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Grèce : l’heure du bilan

mardi 8 mai 2012 par Jean-Jacques Chavigné

 
Les médias insistent beaucoup sur la montée de l’extrême droite aux élections législatives du 6 mai en Grèce. Mais cela ne doit pas occulter trois faits majeurs : la montée de l’abstention, la déroute du Pasok et de la Nouvelle démocratie, et la percée de Syriza.

La montée de l’organisation néo-nazie « Aube dorée » a de quoi inquiéter. Mais le total des voix d’extrême droite n’est pas passé de 0,29 % en 2009 à 6,97 % en 2012. En 2009, le total des voix d’extrême droite s’élevait à 5,92 % des suffrages (5,63 % pour le LAOS + 0,29 % pour « Aube dorée »). En 2012, il s’élève à 9,87 %(6,97 % pour « Aube dorée » + 2.90 % pour le LAOS qui n’atteint pas 3 % et n’est donc pas représenté au Parlement). L’extrême droite multiplie son score par 1,7 (ce qui est déjà beaucoup trop) et non par 24 comme le suggèrent les principaux médias.

Le LAOS avait approuvé le « mémorandum » (le plan de destruction sociale imposé par la Troïka) : la moitié de son électorat est donc parti vers « Aube dorée ». Un glissement des nostalgiques de la dictature des colonels vers une organisation ouvertement nazie.

Il faut ajouter à ce panorama de la droite de la droite les 10,60 % de voix (33 sièges) obtenus par la formation « Grecs indépendants », une scission de droite du principal parti de droite grec, Nouvelle Démocratie.

Si les principaux médias mettent l’accent sur la montée de l’organisation néo-nazie, c’est pour ne pas mettre en évidence les trois éléments essentiels de ce scrutin.

Premier élément : la montée de l’abstention

En 2009, l’abstention s’élevait à 29,08 % des électeurs inscrits. Le Pasok de Papandréou avait alors remporté les élections législatives devant la Nouvelle démocratie de Caramanlis. En 2012, elle atteint 34,87 %. Ce qui indique un recul de l’idée que la politique puisse changer la réalité.

Il est évident que le PASOK (Parti socialiste grec), qui était majoritaire au Parlement et dont le leader Georges Papandréou dirigeait le gouvernement grec jusqu’à ce que la Finance le chasse et le remplace par Lucas Papadémos, porte une très lourde responsabilité dans ce désarroi d’une partie de l’électorat grec.

Deuxième élément : la déroute des partis qui avaient accepté le « mémorandum », le diktat de la troïka UE/BCE/FMI

Le PASOK qui recueillait 43,92 % des suffrages en 2009 n’en obtient plus que 13,67 % en 2012. Il perd 30,25 % de ses voix. Il ne détient plus que 41 sièges au Parlement, au lieu de 160. Une déroute complète.

La Nouvelle Démocratie (droite) qui atteignait 33,48 % des suffrages en 2009, plafonne à 18,87 % en 2012. Elle perd 14,51 % de ses voix. Une déroute limitée par l’attribution de 50 sièges supplémentaires au Parlement grec au parti arrivé en tête.

Les partis favorables au « mémorandum » signé avec la troïka par ne recueillent plus que 32,54 % des voix en 2012. Ces deux partis représentaient 77,4 % des voix en 2009. Une perte totale de 45 %.

Malgré la prime de 50 sièges supplémentaires réservée à la formation arrivée en tête, la Nouvelle Démocratie et la PASOK ne disposent que de 149 sièges au Parlement. Or, le Parlement compte 300 députés et il faut 151 députés pour obtenir la majorité. Il manque donc deux sièges aux deux partis favorables au mémorandum pour atteindre la majorité des députés (151 sur un total de 300).

La Grèce paraît être aujourd’hui un pays « ingouvernable », ce qui affole la Finance, les banques et les marchés boursiers.

Troisième élément : la montée de SYRIZA

SYRIZA est un parti à la gauche du PASOK qui s’oppose à la signature du mémorandum et veut qu’une partie de la dette grecque soit annulée. En 2009, il atteignait 4,60 % des voix. En 2012, 16,77 %. Il devient le 2e parti et gagne 12,17 % de voix.

SYRIZA est un parti proche du Front de Gauche Français, à une différence près, essentielle en l’occurrence : le parti communiste grec, le KKE n’en fait pas partie. Les conséquences de cette absence du KKE ne sont pas sans importance.

Le total des voix de SYRIZA et du KKE (8,67 %) atteint 25,44 % des suffrages et 78 sièges. S’ils avaient présenté une formation commune, elle aurait été la première formation grecque (loin devant Nouvelle Démocratie) et aurait obtenu la prime de 50 sièges supplémentaires.

Avec 128 sièges, ils n’auraient pas atteint la majorité, mais ils auraient pu passer un accord avec la Gauche démocratique (19 sièges) qui veut renégocier le mémorandum et, peut-être, réussi à faire bouger les députés du PASOK qui doivent sans doute commencer à comprendre combien leur orientation est suicidaire, pour eux-mêmes, leur parti, la gauche grecque et même la démocratie grecque.

Partis représentés au Parlement % de voix Nombre de sièges Aube dorée6,97 %21
Grecs indépendants10,60 %33
Nouvelle Démocratie18,87 %108 (58 + 50)
PASOK13,19 %41
Gauche démocratique6,10 %19
Syriza16,76 %52
KKE8,47 %26

Le prix payé par le Pasok s’ajoute aux prix payés par les socialistes espagnols et portugais.

Qui capitule devant les exigences des intégristes néo-libéraux, qui accepte l’austérité imposée par les requins des marchés et des banques, est sanctionné par son peuple.

Papandréou n’a pas envisagé de résister et de défendre son peuple, il a même essayé de « profiter » de la crise pour liquider nombre de droits sociaux, sans oser s’en prendre à l’oligarchie qui, elle, était coupable de tout ce qui arrivait. Il a connu une forte résistance dans le Pasok, mais celle-ci après avoir rassemblé jusqu’à 60 députés, s’est usé, puis divisée : lorsque Papandréou a renoncé au « referendum » qu’il avait promis, lorsque Sarkozy et Merkel ont imposé le 9ème plan de destruction social de la Grèce, il n’y a qu’une douzaine de députés PASOK qui ont voté contre le deuxième memorandum. Ils ont été exclus du groupe parlementaire du PASOK par Papandréou qui été écarté à son tour de la tête du gouvernement par Papadêmos et de la direction de PASOK par Vénizélos ! C’est une tragique déroute qui doit servir de leçon. Car cela arrivera inéluctablement à tout autre parti membre du Parti socialiste européen (PSE) qui prendra la même voie. À quoi ça sert d’être socialiste, de gauche, de gagner les élections, de promettre le changement si c’est pour exécuter les volontés de Merkel, de la BCE, du FMI ?

Voilà la leçon grecque. Le refus de l’austérité, le refus de capituler devant les requins des banques et des marchés doivent aller de pair avec l’exigence de l’unité de la gauche, là-bas comme partout en Europe.

Jean-Jacques Chavigné

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Forum
 Grèce : l’heure du bilan 11 mai 2012, par Christian del Rio
Bref, si j’ai bien compris ( ?) la Gauche « de gauche » paye ses divisions et le Pasok sa politique d’austérité et de compromissions. A bon entendeur les Socialistes.
 Grèce : l’heure du bilan 10 mai 2012, par Sabra
De Paris à Athénes, peuples versus finance : le face à face. Dimanche dernier, il n’y eut initialement en France , en Grèce, en Allemagne et en Italie, au départ qu’ une simple une coïncidence de date. Or, malgré la diversité des configurations nationales, une convergence démocratique s’est donné rendez-vous : celle du refus de l’austérité, celle du rejet d’une politique qui sacrifie tout, depuis tant d’années ( salaires, protection sociale, Education) aux seuls exigences des marchés financiers. La sanction sans réserve de l’axe de l’austérité Franco-Allemande. Dans les deux consultations de länder allemands, Angela Merkel subit un revers cinglant , invalidant ainsi l’idée surfaite d’un succès du modèle allemand ravalé désormais en simple rouage du capitalisme anglo-saxon. D’autant plus méritoire que, co - gestion oblige, la principale organisation de gauche a porté des coups répétés , contre ses bases sociales et électorales et pendant des années les orientations douloureuses imposées par la sauvegarde d’une compétitivité salariale handicapée par l’Euro fort et indépendant En Grèce, les partis « alter-européens » qui, dans la rue, avaient porté le fer contre le gouvernement post-Papandréou, de couleur « rose (hélas)-brun-bleu » * sortent en tête du scrutin de Dimanche dernier. Malgré l’absence d’union électorale, les anti-libéraux rassemblent 32 % des suffrages, loin devant les conservateurs, et le PS, et ce malgré une ambigüité entretenue sur l’avenir monétaire et européen du pays. Après l’échec du parti de droite, la « Nouvelle démocratie » , c’est au leader parlementaire du parti Syriza ( gauche antilibérale) de proposer un programme et de mettre sur pied une équipe gouvernementale . A lui de prendre à témoin l’ensemble des grecs et de démontrer qu’ il est enfin possible de bâtir une alternative socialiste dans le Pays. A lui de fixer un cap, un calendrier, des objectifs économiques et sociaux en rupture avec les logiques prévalant dans toute l’Europe. • Pendant plusieurs mois, le PS grec a dirigé le gouvernement avec des libéraux et 3 ministres héritiers de la dictature des colonels Ce sera difficile, compte-tenu des traditions ultra- isolationnistes du parti communiste grec (KKE), et des illusions européistes des éventuels autres alliés. Mais le peuple attend une sortie de crise. Il a mis KO les deux principaux défenseurs de l’austérité. Aux partis démocratiques d’offrir désormais une solution conforme aux intérêts de la population de ce pays qui vit naître la démocratie ! En France, la victoire de François Hollande, sur le fil du rasoir. En France, si en novembre dernier François Hollande était crédité de 60 % des intentions de votes ; au soir du second tour, le candidat soutenu par la Gauche a fini par l’emporter, mais d’une courte tête, et grâce sans doute à l’engagement exceptionnel des militants de toutes les gauches. Au sein des voix qui se sont portées sur lui, une petite moitié seulement correspond à vote de soutien, l’autre relevant en grande partie d’une opposition au candidat sortant, un anti- sarkozisme flamboyant, qui a prospéré à l’occasion des nombreuses errances du quinquénat présidentiel. Cette audience modeste constitue l’une des contraintes démocratiques pesant sur le futur gouvernement. Non seulement, ce dernier devra dès sa formation, amorcer un virage social nettement favorable à l’électorat naturel de la Gauche, mais il devra aussi, et c’est intimement lié, présenter très rapidement des résultats économiques concrets. Faute de cette double équation la menace de la radicalisation à droite d’une partie des habitants est réelle : le vote et l’implantation du parti de Marine Le Pen pourraient rapidement prospérer, avec au final, les risques de tragédies dont l’Histoire a témoigné au cours du 2O ième siècle. Dans toute l’Europe, la demande de rupture avec l’ancienne politique, celle qui prône un remboursement rubis sur l’ongle de la dette « souveraine » a été claire et sans équivoque. C’est autour de cette volonté clairement exprimée qu’il faut bâtir une riposte internationale et coordonnée de sortie de crise. Il faut enfin sortir de ce chaos social pour lequel les peuples ne portent aucune responsabilité. Le 9 mai 2012 , Jean-luc MINIER,
 Grèce : l’heure du bilan 9 mai 2012, par Doudou

"À quoi ça sert d’être socialiste, de gauche, de gagner les élections, de promettre le changement si c’est pour exécuter les volontés de Merkel, de la BCE, du FMI ?"

En effet, c’est pourquoi nous attendons de Hollande, pour qui nous avons voté massivement, qu’il fasse évoluer un maximum son logiciel, lui qui s’est abstenu et a donc permis, avec ses amis socialistes l’adoption des Traités MERKOZY, juste avant son élection ; Aujourd’hui il est bien clair que ce n’est pas en s’appuyant sur le "centre" qu’il va se prémunir de ce qui est arrivé à Papandréou ou Zapatero.

Les résultats de la Gauche aux présidentielles, et en particulier la percée de Jean -Luc Melenchon, que beaucoup de Français ne connaissaient même pas voici quelques mois permettent une campagne des législatives dynamique, qui parle des vrais questions et rive enfin son clou au FN et à Marine LE PEN.

 Grèce : l’heure du bilan 9 mai 2012, par surmely alain
Entièrement d’accord avec ce que vous dites à propos de Syriza et de la Gauche démocratique:un accord électoral leur permettrait de devenir la 1ère formation politique,d’obtenir par conséquent le bonus de sièges à l’Assemblée et donc d’être en mesure de gouverner.Car s’il y a échec dans la formation d’un nouveau gouvernement de nouvelles élections seront organisées d’ici juin prochain.Souhaitons que la gauche de transformation (avec l’aide d’une partie du PASOK qui sait ?)parvienne à trouver un terrain d’entente pour mettre en oeuvre la seule politique susceptible de sortir la Grèce de l’ornière.A l’évidence l’issue pour la Grèce se trouve dans la négociation entre les leaders de gauche ainsi que dans le retour des abstentionnistes à la démocratie.Le nombre impressionnant d’abstentionnistes montre que les ravages de la crise ne sont pas minces dans un pays qui est pourtant le berceau de la démocratie.Jamais peut-être la démocratie n’aura joué un rôle si important pour l’avenir de ce pays,la Grèce.

EXTRAIT : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/08/une-deferlante-de-joie-plate/

Le vote des grecs intervenait dimanche lui aussi. Le résultat a placé en tête de la gauche l’organisation sœur du Front de Gauche en Grèce. Syriza est passé de 4,5% des suffrages en 2009 à 18% cette fois-ci. Mais les néo-nazis ont recueilli 6,5% des voix. La presse libre indépendante et éthique tire donc la leçon essentielle de cette situation : c’est une percée de l’extrême droite ! La même machine à nier la réalité qui a fait en France les beaux jours de madame Le Pen s’est mise en mouvement. Pourquoi ? Parce que ces journalistes-là aiment par-dessus tout ce qui fait sensation. Et comme leur éthique et préférence personnelle, dont on devine les racines, les tournent plutôt de ce côté de l’échiquier, ils joignent l’utile à l’agréable. Il est frappant de voir comment ceux qui se sont livrés à toutes les provocations contre le Front de Gauche sont les premiers à courir devant pour faire des arpèges sur la « percée des nazis grecs ». La palme au journal « Le Parisien » qui fit une campagne assidue contre le Front de Gauche en général et contre moi en particulier. Il est vrai qu’il a, de longue main, ses tendresses pour l’extrême-droite des comptoirs de bistrot. Il titre donc dans un souffle « l’extrême-gauche et les néonazis font une percée en Grèce ». La même ? Comme ils aimeraient que ce soit le cas ! Il mentionne à la treizième ligne le score de Syriza. Mais ce sera la seule référence à son succès. Tout le reste est consacré à faire des phrases sur « les néonazis », avec photo en gros plan de l’énergumène qui les dirige. Elle n’est pas belle l’information populaire ? Parler pour ne rien dire de vrai et faire lire pour ne rien apprendre.

L’essentiel est dans la conjonction des faits. En France la majorité se tourne vers la gauche pour régler les problèmes qui résultent de la politique européenne des libéraux. Mais c’est le PS qui est préféré. Nous assurons la défaite de la droite sans contrepartie. Nous n’entrons pas au gouvernement. Exactement ce qu’a fait avant nous Syriza face à la droite et sous le pouvoir socialiste soumis aux plans d’austérité européen. Contre vents et marées. Et même au prix d’une scission du parti. Une minorité préféra en effet une ligne plus accommodante avec le Pasok, le parti socialiste grec. Cette aile vient de recueillir 6% des suffrages. Un gachis ! Il n’en reste pas moins que nous avons battu le parti socialiste grec de Papandréou. Et nous sommes à une portée de cailloux derrière la droite. La droite n’a pas de partenaire pour former une majorité. Placé en tête de la gauche, Syriza a proposé à toutes les autres formations de gauche de constituer un gouvernement ensemble. Exactement ce que nous aurions fait si nous avions été placés dans la même position. Pour passer de Papandréou à Syriza il aura fallu trois ans et de la fermeté politique. Cette trajectoire me paraît annonciatrice pour bien des régions d’Europe.

Quelques heures à peine ont passé et madame Merkel a commencé son bras de fer avec le nouveau président français tout juste désigné par le suffrage universel. Pas question de renégocier le pacte d’austérité, dit-elle, puisque vingt-cinq pays l’ont déjà ratifié ! Oui mais, il lui était seulement demandé un « additif » au traité. Michel Sapin avait bien précisé : juste un additif ! Un simple document qui s’engagerait sur des objectifs de croissance. Ou même seulement sur l’idée qu’il faudrait aussi de la croissance. Nein ! Pas question non plus. Elle en a même rajouté. Elle veut bien qu’on parle de croissance mais à sa manière à elle. Une grosse sauce libérale pur jus. Hollande aurait juste le droit de répéter les choses humiliantes que l’italien Mario Monti a déjà été contraint de signer il y a peu. Il est vrai qu’il s’était permis quelques grognements de protestation contre la politique d’austérité. Lui aussi ! Un libéral si avancé. Un doctrinaire de première ! Quelle déception ! On lui a vite cloué les mains sur la table. Il a dû aussitôt jurer qu’il renonçait à toute politique de relance par la dépense publique. Il avait dû promettre que seule une politique de réformes structurelle et une relance de l’innovation et de l’augmentation de la compétitivité serait appliquée. Ce néant de Van Rumpuy, prétendu président de l’Union Européenne est même alors sorti de sa naphtaline pour croasser ! On l’entendit asséner que la politique d’austérité était la seule base acceptée pour toutes les politiques en Europe. De tout cela, combien de fois en avons-nous traité ici même, ces temps derniers ! Quels sourires condescendants nous ont accueillis les rares fois où les commentateurs se sont intéressés à l’Europe. Vingt-quatre heures après l’élection de François Hollande voici qu’il doit répondre aux questions que l’on ne posait qu’à moi : « Que ferez-vous si les allemands ne sont pas d’accord ». Comme on le sait ma réponse était « irréaliste » et le « vote utile » y a mis bon ordre. Admirons donc la suite réconfortante de la mise à l’écart de nos solutions.

Je constate que Jean-Luc Mélenchon entame, sans l’ostracisme que le PS lui a toujours opposé, un débat avec les socialistes de D&S sur la situation instaurée en Europe par les votes Grecs et Français. J’attends la réponse de la "Gauche socialiste maintenue" avec impatience et l’exigence que me confère les 4 millions de voix du FdG qui se sont à plus de 90% reportées sur Hollande, sans lesquelles il présiderait toujours le Conseil Général de Corrèze !
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