|
Navigation
|
À propos de la prétendue fermeture administrative par les préfets (sic) des entreprises qui utilisent du travail dissimulédimanche 29 novembre 2009 par Gérard FilocheBesson, Darcos prétendent lutter contre le “travail dissimulé” des “sans-papiers” ? S’ils en avaient vraiment l’intention, ils doubleraient immédiatement les effectifs de l’inspection du travail chargée de cela et ils pousseraient au suivi judiciaire de nos procès-verbaux. Avec 450 inspecteurs du travail pour... 17 millions de salariés et 1,2 million d’entreprises nous sommes moins nombreux qu’il y a un siècle.
Tous les grands majors du bâtiment ont fait leurs fortunes sur la surexploitation de sans-papiers : fermeture administrative ? Chiche ! 5 700 sans papiers du bâtiment en grève : ils sont employés sans droits, sans papiers, par 1800 patrons : fermeture administrative des 1800 entreprises dont Bouygues ? Chiche ! Fermeture administrative de la RATP ? Elle sous-traite à des boîtes dont elle sait qu’elles emploient des sans-papiers comme des esclaves (cf le film des salariés travaillant de nuit dans le métro). Chiche ! Fermeture administrative de milliers d’entreprises qui trichent ? 61% des restaurants d’Ile de France ont du travail dissimulé ! Chiche ! Prétendre lutter contre le “travail dissimulé” ? Il faut au moins doubler les effectifs de l’inspection du travail (450 inspecteurs en tout). 85% du travail dissimulé consiste en des heures supplémentaires impayées : 9 plaintes sur 10. "Fermeture administrative” d’entreprises qui emploient des sans-papiers par les "préfets" ? Des préfets sans inspecteur du travail ? Bluff ! Sans réguler la sous-traitance ? Bluff ! Commencez donc :
... et en facilitant la reconnaissance juridique des “unités économiques et sociales” et des groupes, afin d’empêcher les externalisations artificielles, la fausse sous-traitance, et le marchandage. Gérard Filoche, lundi 23 novembre |
Loading
|