Démocratie & Socialisme
Navigation

Éditorial de "la lettre de D&S" n°103 - 27 janvier 2012

L’espoir a maintenant choisi son camp !

mercredi 25 janvier 2012 par le webmestre

 

Le discours du Bourget a fait l’effet d’une tornade qui a balayé bien des nuages sombres qui cachaient la gauche, maintenaient la tête de l’UMP hors de l’eau et alimentaient le Front National de voix en perdition.

Bien des auditeurs de gauche du discours de François Hollande et beaucoup de ceux qui par la suite ont lu son texte, ont été bouleversés. Dans les halls du Bourget, on voyait les yeux aimantés par l’orateur, les visages tendus, émus.

Tous ceux qui avaient un doute sur la capacité du principal candidat de la gauche à mobiliser notre camp, qui redoutaient un sursaut de Sarkozy, honni mais toujours craint, étaient visiblement soulevés par le souffle de son discours.

Finis les cauchemars de 2002 et 2007. François Hollande avait su parler au cœur du peuple de gauche. L’espoir avait cédé la place à la certitude. Le personnage qui, lors de primaires, avait pris la posture de l’autorité qu’aucune agitation autour de lui ne pouvait troubler apparaissait comme humain, sensible aux problèmes des gens ordinaires.

Lui, si économe de promesses, choisi pour son calme olympien, se révélait prolixe, source jaillissante de sentiments et d’émotions quand il parlait de son itinéraire, du passé et des portraits qui figurent dans sa galerie imaginaire, quand il parlait de son projet pour la France, l’Europe et du rôle qu’il voulait leur donner dans le monde.

Il n’était pas lointain, étranger au peuple, il n’appartenait pas au monde de l’arrogance. C’est par attachement à la « justice sociale » qu’il avait choisi la gauche, contre sa tradition familiale.

On trouvait, dans sa déclaration, les accents d’un autre François qui, dans « Ma part de vérité », exposait son projet d’Union de la Gauche, en retraçant son évolution depuis sa jeunesse, dans une famille catholique traditionaliste, jusqu’à sa rencontre avec la gauche au nom de la « justice », puis aux leçons qu’il tirait des présidentielles de 1965 et 1969, qui imposaient de ne pas tourner le dos au tremplin que Mai 68 pouvait offrir à la gauche.

La dénonciation de la Finance vient en écho au rappel à l’ordre de ceux « qui s’enrichissent en dormant ». La référence à la laïcité est l’appel à un marqueur majeur de la gauche. L’ouverture à la citoyenneté pour les résidents étrangers non européens est une promesse qui, déjà rappelée tant de fois, ne pourra plus rester lettre morte.

Les esprits vigilants et les intéressés en attente auront remarqué que, dans le discours du Bourget, pourtant plus riche en propositions concrètes que ce que les candidats osent d’habitude, il n’était pas fait référence aux salaires. Mais la défaite de la droite encouragera la mobilisation contre le patronat et, en même temps, indiquera au futur gouvernement de gauche où sont les priorités, en particulier celle du SMIC à 1700 euros.

François Hollande a affirmé que tous ceux qui avaient leurs annuités de cotisation pourraient partir à la retraite à 60 ans et ne pas attendre 62 ans comme l’impose la contre-réforme de Nicolas Sarkozy. Il restera donc à prendre en compte le droit à la retraite à 60 ans sans décote pour tous ceux qui veulent partir à 60 ans sans avoir la totalité de leurs annuités. François Hollande prévoit une négociation globale où leur voix pourra être entendue - à l’opposé des pseudos-concertations de Sarkozy - avec l’appui de la mobilisation si cela s’avérait nécessaire.

Oui, les mobilisations sociales contre le patronat s’annoncent parce que la victoire est annoncée. La confiance, la confiance vigilante, s’est emparée de la gauche. Si François Hollande sait la maintenir, en étant à l’offensive jusqu’au bout, en opposant clairement la gauche et la droite, alors la mobilisation du peuple de gauche sera croissante.

Gauche contre droite, c’est la promesse de la victoire !

Forum, nombre total de sujets : 6
Cliquez sur le titre d'un message pour le lire
 
Forum
 L’espoir a maintenant choisi son camp ! 8 février 2012, par Alabergerie

Je pense, messieurs-dames, qu’il est fort possible que vous n’ayez pas saisi toute la subtilité du camarade webmestre qui, dans ce texte à la saveur délicate, charrie gentiment et poliment (j’insiste sur le poliment) l’enthousiasme un peu excessif qu’a soulevé le candidat François Hollande lors de son extraordinaire final au Bourget.

L’auteur se place ici du côté d’un militant épuisé par un quinquennat de folie noire, et prêt à croire de toute son âme aux promesses du quinquennat suivant, au prix de ces quelques écueils que vous soulevez dans les commentaires... Écueils qu’il serait certes gravissime d’ignorer, mais que l’auteur prend bien soin d’évoquer, dans une langue savoureuse de douceur ouatée et suggestive. Je crois qu’en fait ce texte est une critique assez torride, cachée sous les apparences d’une homélie en langue de coton. Mais bon, ceci n’est que mon tout petit avis, qui se fonde sur l’étude de l’antépénultième paragraphe et de son suivant, qui sont une petite poussée amicale vers les propositions du Front de Gauche.

En somme, monsieur le webmestre pourrait bien ici avoir porté un masque. Le coquin !

 L’espoir a maintenant choisi son camp ! 1er février 2012, par Château Rouge
Gérard, depuis que je vous connais/lis/capte sur les ondes, je vous approuve immanquablement... Mais là je ne comprends plus le message. Sauf si vous tancez le candidat Hollande sur la république contractuelle... En aurez-vous le cran ? Marie-Noëlle, Emmanuelli ont dû la fermer, eux.
L’espoir fait vivre... Attention à la désillusion...
Les diverses lois Pompidou, et traités maastricht, gatt, blair-house et tce, s’appliquent encore !
 L’espoir a maintenant choisi son camp ! 31 janvier 2012, par Berche jean marie

Comment pouvez vous écrire : " « Bien des auditeurs de gauche du discours de François Hollande et beaucoup de ceux qui par la suite ont lu son texte, ont été bouleversés. Dans les halls du Bourget, on voyait les yeux aimantés par l’orateur, les visages tendus, émus."

Alors qu’Hollande prône "la république contractuelle" en accord avec les pires propositions de sarko (dixit Juppé)..La mort des conventions collectives et du droit du travail....là vous faites plus que trés fort.... Est-ce le prix à payer pour avoir un strapontin dans le gouvernement de moscovici ? La retraite d’inspecteur du travail est insuffisante ? - ou la soif d’honneurs et de prébendes est trop grande( Ouah la bagnole de fonction, les motards, le bureau super classe au ministère du travail) cette perspective vous fait ban.. heu saliver bien sûr Donc il va vous falloir continuer à écrire un gros paquet de mensonge comme celui-là pour assurer le coup... Vous êtes sur la bonne voie ...continuez

 L’espoir a maintenant choisi son camp ! 31 janvier 2012, par antigone
Oui l’espoir a choisi son camp à gauche . Et en cohérence. Surtout je ne comprends pas que G Filoche soutienne quelqu’un qui vent remplacer la loi par le contrat comme Sarkozy. C’est bizarre tout de même.

Finis les cauchemars de 2002 et 2007.

Ben... on verra ça le 6 mai prochain ;-)

 Sarkozy : des promesses au bilan 30 janvier 2012, par Marmar

Sarkozy : des promesses au bilan

Injustice

Fiscalité : Cadeaux fiscaux pour le 1% le plus riche avec le bouclier fiscal, certaines niches fiscales et l’ISF : 75 milliards offerts en cinq ans. Multiplication des taxes supplémentaires pour les 99% autres : plus 24 taxes supplémentaires depuis 2007

Chômage : « Je ferai baisser de moitié le chômage » ; total : un million de chômeurs de plus en cinq ans.

Pauvreté : « Je ferai reculer la pauvreté » ; total : 337000 personnes de plus sont devenues pauvres « Je rétablirai la sécurité partout ».Violence contre les personnes : + 21,2% d’augmentation « Je veux des services publics de qualité »Bilan : 80000 postes supprimés dans l’Education en cinq ans ; 4 millions de personnes n’ont pas de complémentaire santé et renoncent souvent aux soins.

Incompétence

« Je rétablirai les comptes publics ». Bilan : le déficit budgétaire cumulé a dépassé les 20% du PIB. Le déficit de la Sécurité sociale a augmenté de 8,7 milliards en cinq ans « Je m’engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d’ici 2012. » En 2012, la dette publique s’élève à 84% du PIB, soit plus 612 milliards d’euros en 5 ans.

Croissance : « J’irai chercher la croissance avec les dents »Bilan : zéro point de croissance supplémentaire sur l’ensemble du quinquennat. « Je serai le président du pouvoir d’achat ». Au total le pouvoir d’achat médian a reculé.

« Je défendrai l’emploi des ouvriers ». L’industrie a perdu 750000 emplois en dix ans de droite et 350000 depuis 2007.

Mise au pas de nombreux media : La France du 31ème rang en 2007 pour la liberté de la presse dégringole au 44ème rang

je rappelel que sarko avait demandé qu’on le jugeat uniquement aux résultats.

D’autre part, il ne peut évacuer la responsabilité qui incombe à des personne de son iédologie qu’il a laissé faire, sinon encouragé.

Loading
Abonnez-vous à la revue "Démocratie & Socialisme"
Abonnez-vous à la lettre de D&S par courriel
Rejoindre le groupe des amis de  D&S sur lacoopol.fr
Au boulot ! La chronique de Gérard Filoche dans l'Humanité Dimanche