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Réforme des retraites : Retour sur « l’escroquerie » de la pénibilité !

dimanche 1er janvier 2012 par Slovar

 
Selon Les Echos, moins de 500 salariés ont pu partir en retraite à 60 ans pour cause de taux d’incapacité permanente d’au moins 10 %. On est très loin des affirmations d’Eric Woerth sur le le problème des salariés ayant eu une vie professionnelle très usante !

Souvenez-vous, c’était en mai 2010, Eric Woerth épaulé par Raymond Soubie, alors conseiller du Président, nommé entre temps au Conseil économique et social préparait les français au passage à 62 ans de l’âge légal de la retraite. Inquiets de la réaction des salariés, nos deux spécialistes mettaient brandissaient une contrepartie majeure : la prise en compte de la pénibilité.

Eric Woerth dans une interview au JDD expliquait d’ailleurs, qu’il prendrait : « (...) des mesures dans lesquelles sera privilégiée l’évaluation au cas par cas (...) nous allons vraiment prendre en compte la pénibilité alors que ce n’était pas le cas jusqu’à présent. Il y aura une véritable avancée dans ce domaine. Avancées que n’ont pas fait d’autres pays (...) »

Les Echos nous rappellent les conditions dans lesquelles un salarié peut demander son départ à 60 ans pour cause de pénibilité.

« Les assurés qui justifient d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 20 % provoqué par une maladie professionnelle ou un accident du travail peuvent continuer à liquider leurs droits à 60 ans (...) Ceux qui souffrent d’une incapacité comprise entre 10 % et 20 % peuvent également faire une demande, mais la retraite à 60 ans ne leur est pas accordée automatiquement. Une commission pluridisciplinaire examine leur dossier. L’assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie (...) »

Or, si le gouvernement escomptait : «  (...) jusqu’à 30.000 départs par an au titre de ce dispositif, qui est entré en vigueur le 1 er juillet dernier (...) » Les chiffres officiels de mi octobre 2011 sont sans appel : «  (...) seules 1.338 demandes avaient été déposées, dont seulement 377 pour des incapacités comprises entre 10 % et 20 % (...) Parmi les demandes traitées, 466 départs à 60 ans ont été accordés (...) »

Si du côté gouvernemental, on préfère justifier ce nombre ridicule, par le manque d’information des salariés, du côté de la CGT on est plus réaliste : «  (...) de nombreuses personnes qui ont eu des carrières pénibles ne sont plus en activité à 60 ans mais au chômage, en invalidité ou aux minima sociaux. »

Autre volet de la pénibilité, fixée par la loi du 9 Novembre 2010 sur la réforme des retraites : Celui qui prévoyait : «  (...) que les entreprises d’au moins 50 salariés, dont au moins 50 % des effectifs sont exposés à certains facteurs de risques, doivent être couvertes par un accord ou un plan d’action de prévention de la pénibilité »

S’il a donné naissance à un site web : « Travailler mieux - la santé et la sécurité au travail », opulent en termes de textes et données , il faut savoir qu’il était censé se préoccuper de la prévention de la pénibilité. Or, les branches professionnelles avaient jusqu’au 31 décembre de cette année, pour négocier entre partenaires sociaux des accords sur la prévention de la pénibilité.

Où en est-on ?

Selon un autre article des Echos : «  (...) Deux types de pistes ont été proposées par le patronat : d’abord l’étalement de la disparition des primes de pénibilité lorsqu’un salarié prend un poste classique (...) Ensuite, la possibilité de convertir des primes en temps, à prendre dans l’année ou en fin de carrière pour avancer l’âge du départ en retraite (...) » Ce qui, expliquent les syndicats, existe déjà dans plusieurs entreprises ou branches. En bref, on tatônne ... sans plus !

Néanmoins, les millions de salariés en activité doivent savoir qu’en cas d’échec des négociations de branches, l’avenir de la prévention de la pénibilité relèverait des entreprises. D’où une grande disparité de situations à prévoir !

Mais que se passerait-il si les entreprises à leur tour, trainaient les pieds ?

Et bien, si le gouvernement avait la moindre idée de mobiliser ses troupes pour contrôler la mise en place des accords, la sanction serait terrible, puisque : «  (...) les entreprises ont de toute façon six mois pour se conformer à leurs obligations (...) »

Nul doute que les salariés apprécieront, à juste titre la : « véritable avancée » mise en place par Eric Woerth et l’UMP ...

Lundi 26 Décembre 2011

J-C Slovar

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Forum
Dite merci a la CFDT et a la CGT pour le peu d’enthousiasme a défendre le système des retraite a 37,5 années de cotisation et pour avoir fricoté avec Mr Eric Woerth !!!!
Arrête, on a fait le plus possible de manifestations.Dont deux ou trois à trois millions. La dernière, FO avait déjà démisionné.
 Retraites réduites 5 janvier 2012, par Raymond
Il est reconnu que le fait de travailler en horaires atypiques abîme la vie sociale, familiale et culturelle, diminue l’espérance de vie de plusieurs années, et provoque des troubles du sommeil pour le restant de ses jours. Quand ce type de pénibilité sera pris en compte ? 60 ans pour tous est le minimum social, et moins pour ceux qui ont usés avant l’âge.
 Retraites réduites 12 janvier 2012, par
Tu dis cela comme vingt millions de personnes, qui bien entendu n’étaient pas là en 2010, dans la rue pour le dire au bon moment. Si tu as manifesté, chapeau.

Cela montre bien que le problème des retraites est traité par des gens qui ne sont pas concernés par la pénibilité dans leur travail.
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Demain la prise en compte de la pénibilité, c’est également l’alibi qu’utilise "l’entourage de François Hollande" pour justifier son ralliement à la retraite à 62 ans après celui aux 41,5 annuités de cotisations. A gauche (au PS également), nous serons nombreux, aux côtés d’un mouvement social remobilisé, à mettre la pression sur notre gouvernement lors de la renégociation de la réforme Woerth-Sarkozy...
Mon coeur est toujours cégétiste, mais "le mouvement social remobilisé", disons que pour l’instant Paris nous demande de ne pas manifester ! Qu’attendons nous pour aller dans la rue, ce ne sont pourtant pas les sujets d’exaspération qui manquent. Ce que je vois de mes yeux : des leaders syndicaux "apparatchikisés", payés à 95% par l’argent de l’Etat et de Sarko ou du medef. Peu proche des préoccupations des syndiqués. Certes vous me dites que ce sont des acquis sociaux, mais bon ! Depuis qu’il y a cette loi, rétribuant les syndicats officiels dont la CGT, et laissant se débrouiller les non officiels comme Sud, on ne voit guère la CGT dans la rue : calme plat en 2011 ! Que les choses soient claires, soit vous nous faites au moins deux manifs entre janvier 2012 et avril 2012, soit la base syndicale migre dans des syndicats non officiels (moins suspects). A bon entendeur !
C’est à la rentrée 2012 (septembre-octobre) qu’il faudra manifester pour "soutenir" le gouvernement de gauche, pour qu’il tienne les promesses du changement (retraites, pouvoir d’achat, emploi, code du travail...), pas sociétal en priorité donc, mais avant tout social.
J’en déduis que tu comptes ne pas manifester contre sarko entre janvier 2012 et avril 2012. Moi je ne fais pas dans le détail : un bon syndiqué avec 4,5 millions de chômeurs officiels, la précarité, les faibles revenus manifeste. Toi tu ne manifestes pas ! Ceux qui ne manifestent pas sont (même d’extrème gauche) des sarkollabos !
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