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Éditorial de "la lettre de D&S" n°122 - 5 juin 2012Parachever le vote du 6 mai
jeudi 7 juin 2012
Les 10 et 17 juin prochain, il faudra parachever le vote du 6 mai dernier. Cela signifie, en tout premier lieu, qu’il faudra, en juin, tout faire pour qu’il y ait la même mobilisation des électeurs de gauche qu’en mai. Ce n’est pas acquis. Le poids de l’élection présidentielle est tel que beaucoup ne considèrent plus ces élections législatives que comme une simple formalité. Cela risque de faire le jeu de la droite. Éviter les majorités à géométrie variable (...)
En réponse à : Parachever le vote du 6 mai
samedi 9 juin 2012
Parachever le vote du 6 mai, c’est donner une majorité de gauche face à l’opposition de droite à l’Assemblée nationale. Mon vote du 6 mai pour F.Hollande n’a pas été un vote d’adhésion à son programme, ce choix politique je l’avais exprimé au 1er tour. J’ai donc contribué à flanquer dehors Sarko et sa clique avec le bulletin qui me restait face à NS, celui de F. Hollande. La gauche est diverse et, pour moi, les conditions de la réussite d’un véritable changement passe par l’élection d’un nombre important de députés Front de gauche. Il ne faut pas oublier que l’apport de nos 4 millions de voix a été décisif dans l’élection de F. Hollande. J’en arrive à ce qui m’interpelle :
entre les 2 tours des élections législatives, seront proposés au vote des parlementaires européens, 2 règlements complémentaires du traité merkozy imposant aux états membres de la zone euro à inscrire dans leur constitution nationale l’obligation de discipline budgétaire. Le 1er règlement donne à la commission européenne le pouvoir de surveillance des budgets, le 2e celui de sanctionner les états indisciplinés : pour faire court, charbonnier ne serait plus maître chez lui. Je vais donc être très attentive au vote des parlementaires de gauche. Le peuple a voté majoritairement pour un changement (et j’apprécie les 1ères décisions), pour un gouvernement dont l’action, dans la durée, sera en rupture avec tout ce qui s’est fait sous l’ère Sarko, c’est-à-dire un gouvernement qui ne se couchera plus devant les marchés financiers, les banques, le patronat, la commission de Bruxelles et ce gouvernement là pourra compter sur nous, le peuple de Gauche. |