette réalité.

Comme ces deux partis PPE et PSE se partagent l’essentiel des sièges à Strasbourg et comme le mode de scrutin français basé sur ces grandes régions arbitraires a été conçu en d’assurer la domination absolue du duopole PS/UMP, on voit que l’intérêt du vote est singulièrement restreint. Cette information renforce évidemment tous ceux qui pensent qu’on a mieux à faire le 7 juin que se rendre aux urnes. Mais au-delà de cette question tactique assez secondaire, cette convergence à 97% entre "droite" et "gauche" est révélatrice de l’évolution en profondeur de la social-démocratie européenne. La "droite libérale" et la social-démocratie ne sont que deux tendances et deux écuries concurrentes du même parti. Certes, au sein de la social-démocratie demeurent des contradictions comme demeurent des contradictions au sein de la droite. Mais ces contradictions s’opèrent sur de nouvelles lignes de clivages, liées à l’enracinement plus ou moins national ou à l’intégration plus ou moins avancée dans la "transnational capitalist class" pour reprendre l’expression de Leslie Sklair (voir The transnational capitalis class, Blackwell Publishers, 2000). Comme l’expliquent Martin et Labouret (Commentaire n°125), les élus socialistes des petites et moyennes communes sont plus enracinés dans le national alors que les maires des grandes villes s’intègrent dans le lobbying européen et appartiennent de fait aux "élites mondialisées" que dénonçait Chevènement. On retrouve des clivages du même type dans la droite et y compris au sein de l’UMP. En Italie, les sommets du PD liés aux fractions les plus parasitaires du capitalisme transnational sont bien plus proches de Berlusconi que les élus de la Lega Nord appuyés sur la petite industrie de l’Italie du Nord, volontiers critiques à l’égard de la "mondialisation".

Sauf à prendre ses désirs pour des réalités, on sait bien que le scrutin du 7 juin n’a aucune chance de modifier sérieusement la réalité du prétendu Parlement de Strasbourg. On peut trouver judicieux d’utiliser ces élections comme une tribune politique. Vu le manque (justifié) d’intérêt pour ce scrutin, les tribuniciens risquent fort de prêcher dans le désert. Le plus important, c’est de comprendre la situation précise, les reclassements qui s’opèrent et les nouvelles lignes de fracture qui permettront réellement efficacement. Malheureusement, les défenseurs de "l’autre Europe" n’ont visiblement aucune visée stratégique.

57 % des électeurs se disent motivés par la sanction du gvt ! 57 % des électeurs se disent motivés le 7 juin par les questions sociales nationales

ca tombe bien, tout est lié, votez pour battre la droite le 7 juin

D&S

Voter à gauche certes, donc ne pas voter pour ceux qui ont privatisé ou vont privatiser.
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