Démocratie & Socialisme
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Ne pas se résigner à la division

Battons-nous pour que brille le talisman de l’unité

Édito de La Lettre de Démocratie & Socialisme N°286 - 28 février 2017

jeudi 2 mars 2017

 

L’annonce par Benoit Hamon et Jean Luc Mélenchon de l’absence d’accord ou de l’impossibilité d’un accord interroge profondément le peuple de gauche.

Alexis Corbière, affirme (Médiapart 26 février) « L’élection va se jouer dans les derniers jours et la force ira à la force. » Refuser l’unité de la gauche et décider de jouer, sur un tel coup de dé, l’avenir de millions de personnes qui auront à subir la droite ou l’extrême droite au pouvoir pendant 5 ans, est insupportable.

Benoît Hamon « déplore » la position de Jean-Luc Mélenchon, le 27 février sur France inter. C’est beaucoup plus positif. Il faut qu’il persiste dans son refus de la division de la gauche et continue, inlassablement, à proposer l’unité à Jean-Luc Mélenchon.

Les raisons du désaccord semblent se concentrer sur la question de l’Europe. Pourtant, entre le plan A de la France Insoumise et l’exigence d’une construction différente de l’Europe de Benoît Hamon, un accord est possible. Et de toute façon, si la gauche n’est pas au second tour, la proposition de Benoît Hamon, comme celle de Jean-Luc Mélenchon resteront des vœux pieux.

La gauche unie est le meilleur bouclier

L’arrivée au pouvoir du Front national ou de la droite (François Fillon ou Emmanuel Macron) détruirait notre modèle social et sociétal. Fillon assume le fait qu’il soit de droite mais Macron (qui se prétend « et de gauche et de droite » ) emprunte ses mesures aux mêmes programmes ultra libéraux : 60 millions d’économies budgétaires, baisse radicale de l’impôt sur les sociétés, 120 000 suppressions d’emplois de fonctionnaires, asphyxie programmée des collectivités locales…

Et la gauche ne pourrait pas être le bouclier contre ces attaques alors qu’elle peut s’unir sur un socle commun depuis que Valls a été battu fin janvier ?

Pourquoi ce qui a été possible en 1936, 1945, 1981, 1997, ne serait plus possible aujourd’hui ?

Un « pacte de non agression » ne remplace pas l’unité

Au lieu d’un « pacte de non agression » il faut un pacte de gouvernement avec la 6ème République, la transition écologique, le social au cœur avec l’augmentation des salaires, des pensions de retraites, un revenu d’existence de 18 à 25 ans, un RSA revalorisé…

Au lieu d’un « pacte de non agression » , il faut des rencontres de toute la gauche au plan national comme au niveau départemental pour mener une campagne unitaire, en défense de ce programme de gouvernement.

Une candidature unique aux législatives

Il n’est jamais trop tard pour faire briller le talisman de l’unité ! L’unité reste incontournable aussi bien aux deux tours de la présidentielle qu’aux législatives ou il y aura encore besoin de pousser à une candidature unique négociée dès le premier tour sur la base d’une plateforme nationale.

Quand Le Pen, ou Fillon ou Macron, sont en tête il faut une gauche forte pour résister.

Si un des deux candidats de gauche (Hamon ou Mélenchon) était présent au second tour, et si l’un des deux gagnait la présidentielle (ce qui serait très problématique en l’absence d’un candidat unique de la gauche), il leur faudrait encore une majorité parlementaire.

Une nécessaire mobilisation citoyenne pour l’unité

Tout dépend donc de la mobilisation encore et encore pour imposer cette unité irremplaçable. Que ce soit sur le plan électoral, que ce soit pour construire une gauche unitaire, démocratique, sociale, écologique il faut la mobilisation citoyenne.

Lire l’interview de notre camarade Gérard Filoche à 20 minutes.

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